Merci au Guest qui m'a laissé un commentaire.


Para 31

Vendredi 12 avril 2012 : 21h51

Chuck cheminait le long du couloir. Il avait rapidement avalé un café brûlant et un sandwich un peu desséché à la cafétéria de la clinique privée. C'était tout ce qu'il avait pu y trouver à cette heure tardive. La nourriture y était meilleure que dans les hôpitaux publiques, mais cela restait de la nourriture de cantine et son palais, habitué aux cinq étoiles, n'appréciait que modérément. Cependant, il ne voulait pas s'absenter trop longtemps.

Il avait laissé sa femme et leur fils endormis chacun dans leur lit après la dernière tétée.

Blair lui avait assuré qu'elle allait parfaitement bien mais il avait préféré attendre le passage de l'obstétricien avant de quitter la chambre.

Ce dernier avait affirmé que la future maman ne restait en réanimation que par mesure de précaution et que ses constantes étaient bonnes. Il n'y avait donc pas lieu de s'inquiéter outre mesure.

Facile à dire pour lui !

Ce n'était pas sa femme à lui qui était étendue sur un lit d'hôpital et qui avait failli mourir à cause de son incompétence !

Chuck n'avait plus aucune confiance en lui. Il lui avait confié ce qu'il avait de plus précieux et il avait pris ça à la légère. Il avait d'ores et déjà contacté un autre spécialiste et menacé le Docteur Bergman de lui faire perdre son droit d'exercer, même si ce dernier avait plaidé que l'hémorragie post-partum ne pouvait en aucun cas être prévisible.

Le professeur Lockwood officiait dans l'Utah et, d'après les informations renseignées par son nouveau privé, était le meilleur des meilleurs dans ce domaine. Il avait, dans un premier temps, refusé sa requête, mais Chuck Bass ne prenait pas un « non » comme réponse.

Il suffisait juste d'y mettre le prix et quelques zéros de plus sur le chèques ou l'ordre de transaction et la magie opérait.

Même si la complication avait été évitée, elle pouvait survenir jusqu'à une semaine après l'accouchement. La nouvelle maman serait reliée à un électrocardiographe, avec interdiction de se lever pendant deux jours au minimum, à cause de l'hémorragie post-partum et des risques toujours importants d'une éclampsie. La tension de la jeune femme devrait donc rester sous contrôle, elle aussi, avait expliqué l'éminent spécialiste tout en confirmant les dires de son confrères, à savoir que tout cela était purement préventif.

Au moins, Blair avait obtenu le droit de se voir retirer le distributeur nasal d'oxygène. Mais pas l'intraveineuse logée dans une des veines de son bras, ni le catétaire de la la péridurale qui inhibaient la douleur. Elle pourrait en être débarrassée une fois que celle-ci ne serait plus trop prononcée. Des analgésiques compatibles avec l'allaitement maternel lui seraient alors prescrits.

Chuck s'alerta à la seconde où il franchit les portes de l'étage. Son cœur se mit à cogner comme un fou en reconnaissant la voix de la belle brune depuis le fond du couloir. Il hâta le pas et passa rapidement la porte pour la trouver quasiment hystérique.

- Madame Bass, calmez-vous tentait une infirmière d'origine africaine qu'il n'avait pas encore vue, en lorgnant sur le tracé du monitoring derrière la patiente.

Elle débutait sans doute sa garde de nuit.

- Me calmer ! Comment est-ce que je peux me calmer ? rugit la brunette, hors d'elle.

- C'est la procédure standard dans ce genre de situation, reprit la professionnelle.

- Procédure standard ! Je me fiche de vos procédures, hurla B en la fusillant du regard.

Elle continua à vociférer des menaces à l'encontre de cette dernière, alors que l'appareil de mesures accusait un tracé bien trop rapide. Même Chuck pouvait s'en rendre compte sans aucune compétence médicale.

- Blair ! l'enjoint-il en se postant devant elle, sans comprendre ce qui se passait.

