Hello everyone !
Ca ne fait pas si longtemps, si ? Le même mois, deux publications, vous vous rendez compte ? Je m'améliore !
... Non, c'est vrai, j'avais promis une publication plus rapide. A vrai dire je suis même déçue de moi-même, je pensais que je l'aurais terminée au bout de deux semaines, mais visiblement le chapitre était pas d'accord.
Normalement je devrais pouvoir avancer un peu dans les prochains temps, parce que j'arrive à un moment de l'histoire qui concerne directement le nouveau bal, donc il y aura énormément de choses à dire dessus, donc mes doigts devraient filer assez vite. Cependant, comme j'ai une autre fanfiction à retaper sur ses deux derniers chapitres (Cold Case), je vais avoir un énorme rythme à suivre. Mais comme j'ai dit, j'arrive à un moment qui va m'inspirer, donc ça devrait aller =D
Bref, j'espère que je ne vous ferai pas trop attendre pour le prochain chapitre x)
betouni : Hey, merci pour ta féidélité sans faille, comme toujours =D c'est toujours agréable de voir tes commentaires, merci beaucoup ! Désolée pour le dernier chapitre, je commençais à mal vivre le fait de ne rien avoir publié, et j'étais encore sous le coup de mon speed-writing de la période de Noël, j'en pouvais plus x/ enfin, j'espère que ce chapitre te plaira =D
Hermione se réveilla doucement, et se rendit compte qu'elle avait mal au dos. Oui, un mal de dos et un inconfort plutôt particuliers. Elle avait froid, et ne se sentait pas à l'aise là où elle était couchée. Elle ouvrit enfin les yeux, regarda autour d'elle; pourtant, rien d'anormal. Le plafond, le bureau, ses livres amassés dans la bibliothèque, son lit…
La brunette encore endormie prit un instant à réaliser le problème. Elle voyait son lit. Elle regarda plus attentivement –oui, ce n'était pas une erreur. Elle était bien couchée par terre à côté de son lit. Aucune surprise que son dos lui fasse mal, le parquet n'était pas du tout confortable. Elle se mit maladroitement debout et trouva Ron, affalé de tout son corps sur son lit, ne laissant aucune place pour une personne de plus. Pourtant, c'était un lit plutôt grand ! Elle soupira, attrapa sa baguette et le fit léviter jusqu'au sol de l'autre côté du lit. Voilà, de cette manière il apprendrait peut-être l'effet que ça faisait, et elle aurait de la place. Elle jeta un œil à l'heure sur sa montre –trois heures du matin, sérieusement ? Pas étonnant que sa fatigue se fasse ressentir comme ça !- et se recoucha; non mais, elle n'allait pas laisser faire Ron, non plus. Elle entendit un vague grognement fatigué, mais très vite, le sommeil l'emporta, et elle sentit à peine le roux revenir près d'elle et la prendre dans ses bras.
Mais lorsqu'elle se réveilla plus tard dans la matinée, elle était sur le torse de son petit ami. C'était agréable, chaud et réconfortant. Elle garda longtemps les yeux encore fermés, et replongea dans un état de demi-sommeil jusqu'à ce qu'il émerge à son tour de sa nuit et l'embrasse sur le front. « Bonjour… » murmura-t-elle dans un souffle tendre, venant lui déposer un baiser sur les lèvres. Oui, elle se sentait bien dans ses bras.
Ron se réveilla doucement, s'étira en prenant toute la place dans le lit et l'emprisonna dans ses bras, cachant son visage dans ses cheveux. « Je crois que je ne te l'ai jamais dit… mais tes cheveux sont très doux. » Elle n'eut aucune réponse à lui donner, aussi elle sourit et l'embrassa. Elle n'arrivait pas à le prendre pleinement au sérieux, cela semblait tellement surréaliste. Ses cheveux étaient simplement horribles à coiffer, ils ne pouvaient pas être doux alors qu'elle luttait contre eux tous les jours. Pourtant, il insista, les lui caressant tendrement, et lui assura qu'il était sérieux.
Elle secoua un peu la tête et se dégagea de son étreinte. Il était temps de descendre manger dans la Grande Salle, et elle voulait encore passer voir Malefoy. Après tout, l'après-midi allait être destiné à la dernière sortie à Pré-au-Lard avant Noël, et il fallait qu'elle rediscute de ce qu'elle devait voir pour le bal avec lui. Et puis elle devait aussi voir comment il allait. Elle partit prendre une douche dans la salle de bain, pendant que Ron se traînait hors du lit. Elle prit son temps, et il finit par la rejoindre sous le jet d'eau, se plaignant abondamment de la chaleur qui s'en dégageait et la cajolant encore, la prenant contre lui et lui savonnant tendrement le dos, la taille, les jambes, et en profita largement pour s'occuper de ses petits seins.
