Commentaire : *lance le thème de la marche funèbre* Chers lecteurs ( je doute qu'il y en ai mais bon), chers lectrice, je suis présente aujourd'hui pour vous poster le dernier chapitre de cette fic. Je ne vais pas vous cacher que je suis profondément affecter par la perspective de voir cette histoire s'achever. Je suis attristé, dévasté, je me sens complètement perdu et je... deviens légèrement trop mélodramatique. * coupe la musique*

Reprenons. Bonjour les lecteurs! Ceci est donc le dernier chapitre de cette histoire. Et je suis triste. Voilà. Mais je préfère continuer mon monologue en fin de chapitre, c'est plus convivial et il y a aussi plus de chances que vous lisiez. Donc Bonne lecture à vous tous ! J'espère que ce chapitre vous plaira, et encore merci à vous de lire cette histoire!

RAR : Artemis : Oh, une nouvelle ! Bienvenue! Merci, j'aime beaucoup cette chute de chapitre aussi, contente que tu aies aimé! :D

Disclamer : Gatiss, Moffat, Conan Doyle, les Télétubbies et Winnie l'Ourson ( non, il n'y a pas de raison particulières, pour les deux derniers.)


John gara sa voiture devant la banque, sans se soucier qu'elle fut en double file. Il sortit de l'habitacle précipitamment et courut jusqu'à la porte.

Intérieurement, il pria pour qu'elle soit fermée. Cela aurait signifié qu'il s'était trompé, que Sherlock n'était pas là, qu'il ne risquait pas sa vie sans lui, encore une fois. Qu'il ne l'avait pas écarté une fois de plus.

Il tira d'un coup sec et la porte s'ouvrit à la volée. John ferma les yeux et soupira. Cela recommençait donc réellement. Sherlock était là, un psychopathe qui en voulait sans doute à sa vie avec lui. Il lui semblait avoir déjà vécu ce schéma des dizaines de fois.

Il se précipita à l'intérieur, ne remarqua même pas qu'aucune alarme ne se déclenchait sur son passage. Il regarda autour de lui, tentant de rassembler ses souvenirs.

Sherlock et Sherrinford étaient dans le bâtiment, mais où, exactement ?

Ses yeux s'arrêtèrent sur l'escalier en colimaçon qui descendait dans les sous-sols de la banque. Il s'y engouffra sans plus réfléchir.

Il sauta des marches, glissa, se rattrapa à la rampe en jurant. Il n'arrivait plus à assembler deux pensées cohérentes. Une seule idée, tourbillonnante et obsédante, occupait son esprit : il allait arriver trop tard. Une fois de plus. Ce serait comme lorsqu'il avait vu Sherlock sauter de ce toit, il y avait déjà plusieurs années de cela. Il frissonnait pourtant encore au souvenir de la chute de son ami, qu'il avait observé, impuissant.

Et ce soir, il avait à nouveau l'impression qu'il ne pourrait rien faire pour empêcher le pire d'arriver.

Sauf que cette fois-ci, ce serait pour de vrai. Aucun plan Lazard n'allait sauver la vie de Sherlock. Le détective faisait tout simplement face à quelqu'un qu'il ne pouvait pas vaincre. C'était cela, l'intime conviction de John. Sherlock ne pourrait pas battre Sherrinford. C'était impossible, il le sentait. Alors il courait, dérapant à chaque marche et s'étalant de tout son long une fois arrivé au pallier.

Il se releva, jura, et voulut se remettre à courir.

Il en fut empêché par le bruit d'une détonation.

John resta figé, au milieu du couloir. Lentement, ses yeux s'écarquillèrent et sa respiration se bloqua.

- Non, souffla t'il.

Et il se remit à avancer, priant cette fois pour que Sherlock ait réussi à s'en sortir. Pour que la balle qui venait d'être tirée ne se soit pas logée dans son corps. Il devait avoir survécu. Il était Sherlock Holmes. Il survivait toujours à tout.

Une petite voix insidieuse et moqueuse lui murmura que cette fois était peut-être celle de trop.


