VISION D'HORREUR

Pov Carlisle

Je me perdais dans mes souvenirs alors que mon regard scrutait les nuages frottant autour de l'avion. Depuis des mois, la famille que je m'étais évertué à créé s'effritait lentement. D'abord par notre décision de quitter Forks, ou du moins, de suivre la décision d'Edward de fuir de la sorte. Ensuite par la violente dispute qui paraissait s'être déroulé entre Alice et Jasper, puis par la disparition de celle-ci, suivit après quelques mois du départ de Jasper... cette famille se disloquait littéralement. Je ne cessai de me demander ce que j'avais bien pu faire de travers, ce que je n'avais pas fait, ce que j'aurai dû faire...

Avais-je eu tord de laisser à Edward la liberté de fréquenter une humaine en sachant les risques que cela comportait ? Aurais-je dû le lui interdire ? Être plus sévère ?

Mais le pauvre avait été si seul, durant si longtemps que je n'avais tout simplement pas eu le cœur de lui refuser. Ce fut la première fois qu'il portait un quelconque intérêt à l'idée de s'accoupler et après lui avoir imposé la vu de nos bonheurs à tous, qui étais-je pour lui refuser le sien ?

La famille avait commencé à se désagrégé depuis Bella et après les événements de cette dernière année, nous en revenions à elle.

Je n'avais pas voulu croire Jasper lorsqu'il avait expliqué qu'Alice cachait quelque chose de si grave, qu'elle semblait avoir préféré fuir pour préserver le secret. Notre fille adoptive nous connaissait trop bien, elle savait que quelque soit ses erreurs, nous serions en mesure de lui pardonner, de la soutenir et de l'aider, alors pourquoi disparaître de la sorte ? Je n'avais pas pu m'empêcher de me demander si Jasper n'était pas simplement responsable de son départ ou si elle avait entrevu un avenir inquiétant la poussant à le fuir.

Malheureusement, l'appel étrange d'Aro ne pouvait que me faire douter.

La seule chose dont j'étais sur, c'était qu'Alice était quelqu'un de bien, quelque soit les raisons pour laquelle elle avait cru bon de retenir ces informations de nous, elles devaient forcement être bonnes.

Étant le leader de cette famille, je n'avais pas été capable d'incomber aux tâches qui étaient miennes. Je n'étais pas parvenu à me comporter comme le chef de clan que j'étais. Privilégiant les sentiments au bon sens, oubliant trop souvent que malgré notre profond désir d'adopter un train de vie aussi humain que possible, nous étions toujours des vampires, régis par des lois que nous nous devions de respecter. Lois intransigeantes que j'avais contribué à violer tout en connaissant les conséquences de cette désobéissance pour l'avoir observé à mainte reprises lors de ma vie auprès de ceux qui semblaient aujourd'hui prêt à nous punir.

À présent, il était temps d'en payer le prix. J'avais eu beau supplier Aro de me laisser venir sans le reste de ma famille, tentant de lui faire comprendre que j'avais été le seul à autoriser cette relation entre Edward et l'humaine, celui-ci n'avait rien voulu entendre. Il en était arriver à menacer de venir lui-même nous chercher et je connaissais trop bien Aro pour faire l'erreur de le contrarier d'avantage, c'était la dernière chose à faire.

Je n'étais pas parvenu à joindre Edward et cela n'avait fait que nourrir le ressentiment de Rosalie à son égard. Sachant qu'à présent, celui-ci semblait avoir tout oublié de la fameuse petite humaine, vivant son idylle avec Tanya sans se soucier de quoi que ce soit avait eu tendance à faire naître l'animosité au sein du clan, d'abord de la part de Jasper et Rosalie, mais à présent également de celle d'Esmée et Emmet. Ils ne comprenaient tout simplement pourquoi il avait mit toute notre famille dans un tel danger pour... rien. Finir avec une femelle qui le convoitait depuis des décennies. Pourquoi avait-il fallut l'abandon de Bella pour le pousser dans les bras de Tanya ? Cela restait un mystère pour nous tous.

