Merci à miss-acacia 84 (deux fois ;-)) à Moozanna et à x-Beautiful Blass-x, la porte est toujours grande ouverte pour ton passage.
Une bonne fête nationale à tous mes compatriotes qui passent par là.
Para 21
Samedi 22 septembre 2012 : 14h17
Dorota ajusta le diadème, un fin fil d'argent sur lequel était apposés des papillons aux ailes déployées, dans les cheveux relevés en chignon de la jeune femme qu'elle avait pratiquement élevée elle-même.
Elle recula d'un pas pour admirer l'effet d'ensemble. La couleur bleu ciel du tissus composé de paillettes scintillait dans la lumière du soleil filtrant à travers vitres de la demeure des Waldorf-Rose.
La future mariée était magnifique. La robe confectionnée par Madame Eléanor tombait à la perfection.
Aurait-il pu en être autrement quand il s'agissait de ces deux-là ?
Son cœur se gonfla d'orgueil devant le parcours accompli par la petite fille aux boucles chocolat qui l'avait accueilli avec froideur du haut de ses cinq ans à peine.
La gamine n'avait jamais eu l'intention de lui faciliter la tâche, elle l'avait compris immédiatement, lors de leur première rencontre. Harold Waldorf avait appris à sa fille qu'elle était une princesse et elle se comportait comme telle, attendant des autres les honneurs et la dévotion dus à son statut.
La seule qui faisait exception à la règle était la reine mère. C'est elle qui avait convaincu son mari d'engager une nouvelle femme d'ouvrage. Son atelier de couture prenant de l'ampleur, elle n'avait plus le temps de s'occuper d'autre chose, y compris de sa fille.
A l'origine, le rôle de Dorota consistait à entretenir le penthouse et à faire la cuisine.
Cependant, le mari s'absorbant lui aussi de plus en plus dans son travail, ainsi que dans des réunions de plus en plus longues et tardives, elle s'était vitre retrouvée en charge de l'enfant, en plus du reste.
La morveuse refusait catégoriquement de s'endormir tant que l'un de ses parents n'était pas rentré mais finissait par perdre le combat, ses paupières lourdes se fermant d'épuisement pendant que la Polonaise lui narrait des contes de fée de son pays d'origine.
Elle avait rapidement adopter cette technique car à chaque fois qu'elle s'évertuait à lui faire la lecture à haute voix, la petite ne cessait de corriger ses erreurs et de la reprendre sur sa prononciation.
Elle concédait qu'elle avait fait d'énormes progrès en anglais en un laps de temps vraiment réduit grâce à l'attitude horripilante de cette gosse pointilleuse et perfectionniste à l'extrême, ce qui lui avait permis de s'intégrer en quelques mois à peine dans son nouveau pays d'adoption quand certaines de ses compatriotes avaient mis des années.
En échange, elle lui chantait des comptines dans sa langue natale, la gamine s'enorgueillissant de pouvoir étaler ses nouvelles connaissances devant ses camarades de classe. Bien évidemment, les premier mots qu'elle avait appris n'étaient pas vraiment ceux qu'on utilisait pour briller dans la haute société de l'Upper East Side.
La femme de charge, devenu nounou quasiment à temps plein, se décida à surveiller son langage après avoir assister à une scène des plus choquantes à la marre aux canards, où elle avait pris l'habitude d'emmener la fillette aux longues boucles brunes.
Cette dernière n'avait pas apprécié qu'une autre gamine, fraîchement débarquée à Manhattan, mais tout aussi riche et pimbêche, s'incruste sur son territoire pour jeter, elle aussi, du pain aux volatiles.
Malheureusement pour la petite princesse à son papa, l'intruse n'avait pas été impressionnée le moins du monde par son regard froid, ni par son attitude despotique. Elle avait, par contre, dû comprendre les insultes polonaises proférées à son encontre car elle y avait répondu par des mots encore plus grossiers, que seuls les charretiers et les marins pêcheurs d'Ostroda utilisaient aux siècles passés.
Le tout s'était terminé en tirage de couettes et bains forcés pour les deux petites tigresses, Blair poussant l'autre petite brune aux yeux bleu clair dans l'étendue d'eau, celle-ci se raccrochant à sa nouvelle robe haute couture et l'attirant avec elle, tentant ensuite de lui enfoncer la tête sous les flots.
Dorota et l'autre nounou polonaise n'avaient qu'eut le temps de les repêcher avant de déplorer une noyade mais n'avaient pu éviter quelques mèches de cheveux en moins.
Depuis ce jour, Georgina Sparks était devenue l'ennemie de Blair Waldorf et inversement.
Depuis ce jour, également, une complicité sans faille s'était installée entre la bonne et la fillette.
Les ecchymoses et les griffures, camouflées par du fond de teint, ainsi qu'une tenue adaptée (manches longues de rigueur) et le silence absolu sur cet événement avaient été le point de départ d'une relation profonde et maternelle, désormais scellée.
La petite princesse s'étant rendue compte qu'elle pouvait compter sur la loyauté de la domestique, peu importe les bêtises qu'elle commettrait.