Il avait retenu sa respiration quand il avait attendu le coup partir. C'était comme un réflexe, il n'avait pas pu s'en empêcher, comme il n'avait pu s'empêcher de serrer les paupières. Il ne voulait pas voir ça. Il ne voulait pas se voir mourir.

Il avait entendu la balle siffler, avait rentré le ventre, tendant tous ses muscles au maximum. Il avait attendu. La balle l'atteindrait-elle au cœur ou à la tête ? Il n'avait pas regardé l'endroit que visait son frère lorsqu'il avait appuyé sur la détente.

Rien n'était venu. Aucune douleur fulgurante, aucune explosion de souffrance. Rien. Juste ses poumons qui commençaient à le lancer, réclamant de l'air nouveau.

Le tir l'avait-il manqué ? Sherrinford se jouait-il de lui, s'amusant de lui laisser croire qu'il avait obtenu un peu de répit ? Regrettait-il soudainement d'avoir si vite abandonné leur jeu ?

Il n'y avait qu'une seule façon de le savoir.

Prudemment, Sherlock ouvrit les yeux et relâcha sa respiration. Il ne put retenir une exclamation de surprise devant ce qu'il découvrit.

Son frère était toujours debout, face à lui. L'entaille de son front saignait encore. Et sa chemise, au niveau du cœur, s'était tachée de rouge.


Sherrinford ne comprenait pas. Pourquoi Sherlock ne mourrait-il pas ? Il avait tiré, enfin il le croyait. Il avait entendu la détonation, même si il ne lui semblait pas avoir appuyé sur la gâchette. Il vit son cadet ouvrir les yeux, et une expression de surprise se peindre sur ses traits. Pourquoi le regardait-il ainsi ?

Ce fut alors qu'il sentit un liquide chaud et poisseux lui couler le long du ventre. Il baissa les yeux, et vit sa chemise, bleu à l'origine, se colorer de rouge. Il porta une main tremblante et blême à son cœur. Il chancela et s'effondra au moment où elle lui revint devant les yeux, poisseuse de sang.

Il se sentit suffoqué. Et il comprit qu'il allait mourir. S'il en avait eu la capacité, il aurait poussé un cri de rage. Il ne pouvait pas mourir, pas comme cela. Il devait gagner, il était trop important pour mourir. C'était lui qui donnait la mort, lui qu'on craignait. Il ne pouvait pas mourir, c'était ridicule.

Il rit, mais pas de son rire habituel. Le son qui s'échappa de sa gorge ressemblait plus à une sorte de râle d'agonie. Mais il n'agonisait pas, c'était impossible. Du sang coulait sur son menton, mais il refusa de croire qu'il venait de ses poumons. C'était sans doute la coupure de son front qui était plus profonde que prévu.

Il leva les yeux, et rencontra le regard figé de Sherlock. Son cadet ne saisissait pas plus que lui ce qu'il se passait.

Sherrinford aurait voulu nier un peu plus longtemps ce qu'il lui arrivait. Après tout, il ne s'était jamais considéré comme un être mortel. Il avait toujours pris soin d'ignorer les signes dont l'âge parsemait son corps. Lui vieillir, lui mourir ? Certainement pas. Il était tellement supérieur, tellement plus.

Il fut bien forcé d'admettre, pourtant, que sa vision se voilait et que son cœur crachotait ses derniers battements.

Une de ses dernières pensées conscientes fut qu'il aurait quand même aimé connaître celui qui l'avait battu. Juste pour savoir quelle erreur il avait bien pu commettre.

Il avait toujours détesté faire des erreurs. Elles étaient les témoins trop fiables de sa faillibilité.

Il aurait dû savoir que, si il mourrait, ce serait sans aucun doute à cause de l'une d'elle.

Au final, il était le seul coupable. Il avait voulu jouer, il avait perdu.

Il s'était tué tout seul. Ce fut peut-être pour cela qu'il put admettre ce qui lui arrivait.

Il n'avait pas perdu. Il s'était battu lui-même.

Curieux jeu, vraiment. Au moins ne s'ennuyait-il plus.


