Coucou à tous,
Je sais que ça fait un bail pour cette histoire, mais elle demande vraiment un certain état d'esprit que je n'avais pas eu depuis un moment. J'ai modifié ce chapitre parce qu'il ne me plaisait pas et qu'il m'empêchait de mettre en place le 5eme comme je le désirai.
Bonne lecture,
Sandra
DÉCISION
Des mois, j'étais ici depuis des mois. Je serais incapable de dire combien, mais j'étais sur que mon séjour devenait beaucoup trop long à mon goût. Aro semblait désespéré. Il ne voulait toujours pas me tuer et devenait de plus en plus obsédé à l'idée d'obtenir son passage jusqu'à mon esprit. Mais rien ne fonctionnait. Ni la torture physique, ni les violes, ni même les pouvoirs des nombreux vampires qu'il avait fait venir des quatre coins du monde.
Cependant, me torturer semblait apporter un certain soulagement à sa frustration. J'avais donc vite ravalé l'espoir qu'il en finisse avec moi, non, il s'amusait beaucoup trop. D'ailleurs, j'étais devenu le phénomène de foire de tout ce fichu château. Certains vampires passaient me voir dans ma cage, comme on va visiter les animaux d'un zoo. Sachant ce qu'ils devaient ressentir enfermés de la sorte, devant supporter les rires vicieux de ceux qui se tenaient hors de la cage, ma sympathie envers ces pauvres bêtes avait décuplée. Après tout, c'est ce que j'étais devenu dans tous les sens du termes une bête.
Je portais à présent tellement de cicatrices sur mon corps, qu'on pouvait se demander si j'étais toujours humaine. Les brûlures étaient certainement le pire, non seulement à cause de la douleur physique, mais aussi à cause des cicatrices. Non pas que j'avais un quelconque intérêt à l'état de mon corps, mais lorsque j'étais enfin seule, elles ne faisaient que me rappeler ce qui m'attendait la prochaine fois qu'on viendrait me chercher.
J'étais honnêtement surprise, impressionné même. Comment étaient-ils parvenu à me maintenir en vie tenait encore du mystère pour moi. Je ne savais même pas qu'un être humain pouvait supporter ce genre de traitement.
On m'a brisé les jambes, les doigts, les côtes, coupé, brûlé, tenté de me noyer, violé... mais j'étais encore là, à observer le plafond comme s'il s'agissait d'un magnifique paysage. Et bien, tout ce que je voyais me paraissait magnifique lorsque j'étais seule.
J'avais découvert que certains vampires avaient réellement prit pitié pour moi, mais aucun ne se risquait à dire quoi que ce soit, sachant que leur cher maître n'aurait aucun mal à l'apprendre. Par contre, pour d'autre comme Jane, j'étais une sorte de pustule immonde, une perte d'espace et de temps. Bien que je ne pouvais qu'être d'accord avec elle, ce n'est pas comme si j'avais mon mot à dire sur la question. Elle ne voulait que me tuer, je ne voulais que mourir. A tel point qu'à chaque fois que j'avais la chance de la voir, je m'amusais à la provoquer, espérant que l'une de ces fameuses colère m'offre enfin ma libération. Malheureusement, elle était beaucoup trop maligne pour ça, par ailleurs, je soupçonnais sa profonde aversion pour ma personne comme l'illustration de sa jalousie. Elle manquait l'attention de ce porc qu'elle appelait maître. Dieu, si j'avais pu lui rendre son attention, j'en aurai été ravi, cependant, j'étais sur que « l'attention » que son maître me porter n'était pas vraiment ce qu'elle attendait de lui.
J'avais cependant failli obtenir ce que je voulais la dernière fois que mon cher violeur était venu me rendre visite. Apparemment sa dulcinée ne voulait plus de lui et bien sur, j'en étais l'unique responsable, il y avait été si fort que j'avais fini par m'évanouir à peine avait-il commencé.
Malheureusement, je me réveillais quelques temps après dans ma cage, allongé sur ma couche de fortune, le bassin fracturé, quelques doigts brisés et un hématome sur le côté droit de mon visage.
Ils avaient enlevé un médecin humain afin de me soigner, celui-ci chargé de s'occuper de moi durant ma « convalescence ». En toute honnêteté, je me sentais plutôt mal pour lui, d'autant que j'étais sur qu'il finirait par servir de repas dès que sa mission serait achevé.
J'avais beau lui avoir répété encore et encore ce qui allait lui arriver, il ne voulait pas me croire. Il gardait espoir que comme promit, ils allaient le libérer dès que je serais guéris.
Pas avec ce qu'il avait vu.
J'espérais bêtement faire durer cette fameuse convalescence le plus longtemps possible, mais sachant que mon médecin personnel avait hâte de partir d'ici, je me doutais qu'il ne prendrait pas la peine de feinter avec moi. Si seulement il savait que cela lui permettrait aussi de vivre plus longtemps.
