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Para 44

Jeudi 2 juillet 2026 : 14h58

Les doigts de Chuck se refermèrent sur ceux de Blair pendant que le professeur Lockwood appliquait le gel sur son abdomen encore plat.

Le spécialiste posa la sonde sur la peau de la future maman et l'image apparut, dévoilant leur enfant qui croissait au creux de ses entrailles.

Cela faisait toujours autant d'effet au couple. Une nouvelle vie qui progressait lentement. Pleine d'espoir des joies à venir et des difficultés potentielles à surmontées pour accéder à un bonheur encore plus intense.

- A première vue, il n'y en a qu'un, indiqua le médecin. Je soupçonne un garçon, mais à confirmer car il se cache un peu, le petit coquin.

Les parents apprécièrent la nouvelle avec quelque soulagement et Blair vit Chuck se rengorger à l'idée d'avoir un autre fils.

Non pas, qu'il n'était pas en totale adoration devant leurs filles, mais un autre mâle établirait un équilibre parfait au sein de leur famille.

L'obstétricien fit glisser l'embout d'un côté à l'autre pour vérifier la bonne formation du fœtus et le placenta.

- Tout est parfait, continua-t-il. La conception semble remontée aux alentours du six mai, d'après les mesures. Ce qui place le terme de votre grossesse au premier février. Nous fixerons la date présumée de la césarienne avec ma secrétaire à votre prochain rendez-vous, quand vous rentrez d'Europe. Vous avez le nom d'un de mes confrères là-bas ?

Ils avaient repoussé leur départ de quelques jours pour avoir l'opportunité d'annoncer la bonne nouvelle à tout de monde après l'examen médical.

Eléanor avait déjà reprit du collier et orchestrait le prochain défilé Waldorf que Blair n'aurait plus qu'à peaufiner à leur arrivée. Cette dernière embaucherait une nouvelle assistante dés la rentrée pour l'aider à la gestion de WD.

Elle espérait bien que cette grossesse se passerait aussi bien, médicalement parlant que pour les jumelles. A priori, elle devrait même être plus facile puisqu'il n'y avait qu'un embryon. Ainsi, elle pourrait la mener de front avec son emploi.

Après tout, elle était Blair Waldorf, la reine de l'organisation.

- Le professeur Berger, de l'Hôpital Américain de Paris, informa-t-elle le spécialiste.

Ce dernier hocha la tête en signe d'assentiment.

- Très bon choix, affirma-t-il. S'il y a quoi que ce soit, n'hésitez pas à lui dire de prendre contact avec moi. Je vais lui transmettre l'historique de votre dossier ainsi il n'aura pas de surprise, il saura ce qu'il faut surveiller et s'il y a nécessité de vous prendre en charge pour prévenir toutes complications.

Le couple acquiesça à l'unisson alors que l'image disparaissait pour laisser place à un écran noir.

- Prêts pour les battements cardiaques ? questionna le professeur Lockwood en manipulant la manette de l'appareil médical.

Un nouveau signe de tête affirmatif des parents et le son emplit l'espace du cabinet, en même temps qu'il se frayait un chemin jusqu'à leurs cœurs.

Blair ne se lasserait jamais d'entre ce bruit qui témoignait de la vie qui grandissait en elle. Il était imprimé dans son cerveau et préprogrammé dans ses trompes d'Eustache pour libérer des endorphines dans son système nerveux.


Jeudi 2 juillet 2026 : 17h32

La limousine se stoppa devant la demeure des Bass et Arthur ouvrit la portière à la brune incendiaire qui avait le don de rendre chèvre le jeune homme qu'il connaissait depuis l'enfance.

Aucune autre personne n'avait le don de le faire sortir de ses gonds de la sorte et de faire redescendre la pression du sang qui bouillonnait dans ses veines aussi rapidement que le lait qu'on retire du feu.

Le chauffeur se chargea des innombrables paquets qu'ils avaient amassés, après qu'elle ait décrété qu'ils avaient besoin de visiter chaque enseigne luxueuse de la cinquième avenue.

Il avait sourit, complice, quand son employeur avait roulé des yeux au ciel derrière le dos de sa femme, comme elle expliquait avec véhémence qu'elle avait besoin de refaire sa garde-robe en prévision de ses rondeurs à venir.