Sherlock fixa son frère, sans comprendre. Sherrinford était au sol, la tête renversée en arrière, figé. Mort. Il était mort.

Le détective se sentit respirer à nouveau. Sherrinford était mort. Il allait vivre. Vivre en sachant qu'il l'avait battu, qu'il s'était libéré de son emprise.

Il eut envie de rire. Parce que rire à ce moment, c'était déplacé, inattendu, cela le faisait se sentir lui-même à nouveau.

Il avait été sauvé, et il savait déjà par qui.

- Eh bien, John, on peut dire que tu arrives toujours au bon moment…

Il leva les yeux et s'interrompit.

- Toi ? souffla t'il.

Un sourire lui répondit, et Mycroft rangea son arme à l'intérieur de sa veste. Il s'appuya sur son parapluie.

- Content de me voir, très cher frère ?

Sherlock papillonna des paupières. Il ne s'attendait pas à cela. Il chercha ses mots, sous le regard neutre de son frère, ne les trouva pas. Il articula finalement avec difficulté :

- Tu l'as tué ?

Mycroft jeta un regard au corps de celui qu'il avait un jour considéré comme un membre de sa famille. Il ne ressentait rien, en le voyant. Ni regret, ni tristesse, ni même un soupçon de culpabilité. Juste une calme et froide indifférence. Il releva la tête.

- Visiblement, oui.

Sherlock semblait vouloir dire quelque chose, mais il en fut interrompu par un cri.

- Sherlock, appela John en apparaissant dans l'encadrement de la porte. Sherlock, répéta t'il, alors que son regard se posait sur son ami, pâle, indécis, mais en vie.

John se laissa glisser au sol, essoufflé. Il se prit la tête entre les mains et jura :

- Putain, tu es en vie, merci mon Dieu.

- Vous me flattez, John, s'amusa Mycroft.

Le médecin leva les yeux vers lui, sans comprendre. Il sembla alors se rendre compte de la présence du corps, non loin de lui. Il écarquilla les yeux et se releva précipitamment pour s'en éloigner de quelques pas.

- Vous… Vous l'avez tué ? Sherrinford ?

Son regard passait de Sherlock à Mycroft, incertain. L'aîné haussa les épaules, comme si cela n'avait pas d'importance. Le cadet hocha la tête.

- Il… Oui, il l'a fait.

John passa ses mains dans ses cheveux, et soupira. Toute la tension que ses muscles avaient accumulée refluait soudainement et il se sentit vidé, faible. Mais tellement soulagé.

- J'ai appelé la police, signala t'il.

Sherlock acquiesça à nouveau, les yeux toujours fixés sur son frère.

- Ils ne vont pas tarder à arriver, murmura encore John, avant de se laisser à nouveau glisser au sol, émotionnellement épuisé.

John s'appuya avec soulagement au capot de la voiture de Lestrade. Sherlock vint s'accouder à ses côtés. Ils restèrent un instant ainsi, à observer les lumières des gyrophares qui éclairaient par intermittence le lieutenant et Mycroft, discutant un peu plus loin.

- Je savais que tu viendrais.

La voix du détective brisa le silence. John se tourna vers lui.

- Je suis arrivé trop tard.

- Ce n'est pas grave.

L'ancien soldat se serait bien mis en colère à cette affirmation, s'il ne se sentait pas aussi las.

- Tu aurais pu mourir, se contenta t'il de dire.

Sherlock pouffa.

- Cela n'aurait pas été la première fois. J'ai une certaine expérience de la mort.

John ferma les yeux, et secoua la tête. Cela ne servait à rien d'essayer d'avoir une conversation sérieuse avec son ancien colocataire. Pas tout de suite, en tout cas. Il fallait d'abord que l'adrénaline charriée par leur sang s'évacue, que l'euphorie de voir enfin cette histoire se terminer s'apaise.

- J'aurais quand même aimé que cette fois-ci, tu ne me laisses pas derrière.

