Merci miss-acacia84, x-Beautifull Blass-x and Moozanna.

miss, je pense que ceci apaisera tes inquiétudes sur le Chuly. Et un petit aperçu d'un perso qui me manquait, personnellement.


Para 16

Jeudi 12 juillet 2012 : 13h17

Le tableau d'affichage indiqua que l'avion privé venait d'atterrir sur le tarmac de JFK et les passagers en sortirent l'un après l'autre.

Les voyageurs des vols réguliers franchirent les portes de débarquement de l'aéroport mais celui que Serena attendait impatiemment se faisait attendre.

Quand il apparut enfin, son cœur bondit de joie en même temps que ses jambes de gazelle et elle se précipita sur son petit-ami, manquant presque faire tomber Bart qui clopinait sur ses béquilles, dans son enthousiasme.

Le Grand Manitou avait catégoriquement refusé la chaise roulante qui lui avait été proposée, obligeant ainsi les quatre personnes qui l'accompagnaient à ralentir la cadence.

Aucun d'eux n'avait réussi à lui faire entendre raison.

Il était Bart Bass et il n'était pas question qu'il s'asseye dans cet engin de fer comme un handicapé notoire. Il n'avait jamais eu besoin de personne et ce n'était pas aujourd'hui que ça allait commencer.

Son séjour à la clinique avait déjà été bien assez humiliant comme ça.

Nate enlaça sa blonde et colla ses lèvres aux siennes, savourant le délicieux parfum de crème de cacao, résidu du petit déjeuner de la jeune femme, qui y subsistait.

Leur étreinte fut malheureusement écourtée par un toussotement qu'elle ne reconnaissait que trop bien, celui d'Anne Archibald qui se tenait derrière Serena, une expression choquée sur son visage.

Elle se retint de faire un commentaire sur le manque d'éducation de la jeune femme blonde qui se permettait de sauter au cou de son fils avant même qu'elle n'ait elle-même eu le temps de l'accueillir correctement.

- Maman, dit son fils en quittant les bras de Serena pour la prendre dans les siens.

C'était beaucoup mieux comme ça ! Pensa Anne.

- Nate, tu nous as fait une de ses peurs, s'exclama-t-elle en le serrant contre son cœur.

Image identique à celle de Lily qui embrassait son fils adoptif, elle aussi.

Le visage de cette dernière s'était illuminé à la vue du jeune homme brun et elle l'avait attirer à elle à la seconde où il avait été assez proche d'elle pour le saisir par les épaules.

Elle savait parfaitement qu'il n'était pas dans le jet au moment du crash mais la peur qui avait tordu ses entrailles ne s'évaporerait pas réellement tant qu'elle n'aurait pas constaté de visu qu'il n'avait rien.

- Charles, murmura-t-elle en déposant un baiser sur sa joue, s'écartant un peu de lui mais sans rompre le contact physique.

- Je vais bien, la rassura-t-il.

Elle lui sourit et posa une main tendrement sur sa pommette, le laissant finalement s'éloigner d'elle.

- Dieu soit loué, soupira-t-elle tandis que le Capitaine donnait une tape amicale dans le dos à son propre rejeton.

Howard jeta un regard de connivence à ce dernier pour lui signifier qu'il comprenait à quel point c'était gênant pour un jeune homme d'une vingtaine d'années de voir sa mère faire pareille démonstration d'affection dans un lieu publique et devant sa copine, de surcroît.

Il porta ensuite son attention sur le meilleur ami de son fils, qui était aussi un peu le sien depuis le temps et qui se dégageait lentement de l'étreinte de sa mère adoptive, tout aussi démonstrative que sa propre femme.

- Content de vous revoir en un seul morceau, commenta Howard et serrant la main de Chuck.

- Merci, marmonna celui-ci.

- Nathaniel, l'accueillit Lily en posant affectueusement une main sur l'avant bras du jeune homme aux yeux clairs.

Serena, elle, embrassa son frère adoptif avant de se coller à nouveau à Nate, qui passa à son bras autour des épaules de la blonde sans se soucier du regard de désapprobation de sa propre mère.