Rien de ce qu'elle avait acheté ne pourrait plus lui être d'aucune utilité quand les formes de sa grossesse seraient visibles, l'employé silencieux pouvait en mettre sa main au feu.

Son patron avait néanmoins docilement accompagné son épouse (avait-il vraiment le choix?) dans les boutiques hors de prix pendant deux heures, avant de lui donner l'ordre de les ramener au bercail.

Chuck et Blair passèrent la porte de la maison familiale pratiquement en même temps que leur fils aîné.

- Alors, cette séance ? Le film était bien ? demanda-t-elle innocemment.

Henry jeta un regard circonspect à son paternel qui lui répondit par un signe d'impuissance tout aussi discret.

D'accord, sa mère et lui avait eu une discussion fructueuse et il était très content d'avoir découvert, ou redécouvert, que le courant passait bien entre eux et qu'elle pouvait le comprendre et le conseiller dans un tas de domaines, tout comme le faisait son père.

Mais était-elle obligée de faire tout un plat d'une simple sortie cinéma ?

Ce n'était pas réellement une « simple sortie cinéma » concéda-t-il, mais fallait-il qu'elle mette en exergue son attirance et son affection profonde pour Beverly de cette manière ?

Son père était bien plus subtil ! Il ne voulait pas savoir chaque détail, il le laissait venir à lui quand l'adolescent en avait envie ou besoin.

- Est-ce que ta petite...

- Beverly n'est pas ma petite-amie ! se défendit Henry.

Si semblable à Chuck que c'en était parfois effrayant !

- Du moins, pas encore, corrigea-t-il. Pour l'instant, nous sommes juste amis, rien de plus. Elle veut d'abord mettre les choses au point avec Josh.

Il fit une grimace, le dernier mot faisant naître un goût un peu amer dans sa bouche.

- Bon point, remarqua son père.

Non, c'est pas vrai ! Il n'allait pas s'y mettre aussi !

Henry leva les yeux sur Chuck qui lui adressa un clin d'œil.

Son père avait raison, mieux valait temporiser, sinon elle allait le harceler jusqu'à ce qu'elle sache ce qu'elle voulait savoir.

- En tout cas, ses parents ont hautement apprécié l'invitation à la semaine de la mode et s'ils n'ont pas encore répondu, c'est parce qu'ils doivent annuler leur projet initial pour pouvoir se rendre à Paris aux bonnes dates. Son père avait des vues d'investissements dans une multinationale qui à son siège principal en Sardaigne. Mais finalement, il préfère y réfléchir encore un peu. Ils écourteront donc leurs vacances en Italie pour rejoindre la France.

Blair lança un regard significatif à son époux par dessus l'épaule de leur fils.

Elle avait raison quand elle disait que John Prescott serait intéressé à acquérir des stock-options de BI.

Elle avait également raison quand elle disait que l'homme serait une bonne opportunité pour l'entreprise. Avoir quelqu'un proche du gouverneur ne pouvait qu'être favorable aux développements futurs de la société.

- Et vous, alors ? s'enquit à son tour l'adolescent.

Par pitié, dites-moi que ce ne sont pas des jumelles, implora-t-il en silence.

- La naissance est prévue début février. Le médecin pense que c'est un garçon, révéla Chuck avec le petit rictus ironique qui le caractérisait si bien.

- YES ! s'exclama leur fils avec la même expression peinte sur ses traits.

Un peu de testostérone supplémentaire ne serait pas de trop dans cette maison pour compenser l'hystérie féminine qui y régnait trop souvent.

Blair roula des yeux au ciel comme leur aîné quittait le salon.

Elle n'était cependant pas mécontente que ce soit un garçon, elle non plus. Les coins de sa bouche s'étirèrent vers le haut comme elle repensait à la complicité qui unissait les hommes de son cœur.

Chuck, lui, était aux anges. Non seulement, Blair voulait poursuivre cette grossesse, mais, en plus, c'était un p'tit gars. Sans omettre que sa femme et Henry avaient enfin réussi à dépasser leur non-dit, ce qui se soldait par une épouse ravie d'avoir réussi à rétablir une relation stable avec lui avant que le bébé ne débarque et ne chamboule encore une fois leur vie et un adolescent pleinement heureux et épanoui.

