Merci miss-acacia84, Moozanna, LimosAndPeonies107 et au Guest qui m'ont laissé un commentaire.
Voici qui devrait vous rassurer.
Para 30
Vendredi 12 avril 2013 : 12h54
Chuck se tenait dans l'entrée adjacente à la pouponnière de la maternité.
Il avait les yeux perdus devant une petite dizaine de bambins parfaitement emmaillotés, couchés dans leur petit lit. Les uns dormant paisiblement, les autres suçotant allègrement leur tututte.
L'infirmière en charge des poupons vint à la rencontre de celui qui était sans doute un nouveau papa.
- Ils sont si minuscules, dit-il, le cœur à la dérive.
La réalité et ses conséquences potentielles prenaient lentement le dessus.
- Ils sont peut-être minuscules, mais leur faculté d'adaptation est phénoménale, répondit la sage-femme.
- Ils ne devraient pas avoir à s'adapter, regretta-t-il.
L'infirmière boulotte qui avait emporté son fils passa la porte à son tour et lui fit un petit sourire d'encouragement en l'apercevant.
Elle passa dans l'aire réservée aux nouveaux-nés et souleva un des enfants délicatement dans ses bras.
- Regarde qui est là. C'est papa, chantonna-t-elle au nourrisson auquel elle venait de prodiguer les premiers soins, en revenant vers eux.
Elle releva la tête vers le jeune homme.
- Vous voulez prendre votre fils ? questionna-t-elle, avenante.
Chuck ouvrit les bras et elle y coucha l'enfant somnolant, inconscient du drame qui se jouait en cet instant.
Il contempla en silence la petite frimousse toute fripée de son fils
- Ta maman se bat pour toi, elle ne nous laissera pas. Elle va s'en sortir, elle te verra grandir, chuchota-t-il à l'oreille de l'innocent. Et si ce n'est pas le cas, je prendrai soin de toi. Je te promets que je ferai de mon mieux pour être le meilleur des pères quelques soient les circonstances. Je ne te laisserai pas tomber. Je serai là, à chaque pas.
Puis, il posa ses lèvres sur son front, fermant les paupières.
Une larme silencieuse s'en échappa.
Il pria de toutes ses forces pour que Blair soit là, avec lui, pour accompagner leur enfant sur le chemin de la vie.
La seule chose qui l'empêchait de sombrer dans la folie était le petit être minuscule qu'il berçait dans ses bras. Il n'avait pas le droit de s'effondrer, il devait tenir bon. Pour lui.
Il y a un an et demi …
Mais ce serait différent cette fois.
Ils ne pouvaient pas perdre Blair.
Elle s'accrocherait à la vie, comme il se raccrochait lui-même à leur fils, elle lutterait tout ce qu'elle pourrait pour le petit ange qui dormait paisiblement dans le creux de ses bras.
Ils ne pouvaient pas la perdre.
Il ne pouvait pas la perdre.
Il en deviendrait fou de chagrin et il ne pouvait pas se le permettre. Il venait de jurer à leur enfant d'être toujours là pour lui. Il ne pouvait pas faillir à sa parole. Donc, elle ne pouvait pas les abandonner.
Il sentit une main se poser sur son épaule et sut que c'était sa mère.
Elle passa un bras autour de lui, qui tenait toujours son fils et posa ses doigts sur les siens.
- Lily, murmura-t-il tout bas, presque en l'implorant.
Elle resserra son étreinte autour de sa taille et déposa un baiser sur sa joue.
Son fils adoptif se laissa aller dans son embrase, le bébé blotti tout contre lui.
- Blair est forte, affirma-t-elle avec conviction. Elle n'acceptera pas de vous quitter sans se battre.
- Si jamais ...
Il ne pouvait pas achever sa phrase, les mots se coincèrent dans sa gorge et elle pressa légèrement sa main autour de la sienne, qui maintenait son fils le plus près de lui que possible sans l'étouffer.
- Chuuut, le rassura sa mère adoptive, la seule qui savait apaiser ses maux presque aussi bien que la femme de sa vie. Elle a besoin que tu crois en elle. Ce petit bonhomme a besoin que tu crois en elle.