Elle posa ses grands yeux chocolat sur lui et la frayeur se propagea dans chacune de ses cellules à la vitesse de la lumière. Le visage de son épouse reflétait la colère et l'indignation, mais il pouvait y lire également la panique et le désespoir.

Le sang de Blair stoppa sa course dans ses veines quand elle vit l'angoisse que reflétaient soudain les pupilles de son mari et ça la fit revenir sur terre.

Le son de l'électrocardiographe qui résonnait en sourdine parvint jusqu'à ses tympans, jusque là emplis de ses propres cris et elle comprit qu'il avait peur pour elle. Son rythme cardiaque et sa tension étaient bien au-delà de la limite respectable et les risques d'une nouvelle hémorragie post-partum n'étaient pas encore totalement écartés.

Il avait déjà failli la perdre une fois aujourd'hui et il ne supporterait pas ça se reproduise encore.

- Blair, articula-t-il avec difficulté d'un ton presque suppliant.

Il avait du mal à trouver sa propre respiration, les heures de l'après-midi tournoyant déjà à nouveau dans son esprit. Le sandwich qu'il venait d'ingérer pesait soudain des tonnes sur son estomac.

Sa voix n'était qu'un murmure et atteint la brune en plein cœur.

Elle posa un main tremblante sur la sienne et fit de son mieux pour combattre l'affolement qui l'avait saisi quand elle s'était réveillée seule dans la chambre.

Chuck et le bébé avaient disparu.

Incapable de quitter son lit, elle avait appuyé frénétiquement sur le bouton d'appel d'urgence et une infirmière à la peau couleur cacao s'était présentée devant elle, l'informant que son enfant avait été emmené à la pouponnière par une de ses collègues et qu'il lui serait ramené le lendemain matin.

- Elle a pris Henry, geignit-elle, pratiquement en sanglotant, la détresse clairement audible dans sa voix.

- Quoi ? s'étrangla-t-il en se tournant vers la femme en blanc, constatant par la même occasion que le lit pédiatrique ou dormait son fils quand il était descendu se restaurer était vide.

Jusque là, toute son attention avait été focalisée sur Blair et sur les appareils de mesures.

- C'est ... c'est ... bégaya cette dernière devant les rétines enflammées de Chuck.

- Où est notre fils ? tonna-t-il.

- A la nursery, réexpliqua rapidement l'infirmière.

Le jeune père sembla se calmer légèrement et elle en profita pour exposer le mode de fonctionnement de la clinique.

- Nous emmenons toujours les nourrissons à la pouponnière pour pouvoir les surveiller pendant la nuit quand la maman est dans l'impossibilité d'en prendre soin elle-même.

Chuck sentit la tension remonter dans le corps de Blair comme elle s'accrochait à ses phalanges, aux derniers mots prononcés par la jeune femme.

- Je veux dire, se reprit d'elle-même cette dernière, qu'elle est toujours sous monitoring et qu'elle ne peux quitter son lit donc elle ne peut assurer ...

- On a compris, l'interrompit-il.

Il s'assied sur le rebord du lit ou la brunette était toujours sous le choc de la disparition soudaine de son enfant.

- Blair ... entama-t-il d'un ton plus serein.

Les battements dans sa poitrine reprenaient peu à peu une cadence plus lente et il avait besoin que ceux de son épouse suivent le même chemin.

- Je veux mon bébé, réclama la jeune maman d'une voix qui ne ressemblait pas du tout à Blair Waldorf - Bass.

C'était quasiment une supplique et ça brisa le cœur de Chuck. La journée avait été bien assez riche en émotions pour chacun d'eux sans en rajouter.

- Et si je reste ici pour la nuit ? proposa-t-il à l'infirmière.

- Nous sommes dans l'unité de réanimation, déclara-t-elle en secouant la tête de droite et de gauche. Les patients ont besoin de calme ...

