Merci Moozanna & miss-acacia84


Para 24

Dimanche 11 novembre 2012 : 7h56

Blair sentit les doigts de son mari courir sur sa peau et poussa un gémissement de plaisir quand ils atteignirent une zone particulièrement intime.

Un sourire prit place sur ses lèvres, bientôt écrasées par celles de Chuck.

Le baiser était avide et affamé d'elle. Elle y répondit sans se faire prier et le laissa la conduire sur les chemins de l'extase.


Dimanche 11 novembre 2012 : 9h35

Chuck enfila sa robe de chambre et laissa errer son regard sur le corps nu de sa femme. Les rondeurs qui commençaient à épouser ses formes étaient des plus délicieuses.

Elle lui jeta le haut de son pyjama en soie, qui traînait non loin d'elle sur le lit, au visage.

- Cesse de me reluquer, commanda-t-elle.

- Jamais je ne pourrai me lasser d'étudier tes courbes, lui rappela-t-il avec un petit sourire en coin estampillé « Chuck Bass »

Il se laissa choir sur le matelas à ses côtés et l'embrassa à nouveau goulûment.

- Chuck Bass, tu es le diable en personne, marmonna-t-elle sans cependant esquisser le moindre geste pour lui échapper.

- Et tu adores ça, susurra-t-il en s'attaquant à ce point sensible, juste sous le lobe de son oreille.


Dimanche 11 novembre 2012 : 11h57

- Dépêche-toi, ordonna Blair qui repassait une couche de gloss sur ses lèvres. Mes parents seront là dans moins d'une demi-heure.

- Je sais, grommela-t-il en se maudissant lui-même.

Quelle idée il avait eue de vouloir organiser l'anniversaire de sa belle avec toute la famille ?

Alors qu'ils auraient pu le fêter en passant la journée entre les draps !

Elle passa une main sur le revers de son veston et l'embrassa tendrement sur la joue.

- Merci, dit-elle.

Elle était certaine qu'il regrettait à présent d'avoir envoyé le jet de BI, flambant neuf, pour ramener ses quatre parents à Manhattan.

Il était prévu qu'ils reviennent pour Thanksgiving, mais Chuck s'était arrangé pour qu'ils soient présents à la fête d'anniversaire qu'il avait orchestrée pour elle. La réception avait lieu le soir-même au Palace et l'avion devait atterrir sur le tarmac dans vingt minutes.

- N'importe quoi pour toi, répondit-il en caressant son menton, comme il le faisait si souvent.

Il brossa un pli imaginaire sur sa manche et se dirigea vers la porte.

Elle jeta un dernier regard dans le miroir. Son ventre s'arrondissait à vue d'œil à présent. Elle y posa une main protectrice. Elle avait pris deux tailles sur le dernier mois.

Il revint sur ses pas et, se positionnant derrière elle, il passa un bras autour de sa taille.

- Tu es magnifique, souffla-t-il à son oreille.

L'étincelle de désir et d'appréciation qu'elle pouvait lire dans ses yeux sombres lui disait qu'il ne mentait pas.

Quand il la dévorait comme ça, elle se sentait la plus belle de toutes les femmes du monde, même si elle ne rentrait plus dans du trente deux.

Elle profiterait de la présence de sa mère pour lui demander quelques croquis. Les vêtements pour femme enceinte étaient tous plus hideux les uns que les autres et elle envisageait sérieusement de proposer une nouvelle ligne Waldorf, expressément dédiée aux femmes qui allaient bientôt donner naissance.


Dimanche 11 novembre 2012 : 15h21

- Je suis tellement ravie pour vous deux, réitéra une nouvelle fois Eléanor.

C'était certainement la quatrième depuis qu'ils avaient partagé le déjeuner. Blair et Chuck étaient allés chercher les parents de cette dernière en limo à l'aéroport puis les avaient emmenés au Rouge Tomate pour se restaurer.

Ils en étaient à peine sortis et retournaient maintenant vers la maison des nouveaux-mariés qu'ils n'avaient pas encore eu le temps de voir avant de rentrer au penthouse Waldorf. Étant donné que la chambre de la jeune-fille ne lui servirait plus, sa mère avait proposé qu'Harold et Roman résident là.