La bonne femme polonaise s'étant, elle, prise d'affection, depuis un petit temps déjà, pour la petite brunette tyrannique.
En plus de ça, elle n'avait pas l'intention de se voir contrainte à rentrer à Ostrada par le premier charter en partance pour Varsovie, ce qui ne manquerait pas d'arriver si Harold Waldorf, avocat réputé de Manhattan, venait à découvrir ce qui était arrivé à sa progéniture sous sa surveillance.
Son épouse avait déjà eu bien du mal à lui faire accepter sa présence permanente au domicile conjugale, même s'il n'avait pas à s'en plaindre. Il pouvait ainsi vaquer à ses occupations sans aucun remord.
La gamine, elle, avait finalement cessé d'en vouloir à la bonne pour l'absence de plus en plus régulière et prononcée de son père.
Dorota essuya un petit larme devant la beauté de la future mariée et l'émotion du moment.
- Vous êtes resplendissante, Monsieur Chuck va en être époustouflé, assura-t-elle à la brunette qui serait bientôt mère à son tour.
Blair lui rendit son sourire, le sien grandissant à l'évocation du nom de celui qui serait, dans moins d'une heure, son époux.
Samedi 22 septembre 2012 : 15h01
Quelques petits coups frappés au chambranle attirèrent l'attention des trois femmes dans la pièce.
- Ma chérie, tu es absolument fabuleuse, s'émerveilla son père en y avançant d'un pas.
- Bien entendu qu'elle est fabuleuse, c'est notre fille, renchérit son ex-femme avec évidence.
Elle ne pouvait s'empêcher de se sentir soulagée. Cette fois, la jeune femme unissait son destin à celui à qui appartenait son cœur et son âme. Elle réprima une grimace en pensant qu'elle avait bien failli se présenter devant l'autel pour partager la vie de cet ignoble prince et de sa marâtre et chassa cette pensée loin de son esprit.
Sa fille avait pris la bonne décision et elle était certaine que Charles Bass avait veillé à ce que tout soit parfait.
Il avait fait promettre à Blair de se reposer et de ne s'occuper de rien. Un des aspects positifs d'un mariage rapide était d'éviter qu'elle ne s'angoisse inutilement pendant des mois.
Elle lui avait fait promettre de ne pas se surcharger avec la préparation du mariage, arguant qu'il avait déjà bien assez avec Bass Industrie. Et pour s'assurer qu'il respecterait cet arrangement, elle avait pris les dispositions nécessaires, chargeant Serena et Nate de le surveiller discrètement.
La blonde lui avait juré qu'il ne prévoyait rien de pharaonique mais avait refusé de lui donner le moindre indice sur le grand jour. La seule chose qu'elle avait eu le droit de voir, c'était sa robe lors des essayages avec sa propre mère, qui se chargeait également du costume du marié, bien entendu.
Blair ne voulait pas d'un mariage en grande pompe. Contrairement à ce qu'elle avait toujours cru, elle ne désirait avoir que les gens les plus proches d'eux pour témoins de leur bonheur. Elle se fichait bien de l'opinion d'autrui, à présent.
Elle souhaitait que ce moment ne soit qu'à eux et rien qu'à eux.
- Allons-y, commanda Eléanor en consultant sa montre.
Blair quitta la résidence avec un sentiment de plénitude, entourée par ses parents et Dorota.
Lorsqu'ils arrivèrent sur le trottoir, la jeune brune sourit à Arthur qui se tenait debout, la portière de la limousine ouverte à son intention.
Il la salua d'un signe de tête et chacun s'installa sur les sièges en cuir tandis qu'il prenait place derrière le volant.
Quand ils atteignirent le virage fatidique, la future mariée ne pu éviter une pensée pour leur enfant disparu, l'associant à cette journée de joie, espérant qu'il baignait dans la même quiétude que son petit frère en cet instant précis.
D'instinct, elle posa une main protectrice sur son abdomen.
A sa grande stupéfaction, la limousine se gara quelques kilomètres plus loin, là où il n'était pas permis aux véhicules de circuler dans le parc.
Chacun s'extrait du véhicule dans le silence et elle suivit le mouvement sans vraiment comprendre pourquoi ils descendaient là.
Lorsqu'elle posa le pied sur le gravier et releva la tête, ses yeux s'agrandirent de surprise devant la calèche à laquelle étaient harnachés deux chevaux blancs.
Son cœur fondit comme une guimauve. Elle avait oublié que Chuck connaissait l'existence de son carnet secret.
Mais, lui, n'avait omis aucun détail.
Elle emboîta le pas à son père et saisit la main qu'il lui tendait pour l'assister, comme elle grimpait dans le fiacre.
Sa mère et Dorota prirent place derrière eux et le cocher donna aux équidés le signal du départ.
Elle avait l'impression de flotter sur un nuage et la sensation de conte de fée augmenta encore quand elle découvrit le petit pont de bois, près de son point préféré de Central Park, recouvert de draperie et de fleurs, où se tenaient Cyrus et son futur époux.