Elle jeta un regard chargé de reproches à la brune dont les cris avaient dû s'entendre jusqu'à l'autre aile de l'hôpital.

- Je serai discret, promit-il, je veillerai à ce que les pleurs d'Henry ne dérangent personne.

Elle soupira intérieurement, elle imaginait la suite du scénario pour l'avoir vécu plus d'une fois. Ils allaient menacer de la faire virer.

Ses voisins lui disaient souvent qu'elle avait de la chance de travailler dans une clinique privée et non publique, mais la seule chose qui était plus aisée était le standing des patients. Ils pensaient qu'ils pouvaient tout acheter avec leur fric, jusqu'à ce qu'ils se retrouvent entre les murs de cet hôpital.

Lorsqu'ils étaient confrontés et démunis devant la maladie, ils étaient encore pire que les gens désargentés. Peu habitués à être impuissants à maîtriser leur monde, ils refusaient leur inaptitude à faire fléchir les lois de la science devant leur volonté.

Cependant, elle fut surprise de la réaction du nouveau père.

- S'il vous plaît, demanda-t-il simplement.

La sage-femme fut prise au dépourvu et hésita un instant.

Le jeune homme semblait aussi désemparé que la maman.

Chuck passa une main dans son cou, l'autre restant liée à celle de son épouse.

Il avait déjà dû négocier ferme pour être encore là, à cette heure-ci. Les heures de visites étaient terminées depuis longtemps, mais il avait réussi à convaincre l'autre infirmière de le laisser passer encore un peu de temps auprès de sa femme et leur fils.

Il avait obtenu un autre sursis parce que le Dr Bergman était intervenu en donnant son accord. Sûrement parce qu'il espérait tempérer un tant soit peu la fureur du nouveau père à son encontre, après la manière dont les choses avaient tourné lors de l'accouchement.

Mais ce dernier ne voulait rien devoir à ce pauvre type, visiblement incapable d'anticiper les complications. (Peu importe que le corps médical lui ait répété à plusieurs reprises que ce genre d'hémorragie était totalement imprévisible)

Il était harassé après cette journée et il n'avait plus vraiment l'envie de se disputer avec le personnel. Il aurait pu rappeler le médecin incompétent et aboyer des ordres (il l'aurait volontiers torturé encore un peu) ou user de son autorité naturelle qui fonctionnait sur la plupart des gens mais, le fait était qu'il était bien conscient de n'avoir qu'un pouvoir relatif sur les éléments qui l'entouraient depuis le début de cet après-midi.

Mettre le service de réanimation à sang et à feu ne résoudrait certainement pas la situation. Blair elle-même avait besoin de repos et de tranquillité et s'il perdait son sang-froid, la courbe du monitoring, qui oscillait à présent à nouveau dans la moyenne, allait remonter en piquée.

Il voulait juste apporter un peu de paix et de réconfort à la femme de sa vie. Il souhaitait pouvoir s'entourer de sa famille pour la nuit.

Il avait déjà failli à sa mission plus d'une fois aujourd'hui. Il n'aurait pas dû s'absenter pendant que Blair dormait pour aller vadrouiller dans les couloirs. Il aurait dû rester là et veiller sur eux.

- D'accord, accepta l'infirmière, sensible à cette soudaine humilité, si peu commune en ces lieux (et totalement étrangère à Chuck Bass en toutes autres circonstances), mais s'il pleure ...

- Je m'arrangerai pour ne pas troubler la quiétude des autres patients, assura-t-il avant qu'elle ne termine sa phrase.

Le cœur de Blair frémit quand l'autre jeune femme hocha la tête en assentiment.

- Je vais chercher le bébé, dit-elle en gagnant la porte.

Une vague d'émotion intense et de soulagement immense submergea la brune. Sans qu'elle puisse l'endiguer, les larmes roulèrent sur ses joues.