Le Capitaine Archibald adressa un signe de tête à Bart qui se dressait entre ses deux béquilles derrière eux avec, à ses côtés, une jolie brune qui avait des yeux identiques à ceux de Chuck et ses pupilles s'écarquillèrent de surprise.

Évelyne ?

- Évelyne ?! s'écria Anne, qui n'avait pas revu la brune depuis plus d'une vingtaine d'années mais ne pouvait pas se tromper lorsqu'elle se tenait aux côtés de son fils.

- Bonjour Anne, dit cette dernière avec un petit sourire pincé.

Elles s'étaient côtoyées sur les bancs de Columbia lorsqu'elle était arrivée d'Angleterre mais elles n'étaient pas vraiment amies, bien qu'ayant évoluées dans les mêmes cercles.

La propension de la fille de William Vanderbilt pour les potins et les ragots n'avait jamais été un aspect particulièrement attirant aux yeux de la jeune Londonienne.

De plus, cette dernière ne rentrait pas du tout dans le moule préfabriqué pour les jeunes filles bien éduquées de l'UES. Elle envisageait autre chose pour son avenir qu'épouser un type riche et devenir sa poule pondeuse.

Le destin avait été plus qu'ironique.

Non seulement elle s'était retrouvée enceinte mais en plus, d'un homme qui n'avait pas le sous. Deux choses totalement intolérables pour l'élite de New York. (et de Londres)

Laquelle était la plus condamnable ? Certainement la seconde.

L'empire de Bart n'en n'était qu'à ses tous premiers balbutiements à l'époque. Il n'allait pas à l'université car il n'en n'avait pas les moyens. Elle l'avait rencontré à une conférence ouverte au tout publique et avait été séduite par son charisme, son enthousiasme et ses idées de développements, qui tenaient réellement des rêves de grandeurs.

En quittant la clinique cette nuit là, elle était rentrée dans son pays natal et avait poursuivi ses études à Oxford, revenant à son projet initial lorsqu'elle avait débarqué sur le nouveau continent.

Elle pensait qu'elle pourrait y réaliser ses rêves de liberté en s'y débarrassant du carcan de l'élite anglaise et du poids de son nom de famille, mais elle y avait trouvé un monde semblable à celui où elle avait grandi et le nom de son beau-père l'y avait précédé.

Elle avait toujours refusé de l'utiliser réellement et s'obstinait à porter le nom de son véritable géniteur, bien que le second époux de sa mère l'ait « adoptée » comme le voulait l'usage à l'époque. Pourtant, elle ne pouvait renier ou effacer totalement ses liens familiaux avec le nabab du tabac.

Elle avait décidé de changer qui elle était en rentrant sur le vieux continent et choisi de prendre le nom de sa grand-mère maternelle. La seule qui lui ait jamais réellement témoigner une véritable tendresse. Elle pensait ainsi prendre un nouveau départ tout en honorant sa famille du côté paternel.

Elle se souvenait encore avec délice de l'odeur de la confiture de myrtilles dans la demeure d'enfance de Bradley Harris et salivait par réflexe en repensant aux doigts qu'elle trempait malicieusement dans le sirop encore tiède, qui refroidissait dans les bocaux sur la table de bois dans la cuisine de son aïeule, perchée sur un tabouret du haut de ses quatre ans.

Pleine d'insouciance et d'innocence, inconsciente de la réalité du monde cruel, elle avait adoré passer ces mois d'automne avec ses parents dans la vieille bâtisse. Bien sûr, elle ignorait la raison qui les avait amenés là. Elle ne voyait que les moments bénis partagés avec son père, habituellement si absent.

La dernière fois qu'elle avait vu la vieille femme, elle la serrait dans son tablier noir, peu après la cérémonie d'adieu. Sa mère avait promis qu'elles reviendraient bientôt. Cependant, la jeune bourgeoise avait vite été à nouveau accaparée par la vie mondaine et bouillonnante de la capitale du Royaume-Uni.