Plus le temps passait, et plus elle avait l'impression qu'ils s'éloignaient l'un de l'autre. Elle pensait déjà qu'il lui manquait trop peu, et qu'elle avait bien trop besoin de liberté pour que ce soit normal. Ron était un homme fantastique, mais plus le temps passait, et plus elle avait l'impression qu'il n'était pas celui qu'il lui fallait. Pourtant, elle lui avait couru après pendant deux ans, voire peut-être presque trois. Elle n'arrivait pas à se comprendre elle-même. Peut-être qu'en un sens, ce qui se passait entre eux n'était pas ce qu'elle avait imaginé. Peut-être qu'elle était un peu déçue au final. Mais le fait était qu'elle ne voulait pas le perdre.
Si elle devait rompre, elle ne devait pas perdre son amitié, c'était Ron, il faisait partie du trio qu'ils formaient avec Harry. Et sans lui, elle se sentirait vide. Elle avait besoin de lui en tant qu'ami, mais peut-être avait-elle besoin du célibat à présent. Elle ne voulait pas le voir disparaître de sa vie, mais elle avait besoin de sa liberté.
Elle repoussa doucement ses mains et se savonna les cheveux, prit une noisette –vraiment une toute petite- du soin que Malefoy avait laissé traîner dans la cabine de douche, et le passa, bien curieuse de voir l'effet qu'il réussirait à provoquer quand elle ne lançait pas des sorts supplémentaires. Quand ils sortirent enfin et qu'elle se lança un sortilège séchant, elle se rendit compte de la légère différence qui se montrait déjà; ses cheveux étaient plus doux, moins ternes et très légèrement plus ordonnés, d'une manière ou d'une autre. Elle savait qu'elle ne le ferait certainement pas à chaque fois, mais de temps en temps ne pouvait pas faire de mal, et puis elle était sûre que Malefoy ne s'en rendrait même pas compte, elle en prenait bien trop peu. Pas vrai ?
D'ailleurs… peut-être que Malefoy pourrait l'aider. Après tout, il n'aimait ni Ron ni Harry. Il serait peut-être impartial, puisqu'il semblait avoir un certain respect pour elle, et l'aiderait à s'en sortir avec ces pensées étranges. Il était intelligent et réfléchissait longuement à ce qu'il faisait en général, aussi il devrait pouvoir la conseiller, au moins un minimum. L'orienter dans ses pensées. Oui, il pourrait l'aider, elle en était persuadée. Et d'un autre côté, elle avait peur que ce qu'il lui dirait puisse détruire son couple et –par la même occasion, peut-être- son amitié avec Ron. Elle aviserait. De toutes façons elle pourrait aller le voir avant d'aller à Pré-au-Lard, pour discuter de ce qu'elle devait faire pour le bal.
Le blond haussa un sourcil en la voyant venir. Elle semblait plutôt joyeuse, Weasley avait dû lui changer les idées correctement pendant la soirée. Tant mieux, tant mieux. Il attrapa son parchemin et sa plume et attendit qu'elle prenne la parole.
« Bonjour Malefoy, comment ça va aujourd'hui ? » lui dit-elle d'une voix à la limite de l'excité. Qu'est-ce qu'elle cachait ?
'A merveille, c'est bien pour ça que je suis à l'infirmerie, ce n'est absolument pas normal de se sentir aussi bien, tu devrais peut-être t'inquiéter toi aussi.' écrivit-il avec toute l'ironie dont il était capable. Elle lut la réponse et eut un grand sourire amusé, avant de continuer.
« Je suis venue discuter avec toi de ce que je dois faire à Pré-au-Lard, pour le bal. Je veux aller voir le sorcier-couturier, mais est-ce qu'il faut autre chose, que je dois acheter peut-être ? »
'Ce n'est pas la peine, on pourra faire les miroirs, il y aura toujours les douze sapins de Noël, on les entreposera d'une manière ou d'une autre, et le reste on trouvera quoi faire.' Elle sourit, et il sentit son ventre se contracter. Ses yeux, toujours, étaient beaux , vivants, et gardaient cette légère touche dorée qu'il pouvait apercevoir au niveau de la pupille. Il avait terriblement envie de le lui dire, mais il ne savait pas comment elle le prendrait. D'un autre côté, le fait qu'il ne puisse pas parler et profite de pouvoir l'écrire serait l'occasion. Mais c'était peut-être trop tôt, surtout après les événements de la veille. Elle risquait de le prendre davantage pour une manipulation sournoise que pour un véritable compliment. Aussi, il laissa tomber l'idée, mais lui sourit en retour.