Elle caressa la joue du nouveau-né du bout de sa phalange pour ne pas le réveiller.
- Il est magnifique, ajouta-t-elle. Tout le portrait de son père.
Chuck laissa échapper un petit son étranglé, entre rire et sanglot.
- Est-ce que ce joli cœur à un nom ?
Il avala sa salive pour réussir à parler.
- Henry Harold Bartholomew Bass, dit-il d'une voix enrouée en contemplant à nouveau son fils endormi paisiblement.
Lily résista à l'envie de réarranger le bonnet bleu qui lui tombait presque sur les yeux.
Le petit homme, lui, gigota puis ses pleures résonnèrent dans la pièce.
Chuck le berça doucement mais ça ne le calma pas.
- Je pense que vous aurez plus de chance avec ceci, sourit l'infirmière en apportant un micro biberon rempli de lait, après avoir versé une goutte du liquide blanchâtre sur le dos de sa main pour en vérifier la température.
Le nouveau père hésita un instant.
- Blair veut l'allaiter, indiqua-t-il, le cœur prit dans un étau.
- Et elle le fera, à son prochain repas, avança Lily avec force.
Elle se saisit du mini biberon et le tendit à Chuck en l'encourageant du regard.
- Asseyez-vous, conseilla la petite brune, en désignant le fauteuil derrière lui.
Il obtempéra. Il n'avait pas vraiment le choix. Il cala Henry, qui criait toujours famine, dans le creux de son coude et accepta le flacon gradué des mains de sa mère adoptive.
A peine la tétine survola-t-elle la bouche du nouveau-né qu'il la happa entre ses lèvres et se mit à la suçoter vigoureusement.
- Un vrai petit glouton, sourit tendrement Lily.
- Il tient ça de son père, alors, s'exclama Ève depuis le seuil de la pièce, un doux sourire également peint sur son visage.
Chuck leva les yeux sur elle, à la plus grande frustration d'Henry qui protesta, signalant clairement son mécontentement en donnant de la voix, tandis que le jeune homme réajustait sa position et que l'embout transparent disparaissait à nouveau dans la bouche de l'affamé.
Elle pénétra plus avant dans l'espace d'accueil pour mieux admirer son petit-fils.
- Pas de doute, il a l'étoffe d'un Bass, renchérit Bart qui l'avait accompagnée à la recherche du nouveau père, en observant l'angelot s'escrimer à tirer à qui mieux mieux sur la tétine alors que le contenu du récipient avait été quasiment englouti tout entier dans son estomac.
Même lui ne pouvait s'empêcher de s'extasier sur le dernier-né de la famille.
Il se sentait rempli d'orgueil devant ce petit être qui reprendrait un jour le flambeau de BI.
- Je crois qu'il va battre ton record, ajouta encore la femme brune en posant à présent les yeux sur son propre fils.
Elle n'avait pas partagé grand chose avec lui, mais elle avait été celle qui lui avait donné son premier repas.
Aussitôt dit, aussitôt fait !
Cependant, Henry était repu car il n'émit aucune objection quand Chuck lui retira le micro biberon de la bouche pour éviter qu'il n'avale trop d'air.
Il manipula précautionneusement son fils en se levant, soutenant fermement sa petite tête dodelinante, pour le mettre en position verticale, afin de lui faire faire son rôt, comme il l'avait appris au cours de préparation qu'il avait suivi avec Blair.
Lily ne put retenir le sourire qui s'afficha sur ses traits en positionnant un bavoir sur l'épaule de son fils adoptif.
Il serait un vrai papa poule, elle en était certaine.
- Monsieur Bass, s'enquit l'obstétricien depuis la porte du bureau des infirmières.
Le cœur du jeune père se remit à battre, à une allure folle, le sang pulsa dans ses veines et sa respiration s'accéléra également.
- Votre femme est tirée d'affaire. Elle a perdu beaucoup de sang durant l'hémorragie post-partum, mais nous avons pu éviter le coma et d'autres complications liés à une éclampsie, elle devrait aller bien.