Le remariage avait été orchestré à peine deux ans après le décès du défunt, juste le temps nécessaire et conventionnel attribué à un veuvage acceptable par la haute société britannique. La promesse avait été promptement oubliée et remplacée par l'arrivée d'un autre enfant, quelques mois seulement après l'échange des anneaux.

Ève avait grandi en compagnie de cette petite sœur, aux yeux aussi clairs que les siens étaient sombres, qui était devenue sa complice et sa meilleure amie, partageant leurs joies et leurs peines avant qu'elle ne se lance à la poursuite de ses rêves.

Malgré les années, la confiture de baies bleutées restait sa préférée. Elle n'était cependant jamais parvenue à retrouver totalement le goût si fin et délicat de celle que préparait sa grand-maman.

Peut-être était-ce ses souvenirs qui se jouaient d'elle ?

Elle était retournée voir la bâtisse, qui tombait en ruine, lorsqu'elle était sortie diplômée de l'université britannique la plus cotée de tout le Royaume-Uni et avait entrepris de la faire remettre en état avant de s'y installer. Elle y avait vécu nombres d'années avant de finalement remettre les pieds à New York.

Après avoir accepté de participer à la supercherie de Jack, elle avait préféré ne pas y revenir. Elle ne se sentait plus le droit d'habiter là après ce qu'elle avait fait. Elle sentait sans cesse le regard de déception de sa grand-mère préférée dans son dos.

Ou était-ce la culpabilité qui pesait sur sa conscience ?

Quoi qu'il en soit, elle n'avait nullement fait honneur à la bonne femme en se comportant de cette manière avec son fils. Elle avait donc plier bagage et choisi de s'établir en Suisse, là où personne ne la connaissait.

Elle avait également opté pour l'apposition de son nom de baptême sur son passeport helvétique, abandonnant définitivement derrière elle Élisabeth Fischer et ses pots de confiture.

Rien n'était impossible quand on connaissait les bonnes personnes et qu'on y mettait le prix.

Un nouveau départ, encore.

Tout comme celui qu'elle prenait aujourd'hui.

L'Anglaise ne doutait pas une seconde que son retour dans la grosse pomme ferait les gorges chaudes de toutes les femmes au foyer désespérées de l'Upper East Side dans moins d'une heure grâce à Anne Archibald.

Les deux dernières fois qu'elle avait atterri sur le sol américain, elle avait su l'éviter. La durée de son voyage éclair peu avant Noël n'avait pas permis de l'identifier et même si son séjour précédent à Manhattan n'était pas totalement passé inaperçu, il avait été trop court pour qu'elle s'en soucie réellement. D'autant que le pseudonyme de sa grand-mère lui avait octroyé un délai raisonnable, assez raisonnable pour ne pas que le lien soit fait rapidement avec Évelyne Harris.

Cette fois, les choses seraient différentes.

- Bon retour à New York, lui dit Howard avec un sourire chaleureux.

C'était tout à fait ça ! Elle entrait à nouveau dans l'arène.

- Merci, opina-t-elle en s'obligeant à se redresser et à ne pas baisser les yeux.

La seule personne à qui elle avait des comptes à rendre était son fils.

- Le sourire d'Anne se figea lorsqu'elle aperçut sa sœur cadette, derrière elle.

- Monsieur et Madame Archibald, sourit faussement la brune aux yeux clairs.

Serena eu envie de lui balancer un coup avec le dernier Prada qu'elle venait d'acquérir mais réussit à se refréner. Elle ne put en revanche, réprimer le petit rictus de satisfaction qui s'installa sur ses traits devant l'expression outrée et horrifiée de sa future belle-mère.

- Bart, sourit également Lily au même moment, comme elle rencontrait le regard de son ex-mari.

- Évelyne Harris, se présenta spontanément la mère biologique de Chuck en tendant sa main vers la mère adoptive de son fils.

- Liliane Humphrey, répondit la blonde en saisissant les phalanges de la brune.

Rufus ne se donna pas la peine de faire semblant et fit à peine un signe de tête de reconnaissance au magna de l'immobilier.