Son cœur accéléra la cadence. Chuck était encore plus beau qu'à son habitude. Il portait un costume blanc avec un revers et un nœud papillon bleu ciel, exactement du même ton que sa robe.
Devant la passerelle de bois se trouvaient Serena, superbe comme à son habitude, Nate, dont les fossettes saillaient, Éric, revenu spécialement pour l'occasion, Rufus, Lily, qui couvait son fils adoptif du regard, Bart, étonnamment souriant, Évelyne, dont elle s'était rapprochée ces dernières semaines, Jack et Georgina, débarqués d'Australie le matin même avec Milo, Roman, qui avait l'air aux anges également et même Vanya, qui adressa un clin d'œil à sa propre femme.
Ils avaient tous été un peu pris de court par l'avancement de la date du mariage mais après ce que les deux jeunes-gens avaient traversé, ils avaient bien droit à quelque extravagance. Du reste, ils n'étaient pas vraiment du genre à faire dans la conformité générale.
Blair agrippa littéralement les phalanges de son père pour descendre du carrosse, elle n'était pas certaine que ses jambes la porteraient jusqu'à lui sans flancher tant son cœur s'emballait dans sa poitrine.
Mais dés qu'elle croisa le regard de braise de son fiancé, tout rentra dans l'ordre. Chaque chose était à sa place, exactement là où elle aurait toujours dû se trouver.
Elle glissa son bras dans celui d'Harold et entendit la musique s'élever dans les airs. Un quatuor à cordes avait pris place près de la marre aux canards, à quelques mètres.
Chuck ne parvenait pas à détacher ses yeux de sa fiancée. Elle était tout simplement sublime dans la robe dessinée par Eléanor.
Il devait une fière chandelle à la styliste, ainsi qu'à Lily et à Évelyne. Les trois femmes l'avaient aidé à tout planifier selon les désirs les plus intimes de Blair. Dorota et Serena s'étaient quand à elles occupées à garder un œil sur la jeune femme.
Ils n'avaient pas voulu les mettre trop dans la confidence car il n'ignorait pas à quelle point la brune de son cœur pouvait être persuasive et perspicace. Il avait donc préféré éviter tous risques de fuite en les tenant le plus loin possible de ses projets pour le grand jour.
Il avait cependant été obligé de mettre la femme de chambre [qui avait juré que si le KGB n'avait pas su la faire parler, elle résisterait à Miss Blair] dans la confidence pour le voyage de noce qu'il avait prévu dans les Hamptons.
Pas trop éloigné, au cas où. Il n'aurait pas été raisonnable de partir pour des contrées éloignées et exotiques.
Il savait qu'il ne pourrait empêché la future maman de s'inquiéter et avait prévu deux semaines entières totalement isolés du reste du monde dans la maison de Cece. Avec le concours de Dorota pour veiller à leur apporter le minimum de confort nécessaire et la bénédiction de Lily.
Il n'avait du reste, pas l'intention de laisser sa jeune épouse quitter les draps trop longtemps. A part, peut-être, pour une balade romantique sur la plage ou un dîner aux chandelles. Tout était déjà prévu avec la fidèle employée de Blair.
Il avait loué toute cette partie de Central Park pour leur union, non sans mal. A sa plus grand surprise, son paternel avait même aidé à convaincre le maire de leur donner l'autorisation pour le déroulement de la cérémonie, entrant dans son bureau au moment opportun.
Le jeune homme en était resté ébahi alors qu'il connaissait l'aversion de Bart concernant sa relation amoureuse avec la seule femme capable de lui faire faire n'importe quoi, même en dépit du bon sens parfois.
Il n'y avait pas de bon sens qui tenait quand cela impliquait de rendre la femme de sa vie heureuse.
Voir un sourire s'étaler sur son visage parfait le comblait de bonheur et il comptait bien s'appliquer à en faire fleurir un chaque jour du reste de leur vie.
Il ne voyait qu'elle, qui s'avançait au bras de son père, précédée par Anna qui jetait des pétales de pivoine blancs en remontant l'allée.
Arrivé devant lui, Harold lui confia sa Blairbear, non sans émotion. Sa petite fille avait toujours été ce qu'il y avait de plus précieux pour lui, même s'il s'était éloigné pour pouvoir être ce qu'il était et contre quoi il avait lutté si longtemps.
Il était parti vivre sa vie au grand jour sans faire de l'ombre à celles qu'il aimait. Il ne voulait pas jeter la honte et le déshonneur plus qu'il ne l'avait déjà fait sur les deux femmes, qui resteraient une partie de lui-même jusqu'à la fin de sa vie.
Il avait bien conscience que c'était lâche de sa part et que l'excuse était un peu pitoyable. Il les avait laissé affronter les quolibets et les conséquences de son choix de vie à New York, pendant qu'il se réfugiait dans les bras de son amant de l'autre côté de l'océan.
Il s'en voulait parfois de sa couardise, cependant il savait que rester n'aurait fait que rendre les choses encore plus difficiles pour elles ... et pour lui.
Il avait détesté, s'était honni lui-même, quand il avait vu les larmes dans les yeux de sa petite princesse alors qu'il passait les portes du penthouse, ses bagages à la main.