Il avait été soulagé au-delà des mots quand ils les avaient rejoints au parc après qu'il ait laissé le soin à Blair d'apaiser les angoisses de son fils.

A bien y réfléchir, c'était surtout les siennes qui avaient repris le dessus.


Dimanche 28 juin 2026 : 13h07

Chuck observa sa femme et leur fils s'avancer en riant dans l'allée qui bordait la pleine de jeu, alors qu'il poussait ses filles sur les balançoires.

Il sut que son cœur pouvait enfin cesser de frémir à cette vision.

Il avait quitté Lily envions une heure plus tôt. Les jumelles ne mangeraient certainement plus rien jusqu'au soir tant elles s'étaient empiffrées des gaufres de Rufus.

Elles étaient les seules Bass à les apprécier autant ! Henry en raffolait aussi jusqu'à ses sept ans. Jusqu'à ce qu'il en mange tant, un soir où il dormait chez leur grand-mère, avec Will, que cela s'était soldé par une indigestion et que son estomac le mettait en garde à la simple vision de la pâte cuite.

Sa mère adoptive avait bien vu que quelque chose perturbait le jeune père et s'était naturellement arrangée pour se retrouver avec lui entre quatre yeux.

Il s'était ouvert à elle de l'interrogation d'Henry, la veille et elle l'avait rassuré de son mieux, comprenant immédiatement que ça le renvoyait à ses propres souffrances d'antan.

Mais, malgré toute la tendresse et le talent de Lily à l'atteindre profondément en lui, elle n'avait pas été capable de calmer l'angoisse qui l'étreignait depuis qu'il avait entendu ses pensées les plus tortueuses vocalisées par son fils.

Ses mots, qui avaient rebondi tant de fois contre les parois de son crâne alors qu'il n'était encore lui-même qu'un petit garçon, avaient ramené à la surface les turpitudes lancinantes qui avaient possédé son âme et son esprit à la même époque.

La hantise de voir un jour Henry être aussi malheureux qu'il ne l'avait été s'éloigna au fur et à mesure que sa femme et son fils se rapprochaient de l'aire de jeu.

En cet instant, il était évident que son garçon ne connaîtrait jamais les affres de cette douleur. Il n'avait plus à avoir peur que l'adolescent ne reproduise ses erreurs.

Blair avait su faire face à ses propres démons pour s'en assurer. Il n'avait jamais douter d'elle, par ailleurs. Pas quand ça concernait le bien-être d'un de leurs enfants. Elle était la femme la plus puissante qu'il ait jamais connue. Elle avait en elle bien plus de force qu'elle ne le soupçonnait. Et il savait de quoi elle était capable par amour, il en avait bénéficié plus qu'à son tour.

Chuck la regarda s'avancer encore, son bras passé dans celui d'Henry. Elle était magnifique. De plus en plus ravissante à chaque fois qu'il posait les yeux sur elle. Il se demanda comment elle faisait pour être toujours aussi sublime.

Ses iris noisette croisèrent les siens et y restèrent logés comme elle comblait à présent la distance qui la séparait encore de lui.

Heureusement pour elle, elle était accrochée au bras de leur fils. Car elle ignorait comment elle aurait fait dans le cas contraire pour parcourir les quelques mètres jusqu'à lui, avec ses prunelles sombres, brûlantes de tout l'amour et de toute la passion qu'elle lui inspirait, plantées dans les siennes.

- Je m'en occupe, déclara le jeune garçon quand ils arrivèrent à hauteur de son père, en désignant ses petites sœurs qui riaient aux éclats en virevoltants dans les airs à chacune de ses poussées énergiques.

Chuck détacha ses yeux de sa merveilleuse épouse pour adresser un petit signe de tête reconnaissant à leur rejeton.

Il put déchiffrer une gratitude infinie dans ceux d'Henry, si identiques aux siens.

Ses parents s'éloignèrent un peu, pour sortir du champs de la plaine de jeu et firent quelques pas sur le chemin par lequel il venait d'arriver avec sa mère. Henry les observa le cœur léger. Il connaissait pertinemment leur réputation, qui faisait trembler dans l'UES et il en était très fier. Peu de gens osaient s'opposer à leurs désidératas.

