Salut à tous,

Afin de mettre un peu d'ordre et de finir plus rapidement les histoires qui sont les plus suivis, je vais mettre un terme à certaines d'entre elles, seulement celles qui son peu ou plus suivis.

J'espère que ce chapitre vous plaira, le prochain (avec Jasper) est presque terminé

Sandra


MULTIPLES CONSÉQUENCES

Dès qu'Aro eut fini, il se redressa lentement sans quitter des yeux ceux de Carlisle tout en passant sa langue sur ses lèvres rougit par le sang de la pauvre fille, il fit signe à deux de ses gardes de transporter le corps hurlant hors de la salle. Il se sentait particulièrement satisfait de l'effet que son petit spectacle imaginé par son esprit pervers avait eut sur les membres du clan végétarien. Sans un mot, il retourna s'asseoir sur son trône, le même sourire sadique fermement accroché au visage.

Il reporta son attention sur le chef de clan qui paraissait aussi malade qu'un humain à l'agonie et étira d'avantage son sourire. Sa femme, visiblement aussi faible que lui, était toujours à genoux sur le sol carrelé, se balançant d'avant en arrière, les bras croisés sur le torse, s'y accrochant comme si elle craignait que son cœur puisse s'en échapper. Deux des gardes qui tenait le compagnon de la blonde ne faisait à présent que le soutenir pour l'empêcher de s'effondrer à son tour, alors que sa femme, quand à elle ne bougeait plus du tout, même ses iris semblaient fixer un point imaginaire devant elle.

- Bien, à présent je suis persuadé que vous avez appris votre leçon, plaisanta-t-il en passant le regard sur chacun des membres du clan. Voilà ce qui arrive lorsqu'on s'évertue à vivre dans un monde imaginaire, le retour à la réalité peut être pour le moins... percutant

Aro, Cauis et quelques gardes ricanèrent sans vergogne espérant pour la plupart une réaction, quelques mots leurs permettant d'agrémenter d'avantage l'humour particulier de la situation.

Mais Carlisle ne réagit pas, ni lui, ni aucun des membres présents de son clan, il ne semblait même pas avoir entendu les paroles du monstre, le corps de la pauvre humaine n'était plus avec eux, mais son esprit ne parvenait pas à l'effacer. Sa parfaite mémoire capable de continuer à mirer chacune des cicatrices avec une immonde précision, mais ce fut ses yeux morts qui semblaient réellement le hanter. Il avait mirer ce regard à mainte reprises dans son existence... sur les patients qu'il n'était pas parvenu à sauver, ils avaient tous ce même regard avant qu'il ne glisse doucement ses doigts sur leur peau froide afin d'en rabattre les paupières. Elle avait le regard d'un mort. Qu'avait-elle pu vivre ? Qu'avait fait ce monstre ? Et durant combien de temps ? Se demandait-il.

Aro qui mirait toujours le vampire devant lui leva un sourcil amusé à son accablante incapacité de réaction, il avait imaginé toutes sortes de punitions pour les Cullen, connaissant la faiblesse de Carlisle et de ceux qu'il aimait désigner comme sa «famille », il avait été certain de faire son effet en lui montrant toute l'étendu de son talent pour la torture et la mise en scène, lui permettant de mirer le résultats de sa stupidité, de sa désobéissance. Mais jamais au grand jamais il n'avait imaginé parvenir à un tel résultat, il en était fier de son effet et c'était peu dire. Durant tout ces siècles de règne, Aro avait détruit des clans utilisant toute l'imagination dont il disposait pour rendre la chose aussi divertissante que possible, il détestait l'ennuie et était particulièrement émerveillé de sa capacité à créer d'amusants spectacles sur fond de souffrance et de mort.

Cauis avait bien évidemment été d'avis de tous les détruire, mais aux vus du résultat, le monstre était ravis d'avoir refusé, pour une fois de plus, laisser s'exprimer ce qu'il qualifiait avec un sordide humour de second talent. Il fallait en avoir, en effet pour parvenir à mettre des vampires dans un pareil état de traumatisme sans leur causer la moindre douleur physique.

Il reporta furtivement son regard sur Cauis, qui avait lui-même le sourire aux lèvres, celui-ci adressa un léger signe de tête preuve qu'il profitait tout autant du spectacle, puis Aro allait en faire de même avec son deuxième frère, mais se fustigea rapidement à cette idée, parfaitement conscient que dans son état, Marcus n'était plus capable de profiter de grand chose.

- Tu semble avoir perdus ta langue, mon vieil ami, ricana Aro en scrutant de nouveau le chef du clan végétarien. Bien que je sois particulièrement déçu de l'absence de ton adolescent de fils, je suis sur que ton esprit lui permettra de ne rien rater de cette petite séance, quand aux deux autres... et bien, l'éternité est une longue route, nous finirons bien par les recroiser un jour, en particulier cette fascinante petite voyante. Tu peux tout de même me remercier, je t'autorise à partir librement, toi et ta chère... famille ?

Il termina sa phrase sur un ricanement moqueur, puis d'un léger signe de la main, Aro ordonna à ses gardes de reconduire les Cullen. A présent qu'il savait avoir tout le loisir de se repasser cet agréable moment à volonté, il n'avait plus qu'une chose à faire attendre. Attendre afin de voir s'il avait eu raison de transformer l'humaine.