Cependant son ex-mari et son amant trouvaient incongru de loger dans la chambre de sa petite fille. Quel que soit son âge, elle serait toujours sa Blairbear. Aussi avaient-ils accepté avec enthousiasme l'offre de Chuck de prendre une chambre au Palace, aux frais du propriétaire des lieux, bien évidemment.

Eléanor comprima la main de sa fille dans la sienne, à sa gauche.

La presque grand-mère n'ignorait pas qu'elle en faisait sans doute un peu trop. Les habitudes de son époux déteignaient sur elle. Mais elle était si heureuse qu'un nouvel enfant ne vienne enchanter la vie des jeunes gens et les leurs.

Blair avait dû se battre pour sortir de sa dépression et rien ne venait certainement mieux à point en cette période qu'un nouvel espoir de bonheur à portée de main.

Cyrus n'était pas en reste, il avait enlacé les futurs parents pendant pratiquement cinq minutes avant de leur permettre de se soustraire à son embrase.

La styliste réprima une grimace à l'idée d'être associée à une mamie. Il lui tardait cependant de voir courir son petit-fils dans l'atelier parmi les rouleaux de tissu de toutes les couleurs quand Blair l'amènerait avec elle.

Elle était également impatiente de pouvoir le tenir dans ses bras et le bercer en lui racontant des histoires. Les époux Waldorf-Rose avaient déjà prévu de faire redécorer une des pièces de leur appartement parisien en nursery lorsque leur petit-fils voyagerait jusqu'en France quand il y viendrait pour les vacances avec ses parents.

Harold et Roman avaient fait exactement la même chose dans leur vignoble près de Lyon.

Aucun d'eux n'en n'avaient souffler mot à Blair qui angoissait à l'idée d'un accroc dans le déroulement de sa grossesse. Elle avait refusé de préparer la chambre de leur fils dans leur propre maison jusqu'ici. Elle continuait à redouter le pire et n'osait imaginer comment elle gérerait la chose si elle devait perdre un autre enfant. Elle ne voulait pas se retrouver au milieu d'un pièce dédiée à son fils qui resterait horriblement vide et silencieuse.

Chuck ne voulait surtout pas la brusquer. Le Docteur Sherman avait expliqué que c'était un comportement de protection naturelle, qu'elle devait prendre les choses l'une après l'autre et prendre le temps d'intégrer chaque élément avant de passer à l'étape suivante. C'était à elle de décider quand elle serait prête.

Il leur avait également conseillé de se préparer à l'accouchement à travers diverses activités réservées à cette optique. Notamment l'haptonomie qui permettait aux parents et principalement aussi au père d'entrer en contact tactile avec le bébé en croissance.

Le futur papa avait hautement apprécié la première séance qu'ils avaient pratiquée. C'était quelque chose de magique, encore plus fulgurant que l'échographie et le doppler, il avait ainsi pu réellement entrer en interaction avec son fils.

Blair avait également choisi de s'inscrire dans un cours d'aquagym réservé spécialement aux futures mamans, ce qui avait un effet bénéfique sur elle en lui permettant de se détendre un peu. Ils allaient également bientôt fréquenter un cours de préparation à l'accouchement plus classique pour apprendre à appréhender l'événement sereinement et les rudiments de base nécessaires à tous futurs parents.

La limo se stoppa et Arthur leur ouvrit la porte.

Chuck en sortit le premier, suivi par Blair qu'il aida à s'extraire du véhicule. Il aurait préféré qu'elle ne porte plus de talons aiguilles mais étant donné qu'il n'avait pu lui apporter la preuve que c'était nuisible au bébé et qu'elle avait eu le feu vert de son praticien, elle n'en n'avait cure.

- La maison est magnifique, s'exclama Roman en admirant la masure de l'extérieure.

- Et tu n'as encore rien vu, Évelyne a fait un travail fabuleux, commenta la future maman en passant son bras sous celui de son mari pour atteindre la porte d'entrée.