La tension était soudain palpable au milieu du couloir de l'aéroport, chacun ressentant l'embarras de toutes ces situations étranges et ambiguës cumulées.

- Charles, reprit soudain Lily en se tournant vers lui comme si lui seul existait, la voiture nous attend, les obsèques de Richard ont lieues dans deux heures et je présume que tu souhaites te changer après ce long voyage.

Il acquiesça. Le vol avait été très long, en effet et il avait la sensation que ce n'était que le début.

Sa mère adoptive glissa un bras dans le sien pour l'entraîner vers la sortie, signifiant clairement qu'elle ne projetait nullement de laisser sa place dans la vie ou dans le cœur du jeune homme et il ne fit rien pour l'en empêcher.

Au contraire, il lui adressa un regard de remerciement sincère.

Serena et Nate leur emboîtèrent le pas et Rufus, Howard et Anne suivirent le mouvement.

- Je vous retrouve à l'hôtel, déclara Diana à Évelyne et Bart, avant de s'éclipser.

La plus jeune des Britanniques n'avait aucune envie de se retrouver coincée dans une limousine entre sa sœur et l'homme sans cœur. Elle préférait encore prendre un taxi.

De toutes manières, ce n'était qu'une question de temps avant qu'Èvy ne tombe dans le panneau une nouvelle fois.

Il n'y avait rien qu'elle ou quiconque puisse faire contre ça !


Jeudi 12 juillet 2012 : 13h48

Lorsqu'ils sortirent du véhicule devant le Palace, le chauffeur tenta d'aider Bart mais ce dernier lui jeta un regard assassin.

Chuck, quittant la limousine qu'il avait partagée avec sa mère et sa sœur adoptives, (Nate était rentré au domicile familial au grand désarroi de Serena) vint au secours de l'employé.

- Laissez, je m'en occupe.

Malgré les ronchonnements de son père, il le saisit sous les bras et le tint fermement jusqu'à ce que ce dernier ait rétabli son équilibre sur le trottoir.

Évelyne lui tendit ses béquilles et il s'en empara avant de clopiner à l'intérieur sans même une réponse pour le portier qui ôta sa casquette pour le saluer.

- Vanya, le gratifia Chuck à la place de son père avant de franchir le seuil.

- Monsieur Bass, s'inclina un peu l'homme, avec un sourire navré. Je suis désolé.

Le jeune homme arqua un sourcil interrogateur.

- Monsieur Chuck ! résonna soudain la voix de Dorota depuis le hall.

Elle se précipita sur lui et prit ses mains dans les siennes.

Évelyne resta interdite et Bart leva les yeux au ciel.

- Vous allez bien ? Miss Blair m'a raconté. Je me suis fais un sang d'encre, s'écria la Polonaise sans se soucier de passer outre les limites de la bienséance.

Le jeune brunette était plus une petite sœur pour elle que son employeur et depuis toutes ces années, celui qui détenait manifestement son cœur, était également devenu une personne qu'elle affectionnait particulièrement. Surtout depuis qu'il avait pratiquement élu résidence au penthouse Waldorf.

- J'ai essayé de l'en dissuader, s'excusa encore Vanya en levant les mains en signe d'impuissance.

Sa femme darda sur lui de gros yeux ronds et Chuck eu un petit sourire de compassion pour le portier.

- Je vais bien, Dorota, merci, rassura-t-il la fidèle employée de sa fiancée.

Elle relâcha ses mains en baragouinant quelque chose en Polonais qui devait avoir trait avec un remerciement à Dieu.

Le jeune homme fit un détour par la réception où son père houspillait déjà un autre membre du personnel.

- Je suis vraiment confuse, bredouillait Anabeth sans oser relever la tête. C'est un malentendu, je n'avais pas compris que ...

Elle aperçut le jeune Bass du coin de l'œil et s'adressa directement à celui qu'elle avait eu au téléphone.