- Je sais, John, dit Sherlock en tournant la tête vers lui. Je sais. Mais si tu étais venu, il t'aurait tué. J'essayais…

Le médecin le coupa :

- De me protéger, je sais. C'est pour cela que je ne t'en veux pas. Enfin, pas trop, rectifia t'il en voyant le regard dubitatif que lui lança son ami. Mais il serait temps que tu songes à te protéger toi-même. Tu ne peux pas risquer ta vie comme ça, c'est de l'inconscience.

Sherlock laissa son regard courir devant lui. John savait qu'il regardait Mycroft.

- Au fond, je suis toujours un enfant, tu ne crois pas ? demanda t'il soudainement, l'air un peu absent.

John fut surpris par cette question. Mais il choisit d'y répondre sincèrement.

- Un grand enfant qui a mûri trop vite, alors. Mais un enfant très chiant, ajouta t'il.

Le détective sourit, et son ami se sentit fier de lui remonter le moral. Il venait quand même de perdre un frère.

- Sherlock, commença t'il, dans l'intention d'aborder le sujet.

Ce dernier l'interrompit :

- Non, je ne veux pas en parler. C'était un meurtrier. C'est mieux ainsi.

John ne chercha pas à savoir si cette mort l'affectait plus que ce que son ancien colocataire voulait bien lui dire. Si c'était le cas, Sherlock enterrait sans doute ses sentiments, comme il le faisait toujours. Il s'en remettrait, comme il se relevait de tout. Après tout, il était Sherlock Holmes.

Remarquant que le regard de son ami ne quittait pas la silhouette de Mycroft, il se redressa et lui administra une tape amicale sur l'épaule.

- Vous devriez parler, tous les deux. Il t'a sauvé la vie.

Sherlock approuva distraitement, et John commença à s'effacer. Il venait de se rappeler qu'il avait laissé Mary en plan. Il allait le payer en rentrant, c'était certain.

- John, appela une dernière fois son ami. Merci.

Le médecin ne répondit pas, se contentant de savourer ce mot si rare venant de son meilleur ami.

Sherlock se redressa et parti rejoindre son frère. Ce dernier en avait fini avec les autorités et regarda sceptiquement son cadet se rapprocher. Une fois à sa hauteur, Sherlock se racla la gorge, cherchant ses mots.

- Que fais-tu là, très cher frère ? Ne devrais-tu pas rentrer chez toi comme un voleur, sans dire au revoir, comme tu en as l'habitude ? demanda mielleusement Mycroft.

Le brun retroussa le nez, piqué au vif, mais décida de laisser couler.

- Tu m'as sauvé la vie, se contenta t'il de dire.

- Et tu es venu me remercier ? sourit Mycroft. Allons, cela ne te ressemble guère.

Sherlock baissa la tête et approuva :

- En effet. Comme cela ne te ressemble pas de venir sur le terrain.

Mycroft renifla.

- Je ne pouvais pas te laisser mourir, qu'aurais-je dit à nos parents ?

Le détective sourit légèrement.

- Tu as tué ton frère. Je crois que cela va être encore plus compliqué à expliquer.

L'homme du Gouvernement haussa les épaules.

- Ils n'ont pas à savoir. Pour eux, il est mort depuis longtemps. Pour moi aussi.

Un court instant de silence passa, inconfortable, avant que Sherlock ne se racle à nouveau la gorge, mal à l'aise.

- Donc, je dois te remercier ?

Mycroft ricana.

- Ne deviens pas si ordinaire. Tu me ferais de la peine.

Sherlock se mordit la lèvre, amusé. Il songea qu'il était peut-être temps de régler une autre histoire.

- Pourtant, ce n'est pas moi le plus sentimental de nous deux, exposa t'il.

Son frère leva les yeux pour sonder son regard.

- De quoi parles-tu ? interrogea t'il, suspicieux.

Il ne pouvait tout de même pas savoir. Il avait tout fait pour qu'il ne le découvre pas.

- Eh bien, je dirai que risquer le travail de toute une vie, en jouant de ses relations pour diffuser une vidéo pirate sur la totalité des écrans d'un pays, faisant ainsi croire au retour d'un des pires criminel de l'Histoire et forçant le gouvernement à ouvrir une cellule de crise, dans l'unique but d'empêcher son frère cadet de partir pour une mission suicide à l'autre bout du monde, est quelque chose de très sentimental et surtout de très stupide. Tu n'es pas de mon avis ?