Les deux vampires courraient en direction des geôles, espérant ne pas arriver trop tard, et surtout inquiets d'alerter le reste de la garde. Ils savaient que s'ils étaient prit, leur fin serait sans doute tout aussi douloureuse que les mois de torture de l'humaine. Ils ne partageaient aucune affection quelconque envers les humains, il s'agissait là de leur nourriture, rien de plus, mais cela ne les empêchaient pas de trouver la torture dont celle-ci avait été victime parfaitement immonde. Leur maître avait raison, Aro avait été trop loin, et depuis trop longtemps déjà.

- Si on nous attrape avant de parvenir à la faire sortir...

- Cela n'arrivera pas, assura l'autre particulièrement déterminé dans la tâche que son maître lui avait confiée

- Mais Demetri...

L'autre garde siffla, las de la crainte flagrante qu'affichait son ami

- Chelsea va se charger de lui

Il arrivèrent enfin devant la cellule dans laquelle l'humaine avait été laissé seule pour agoniser sur le sol gelé. L'un des gardes se baissa en secouant la tête, contempler le corps de la pauvre fille lui faisait toujours le même effet et malgré les mois qu'il avait passé à devoir assister bien malgré lui aux horreurs qu'elle avait dû supporter, il était à la fois horrifié et émerveillé de la savoir toujours en vie.

- Tu sais ce que tu as à faire, souffla celui-ci en soulevant légèrement le corps

Le vampire hocha la tête et se concentra, espérant que son don parviendrait à faire des miracles, car vu l'état dans lequel se trouvait la pauvre fille, c'est bien d'un miracle dont ils allaient avoir besoin. Après de courtes secondes, il rouvrit les yeux sur son ami, paraissant épuisé et inquiet.

- Nous devons la faire sortir de suite, elle a beaucoup trop de venin en elle, je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir tenir.

Ne perdant pas une seconde de plus, le plus petit vampire souleva le corps de l'humaine à présent totalement silencieuse et se mit à courir aussi vite que possible avec son ami sur les talons.


Dans la cour du château, les trois vampires qui avaient été chargés de reconduire les Cullen à l'extérieur étaient perplexe, immobile devant la petite porte arrière de la cour, ils attendaient depuis plusieurs minutes que les Cullen quittent enfin l'enceinte du château, mais à la seconde ou les gardes avaient arrêtés de les pousser physiquement, aucun d'entre eux ne parut apte à se mouvoir. Ils semblaient visiblement incapable de se sortir de l'état dans lequel ils étaient depuis qu'ils avaient quitté la salle du trône.

Afton qui scrutait les quatre Cullen curieusement ne savait que faire et commençait sérieusement à se sentir de plus en plus irrité par leurs comportements. Il savait qu'un vampire soumis à un profond traumatisme pouvait se plonger dans la torpeur, voir même cesser de se mouvoir parfois durant des années, mais cela était particulièrement rare, d'ailleurs, à sa connaissance, seule la perte d'un compagnon pouvait provoquer une telle réaction. C'est la raison pour laquelle il trouvait celle des Cullen disproportionnée, ce n'est pas comme s'ils avaient été témoin de la décapitation de leurs conjoints respectifs.

Bien que l'immobilisme des quatre vampires ne fit que les amuser en premier lieu, leurs incapacités à sortir de leur torpeur avait des conséquences pour le moins fâcheuses.

- Appel maître Aro, grommela Demetri en levant les yeux au ciel

Afton qui grogna dans son souffle se conforma à l'ordre tout en se doutant qu'Aro ne serait pas heureux à ce sujet.

- Quoi ?

- Maître, souffla-t-il doucement, nous somme avec les Cullen...

- Et alors ? Grogna Aro. Contentez-vous de les jeter dehors !

- C'est bien le problème, mon maître, il semblerait qu'ils soient incapables de se mouvoir d'eux mêmes, je crains qu'ils ne se fassent remarquer si nous les laissons en pleine rue dans cet état

Aro qui était à présent dans son bureau ricana dans son souffle. Il avait détruit plus d'un esprit, mais arriver à ce résultat sans avoir poser un doigt sur les vampires en question relevait de l'exploit, toutefois, il n'était pas ravis de cette perte de temps.

- En effet, marmonna-t-il en réfléchissant rapidement à une solution. Prends l'avion avec Demetri pour les raccompagner

Le garde écarquilla les yeux, loin d'être ravis de devoir se charger de la sorte du clan de vampires le plus faible et pathétique n'ayant jamais foulé cette terre, à ces yeux ils ne méritaient qu'une mort rapide, ces idiots ne lui inspiraient que dégoût, ils étaient la honte de toute leur espèce. Demetri qui avait également entendu les instructions de leur maître et qui n'en pensait pas moins, secoua la tête, indigné de devoir passer plus de temps que nécessaire avec ces pathétiques créatures.

- Bien mon maître, se contenta de répondre Afton, nous partons immédiatement

- Assurez-vous simplement qu'ils regagnent leur demeure et revenez, ordonna Aro avant de raccrocher

Afton rangea le téléphone dans sa poche et agrippa Carlisle et Esmée sans ménagement pour les traîner jusqu'au garage, laissant Demetri en faire de même pour les deux autres. Ils allaient devoir conduire plus d'une heure, puis prendre l'avion et supporter la présence de ces insectes ridicules durant plusieurs heures simplement pour les reconduire sur leur territoire. Il dû se retenir de passer sa hargne sur l'un d'entre eux, mais se contenta de serrer les dents et d'obéir.