J'avais également tenté de joindre Alice, mais bien évidemment, celle-ci était introuvable. De toute façon, elle devait forcement être au courant des derniers événements et je ne m'attendais certainement pas à ce qu'elle fasse une brusque apparition. Autant j'aurai souhaité pouvoir continuer à lui trouver des excuses, je n'en voyais plus aucune. Elle avait été la seule à encourager Edward dans cette relation avec Bella, puis également la seule à le soutenir lorsqu'il avait voulu la quitter. En toute honnêteté, je ne la comprenais plus. Pourquoi ne cesser de répéter que Bella ferait partit de notre clan si ce n'était pas le cas ? Pourquoi ne pas nous prévenir de ce qui allait arriver ? Pourquoi... disparaître ?

La main d'Esmée sur mon bras me ramena à la réalité et je fermai les yeux un instant de peur d'être incapable de cacher mon inquiétude. Je n'aimai pas l'idée de la mettre en danger, tout comme Emmet et Rosalie, et connaissant Aro, il ne nous avait certainement pas convoqué pour converser autour d'une tasse de thé. J'étais pratiquement sur qu'il ne nous détruirait pas, mais nous allions être puni pour avoir laissé une humaine vivre avec notre secret. Ne restait plus qu'à attendre pour voir ce que l'esprit tordu du Volturi avait concocté pour nous.

Pov narrateur

Les quelques membres du clan Cullen présent s'avancèrent au milieu de la pièce remplit de plusieurs dizaine de vampires. Carlisle tentait de se tenir droit et sur de lui, ne souhaitant pas inquiéter d'avantage le reste de sa famille, mais il savait que toute cette mise en scène n'avait pas été préparé pour rien. Aro aimait le spectacle et malheureusement pour eux, ils allaient certainement devenir les acteurs de celui qui semblait se préparer.

- Mes chers amis ! S'exclama Aro en frappant joyeusement dans ses mains

Carlisle se crispa, ne reconnaissant que trop bien le comportement contradictoire du chef Volturi. Plus celui-ci paraissait enjoué et plus il savait qu'il devait s'attendre au pire. Le vieux vampire Italien aimait choquer, il aimait provoquer une réaction aussi violente que possible, il aimait lire la surprise, la peur et le désarroi sur les visages...

Aucun monstre siégeant au cœur des plus terribles histories humaines ne pouvait sur-planter Aro. Il était le monstre parmi les monstres. Il chérissait par dessus tout la puissante que semblait lui conférer la douleur des autres, il jouissait des cris et visages se contorsionnant dans l'horreur.

Si le diable avait un visage, ce serait celui d'Aro Volturi. Incontestablement.

Carlisle ferma les yeux durant un instant, usant de toutes ses forces pour reprendre contenance, il puisa dans les profondeurs de son esprit, priant silencieusement pour être capable de s'exprimer, mais à la vérité, il ne savait pas quoi dire.

Avant qu'il n'est même le temps de rouvrir les yeux, il entendit une porte s'ouvrir et il frémit en croyant reconnaître le fumet de l'humaine qu'il avait il y a encore peu accueillit au sein de sa famille. Il se mit à réciter des prières en latin dans son esprit, suppliant dieu de se tromper, lui demandant de le laisser prendre seul la punition qu'avait préparé Aro, car il savait qu'une humaine ne pourrait jamais supporter sa cruauté, encore moins cette pauvre Bella.

Il fut surprit du silence qui régnait dans la pièce et lorsqu'il trouva enfin la force de croiser le regard d'Aro, ce ne fut pas le visage du Volturi qu'il rencontra, mais une vision d'horreur.

En plus de trois cent ans d'existence, dont plus de quarante dans les rangs des Volturi, Carlisle avait été si sur d'avoir vu toute l'immondice vivant en ce monde. Il avait pu observer le pire chez les vampires, mais également chez les humains. Il avait vu tous les procédés les plus cruels amenant à la destruction d'un corps organique, les accidents, les ravages du temps, les tortures... tout. Il avait également contemplé le vice, la perversion et le sadisme de ceux de son genre, se croyant souvent tout puissant après avoir gagné en force, en intelligence et bien sur, après avoir gagné l'immortalité. Il était commun pour un vampire de trouver plaisir à se faire passer pour dieu face à un humain, ils étaient si faibles et les vampires si forts.