Les doigts de Mycroft se resserrèrent sur son parapluie, et sa mâchoire se contracta. Il resta un moment silencieux, sous le regard victorieux de son petit frère, choisissant soigneusement ses mots.

- Si cela était vrai, et ce ne l'est certainement pas, j'aimerai d'ailleurs que tu me dises comment tu as pu monter une théorie aussi insensée. Donc si c'était vrai, qu'est ce que cela changerait ?

Sherlock releva le menton et sourit.

- Rien, absolument rien.

Mycroft inclina la tête, satisfait. Sherlock tourna les talons à demi, se figea. Il souffla, assez bas pour que son frère se demande s'il avait bien entendu :

- Merci. Pour tout.

Le détective s'éloigna alors, mais la voix de son aîné le retint.

- Sherlock, une dernière chose.

L'interpellé se retourna, le regard interrogateur. Mycroft, cachant le malaise que lui procurait cette question, demanda :

- Est-ce que tu l'aurais vraiment laissé tirer ? Si je n'étais pas arrivé, tu l'aurais laissé te tuer ?

Le cadet Holmes le regarda un instant. Il faillit répondre sincèrement, mais se contenta d'hausser les épaules.

- Qui sait ?

Et Mycroft comprit que la réponse était oui. Au lieu d'être exaspéré par l'inconscience de son jeune frère, il sourit, soulagé. Parce que cela voulait dire qu'il avait finalement réussi. Sherlock n'était pas devenu comme Sherrinford. Il avait réussi, il l'avait protégé. Rien que cela justifiait tout ce qu'il avait fait.

Sherlock ne vit pas le sourire discret se former sur les lèvres de son frère. Ou plutôt, il choisit de ne pas le voir.

Il y avait certaines choses qu'il préférait ignorer. Le fait que Mycroft soit humain en faisait parti, comme le fait qu'on puisse l'aimer, lui, l'enfant brisé.

Sherrinford avait eu raison quand il avait dit qu'ils en finiraient ce soir là. Il avait même eu raison de venir le chercher, de jouer avec lui comme il l'avait toujours fait. Parce que cela lui avait permis de se rendre compte d'une chose. Il avait grandi. Pour la première fois de sa vie, Sherlock Holmes se rendit compte du chemin qu'il avait parcouru depuis sa prime enfance. Il aurait aimé en être fier, mais la fierté ne faisait pas parti de son panel d'émotions. L'arrogance, oui, mais ce n'était pas la même chose.

Alors il se contenta de sourire et de rejoindre John, qui somnolait, appuyé contre sa voiture.

Il jeta un dernier regard derrière lui. Mycroft n'était plus là. Il savait que ce qui c'était passé, ce soir là, aurait pu le détruire. Il savait qu'il avait failli y laisser sa vie. Il savait aussi qui si c'était à refaire, il ne changerait rien.

Parce que tout s'était fini comme cela avait dû se finir. Il n'aurait jamais pu tuer son frère. Parce qu'un frère restait un frère, quoi qu'il arrive, quoi qu'il fasse.

Pourquoi, alors, Mycroft avait-il pu ? La réponse était simple : Sherrinford n'avait jamais respecté cette règle, il avait donc choisi de ne pas le faire non plus. Toute la différence résidait dans le fait que Mycroft n'avait pas agi ainsi pour se protéger lui-même. Non, il l'avait fait pour Sherlock, seulement pour Sherlock. Comme toujours.

Parce qu'ils étaient frères. Et que rien ne pourrait changer ça.

Sherlock secoua son ami qui ouvrit les yeux en grognant.

- Tu me déposes ? demanda t'il en souriant.

- Mary va me tuer, souffla John en guise de réponse.

Il déverrouilla la voiture et Sherlock s'installa du côté passager. John enclencha le contact et démarra.

- Tu vas t'en remettre ? interrogea t'il soudainement.