Elle aurait besoin de son assistance pour escalader les marches du porche avec ses nouvelles Prada. Elle ne le reconnaîtrait pas devant lui mais il avait raison, elle devrait faire l'impasse sur les talons de plus de trois centimètres dans un avenir proche. Elle ne sentait plus ses orteils et ses chevilles étaient enflées. Cela ne se voyait pas à l'œil nu mais elle pouvait le constater elle-même lorsqu'elle ôtait ses escarpins le soir, depuis plus d'une semaine déjà.


Lundi 12 novembre 2012 : 00h41

- Tu étais la femme la plus sublime de toute l'assemblée ce soir, susurra-t-il dans le creux de son oreille, tout en l'embrassant dans le cou, alors qu'ils passaient le pas de la porte de leur salle de bain bras dessus-bras dessous.

La soirée avait été longue et merveilleuse. Fidèle à lui-même, il avait su lire dans ses pensées et tout agencer de la plus belle des manières. Tout avait été parfait, des petits fours au dessert.

Elle était exténuée. Dire qu'il était à peine plus de minuit et qu'elle ne rêvait que d'un bon bain et de son est vrai qu'elle ne s'était pas ménagée aujourd'hui. Elle avait refusé de monter s'allonger en rentrant du restaurant comme son mari le lui avait suggéré. La présence de ses parents la mettait en joie et elle voulait profiter de chaque moment qu'elle pourrait passer avec eux jusqu'à Thanksgiving.

Elle se dévêtit et laissa sa robe tombée au sol pour se retrouver en sous-vêtements. Les yeux du beau brun ténébreux pétillèrent et il l'enlaça, embrassant son front, son nez, sa joue, sa bouche, descendant le long de l'arête de sa mâchoire.

Elle ronronna de plaisir mais s'écarta un peu de lui.

- Tu veux prendre un bain avec moi ? le tenta-t-elle.

Son petit sourire en coin, estampillé « Chuck Bass », prit place sur ses traits parfaits.

Elle finirait pas le tuer. Ou le rendre dingue. Ou les deux !

- Avant tout ... Bon anniversaire, lui souhaita-t-il encore, rassemblant tout son self-contrôle pour se maîtriser et se retenir de se jeter sur elle pour l'emmener dans leur chambre sur le champ.

Chuck sortit un paquet enrubanné d'un flot bleu de la poche intérieure de sa veste et le lui tendit.

- Je ne voulais pas te donner mon cadeau devant tout le monde et puis, c'est seulement maintenant ton anniversaire.

Elle sourit en se saisissant du paquet et l'ouvrit sans attendre. Elle avait déposé sa liste comme tous les ans dans sa bijouterie préférée mais elle avait reçu chacun des articles qu'elle avait réservés de ses parents et amis, la surprise restait donc totale quand à ce que son époux avait choisi de lui offrir.

Elle ôta délicatement le couvercle de la petite boîte et découvrit un bracelet d'argent et diamant niché dans l'écrin.

- Il est magnifique, dit-elle en le posant sur son poignet.

C'est alors qu'elle remarqua deux petits cœurs en or blanc qui y étaient attachés par une minuscule chaînette.

- Un pour chacun de nos fils, révéla-t-il en le clipsant autour de son bras menu.

Le cœur de Blair fondit littéralement dans sa poitrine et ses yeux se mirent à briller autant que les pierres du bijoux.

Elle entoura la taille de l'homme à qui il appartenait et l'embrassa tendrement, refoulant ses larmes.

- J'espère qu'on pourra en ajouter d'autres, lui confia-t-il en posant son front contre le sien.

- Concentrons-nous d'abord sur celui-ci, rationalisa-t-elle en glissant une de ses paumes sur son abdomen.

Il suivit le mouvement et frotta également ses doigts contre son ventre rebondi, comme il l'avait fait lors de la séance d'haptonomie. Le bébé répondit quasiment immédiatement à sa sollicitation et il en resta hébété.