S'il avait raconté à qui que ce soit, hormis leur famille et amis très proches, combien ils étaient fous l'un de l'autre et capable d'une abnégation sans égal pour ceux qu'ils aimaient, personne ne l'aurait cru.

Ça lui allait plutôt bien. C'était un honneur d'être un Bass et il comptait bien ne jamais rien faire qui puisse porter préjudice à leur nom et faire perdurer la mascarade tant qu'il serait là.

- Tu t'es trompé, glissa Blair à son oreille.

Chuck la dévisagea sans comprendre.

- Ton fils n'avait pas besoin que je le sauve. Parce qu'il n'a jamais été en danger ... grâce à toi, confia-t-elle.

Elle resserra ses phalanges autour de son poignet, son coude dans le creux du sien.

- Il n'a aucune raison de mettre ta parole en doute et quand tu lui as signifié qu'il était impossible que l'un de nous choisisse entre nos enfants, il t'a cru. Il n'avait nul besoin que je le rassure en sus, en lui confirmant tes dires.

Elle lui décocha un sourire éblouissant qui ne fit qu'augmenter le nombres des papillons qui voletaient dans son estomac.

Son cœur se gonfla d'orgueil aux mots qu'elles venaient de prononcer.

Leur fils avait confiance en lui, assez confiance pour le croire sur parole sans se poser la moindre question à ce propos.

Il avait oublié cette donnée de l'équation quand le spectre de son enfance avait étendu ses tentacules jusqu'à ligoter sa raison.

- Néanmoins, reprit sa femme, je suis ravie que tu m'aies incitée à lui dévoiler ce que j'avais sur la conscience.

Chuck couvrit ses phalanges de sa paume.

- Je ne me sens plus coupable d'avoir perdu le bébé depuis très longtemps, avoua-t-elle. Même si je n'imagine pas être capable de me tenir un jour devant l'endroit où notre vie a basculée, sans toi pour tenir ma main.

Elle releva la tête pour planter à nouveau son regard dans le sien.

- Ce que je redoutais le plus, c'est qu'Henry n'apprenne ce que je t'ai fait à toi, murmura-t-elle.

- Blair ...

- Non, laisse-moi finir, s'il te plaît. J'ai besoin d'aller au bout de tout ça. Pas seulement avec lui, mais aussi avec toi.

Il acquiesça doucement et agrippa ses doigts plus fort.

- Je lui ai raconté pour mes fiançailles avec Louis, haleta-t-elle un peu.

Le cœur de Chuck lui fit mal à ce simple souvenir.

- J'appréhendais qu'il ne l'apprenne par quelqu'un d'autre.

Il arqua un sourcil.

Il avait bien entendu fait passer le mot dans tous l'UES et personne n'oserait souffler mot de cette brève aventure, du moins pas en publique, se figura-t-elle.

Mais tous les jeunes adolescents n'intégreraient pas forcément toutes les conséquences qu'impliquaient de se dérober à la volonté de Chuck Bass et elle entendait bien qu'aucun ne heurte son fils en lui révélant ses propres erreurs.

- Je lui ai expliqué que j'avais perdu fois en nous et c'est ce qui m'était le plus difficile, reprit-elle. Je n'aurais jamais dû te laisser me convaincre qu'il était ce que j'avais toujours voulu. Pas quand je savais que ce n'était pas vrai. J'aurais dû me battre contre toi. Pour toi. Je t'ai dit que je voulais d'abord être Blair Waldorf avant d'être la petite-amie de Chuck Bass ce soir là, au bal des Saints et des Pécheurs. Et qu'est-ce que j'ai fait ? Je suis devenue la petite-amie du prince de Monaco !

Elle secoua la tête de droite et de gauche, ses larmes chatouillant dangereusement le bord de ses cils.

- Je savais que je ne pouvais pas vivre sans toi mais je me suis entêtée, comme je l'avais fait de nombreuses fois avant. Parce que j'avais peur de me perdre en toi. Je craignais de ne plus pouvoir nous dissocier l'un de l'autre tellement notre amour et notre relation sont fusionnels. Mais je me trompais. Je me trompais parce que, je ne suis pas Blair Waldorf sans toi.