Le détective soupira.

- Bien sûr, John, bien sûr.

- C'était quand même ton frère, signala l'ancien soldat, hésitant.

Sherlock resta silencieux un moment, si bien que son interlocuteur finit par croire qu'il ne répondrait pas.

- C'était mon frère. Mais plus depuis très longtemps.

John choisit de ne pas répondre. Si Sherlock choisissait de parler, il parlerait. Sinon, eh bien, c'était sans doute qu'il n'en avait pas besoin. Comment savoir avec ce sociopathe, après tout ?

- Et Mycroft ? demanda t'il encore. Il ne va pas avoir d'ennuis ? Je veux dire, il a tué un homme.

Sherlock haussa les épaules, une lueur presque amusée dans le regard.

- Il est le gouvernement britannique, qui pourrait lui causer des ennuis ? Et puis, il l'a fait pour l'empêcher de me tuer. C'était de la légitime défense.

John acquiesça distraitement, satisfait de la réponse.

Il se souvint alors qu'il restait un dernier point qui n'avait toujours pas été éclairci.

- Sherlock, tu ne me l'as pas dit finalement. Mais qui avait diffusé cette vidéo, si ce n'était pas Sherrinford ?

Un sourire naquit au coin des lèvres du cadet Holmes.

- Quelqu'un d'inattendu, souffla t'il doucement.

John fronça les sourcils, perplexes. Une idée incongrue lui vint à l'esprit. Se pourrait-il que cela ait été … ? Non, c'était stupide de penser cela. Pourtant cela expliquerait que Sherlock ait été si susceptible concernant cette histoire. Si c'était bien la personne à laquelle il pensait qui était à l'origine du piratage, cela aurait signifié que le détective avait eu tort et qu'il s'était inquiété pour rien. Et seul Dieu savait à quel point Sherlock Holmes détestait se tromper. Surtout quand il était impliqué.

- Ce n'était pas Mycroft, au moins ? interrogea le médecin, ne croyant déjà plus à ses paroles.

Seul le silence lui répondit. John secoua la tête, peinant à y croire. Mais après tout, ce n'était pas si étonnant. Les frères Holmes s'aimaient. Ils se déchiraient, se séparaient, se mentaient, se défiaient, mais ils s'aimaient. Il l'avait toujours su, au fond.

Alors ce n'était pas très surprenant que Mycroft Holmes ait tout risqué pour que son petit frère soit sauf.

Quand Sherlock rentra chez lui, ce soir là, il prit soin de se débarrasser de chacune des feuilles qui lui avait servi durant l'enquête. Il alla se coucher, et dormi pleinement pour la première fois depuis plusieurs jours. Lorsque Madame Hudson le réveilla en déposant son thé, elle reçut un grognement en guise de bonjour.

C'était comme si rien n'était différent. C'était peut-être le cas, après tout.

Mais quand Mycroft alla se coucher, ce soir là, il se sentait étrangement rasséréné. Il avait fait son devoir, il avait protégé Sherlock. Il se sentait calme et confiant pour la première depuis… En fait, il ne s'en souvenait même plus.

Alors peut-être que tout avait changé, finalement.


Tadaaaaa ! Cette fois, c'est vraiment fini! Vous ne pouvez pas savoir à quel point cela fait bizarre de dire ça... Si on compte les Trois Holmes, dont j'ai commencé l'écriture en juillet passé, cela fait quand même pas mal de mois que je suis occupée avec ces persos. Oh, le vide qu'ils vont laissé...

Enfin, j'espère que ce chapitre et cette fic dans son ensemble vous ont plu ! Je sais que certains d'entre vous devaient s'attendre à cette fin, sauf que vous deviez peut-être penser que ce serait John qui tuerait Sherrinford et non Mycroft. Mais ceci est une fic sur les frères Holmes, il ne faut pas l'oublier ;). Sinon, combien d'entre vous avait complètement oublié la vidéo, avant que j'en parle dans ce chapitre? Combien s'en souvenait ? Et aussi, quelqu'un avait-il deviné que c'était Mycroft qui l'avait diffusé pour sauver Sherlock ? ( Elie, tu ne compte pas, je tiens à le préciser XD). Cela me semble logique, non, qu'il ait agi comme ça, vous ne trouvez pas ?