« Je vais voir, peut-être que je trouverai quelque chose en me baladant un peu. On dit quoi, pour les tenues ? Je vais l'annoncer ce soir… »
'Il serait logique de demander des tenues blanches, mais il faut voir si c'est vraiment nécessaire, ça risque de faire très terne, si toutes les tenues sont comme ça. Plutôt la tenue qu'ils veulent, ça vaudrait mieux.' Elle hocha la tête, et sembla se perdre dans ses pensées. 'Comment ça se passe, avec Weasley ?' demanda-t-il au bout de plusieurs minutes de silence. Elle avait l'air vraiment perdue et inquiète, et si c'était quelque chose qui avait régulièrement dû lui arriver pendant la guerre, il ne pouvait à présent que l'associer à Weasley ou à lui-même. Et puis Weasley avait des doutes, lui.
« Oh, ça se passe bien, pourquoi est-ce que ça t'intéresse ? »
Non, il ne valait mieux pas se mêler de ça. Si Weasley avait des doutes mais comptait sur leur disparition, en parler à Granger ne ferait d'envenimer la situation. S'ils devaient rompre, ils le feraient tous seuls. 'Simple curiosité. Je n'étais pas là hier soir pour le voir.' ajouta-t-il, et elle lui jeta un regard en coin. 'Tu te méfies de moi, pas vrai ?'
Elle lut la question, mais se tut longuement. Elle semblait vouloir prendre son temps pour choisir correctement ses mots. « … Ce n'est pas exactement ça. C'est plutôt que j'émets des réserves à ce que tu peux me dire. »
Il leva un sourcil sceptique; reformuler son affirmation ne servait qu'à l'embrouiller, et ça ne prenait pas sur lui. 'C'est exactement ce que je dis, tu te méfies de moi et de mes propos. Tu penses vraiment que je vais mal le prendre ? Je t'ai torturée devant toute une classe, évidemment que tu vas garder quelques distances, et en toute honnêteté, je suis déjà surpris que tu viennes me voir, je ne m'attendais pas à ce que tu viennes me rendre une visite un jour, je pensais que tu attendrais ma sortie de l'infirmerie pour régler tes comptes avec moi.'
Elle en resta sans voix. Alors qu'elle lisait le long message qu'il avait écrit, il la voyait légèrement rosir et entortiller sa robe de sorcière. « J'avais besoin de te voir… pour Pré-au-Lard, avant que je parte. »
'Ce n'est qu'un prétexte.' écrivit-il sans la moindre hésitation. C'était évident. Tout avait déjà été dit avant l'incident, et elle savait bien qu'il n'y avait besoin de rien de plus de Pré-au-Lard qu'un sortilège du sorcier-couturier. 'Donc, qu'y a-t-il ?'
Elle hésita longtemps avant de reprendre la parole. « Je ne sais pas exactement comment te dire ça… » dit-elle à mi-voix. « Je ne suis même pas sûre que ce soit judicieux de t'en parler à toi… » Elle tritura encore sa robe de sorcier en cherchant ses mots. « Mais je me dis que quelqu'un qui n'aime pas mes amis devrait avoir… devrait avoir un point de vue qui pourrait m'aider. »
Il cilla à peine. Elle était honnêtement venue le voir pour lui parler de Weasley et Potter ? Franchement ? Avait-il vraiment une tête de confident ? C'était bien sa veine, il allait devoir rester dans le vague, essayer de ne pas lui parler de ce qu'il avait déduit des attitudes de Weasley. Il voulait absolument rester en dehors de ça, et mettre son nez dans les affaires de couple de ces deux-là ne l'intéressait pas. 'Je suis vraiment obligé de m'en mêler ?' se plaignit-il même par écrit, et elle eut un léger rire teinté d'inquiétude. Elle n'était vraiment pas à l'aise. 'Je t'en prie, pose-moi tes questions, on va voir si je veux y répondre.' ajouta-t-il pour la rassurer un peu.
« Eh bien… Je ne sais plus quoi penser… par rapport à Ron. J'ai des doutes, par rapport à nous deux, au couple qu'on forme… mais je n'ai pas envie de perdre son amitié parce que j'aurai rompu. »
Drago ne nota rien pendant quelques instants, sans même réfléchir immédiatement à une réponse. Elle ne savait pas ce que Weasley avait derrière la tête, après tout. Mais c'était peut-être aussi le mauvais moment pour eux d'en finir, elle était encore fragile émotionnellement, et pour le moment, la dernière chose dont elle avait besoin était de s'inquiéter de choses aussi futiles. Elle se noyait dans le travail en préparation aux ASPICs, sans oublier les devoirs à rendre et les formations et métiers dans lesquelles elle voulait d'inscrire –même si elle n'avait pas à s'inquiéter, il s'agissait d'Hermione Granger, meilleure sorcière de sa génération et meilleure amie d'Harry Potter.