Elle attira son mari vers elle, se redressant du mieux qu'elle pouvait dans son lit, malgré la douleur qui tiraillait subitement depuis son bas ventre alors qu'elle ne la sentait même pas la minute précédente et pressa son front contre son torse.

- Merci, murmura-t-elle tout bas.

Il referma ses bras autour d'elle et la serra tout contre lui.

- Pardon, s'excusa-t-il. Je n'aurai pas dû sortir de la chambre pendant que tu étais assoupie. C'était idiot, j'aurais dû anticiper ...

Elle s'écarta de lui pour plonger son regard dans le sien et plaça une main de chaque côté de l'arête de sa mâchoire.

- Chuck Bass, tu es le mari et le père le plus attentionné que je connaisse. Personne ne pourrait mieux prendre soin de nous que toi. Tu ne peux pas nous mettre dans une bulle pour nous protéger du monde extérieur.

- Mais je peux essayer, de toutes mes forces ! s'entêta-t-il.

- Tu peux, oui, sourit-elle avant de frôler ses lèvres d'un baiser.


Samedi 13 avril 2013 : 10h02

Harold Waldorf dépassa le bureau des infirmières, impatient de voir enfin sa fille et son petit-fils, son ex-femme sur les talons.

Les heures de visite ne débutaient qu'à 10h00 dans le service de réanimation et il avait dû patienter dans le couloir, comptant les minutes et les secondes avant d'obtenir le feux vert d'une jeune femme à la peau café au lait, trop heureuse de pouvoir quitter son poste. Malgré un début difficile, le reste de la nuit s'était passé sans accroc.

Seuls les parents proches étaient admis auprès des patients et le silence était requis.

Le père de la jeune femme frappa légèrement à la porte et la poussa lentement.

Il eut presque un mouvement de recul quand il aperçut sa Blairbear harnachée à tout un tas de tubes et de fils, drapée dans le linge blanc de la clinique qui donnait à sa peau d'opaline une teinte encore plus pâle et la faisait paraître encore plus frêle.

Du coin de l'œil, il perçut la présence d'une autre personne qui n'était autre que son gendre.

Le jeune homme lui adressa un signe de tête en guise de salut et s'approcha de ses beaux-parents, délaissant momentanément son fils qui dormait paisiblement dans son petit lit.

- Bonjour Chuck, souffla tout bas Eléanor. Comment va-t-elle ?

- La soirée a été un peu agitée mais elle va bien. Elle s'est rendormie après la tétée de ce matin. Elle ne pourra pas se lever avant demain mais le médecin à dit que tout était ok. Si tout se passe comme prévu, elle quittera la réa mercredi, chuchota-t-il.

Son beau-père opina du bonnet, puis s'approcha du berceau pour admirer son petit-fils pour la première fois.

- Il a le nez de Blair, constata-t-il, attendri.

Harold sortit un ours en peluche du sac cadeau qu'il tenait à la main et le posa aux pieds de son petit-fils.

Finalement, ils avaient attendu d'être aux États-Unis pour se le procurer pendant les fêtes de Thanksgiving. Ils étaient allés dans le même magasin où il avait acheté celui de Blair, qui fournissait toujours les mêmes articles.

Eléanor sourit à la petite bouille rondelette d'Henry.

- Vous avez bien travaillé, reconnu-t-elle en se retenant de caresser sa petite joue dodue de peur de l'éveiller.

Ce bébé était de loin le plus beau qu'elle ait vu depuis longtemps. Depuis Blair, en fait.

Elle posa les yeux sur sa fille, étendue sur son lit, toujours au pays des songes. La machine qui enregistrait ses battements cardiaques indiquait que tout était calme en elle.

Un gargouillement sourd lui fit tourner la tête vers son beau-fils.

- Désolé, s'excusa-t-il.

- Tu devrais aller manger quelque chose, lui conseilla-t-elle.

- Ça ira, affirma-t-il.

Il avait picoré un peu sur le plateau du petit-déjeuner de son épouse, cette dernière insistant pour partager avec lui.