Aujourd'hui les yeux de sa princesse brillaient, mais c'était de bonheur. Il avait longtemps émis les plus grandes réserves sur sa relation avec Charles Bass. Il s'en était ouvert à Eléanor, à défaut de sa fille, car il ne se sentait pas en droit de juger quoi que ce soit après l'avoir lâchement abandonnée.
Si son ex-femme avait partagé ses craintes au début, elle l'avait surpris en lui avouant qu'elle faisait finalement confiance au jeune homme qui se tenait là, devant Cyrus Rose, son nouvel époux.
Le petit homme chauve avait été capable de faire changer Eléanor Waldorf en lui apportant son amour et sa vision du monde quand il avait été lui-même incapable de la rendre heureuse.
Et en cet instant, il ne doutait pas une seule seconde que Chuck ferait le bonheur de sa fille de la même manière. Il lui donna donc sa main comme le voulait la tradition et l'homme, qui était devenu un second père pour Blairbear [ça, il en était bien conscient mais pas le moins du monde chagriné] commença son laïus sur la spirale de la vie.
Blair sentit les ailes des papillons virevolter dans son ventre.
Ou était-ce leur fils qui leur donnait son approbation lui aussi ?
Elle n'était pas certaine de la sensation que ça faisait, mais ce dont elle était sure en tout cas, c'est que son cœur n'avait jamais battu si vite qu'en cet instant où son beau-père l'unissait pour le reste de leur vie à l'homme qu'elle aimait, qu'elle avait toujours aimé, qu'elle aimerait toujours, sans fin.
- Pour citer Siddhartha, Nous n'allons pas tourner en rond, nous allons aller plus haut...
Elle entendit à peine la tirade du petit homme chauve. Toute son attention était absorbée dans la contemplation de l'homme qui se tenait à sa droite, son homme, celui qui serait toujours une partie d'elle, qui serait toujours sa famille, qui la protégeait et le choyait de son mieux.
- Nous avons déjà gravi tant d'échelons ...
Tant d'épreuves, c'était vrai.
Mais ils les avait toutes surmontées, l'une après l'autre. Et aujourd'hui, leurs chemins n'en faisaient plus qu'un pour de bon. Personne, non personne, n'avait été capable de les garder éloignés l'un de l'autre.
Aujourd'hui, ils nouaient leur destin. Aujourd'hui, ils se liaient l'un à l'autre pour l'éternité. Parce que il ne pouvait en être autrement. Parce que leurs âmes avaient déjà fusionnées, il y a bien longtemps. Ils étaient fait l'un pour l'autre et rien ne pourrait jamais changer ça. Parce qu'ils étaient la moitié l'un de l'autre.
Il avait organisé cette journée pour que tout soit parfait. Il avait fait tout ça pour elle, pour voir briller cette lumière au fond de ses prunelles noisette qui illuminait ses traits fins et délicats. Il était capable de la rendre lumineuse, lui aussi. Bien mieux que n'importe quel autre homme.
Avait-il été fou de vouloir confier cette tâche à un autre que lui-même ?
Fou de croire qu'un autre saurait prendre soin d'elle et combler chacun de ses désirs mieux que lui.
Jamais, il ne laisserait plus aucun autre s'approcher d'elle.
Jamais, il ne douterait plus de ses facultés à la rendre heureuse.
- Les alliances, s'il vous plaît, demanda Cyrus.
Anna s'avança, cette fois avec un petit coussin blanc ou reposait deux anneaux d'or gravés à l'intérieur de trois petites lettres, en plus de la date et des prénoms des mariés et Dorota, au bras de Vanya, essuya une petite larme.
- Charles Bartholomew Bass, acceptes-tu de prendre Blair Cornélia Waldorf pour légitime épouse ? De lui jurer fidélité ? De la soutenir et de l'aimer, dans le joie comme dans la peine, dans la richesse comme dans la pauvreté, dans la santé comme dans la maladie ? De la chérir jusqu'à ce que la mort vous sépare ?
- Trois mots, huit lettres, répondit-il le cœur au bord des yeux en glissant l'anneau à son doigt, où brillait de milles feux la bague Harry Winston.
- Blair Cornélia Waldorf, acceptes-tu de prendre Charles Bartholomew Bass pour légitime époux ? De lui jurer fidélité ? De le soutenir et de l'aimer, dans le joie comme dans la peine, dans la richesse comme dans la pauvreté, dans la santé comme dans la maladie ? De le chérir jusqu'à ce que la mort vous sépare ?
- Un mot, trois lettres, oui, s'exclama-t-elle les larmes aux cils en passant l'anneau à son annulaire.
Ça y était enfin. Ils avaient parcouru un si long chemin, si tortueux, pour en arriver là. Rien ne leur avait été épargné mais ils avaient triomphé. Parce qu'ils étaient Blair et Chuck - Chuck et Blair. Ensemble, ils étaient indestructibles.
- Par le pouvoir qui m'a été conféré par l'État de New York, je vous proclame maintenant mari et femme. Vous pouvez embrasser la mariée.