Chuck remercia le Seigneur même s'il était athée et caressa le dos de son fils en poussant un soupire de soulagement.
- Est-ce qu...
- Chambre 441. Elle restera quelques jours en réanimation, c'est la règle, indiqua le médecin. Elle va dormir encore quelques heures à cause de l'anesthésie totale, mais je suis certain que la première chose qu'elle voudra voir quand elle se réveillera, c'est ce petit bonhomme.
C'était toujours le souhait de toutes les mamans.
- Je préviens Harold et Eléanor, l'informa Lily en pressant légèrement le haut de son bras.
Il acquiesça et tourna les talons. Sans perdre un instant Chuck se dirigea vers la chambre de la mère de son fils dont il réaffirma le maintient tout contre son torse.
Lorsqu'il poussa la porte, il retint cependant son souffle et son cœur rata un nouveau battement.
Blair était étendue sur son lit, sa peau de porcelaine encore plus pâle qu'à l'habitude. Une perfusion était plantée dans son bras gauche et un électrocardiographe résonnait lugubrement dans le silence de la pièce. Les embouts d'un tuyau distribuant de l'oxygène était fichés dans ses narines. Elle avait l'air si fragile et instinctivement, il resserra doucement son embrase autour d'Henry.
- Ta maman va bien, chuchota-t-il au poupon qui l'observait de ses grands yeux noisette, identiques à ceux de son père et de sa grand-mère maternelle.
Chuck s'approcha de sa femme et l'observa mieux. Elle était magnifique, même dans ses circonstances.
Leur fils gigota dans ses bras et il se rappela qu'il devait le changer peu après chaque repas.
Il étudia la pièce et repéra un matelas à langer, ainsi que le nécessaire de nursery mis à disposition des futures parents par la clinique privée. Uniquement des produits de luxe haut de gamme pour le bébé et la maman.
Sans hésitation, il se dirigea vers le coin aménagé et posa délicatement leur bébé sur la surface prévue à cet effet. Il se remémora ce qu'ils avaient appris aux cours réservés aux jeunes parents et appliqua les consignes à la lettre.
Blair et lui avaient décidé de s'occuper eux-mêmes de leur enfant. Ils refusaient qu'il grandisse de la même manière qu'eux. Ils voulaient être là, à chaque moment. Blair étant en incapacité momentanée, il assumerait lui-même toutes les tâches qui incombaient à son nouveau statut.
Il ne permettrait pas à qui que ce soit de prendre leur fils dans ses bras avant que Blair elle-même ne le fasse. Il était reconnaissant qu'aucun des grands-parents n'en n'aient émis l'idée. C'était aussi une des raisons pour laquelle il avait gardé Henry si précieusement tout contre lui.
Vendredi 12 avril 2013 : 16h57
Assoupi dans le fauteuil placé à côté du lit de la patiente, rassuré par le bip régulier de l'électrocardiographe, la main de Blair reposant dans la sienne et leur fils endormi dans le creux de son autre bras, Chuck fut tiré de sa somnolence par les geignements d'Henry.
Il se redressa rapidement et tourna toute son attention sur le petit être qui remuait en pleurnichant de frustration.
Le jeune papa replaça la sucette dans la bouche de son fils qui téta le bout de silicone de son mieux mais sans résultat satisfaisant.
Chuck jeta un œil à sa montre.
Quatre heures depuis qu'il lui avait donné son premier repas, Henry avait certainement à nouveau faim.
Il délibéra quelques secondes, observant sa femme dont les paupières étaient toujours closes.
Devait-il appeler l'infirmière pour lui demander un autre biberon ?
Blair serait certainement en colère contre lui pour ne pas l'avoir réveillée, mais elle avait besoin de reprendre des forces.
La jeune femme sentit la paume rassurante qui recouvrait la sienne glissée sur ses phalanges et les gémissements de son fils parvinrent jusqu'à elle, activant sur le champ son instinct maternel.