Cependant, un autre grondement de son système digestif démentit ses dires.

- Va manger, lui ordonna tout bas la styliste comme s'il était son propre enfant. On ne bougera pas d'ici, tu peux être tranquille.

Il lui avait suffit de trente secondes pour comprendre qu'il avait passé la nuit au chevet de sa fille. Son costume, le même qu'hier, était froissé. Le col de sa chemise était ouvert. Ses manches étaient retroussées. Et les yeux du jeune homme étaient rouges sur les rebords. Il manquait manifestement de sommeil et avait bien besoin de recharger ses batteries.

Il passa une main dans ses cheveux décoiffés, hésitant. La dernière fois qu'il avait quitter cette chambre, il avait retrouvé Blair en pleine crise de panique.

- Chuck ! l'admonesta Eléanor, comme s'il avait dix ans.

Il acquiesça. Il ne pourrait rien arriver pendant son absence. Les parents de Blair resteraient avec eux. Il jeta un œil à sa montre, Henry ne devrait pas crier famine avant encore deux heures. Il avait donc techniquement le temps d'avaler vite fait quelque chose qui, espérait-il, contenterait et son estomac et ses papilles.

- Je serai là dans trente minutes, quarante au plus, céda-t-il.

- Prend ton temps, recommanda encore sa belle-mère.

Il abandonna donc son fils et sa femme aux bons soins d'Harold et Eléanor et longea le couloir pour arriver aux ascenseurs, d'où sortait sa mère adoptive.

Lily s'avança ver lui et l'enveloppa dans une étreinte chaleureuse.

- Tu as passé la nuit ici ? interrogea-t-elle devant son allure un peu débraillée et sa mine fatiguée.

Ce n'était pas une véritable question mais il opina du chef tout de même.

- Je m'en doutais, sourit-elle en lui présentant un sac en papier de la Maison Kayser qui renfermait des croissants frais à l'odeur appétissante et un café emporté de chez Joe. Avec juste un nuage de lait et deux sucres, ajouta-t-elle.

Son estomac se manifesta encore une fois et il saliva par anticipation.

- Merci, dit-il en savourant une gorgée du liquide foncé, sucré à souhait, sans attendre .

Lily posa tendrement une main sur sa joue.

- C'est à ça que servent les mères, non ? En parlant de mère, comment va celle de ton fils ?

- Bien, indiqua-t-il. Elle dort et Henry aussi. Harold et Eléanor sont auprès d'eux.

- Et toi ? s'enquit-elle.

- Mieux, depuis que tu as pensé à me ramener de la véritable nourriture, s'exclama-t-il en mordant dans un croissant à belles dents.

Elle passa son bras dans le sien pendant qu'ils se dirigeaient vers une des salles d'attentes.

- Serena et Nate étaient très déçus de ne pas pouvoir entrer en réanimation, commenta-t-elle. Sans parler de Dorota.

- C'est juste pour quelques jours. Elle devrait avoir une chambre à la maternité mercredi et le nouvel obstétricien a dit que si tout allait bien, elle pourrait rentrer à la maison vendredi.

- Chuck ! appela la voix de son meilleur ami derrière eux.

Le jeune homme et Lily se retournèrent pour apercevoir les deux protagonistes en personne.

- Comment va Blair ? voulu savoir S.

Elle s'était rongé les sangs toute la nuit même si l'information que la brune était hors de danger avait bien été transmise par sa mère. Heureusement qu'elle avait pu se blottir dans les bras de son petit-ami pour calmer ses angoisses.

- Elle va bien, elle dort. Tu pourras la voir bientôt, la rassura son frère.

Elle poussa un soupire de soulagement.

- Et le bébé ? demanda-t-elle, impatiente de tenir son neveu dans ses bras.

- Il dort aussi, l'informa Chuck.

Une petite moue boudeuse s'installa sur ses lèvres que Nate ne put s'empêcher d'embrasser.