Le jeune homme n'attendit pas que son beau-père ait terminé sa phrase. Il posa ses lèvres sur celles de son épouse et passa un bras dans son dos pour la pencher vers l'arrière sans décoller sa bouche de la sienne.
La jeune femme s'accrocha à son cou et posa tendrement sa paume sur sa pommette, s'abandonnant dans les bras de son époux en totale confiance.
Les applaudissements et les cris de joie accueillirent ce baiser, digne des meilleurs films hollywoodiens, ceux que Blair appréciait tant et Serena dégaina son BlackBerry pour immortaliser l'instant, même si un photographe professionnel avait été engagé pour saisir chaque minute de ce jour mémorable.
Quand ses poumons crièrent grâce, Chuck s'écarta de Blair à regret pour reprendre son souffle et la releva lentement en articulant un « Je t'aime » silencieux, alors qu'elle caressait sa joue du bout des doigts dans un geste d'amour, comme elle le faisait si souvent.
Le quatuor entama un autre morceau et chacun se pressa auprès des jeunes mariés pour les féliciter.
La partie du parc louée par Chuck abritait une immense tonnelle, où était disposées les tables et les chaises, ainsi que du personnel prêt à entrer en action sur un simple geste du maître de cérémonie.
Des dispositions avaient été prises au cas où le temps n'aurait pas été de la partie, en ce jour de septembre. Mais l'astre solaire, dardant ses chauds rayons de l'après-midi semblait vouloir célébrer l'événement, lui aussi.
La nourriture provenait de chez Citarella et le menu composé par Lily et Eléanor était divin. Tout un chacun y allait de son petit commentaire et paraissait s'amuser. Blair ne regrettait pas d'avoir demandé à Chuck un mariage intime.
Elle avait juste besoin d'être entourée des personnes qu'elle aimaient et qui l'aimaient en ce jour faste.
Son regard s'accrocha à la silhouette de Bart et elle avala le cidre de pomme qui pétillait sur sa langue en lieu et place du Don Pérignon (merci Dorota) comme il s'avançait dans leur direction. Instinctivement, elle resserra ses doigts autour de ceux de son mari.
Ce geste l'alerta et il leva les yeux sur elle.
- Est-ce que ça va ? s'inquiéta-t-il.
Elle le regarda, interdite, inconsciente de sa propre réaction.
Elle afficha un sourire mais il n'était pas dupe.
- Si c'est à cause de mon père ... commença-t-il en voyant l'homme arriver vers eux.
- Il me déteste, le coupa-t-elle. Il me tient pour responsable de ...
- Du bonheur de son fils, l'interrompit Chuck à son tour avant de l'embrasser.
Il la sentit se détendre un peu dans ses bras et relâcha son étreinte.
- Fils, Blair, je suis vraiment content pour vous deux, s'exclama Bart en se plantant devant l'heureux couple, avec ce qui ressemblait en vrai à un sourire.
Il tendit une enveloppe qu'il sortit de la poche intérieure de sa veste de costume au jeune marié .
- Qu'est-ce que c'est ? questionna Chuck.
- Ouvre, commanda son père.
Le jeune homme s'exécuta et ses pupilles se dilatèrent de surprise. Il releva la tête vers son paternel, incrédule.
- Ta mère m'a dit que Blair et toi étiez tombé d'accord pour vivre dans cet endroit. Je sais que tu n'as plus besoin de mon argent mais, considérez que c'est mon cadeau de mariage, déclara simplement Bart, un peu gêné.
Il n'avait jamais été très doué pour ces choses là.
Blair se pencha pour voir ce que contenait le pli remis à son époux et étouffa un petit cri. C'était l'acte de propriété de la dernière maison qu'elle avait visité avec Évelyne. Celle avec la magnifique vue sur le parc, où elle avait silencieusement imaginé la chambre de leur fils, attenante à la leur.
- Merci, répondit le jeune marié tandis que la brune restait coite.
L'homme à la stature imposante se pencha pour faire une accolade à son héritier et ce dernier l'attira à lui.
Elle ne put s'empêcher de remarquer l'émotion sur les traits de son époux. Il avait dit que les relations entre son père et lui s'amélioraient mais elle ne pensait pas que c'était à ce point. Elle en fut ravie pour lui. Dieu savait que c'était quelque chose qui lui avait toujours manqué et que personne, à part Bart, ne pourrait jamais compenser.
Cependant elle était très surprise par les mots que son beau-père avait prononcés et par son attitude.
Depuis quand Bart Bass se permettait de se laisser aller à des démonstrations d'affection en publique ? Ou des démonstrations d'affection tout court ?
Elle fut encore plus étonnée quand ce dernier la prit dans ses bras à son tour et resta stoïque quelques secondes, avant de lui rendre la pareille.
Une fois libérée de son emprise, elle jeta un regard incrédule à Chuck, qui souriait tout son content.
- Quoi ? Il est d'usage d'enlacer ma bru le jour de son mariage avec mon fils, non ? se défendit l'homme au visage émacié.
- Bien sûr, balbutia la brunette de plus en plus déconcertée.