Elle caressa sa pommette de sa main libre puis dénoua leurs phalanges pour les poser le long de la ligne de sa mâchoire, de chaque côté de son visage.

- Je ne suis complète que quand tu m'aimes, chuchota-t-elle contre sa bouche avant de l'embrasser passionnément.

Des cris d'enfants résonnèrent depuis la plaine de jeux à la vue des deux amoureux qui s'embrassaient et Blair relâcha ses lèvres à contre cœur.

- On devrait s'arrêter avant de déclencher une émeute et que quelqu'un n'appelle la police, rit-elle entre ses larmes.

- Tu ne perds rien pour attendre, tu le sais ça, n'est-ce pas ? souffla-t-il d'une voix rauque contre le lobe de son oreille.

Elle frissonna par anticipation.

- Papa ! Maman ! entendirent-ils se plaindre Henry.

Ses parents ne pouvaient pas se tenir un minimum ? Il semblait qu'eux aient oublié que les Bass avaient une certaine réputation à tenir !

- Merci, marmonna Blair.

- Oh ! Mais tout le plaisir sera pour moi ! lui assura-t-il en la dévorant des yeux.

- Je ne parlais pas ce soir, dit-elle en lui assénant une tape sur l'épaule.

- Hé ! Fais attention. On nous regarde et je pourrais porter plainte. J'ai des témoins, plaisanta-t-il en désignant tous les gnomes qui continuaient à les épier.

- Je parle d'Henry, clarifia-t-elle. Je n'aurai jamais pu me rapprocher autant de lui sans notre petite conversation de ce matin. Et encore une fois, c'est grâce à toi.

- Je suis content que vous vous soyez rapprochés, comme avant, affirma-t-il même si ça lui faisait perdre le monopole parental auprès leur fils.

- Oui, j'ai baissé ma garde et je lui ai laissé entrevoir mes erreurs. J'avais peur qu'il ne m'en veuille parce que je sais à quel point il te porte aux nues mais en fait, j'ai l'impression d'avoir retrouver mon bébé. ... Même si c'est juste pour l'aider à convaincre une autre de me le voler, bougonna-t-elle après un instant.

- Il t'a parlé de Beverly ? devina-t-il.

- Oui, d'ailleurs, il faut que je te parle à ce sujet.

Il vit scintiller dans ses prunelles chocolat la petite flamme de la machination qui entraînait déjà les rouages dans sa jolie petite tête.

Oh ! Dieu ! Qu'il aimait cette femme ! Avec elle, impossible de s'ennuyer une seule seconde.

- Je suis toute ouïe, déclara-t-il, un sourire carnassier ayant pris place sur ses traits parfaits.


Jeudi 2 juillet 2026 : 17h56

Henry et fut accueilli sur la palier par les cris de ses sœurs qui l'assaillirent également de questions sur sa disparition de l'après-midi.

Elles avaient été révoltées quand leur mère avait rejeté leur requête pour accompagner leur frère au cinéma.

C'était profondément injuste ! Il avait le droit de sortir avec ses amis et d'aller voir un film pendant qu'elles étaient confinées à la maison sous la haute surveillance de Dorota.

- Vous ne voulez pas savoir ce qu'à dit le docteur ? interrogea-t-il adroitement pour les orienter sur un sujet autre que sa vie amoureuse, même si les fillettes n'en n'avaient aucune idée, encore.

- Papa et maman sont revenus ? s'exalta immédiatement Lisa.

Lola n'attendit pas et dégringola les marches pour rejoindre leurs parents. Elle était impatiente de voir à quoi ressemblait le bébé.

Elles avaient eu l'occasion de voir et de revoir leur livre de naissance depuis qu'ils leur avaient fait la grande annonce mais là, il était encore dans le ventre de leur maman et elle devrait attendre encore de longs mois avant de le voir pour de vrai. C'était toute la différence.

Henry chemina tranquillement jusqu'à sa chambre et referma soigneusement la porte, avant de consulter son BlackBerry au cas où une certaine jeune-fille à la peau chocolat aurait eu l'idée de lui envoyer un texto qui confirmerait qu'elle avait bien mis un terme à sa soi-disant amourette avec ce pauvre nullard-vantard de Joshua Goldblum.