Il avait toujours été surpris de constater que les humains étaient tout aussi capable d'horreurs, ils parvenaient parfois même à faire pire. Après toutes ces années, le bon vampire était parvenu à gagner la capacité à mirer l'horreur sous toutes ses formes sans jamais faillir et il pensait sincèrement que le pire était derrière lui.

Il avait eu tord.

Il eu toutes les difficultés du monde à sortir de sa torpeur et ce fut juste assez pour entendre les sanglots et les cris autour de lui. Mais quelque soit les efforts qu'il tentait de faire pour se reprendre, la vision devant lui était beaucoup trop choquante pour qu'il parvienne à se souvenir que le reste de sa famille se tenait encore juste derrière lui, témoin de la même scène.

Là sous ses yeux, se tenait la petite humaine qu'ils avaient tous apprit à aimer. Du moins... ce qu'il en restait.

Carlisle avait vu le résultat de la haine et de la colère sur un corps humain, il avait vu toute sorte de cicatrices, des brûlures, des marques faites par divers objets, toutes ces choses innommables qu'était capable un esprit malade. Mais jamais au grand jamais il n'avait vu pareille atrocité. La pauvre fille qu'il avait connu timide et souriante n'était plus qu'une coquille vide. Ses yeux étaient certainement la seule parties de son corps intact et ils étaient morts, des puits sans fond ne débouchant sur rien, pas même une âme. Le reste de son corps était recouvert de cicatrices se superposant les unes aux autres, si nombreuses qu'à certains endroits, il était impossible d'entrevoir l'ancienne teinte de porcelaine qui avait fait sa beauté.

Elle était debout, droite comme un piquet, les yeux perdus droit devant, dans une réalité qu'il espérait bien différente de la présente.

L'apparition soudaine d'Aro en face de lui le fit sursauté violemment et sortir de ses pensées morbides. Il grimaça en remarquant le sourire amusé du vampire se tenant à moins d'un mètre de lui. Encore une fois, Carlisle lutait pour retrouver l'usage de la parole. Mais toute l'intelligence dont il disposait ne l'aider pas à reprendre contenance. Que dire face à tant de monstruosité, de perversité.

Que diriez-vous au diable s'il se présentait devant vous ?

- Comment peux-tu ? Souffla-t-il faiblement

Il vit Aro rouler des yeux, souriant plus largement.

- Ho, je t'en pris, Carlisle, tu ne vas pas commencer à pleurnicher ? Ricana Aro. Et si tu dois chercher un coupable, je crois que tu peux te mettre en ligne, juste derrière ton cher fils. D'ailleurs, je ne le vois pas...

Carlisle baissa la tête, incapable de supporter d'avantage la vue du monstre. Il se sentait malade, d'autant plus en réalisant qu'indirectement, il était tout aussi coupable des sévices de la jeune fille. Il avait été stupide de céder aux caprices de son fils, sachant que celui-ci ne voudrait sans doute jamais transformer la pauvre humaine et par là même, assurant être incapable de la clamer comme sa compagne. À présent, sa conscience paraissait peser un poids si lourd à porter qu'il se sentait fléchir, écrasé par sa culpabilité et il avait beau chercher, il savait pertinemment que rien ne pourrait jamais réparer son erreur.

- Ce connard n'est pas là ! Entendit-il hurler brusquement derrière lui

Il lui fallut un instant pour comprendre qu'il s'agissait de la voix d'Emmet, une voix colérique, mais également brisée. Carlisle n'osait pas se retourner vers sa famille, il se savait incapable de soutenir leurs regards.

- Quel dommage qu'il ne puisse assister à notre petite réunion. Aujourd'hui est un grand jour ! Chantonna Aro en passant le regard sur chaque vampire dans la salle. Malgré tous mes efforts, cette petite humaine est parvenu à résister à la plupart de nos pouvoirs. Après une longue réflexion, j'ai pris la décision de la transformer, après tout, l'enfant ne devrait pas avoir eu à supporter tout cela pour rien

Aro se mit à rire à gorge déployé tendit que Carlisle ne pouvait qu'imaginé la façon dont la pauvre jeune femme avait gagnée chacune de ses cicatrices. Soudainement, une émotion peu familière s'insinua dans son esprit la colère. Il devenait de plus en plus furieux à chaque seconde qui passe. Furieux contre Edward, furieux contre lui-même et à cette instant, surtout furieux contre Alice. Remarquant cela, Aro agita la main vers les jumeaux qui s'avancèrent sans jamais quitter Carlisle des yeux.