- Je sais que je n'ai pas été favorable à votre relation depuis le début mais, j'ai appris à voir les choses sous un autre angle depuis quelques temps. Et je suis certain que si une femme peut rendre Chuck heureux, c'est toi, affirma-t-il avant de poser une main sur l'épaule de son fils.
Blair était tellement soufflée par ce revirement de situation qu'elle en resta bouche bée.
Bart les quitta après un bref mouvement de tête à l'adresse de son héritier.
- Qu'est-ce que tu as mis dans son verre ? s'enquit-elle auprès de son mari, à peine eut-il tourner les talons.
- Moi ? demanda-t-il avec innocence, alors que ses yeux étaient remplis de malice. Rien du tout. Évelyne en revanche ...
Il gesticula vers l'endroit où son père avait rejoint sa mère biologique, qui fit un clin d'œil complice à la jeune femme dont elle savait pour sûr, qu'elle détenait la clé du cœur et du bonheur de son fils.
Il semblait que l'Anglaise ne se soit pas seulement rapprochée de Blair pendant ces derniers jours. Visiblement les choses s'arrangeaient aussi de ce côté là.
Tant mieux, Chuck avait bien gagné le droit d'avoir le soutient de chacun des membres de sa famille.
- Il semblerait qu'aucun Bass ne puisse te résister, finalement, gouailla tout à coup Jack, derrière elle.
Elle se retourna en même temps que Chuck qui fusilla son oncle du regard.
- Hé ! Relax. Je suis là en tant qu'invité, je vous le rappelle.
- On se demande bien pourquoi, marmonna Blair entre ses dents.
Mais elle savait pertinemment que, même s'il y avait eu des dissensions entre eux, Jack était un membre de la famille Bass à part entière et aussi bizarre que cela puisse paraître, il semblait assagi depuis que Georgina Sparks avait jeté son dévolu sur lui.
Jamais elle n'aurait imaginé que cette harpie serait à son mariage !
Un petit bonhomme accouru dans les jambes du tonton flingueur et tira sur sa manche jusqu'à ce que ce dernier s'accroupisse à sa hauteur. Milo chuchota quelque chose dans son oreille et le plus jeune des frères Bass sortit une pièce brillante de sa poche, qu'il présenta au gamin.
Celui-ci s'en empara et repartit en sautillant vers la marre aux canards.
- Tu aimes les enfants maintenant ? s'abasourdit la brune.
- Celui-là est différent, commenta l'oncle avec un sourire un peu gêné.
Il n'aimait pas que sa faiblesse pour la brune aux yeux clairs et pour son mioche l'expose aux railleries.
- Qu'est-ce qu'il voulait ? interrogea Chuck avec un petit sourire en coin, changeant de sujet devant le malaise évident de Jack.
Il en aurait bien profité encore un peu mais il décida d'être magnanime. Après tout, c'était le jour de son mariage.
- Savoir comment convaincre Anna de l'embrasser, répondit son oncle.
- Quoi ? s'alarma Blair.
- Le meilleur moyen, c'est de lui donner un truc qui brille, énonça le cadet de Bart avec évidence.
- Non, mais dis-moi que je rêve ! Jack ! s'écria la brune en le frappant du plus fort qu'elle pouvait sur son avant bras.
- Aie, protesta ce dernier alors qu'elle s'éloignait des deux hommes.
- Anna ? appela-t-elle en disparaissant parmi les invités, se dirigeant à son tour vers le point d'eau.
- Il ne t'a pas réellement demandé ça, n'est-ce pas ? devina son neveu.
- Il voulait lui acheter une barbe à papa auprès du marchand ambulant, expliqua Jack. Mais j'adore quand ta femme s'emporte contre moi.
Les yeux de Chuck s'assombrirent dangereusement.
- Pas moi, cingla-t-il. Alors, laisse la tranquille.
- C'est bon, elle n'est pas en sucre, non plus. Depuis quand elle a besoin que tu la mettes dans de la ouate ?
Le marié carra la mâchoire. A part son père, Dorota et Arthur, personne ne savait encore que Blair était enceinte. Pas même Serena. Le mariage avait été si rapide que même Eléanor n'avait pas eu le temps de noter un changement de mensuration entre les essayages. La brune redoutait que l'annonce de la nouvelle ne leur porte malheur et il n'était pas parvenu à la raisonner jusqu'ici.
Il ne prendrait pas le risque de dévoiler leur secret sans son consentement et il sentait que cela allait devenir compliqué de la protéger quand tous ou presque ignoraient la réalité de la situation.
Il userait de tout ce qu'il avait de persuasion pendant leur lune de miel, se promit-il.
- Écoute, c'est notre mariage et je veux la garder de bonne humeur pour ce soir, mentit-il à son oncle.
- Ça, c'est une tactique que je peux comprendre, indiqua ce dernier avec un petit sourire salace.
- T'as intérêt à apprendre très vite parce que si je ne m'abuse, c'est Georgina qui a attrapé le bouquet tout à l'heure.
- Pas de danger de ce côté là. Elle n'a aucune intention de me passer la corde au cou. Si elle fait ça, elle pourra faire une croix sur sa pension alimentaire.