Dans tous les cas, j'espère ne pas vous avoir déçu ! J'espère avoir réussi à titiller vos sentiments tout au long de cette histoire, à vous avoir fait sourire par moment et vous avoir un peu frustré à d'autre !

Maintenant, comme je suis quelqu'un d'extrêmement sentimentale, une vraie guimauve sur pattes ( bon d'accord, pas souvent, mais parfois, ça arrive.), je vais vous écrire des longs remerciements pleins de mièvreries. Parce qu'au fond, vous le méritez bien ;D !

Premièrement, un Immense Merci à vous tous qui avez lu cette histoire jusqu'à sa fin. Mon compteur de vue a atteint les 673, et même si pour vous, ça ne vous parait pas beaucoup, je ne sais pas, pour moi, c'est énorme. Rien que vous imaginez tous derrière votre écran en train de lire ma fic suffit à me coller un sourire de malade sur le visage. Alors voilà, merci beaucoup.

Evidemment, je remercie particulièrement ceux qui ont mis cette histoire en favoris ou qui l'ont suivi. Savoir que cette fic plaisait suffisamment pour se rajouter sur les listes de favoris de certains, c'était super. Alors un immense merci à, en vrac : jessijed, 0ayumi0, Malya et faolbee !

Bien sûr, ma reconnaissance la plus profonde va à ceux qui ont pris la peine et le temps de me laisser une review. Vos commentaire m'emplissaient de fierté, et c'est sans doute eux qui m'ont convaincu de poster cette fic jusqu'à la fin, mais surtout, aussi, d'écrire une fic aux Trois Holmes. Alors un immense triple-quadruple-quintuple merci à : Adalas, 0ayumi0, Malya, mayridever, Brooke crain, faolbee, Thyncth, Chlo446 et Artemis ! Vraiment, je vous adore!

D'habitude, on dit que l'on garde le meilleur pour la fin, moi, je vais plutôt finir par remercier quelqu'un que je déteste profondément :

Elie Bluebell : Tu as du te reconnaitre dans la phrase ci-dessus XD. Tu dois commencer à avoir l'habitude de mes remerciements, alors voilà, fait une nouvelle fois avec, je te les impose. Merci, donc, pour non seulement avoir suivi et commenté chacun des chapitres, mais aussi pour nos discussions-romans ( dans lesquelles j'ai un tel retard que je ne préfère pas y penser), pour m'avoir fait découvrir l'Army et surtout pour être assez folle pour avoir accepter d'assister à mon mariage avec Voldynoupinou ! XD Je te dédie donc chacun des passages ou le Microscope apparait dans cette fic, tu l'as bien mérité ;P. Et, en fait, félicitation, tes théories étaient justes. Sherlock détint sur toi, on dirait... Et je te hais, bien entendu! ;D

Voilà, je pense que j'ai dit tout ce que j'avais à dire. Je n'ai pas de fic en cours d'écriture pour l'instant, en fait, je suis re-tombée dans l'écriture originale. je me suis lancée dans un gros projet, qui me tient vraiment à coeur, et je ne sais pas combien de temps je vais mettre pour l'achever. Alors j'ignore quand je reviendrais avec une nouvelle fic, puisque je ne suis pas du genre à écrire plusieurs histoires à la fois. Sachez simplement que je reviendrais ! ( qui a dit "Oh non!" Qui ? Je veux un nom!).

Pour finir, je vous demanderais une toute dernière chose : FAITES PETER LES REVIEWS ! S'il vous plait, bien sur. ^^

Voilà, je crois que je vais devoir m'arrêter là... Je veux pas... Mais je ne pourrais jamais poster ce chapitre sinon... C'est peut-être pas plus mal, en fin de compte...

Kisssssss mes lecteurs adoré ! A une prochaine fois, sur une autre histoire! Je vous aime, je vous adore et je vous bénis!