- A toutes fautes, ses conséquences, déclara doucement le Volturi. Il n'a pas été très difficile de savoir quoi faire pour vous punir, puisque vous tenez tant à vous comporter comme des humains, je suis sur que ce que je vous ai réservé sera parfait pour vous. Je serai presque tenté de vous faire apporter des sodas et du pop corn, rajouta-t-il amusé par sa pathétique boutade

- Aro...

- Pas un mot, mon cher ! Siffla le Volturi subitement hors de lui. Tu ne voudrais pas que ma merveilleuse Jane use de ses talents sur les membres de ton clan ? Je ne peux d'ailleurs que regretter l'absence du principal responsable, ainsi que de la petite voyante et de son compagnon

Le vampire se retourna pour se planter devant Bella qui n'avait jusqu'ici pas bougé d'un pouce. Il empoigna violemment sa chevelure, se récoltant quelques cris indignés de certains Cullen dont la plupart détournèrent les yeux, incapable d'en voir d'avantage.

- Isabella, tu as été et reste un véritable casse-tête pour moi. J'ai vraiment tout essayé pour percer ton secret et aujourd'hui, je ne puis que m'incliner devant ta capacité à me résister. J'ai décidé de te transformer et nous allons offrir un joli spectacle à nos amis ici présent, n'est-ce pas, ma chère enfant ?

Celle-ci ne répondit pas, totalement inconsciente de la réalité autour d'elle. Dans son esprit, elle était loin et n'avait pas la moindre intention d'en revenir. Avant que Carlisle n'est le temps d'avoir la moindre réaction, Aro poussa la jeune femme qui tomba lourdement au sol, puis il se tourna vers un vampire qui scrutait la scène avec un sourire mauvais accroché aux lèvres.

- Tu sais quoi faire, se contenta de déclarer Aro

Le vampire hocha la tête et détacha sa cape qui glissa sur le sol tout en s'avançant vers la pauvre fille qui n'avait toujours pas bougé. Il se pencha sur elle et siffla férocement contre son oreille

- A quatre pattes, salope !

Mécaniquement, Bella se mit dans la position désiré et se retrouva sur ses genoux et sur ses mains, la tête baissé sur le carrelage blanc et noir. Ce fut lorsque le vampire se débarrassa de ses vêtements d'un geste vif que les Cullen prirent réellement conscience ce qui allait se passer. Esmée tomba littéralement à genoux, suppliant Aro d'arrêter, tendit qu'Emmet dû être retenu par deux gardes pour l'empêcher de sauter sur le vampire en question. Mais ce fut Rosalie qui eut la réaction la plus violente. Elle se mit à hurler si fort que les murs en tremblèrent.

- Bande de pourritures ! Siffla-t-elle prête à sauter en avant. Comment pouvez-vous, comment...

Elle fut brusquement interrompu par Jane qui apparut devant elle en souriant largement. Les grognements d'indignations de Rosalie se transformèrent rapidement en gémissements douloureux et elle s'écroula au sol sous le coup de la douleur infligé par la petite blonde.

Durant tout ce temps, le vampire s'apprêtant à prendre la pauvre humaine continua son administration sans se soucier de ce qui se passait autour de lui. Il déchira les vêtements que portait la jeune femme et ne laissa que sa cape qu'il souleva pour laisser découvrir son corps aux yeux de tous. Sans même un avertissement, il s'engouffra violemment dans le corps de la pauvre fille qui broncha à peine, trop habitué à ce traitement pour réellement réagir. Un faible gémissement de douleur se fit entendre, puis elle ferma les yeux, s'enfonçant d'avantage dans son rêve éveillé.