La jeune femme en question s'approcha en sirotant son verre et Chuck lui abandonna son oncle pour partir à la recherche de son épouse.
Il la retrouva au bord de la marre, admirant la vue. La soirée pointerait bientôt le bout de son nez et l'air de ce début d'automne commençait à se rafraîchir. Il ôta sa veste et la posa sur les épaules de la belle brune.
Il passa ses bras autour d'elle et les noua sur son estomac.
- Pas trop fatiguée, se soucia-t-il.
La journée avait commencée tôt, étant donné qu'elle voulait un mariage en pleine air et que les températures de fin septembre ne permettaient pas de faire perdurer la cérémonie jusque tard dans l'après-midi.
Des ouvriers s'appliquaient à bâcher la tonnelle avant d'activer les pompes à chaleur qui leur permettraient de continuer à célébrer ce jour de fête.
Elle secoua la tête de droite et de gauche, avant d'attraper ses poignets pour resserrer son embrase autour d'elle. Elle aimait le sentir tout contre elle.
- Je crois que j'ai senti le bébé bouger, lui confia-t-elle.
- Il apposa sa paume plus bas sur son ventre et embrassa sa tempe.
- Je pense qu'on devrait l'annoncer à tout le monde, suggéra-t-il, saisissant l'opportunité qui se présentait à lui.
Elle acquiesça.
- Je sais. J'ai dit que je voulais attendre, mais après aujourd'hui, je meure d'envie d'en parler à Serena et à ma mère. On pourrait garder le secret pour nous encore un peu, jusqu'à ce qu'on reviennent de notre lune de miel, tenta-t-elle d'aller discrètement à la pêche aux infos.
Elle ne savait toujours pas où il avait projeté de l'emmener. Pas trop loin, espérait-elle. Elle s'efforçait chaque jour de se raisonner mais elle ne voulait pas tenter le diable et elle ne tenait pas particulièrement à se retrouver dans une contrée étrangère, avec peut-être pas de matériel médical à portée de main si le pire arrivait.
Son esprit survola un instant l'endroit où ils avaient laissé reposer en paix l'âme de leur premier enfant. Elle repoussa cette pensée au loin. C'était un jour de joie et elle ne laisserait pas sa psychose ruiner tout ce que Chuck avait mis tant de cœur à régenter avec précision. Il avait vraiment le pouvoir de lire en elle. Personne n'aurait pu aussi bien reproduire ses rêves de petite princesse les plus secrets, même avec son scrapbook d'enfant.
Il ne mordit pas à l'hameçon et se contenta d'enfouir son nez dans le creux de sa nuque. Il adorait quand elle remontait ses cheveux de cette façon.
- Et je suis certaine que tu es impatient de révéler notre secret à Nate et à Lily, et même à ton père, ajouta-t-elle après un instant, constatant qu'elle ne tirerait rien de lui.
- Mon père est déjà au courant, avoua-t-il.
Elle leva les yeux vers lui, laissant aller sa tête dans le creux de son épaule pour attraper son regard.
- Je ne lui ai rien dit, se justifia-t-il. Il l'a découvert en interceptant la communication de la secrétaire médicale, avant l'échographie.
- Qu'est-ce qu'il a dit ? Que j'ai trouvé là, le moyen de t'obliger à m'épouser ? maugréa-t-elle.
Elle aurait dû savoir que la scène de toute à l'heure était trop belle pour être vraie.
- Pas du tout, démentit Chuck, avant de la faire tournoyer dans ses bras pour lui faire face. Il sait pertinemment que je t'épouse parce que je t'aime et qu'aucune autre femme au monde ne pourrait jamais me rendre aussi heureux que toi. Il a simplement donné un sens à mes agissements étranges et à toutes mes allées et venues à BI. Il a compris que vous étiez ma priorité et que, quoi qu'il en pense, dise ou fasse, mon amour pour toi ne pourrait jamais s'éteindre.
Il l'embrassa tendrement et posa son front contre le sien quelques instants, avant de reprendre.
- Je sais que ce n'est pas vraiment comme ça que tu imaginais le jour de ton mariage. Je veux dire ... enceinte et au début de l'automne. Dans ton carnet, tu avais dessiné un soleil radieux et des robes à bretelles pour les demoiselles d'honneur. On avait prévu ça en août, à l'origine ... et je suis loin du parfait prince charmant de tes contes de fées ...
Elle l'embrassa pour le faire taire. Elle se fichait bien de la saison, tant qu'il était là pour dire « oui » et la serrer tout contre lui lors de la première danse.
- Tu es mon véritable prince et je ne t'échangerais pour aucun autre. Les contes de fées ne sont que des histoires pour enfants. Toi, tu es mon Roi et tu t'es débrouillé pour que mes rêves deviennent réalité. Je te veux toi, je veux ta voix, je veux tes mots, je veux tes lèvres, je veux tes mains, je veux ta peau, je veux ton corps tout entier. Personne n'est meilleur que toi pour moi, personne ne l'a jamais été, personne ne le sera jamais. Tu l'as dit toi-même, j'étais pas faite pour un autre. Juste pour toi, rien que pour toi.