Elle cligna plusieurs fois des paupières avant que sa vue ne s'ajuste à la lumière et la scène qui s'offrit à elle fit battre son cœur plus rapidement.
Son mari tenait dans ses bras leur plus grand trésor, qui s'appliquait à sucer consciencieusement ce qui lui avait été présenté aux lèvres, en vain.
Alerté par le rythme croissant de l'appareil médical, Chuck se tourna vers elle et croisa son regard. Un sourire fit place à l'inquiétude sur ses traits anguleux.
- Salut, articula Blair malgré la sécheresse de sa gorge.
Elle avala pour dissiper cette gêne.
- Salut, répondit-il en se penchant vers elle pour déposer un baiser sur son front et Henry dans ses bras.
Le tempo de la machine accéléra encore.
Blair sentait les larmes s'accumuler aux coins de ses yeux et son cœur gonfler au contact de ce petit être qu'elle avait porté pendant neuf mois et qu'elle avait à peine eu le temps d'apercevoir au loin, avant de perdre conscience.
- Bonjour toi, souffla-t-elle d'une voix à peine audible tant l'émotion contractait les muscles de sa trachée.
De grandes pupilles sombres la scrutait intensément derrière le bouchon violet de la tututte dont Henry ne parvenait toujours pas à obtenir ce qu'il voulait.
Il tourna d'instinct la tête vers le sein nourricier et ouvrit grand la bouche, recrachant le bout de plastique inutile, avant de se remettre à brailler d'insatiatiété.
- Le digne fils de son père, rit-elle à travers ses larmes de joie, retrouvant l'usage de la parole.
Elle se releva pour décoller son dos du matelas et grimaça en tirant sur la chemise d'hôpital qu'elle portait, jusqu'à ce qu'un de ses seins soit découvert, puis entreprit de nourrir le petit goulu qui engloutit le mamelon présenté sans la moindre hésitation.
Une sensation de soulagement physique et psychologique se propagea en elle comme Henry semblait comblé par son action. Elle avait appris comment faire aux cours parentaux mais entre la théorie et la pratique, il y avait un pas ... qu'elle avait visiblement franchi avec succès, à leur plus grande satisfaction à tous les deux.
Elle releva la tête vers Chuck, qui les couvait du regard.
- Tu te sens bien ? s'enquit-il d'une voix enrouée, lui aussi.
Elle pouvait encore distinguer les éclats de l'épouvante et de l'angoisse qui s'étaient emparées de lui peu après que leur fils ait vu le jour, derrière l'amour qui brillait dans son regard.
- Je vais bien, le rassura-t-elle.
Une douleur irradiait sournoisement de son bas ventre mais rien qui ne justifiait de l'inquiéter outre mesure après avoir subi une césarienne, pensa-t-elle.
Elle ne laisserait rien gâcher ce moment de bonheur et certainement pas les tourments qui les avaient hantés pendant toute sa grossesse.
Elle caressa sa joue de ses phalanges, tout en veillant à ce qu'Henry ne perde pas son téton d'entre ses lèvres.
Quoi que, vu la ferveur avec laquelle il s'appliquait à tirer le lait de sa poitrine, il y avait peu de chance que ça arrive.
Chuck ferma les yeux, emprisonnant sa main sous la sienne avant de déposer un baiser dans sa paume.
Le soulagement pouvait réellement prendre possession de lui à présent.
Alertée par les cris du bébé et les sons du monitoring, une infirmière franchit la porte.
Elle vérifia les constantes de Blair et diminua le volume des appareils d'enregistrement.
Cette dernière gémit quand des contractions se firent sentir dans la partie inférieure de son utérus. Elle n'ignorait pas que nourrir son enfant au sein provoquait ce genre de réaction naturelle.
- C'est normal d'avoir quelques douleurs, s'exclama la professionnelle. Le médecin passera vérifier votre cicatrice d'ici quelques heures. Je vais rajouter un antidouleur dans votre perfusion jusqu'à sa visite. Vous allez rester en réa quelques jours pour éviter tous risques d'éclampsie post-partum. Si vous avez besoin de quoi que ce soit ou sentez la moindre gêne, surtout n'hésitez pas à sonner.