- Ton fils te connaît déjà, lui fit-elle remarquer en plongeant ses prunelles noisette dans les siennes, troublées par l'émotion. Il sait déjà qu'il aura le meilleur papa du monde.

Chuck l'attira à lui et l'embrassa passionnément. Il adorait cette femme ! Sa femme. Elle le rendait plus heureux qu'il n'avait jamais osé en rêver en lui faisant le plus merveilleux de tous les présents du monde.

- Je t'aime, haleta-t-il en reprenant sa respiration, laissant Blair essoufflée elle aussi.

- Est-ce que ça veut dire que j'aurai droit à un massage spécial dans mon bain ? le titilla-t-elle encore un peu plus.

Ses hormones frétillaient. La lueur dans ses yeux ne laissaient aucunement place à la méprise.

Les flammes s'embrasèrent dans ceux de Chuck, qui se consumait littéralement d'amour pour la belle brune et il écrasa à nouveau ses lèvres sur les siennes, la soulevant dans ses bras pour la ramener dans le lit conjugal tandis qu'elle dénouait son nœud papillon, laissant la bandelette de tissu soyeux voleter dans leur sillage.


Lundi 12 novembre 2012 : 3h14

Blair émit un gémissement de plaisir et laissa rouler sa nuque sur le rebord de la baignoire avec délectation tandis que Chuck pratiquait un massage thaï dont il avait le secret sur la plante de son pied gauche.

- OH ! MON DIEU ! s'exclama-t-elle. J'ai épousé l'homme parfait !

- Tu en doutais ? la taquina-t-il depuis l'autre bout de la baignoire, s'attaquant à ses délicieux petits orteils dont les ongles étaient peints en rose tendre pour s'accorder avec les sandales qu'elles portaient lors de la soirée.

Des Mark Jacobs dont les talons devaient bien faire six centimètres.

Il cessa subitement.

Blair se redressa, provoquant une vague de remous.

- Pourquoi tu t'arrêtes ? bouda-t-elle.

Il n'avait pas encore commencé le pied droit et il manquait encore trois orteils au gauche.

- Parce que je me mets en grève à moins ...

- A moins que quoi ? grommela-t-elle, flairant le piège.

- A moins que tu ne renonces à porter des talons de plus de deux centimètres et que tu n'autorise Dorota à faire le grand nettoyage dans ton dressing à chaussures.

- Primo, tu ne sais même pas ce que le mot grève signifie, sinon tu ne l'utiliserais pas tant à la légère en tant que codirecteur d'une multinationale. Secundo, si tu refuses de veiller à mon confort et mon bien-être, tu peux te préparer à faire ceinture jusqu'à l'accouchement.

- Primo, je connais parfaitement la signification de ce mot, je te rappelle qu'en Europe, ils n'ont que ce mot à la bouche. Secundo, si je dois faire abstinence, tu devras également en assumer les conséquences et vu tes hormones plus que déchaînées, c'est toi qui me suppliera dans moins de vingt quatre heures.

Elle laissa échapper un hoquet, offusquée et retira rapidement sa cheville d'entre ses mains.

Cependant, elle reconnaissait intérieurement qu'il avait raison. Le gynécologue l'avait avertie qu'elle pourrait être sujette à une libido exacerbée, c'était un symptôme assez courant chez les femmes enceintes, mais elle n'avait pas imaginé que ce serait à ce point. Pour le plus grand bonheur de Chuck ! ... Et le sien.

- Trois centimètres et Dorota ne retirera rien de ma penderie sans mon autorisation ! concéda-t-elle.

- Soit, mais j'ai un droit de veto sur tes Altadama, négocia-t-il en rattrapant son mollet sous l'eau mousseuse.

Elle arqua un sourcil interrogateur. Les Louboutin faisaient quatorze centimètres de haut !

- Tu les porteras exclusivement pour moi, et pas pour marcher, acheva-t-il avec un sourire sardonique au coin des lèvres.

Elle se laissa glisser contre la paroi de la baignoire, reprenant ses aises avec une étincelle diabolique au fond de ses iris et agita ses doigts de pied sous son nez pour qu'il puisse poursuivre.