Justement, en parlant de chevalier servant, Nate venait les chercher pour leur signaler qu'il était l'heure d'ouvrir le bal.
Elle se délogea de son enclave et passa un bras autour de sa taille tandis qu'il laissait reposer le sien autour des ses épaules. Elle se blottit contre lui puis ils suivirent le jeune Archibald à l'intérieur, sous la tonnelle dont les pans les protégeaient à présent des températures nocturnes.
Chuck n'avait pas prévu de s'éterniser des heures. Ils laisseraient les autres continuer la fête pendant qu'ils la feraient à leur façon, débutant leur nuit de noce dans la limousine qui les emmènerait vers les Hamptons.
Il laissa choir sa veste sur le dossier d'une chaise, près de Lily qui lui sourit avec tendresse et bienveillance.
Elle était si fière de son fils adoptif, de tout ce qu'il avait accompli pour en arriver là.
- Tu me réserves une danse ? demanda-t-elle au nouveau marié.
- Avec plaisir, maman, chuchota-t-il à son oreille, avec un petit sourire au coin des lèvres, avant de l'embrasser sur la joue.
Lily en resta muette d'émotion et porta la main à son cœur comme il se redressait et repassait son bras autour des épaules de son épouse.
- Un baiser, réclama Serena en riant, suivie par toute l'assistance.
Chuck et Blair s'exécutèrent sans se faire prier, puis il laissa glisser ses phalanges depuis un point dans le cou de la jeune femme, le long de son bras, jusqu'aux siennes et l'emmena vers la piste de danse, montée également pour l'occasion.
- Tout était absolument parfait, grâce à toi, chuchota-t-elle à son oreille avant de laisser une trace de rouge à lèvre sous l'angle de sa mâchoire.
- Tu es absolument parfaite, murmura-t-il en mordillant son lobe en réponse.
Elle gloussa et sentit un frisson la parcourir de la tête aux pieds.
Elle se colla tout contre lui, cherchant à entrer en contact avec le plus de centimètres carrés de son corps que possible alors qu'il l'enlaçait pour se balancer au rythme de la musique.
Let me be your hero *
Laisse-moi être ton héros
Would you dance
Danserais-tu
If I asked you to dance ?
Si je te demandais de danser ?
Would you run
T'enfuirais-tu
And never look back ?
Sans jamais regarder en arrière ?
Would you cry
Pleurerais-tu
If you saw me crying ?
Si tu me voyais pleurer ?
Would you save my soul, tonight ?
Sauverais-tu mon âme, ce soir ?
Would you tremble
Tremblerais-tu
If I touched your lips ?
Si je touchais tes lèvres ?
Would you laugh ?
Rirais-tu ?
Oh please, tell me this
Oh s'il te plaît, dis le moi
Now, would you die
Maintenant, mourrais-tu
For the one you love ?
Pour celui que tu aimes ?
Hold me in your arms, tonight
Serre-moi dans tes bras, ce soir
I can be your hero, baby
Je peux être ton héros, bébé
I can kiss away the pain
Je peux faire disparaître la douleur d'un simple baiser
I will stand by you forever
Je resterai à tes côtés pour toujours
You can take my breath away
Tu peux prendre mon souffle
Would you swear
Jurerais-tu
That you'll always be mine ?
Que tu seras toujours mienne ?
Or would you lie ?
Ou mentirais-tu ?
Would you run and hide ?
T'enfuirais-tu, te cacherais-tu ?
Am I in too deep ?
Suis-je dans de mauvais draps ?
Have I lost my mind ?
Ai-je perdu la raison ?
I don't care
Je m'en fiche
You're here tonight
Tu es là ce soir
I can be your hero, baby
Je peux être ton héros, bébé
I can kiss away the pain
Je peux faire disparaître la douleur d'un simple baiser
I will stand by you forever
Je resterais à tes côtés pour toujours
You can take my breath away
Tu peux prendre mon souffle
Oh, I just wanna hold you
Oh, je veux simplement te serrer contre moi
I just wanna hold you
Je veux juste te serrer contre moi
Oh yeah
Oh oui
Am I in too deep ?
Suis-je dans de mauvais draps ?
Have I lost my mind ?
Ai-je perdu la raison ?
Well, I don't care
Et bien, je m'en fiche
You're here tonight
Tu es là ce soir
I can be your hero, baby
Je peux être ton héros, bébé
I can kiss away the pain
Je peux faire disparaître la douleur d'un simple baiser
Oh yeah
Oh oui
I will stand by you forever
Je resterais à tes côtés pour toujours
You can take my breath away
Tu peux prendre mon souffle
I can be your hero
Je peux être ton héros
I can kiss away the pain
Je peux faire disparaître la douleur d'un simple baiser
And I will stand by you forever
Et je resterai à tes côtés pour toujours
You can take my breath away
Tu peux prendre mon souffle
You can take my breath away
Tu peux prendre mon souffle
I can be your hero
Je peux être ton héros
* « Hero » Enrique Iglesias