- J'ai cru que l'autre suite était pour vous, expliqua-t-elle, dans ses petits souliers. Et avec la convention des informaticiens qui se tient en ville cette semaine et la soudaine réapparition de votre père, ils ont tous accouru ici pour essayer de l'apercevoir.

Elle tritura la fiche de réservation complète entre ses doigts, pratiquement au bord des larmes. Elle allait certainement se faire virer.

- On ne va pas se plaindre parce que l'hôtel est complet, s'exclama Chuck en soupirant.

Au moins le retour de son père avait du bon pour les affaires.

- Viens, dit-il à sa mère biologique en rejoignant les ascenseurs où Lily, Rufus et Serena avaient disparu la minute précédente.

Bart les suivit après avoir une nouvelle fois réprimander sévèrement la réceptionniste.

Les portes s'ouvrirent et ils s'engouffrèrent tous les trois dans l'espace réduit.

Chuck glissa sa clé dans la fente et appuya sur le bouton qui donnait accès à la partie privée de l'hôtel et la cage commença son ascension dans le silence.

Son père s'était réinstallé dans ses quartiers après sa résurrection, laissant le penthouse à son ex-épouse. Étant donné qu'elle avait fait un malaise, il n'avait pas voulu la bousculer d'avantage. Et puis, il se sentait plus à l'aise dans la suite où il avait résidé de nombreuses années avant d'épouser Lily.

Le jeune homme sortit une autre carte magnétique de son portefeuille et la tendit à sa mère biologique.

- Tiens, déclara-t-il en la lui présentant. Tu n'as qu'a prendre ma suite puisqu'elle a été préparée. De toutes manières, j'ai promis à Lily que je resterais au penthouse jusqu'à ce qu'on emménage ensemble avec Blair.

- Ta suite ? questionna Évelyne sans détacher ses yeux du nombre inscrit sur la clé.

1812

Son cœur frémit.

Elle releva son visage vers son fils mais il ne la regardait pas.

Aussitôt que les portes s'ouvrirent, il s'échappa de la prison métallique.

Elle se tourna vers Bart et releva un sourcil.

Exactement la même mimique que leur fils, pensa-t-il.

- Quand il a eu huit ans, je me suis dit que ce serait mieux qu'on ait chacun notre suite. Je lui ai dit qu'il pouvait choisir n'importe laquelle et il a voulu celle-là. Il venait de prendre ses premiers cours de français, expliqua-t-il.

- Tu l'as laissé vivre seul à huit ans ? s'abasourdit-t-elle.

- Il n'était pas seul, se défendit-il. Il avait tout le personnel de l'hôtel pour s'occuper de lui et une jeune fille au pair à temps plein.

Il grimaça, il pouvait lire les reproches dans ses prunelles qui s'assombrissaient.

- C'était plus commode, ajouta-t-il. Il commençait à poser pleins de questions et avait les yeux qui traînaient partout.

- Tu veux dire qu'il avait commencé à prendre conscience des femmes qui entraient et sortaient de ta chambre, sans doute, s'offusqua-t-elle, ses prunelles aussi noires que le charbon.

- Tu n'étais pas là, la tança-t-il. Tu n'as aucun droit de me faire la leçon.

Elle carra la mâchoire mais ne répondit pas.

Elle n'avait aucun argument à opposer à ses dires.

Bart avait raison.

Elle avait choisi de les abandonner, elle n'avait aucun droit.

- C'est par là, indiqua-t-il encore en boitillant hors de l'ascenseur, s'éloignant dans le sens opposé pour rejoindre sa propre suite.

Elle longea le couloir et trouva facilement la porte qu'elle cherchait. Lorsqu'elle lu le numéro sur le panneau de bois, un nœud se forma à nouveau dans sa gorge.

Seule la langue anglaise inversait le mois et le jour.

Dans les autres, les chiffres des dates étaient placés dans un ordre différent.

D'abord le jour, ensuite le mois, puis l'année de sa naissance.

18.12.1969

Elle glissa la carte dans la serrure et un petite lumière verte clignota.

Elle inspira une goulée d'air puis ouvrit la porte et pénétra dans la suite où avait grandi son fils.