Elle lui désigna la commande disposée au perroquet au-dessus du lit.
- Est-ce que j'ai vraiment besoin de ça ? demanda la jeune maman en tirant légèrement sur les fils qui entraient dans ses narines et l'incommodaient fortement.
- Vous verrez ça avec le médecin quand il viendra vous voir, répondit la femme en blanc.
Elle quitta ensuite la chambre, laissant toute intimité à la nouvelle petite famille.
Chuck remua sur son siège, il détestait savoir que sa femme souffrait sans pouvoir rien faire pour l'aider.
- Tout va bien, répéta-t-elle en posant sa main sur celle de l'homme de sa vie.
- J'ai bien cru ...
Il sourit faiblement et pressa ses doigts autour des siens en signe d'assentiment mais elle pouvait dire qu'il ne baisserait pas sa garde de si tôt.
- Embrasse-moi, Bass ! commanda-t-elle gentiment.
Il ne se fit pas prier. Il se leva et se pencha vers elle pour poser ses lèvres sur les siennes et son autre paume sur leur fils, toujours accroché au sein de sa mère.
L'activité du rythme cardiaque de Blair enregistré sur l'appareil s'emballa en sourdine.
- Je vous aime, tellement, susurra-t-il en posant son front contre celui de la femme de sa vie.
- Moi aussi, je vous aime.
- J'ai eu si peur, avoua-t-il tout bas.
Elle n'imaginait que trop bien ce par quoi il venait de passer.
- Nous sommes là, nous irons bien, le rassura-t-elle encore avant qu'Henry ne relâche son téton, rassasié jusqu'à la prochaine tétée.
Il l'embrassa tendrement sur la joue et caressa celle du nouveau-né qui cherchait des yeux celui qui l'avait protégé les toutes premières heures de sa vie.
De sa petite mimine minuscule, il agrippa l'index de son père et gigota contre sa mère.
- Viens-là, dit Chuck en s'écartant de Blair pour mieux le saisir sous la tête.
Il le redressa et le positionna à nouveau contre son épaule, comme il l'avait fait quelques heures plus tôt, après lui avoir donné son biberon.
Blair en profita pour réajuster le vêtement qui appartenait à la clinique et se décala vers le bord du lit, faisant de son mieux pour éviter de tirer sur ses points de suture, ainsi que sur les fils et tuyaux en tous genres qui la reliaient à l'électrocardiographe et au distributeur d'oxygène. Finalement, elle réussi à laisser assez de place vacante pour que Chuck puisse s'installer à ses côtés.
Une fois que son fils eu été changé, son mari, comprenant le message, se glissa doucement près d'elle, au-dessus des couvertures, après lui avoir remis le chérubin. Elle le cala bien contre elle, sa petite tête velue restant dans le creux de son épaule, tandis qu'elle faisait de même dans celle de l'homme à qui appartenait son âme.
Ils restèrent ainsi presque une heure entière, profitant de la chaleur du cocon familiale, comptant et recomptant les doigts de leur enfant, le contemplant et tentant de déterminer de qui il tenait ses traits. Son front et son nez étaient sans conteste ceux de Blair, tandis que ses yeux et la ligne de sa mâchoire avaient été hérités de Chuck.
- Il est parfait, s'extasia la brune.
- Plus que parfait. Merci, ajouta-t-il.
- Merci à toi, murmura-t-elle en tentant de se couler un peu plus contre lui.
Mais sa cicatrice toute fraîche ne lui permettait pas de grands mouvements.
Au lieu de ça, il se déplaça plus près d'elle, entourant sa femme et son fils de son bras libre, l'autre étant placé sous la nuque de Blair. Il noua ses mains l'une à l'autre pour les garder dans son étreinte et embrassa pour la vingtième fois au moins la tempe chocolat de celle qu'il avait bien failli perdre aujourd'hui.
Il ferma les paupières et laissa aller sa tête contre la sienne. Elle enfouit son nez dans son cou et soupira d'aise entre les deux hommes de sa vie.