Je l'avais également supplié de me tuer, mais bien sur, après les instructions très strictes qu'il avait reçu, il n'était bien évidemment pas question pour lui de me rendre service. Alors que pouvais-je faire d'autre que de truquer autant que possible ma paralysie ? Cela faisait plus d'une semaine que je pouvais de nouveau me déplacer, mais j'espérais le garder pour moi aussi longtemps que possible.
Malheureusement, mon répit allait rapidement prendre fin.
- Tu es sur de toi ? Entendis-je derrière la porte
Il eut une pause de quelques secondes ou peut-être que la personne ne parlait pas assez fort, mais la voix de Richard se fit enfin entendre.
- Oui monsieur. Je suis sur qu'elle peut se déplacer, affirma-t-il la voix tremblante
- Bien. Nous allons vérifier. Si tu as raison, tu pourras rentrer chez toi dès aujourd'hui
Je fermais les yeux alors que le verrou de la porte agressa mes oreilles. Tentant tant bien que mal de retenir mes larmes. Je rouvrais les yeux pour voir le docteur m'adresser un regard peiné, tendit que mon bourreau, lui, me souriait d'une oreille à l'autre, visiblement très heureux à l'idée de me retrouver.
- Alors, mon animal de compagnie. J'entends que tu feintes la maladie ?
Sa voix était si douce et enjoué qu'il était presque difficile de l'apparenter au genre de monstre qu'il était. Je pris une profonde inspiration pour me préparer à la douleur, elle était si familière à présent.
Un peu comme une vieille amie. Foiré, n'est-ce pas ?
Évidemment, je ne me fatiguais plus à répondre. À part quelques mots échangés avec Richard pour lui conseiller de tenter de fuir après m'avoir tué, je restai le plus souvent silencieuse. Ne prenant pas la peine de converser avec le roi des psychopathes, ni même avec l'un de ses sous-fifres.
Il s'avança vers moi très lentement, comme s'il désirait profiter de chaque seconde. Cela faisait des semaines qu'il n'avait pas pu s'amuser avec moi, je me doutais que ça avait dû lui manquer.
Il se baissa légèrement pour atteindre mon bras et me leva d'un coup sec, me faisant hurler dans la douleur par la même occasion. Même si j'étais à présent capable de me déplacer, cela ne voulait pas dire pour autant que je ne ressentais plus aucune douleur.
Le monstre étira plus largement son sourire et glissa un doigt sur ma joue.
- Nos petits rendez-vous m'ont tellement manqués, murmura-t-il presque amoureusement. J'ai prévu tant de nouveaux jeux pour toi...
Je n'en doute pas, pensais-je en scrutant ses iris rouges qui semblaient dansés dans la joies de nos retrouvailles. Il me relâcha soudainement et se tourna vers Richard qui regardait le sol avec intérêt. Je vis son visage se crisper lorsqu'Aro marcha dans sa direction et je ne pouvais que secouer la tête à sa naïveté en sachant ce qui allait lui arriver.
À la vérité, je n'arrivais même plus à être choqué tant j'avais été témoin des repas de mes ravisseurs. Bien sur, j'étais un peu triste pour le médecin, mais il n'était qu'un parmi tant d'autre. Une simple fourmis sur terre, tout comme moi.
Richard releva la tête en sentant Aro s'arrêter juste devant lui et son visage mua de crispé à terrorisé en un instant.
- Tu aurais sans doute dû suivre ses conseils et tenter de t'échapper, ria cruellement le vampire. Peut-être aurais-tu eu une chance, malheureusement, nous ne le saurons jamais...
La dessus, il s'empara du poignée du médecin avant même que celui-ci puisse bouger et le brisa dans un angle qui n'avait rien de naturel. Aro s'esclaffa joyeusement au cri d'agonie de l'homme et en fit de même avec l'autre poignée.
Depuis des mois, je n'arrêtais pas de me demander s'il ne s'amusait de la sorte qu'avec moi.
Et bien, j'avais ma réponse.
Les supplications ne firent que rire d'avantage le monstre qui fit durer son plaisir quelques minutes avant de mordre violemment dans le cou de Richard.
Et puis rapidement, c'était déjà fini. Heureusement pour lui, malheureusement pas pour moi.
A peine avait-il fini son repas que mon cher bourreau se tourna vers moi, toujours souriant, un filet de sang s'échappant sur son menton. Il me regarda sans rien dire durant un long moment, puis revint vers moi, avec la même lenteur affligeante qui me paraissait grotesque connaissant sa vitesse naturelle.
Il se pencha sur moi et passa sa langue ensanglanté sur ma joue, puis se recula légèrement, visiblement amusé par la mine écœuré que j'affichais.
- Un vampire avec un pouvoir étonnant va me rendre visite aujourd'hui, m'informa-il comme si nous étions de proches amis. Si je ne parviens pas à entrer dans ton esprit, peut-être pourrais-je te transformer en marionnette ?
Sans une autre parole, il se redressa et disparut en refermant la porte derrière lui, me laissant avec le cadavre du médecin sur le sol, ainsi que son sang sur le visage.