Un rêve dans lequel elle avait l'habitude de se perdre. Un rêve ou elle ne savait rien des vampires, rien des Cullen ou de la douleur. Un rêve ou elle rencontrait un homme tout ce qu'il y a de plus normal, avec lequel elle construisait sa vie, avec lequel elle vieillissait, avec lequel elle mourrait.

Cela faisait un moment maintenant que Bella n'était plus vraiment capable de ressentir quoi que ce soit, son corps était là, mais son esprit l'avait quitté depuis bien longtemps à présent. Elle réfugiait ce qu'il en restait du mieux qu'elle pouvait en utilisant ses dernières forces pour alimenter son imagination, sa fuite... c'était tout ce qui lui restait.

- Je t'en pris... arrête ! Supplia Carlisle en faisant un pas en avant

Il n'eut pas le loisir de pouvoir se déplacer d'avantage puisqu'Alec s'empressa de le maintenir immobile... totalement immobile, l'obligeant même à garder les yeux ouverts face à la scène se jouant devant lui.

Il n'avait rien vu de si atroce et durant un instant, il se souvint que sa compagne, ainsi que cette pauvre Rosalie étaient juste derrière lui, assistant au même spectacle sordide. Il fut surprit de ne pas entendre l'humaine hurler d'avantage, elle devait pourtant souffrir atrocement. Le vampire ne se retenait pas, poussant sans pitié dans le petit corps fragile sous lui tendit que tous les vampires autour semblait profiter de la vue avec un sourire sadique collé aux lèvres.

- Allons, allons, mon cher Carlisle. Tu connaissais parfaitement la loi, tu as vécu ici quelques décennies, mon ami. Pourquoi l'avoir laissé en vie, puisque visiblement vous ne vouliez pas d'elle pour rejoindre votre clan, hum ?

Carlisle se sentait comme un petit garçon prit en faute et à cet instant, c'est exactement ce qu'il était. Que devait-il répondre ? Aro avait raison, il connaissait la loi, mais dans son infini stupidité, il avait fait fi des usages pour répondre aux désirs égoïstes de son fils, puis aux conseils de sa voyante de fille. À présent, il comprenait à quel point il avait eu tord, à quel point il avait été stupide de penser pouvoir cacher une telle chose aux Volturi.

Malheureusement, maintenant c'était trop tard. Les seuls qui avaient eu un peu de bon sens avaient été Rosalie et Jasper, mais personne ne s'était fatigué à les écouter. Pourtant, à présent, ils en payaient tous deux également le prix. Jasper parce qu'il avait fini par y perdre sa place au sein du clan, ainsi que sa femme, Rosalie parce qu'elle était à l'instant contrainte d'être témoin d'une scène ne la ramenant qu'à ses propres souvenirs cauchemardesques.

Soudainement, le vampire qui agressait sauvagement la pauvre Bella se pencha sur son cou pour y planter ses dents, lui arrachant enfin un cri en réaction, puis d'un geste vif, il se dégagea d'elle et fit un bond en arrière. Le corps secouait de spasmes de Bella s'écrasa au sol tendit que quatre vampires s'approchèrent à leur tour, chacun choisissant un point avant de mordre durement sa chaire, ne la faisant hurler que d'avantage.

Enfin, lorsque tous les vampires se reculèrent, ce fut Aro qui se pencha sur son corps, empoignant sa chevelure sans ménagement, il la déplaça afin de montrer son visage aux membres du clan Cullen.

- Vous êtes les seuls responsables ! Déclara-t-il en affichant un sourire sardonique. Mais je pense que vous vous souviendrez tous de ce jour et que cette petite... désobéissance ne se reproduira plus...

La dessus, il mordit la jugulaire de la pauvre jeune fille sans jamais quitter Carlisle des yeux. Prenant plaisir à savourer le doux nectar tout en scrutant le regard d'horreur du malheureux vampire végétarien. Si quelque chose l'amusait par dessus tout, c'était observer la douleur quel quel soit et à cet instant, les yeux de Carlisle Cullen étaient torturés par quelque chose qui, il en était sur, le hanterait le reste de son existence.

Aucun des Cullen présent ce jour là ne serait capable de vivre en paix après avoir assisté à ça, il en était certain. Après ce jour, les Cullen ne seraient plus jamais les mêmes.