Mais le fait était qu'elle était naturellement stressée par des choses de ce genre, et elle n'avait pas en plus besoin de s'inquiéter de son couple alors que la veille, elle avait vu sa confiance en lui-même se faire violemment trahir. Non, elle ne devait pas trop penser à ça, elle aurait le temps d'y réfléchir pendant les vacances de Noël, quand elle aurait un peu moins de travail à faire dans la journée. Mais elle attendait sûrement une réponse si possible longue et réfléchie. Aussi, il commença à noter ce qu'il pensait.
'La première question que tu dois te poser est celle de tes sentiments pour lui. Ça commence là, avant même de te demander si tu veux rompre avec lui, et t'inquiéter à propos de la suite et de l'amitié que vous allez pouvoir entretenir. Ce n'est même pas encore la question.' Il fit une pause pour la laisser lire, et elle eut les yeux dans le vague. Clairement, elle commençait déjà à se poser la question, aussi il claqua ses doigts pour qu'elle se réveille.
'Ne te prends pas trop la tête, tu as le temps pour ça, ça ne se remarque pas comme ça en cinq minutes. Pense déjà à la fin du trimestre, et profite plutôt de tes vacances pour y repenser. Il reste encore trois semaines avant les vacances, donc prends ton temps.' Sa prose était horrible. Il faisait des répétitions dans tous les sens, et ça l'énervait. Mais au moins il donnait une idée à suivre à Granger. Elle ne devait pas trop s'inquiéter, ça ne servait à rien.
Elle fit un geste qui le laissa perplexe un instant; elle se saisit de sa main et la serra doucement. Ses doigts étaient froids, mais le toucher était très agréable. Très réconfortant. Il eut un sourire à peine visible et serra à son tour, alors qu'elle s'asseyait sur le lit. Il avait vraiment envie de la prendre dans ses bras, pour prendre son énergie et se restructurer. Quand le problème serait réglé, il ferait le nécessaire pour être aussi proche d'elle que possible. Elle était une amie tout simplement fantastique, évidemment que Potter et Weasley avaient une chance monstre. Il regrettait chaque jour un peu plus de ne pas l'avoir vu plus tôt.
Tant pis, il craqua, et la tira d'un coup sec vers lui, ouvrant les bras pour l'enfermer, et posa son menton sur son épaule. Elle poussa un petit cri de surprise, mais elle se détendit dès qu'elle fut contre lui, et passa ses mains dans son dos. Ils restèrent comme ça quelques minutes, avant qu'elle se redresse et le regarde dans les yeux. Il adorait leur coloration, jamais il ne s'en lasserait, et il le savait très bien. Et c'était bien ce qui le gênait. Il n'était pas supposé vouloir la garder pour lui, simplement pour pouvoir se plonger dans ses iris à chaque fois qu'il le voulait, et sans que cela paraisse bizarre. Il voulait prendre son visage en coupe, se rapprocher d'elle pour en saisir chacune des nuances, et il savait très bien que ce n'était pas une réaction normale. Mais cette fois, il résisterait coûte que coûte à la tentation, parce qu'il savait très bien quelle serait la réaction de Granger.
Cependant, il sentit son regard s'attendrir et ses traits s'adoucir, et ne la lâcha pas des yeux, voyant se succéder les reflets dorés et caramel jusqu'à ce qu'elle cesse elle-même le contact, tournant la tête avec un sourire timide. « Tu… as de beaux yeux, surtout quand ils virent un peu au bleu. » dit-elle à mi-voix. Du bleu ? Vraiment ?
'Regarde les tiens, et ose dire que tu aimes mes yeux.' Elle ne répondit pas et se leva pour partir, devant encore manger et ensuite partir pour Pré-au-Lard, le laissant seul à nouveau.
Oui, cette réaction n'avait rien eu de normal. S'il se l'était autorisé, il l'aurait probablement embrassée, partout où il pouvait, et aurait sûrement été tout à fait prompt à lui sauter tout simplement dessus. Il en était encore plutôt perturbé. Le fait qu'il l'ait prise dans ses bras encore une fois, comme il l'avait fait la veille, était mauvais. Il l'avait fait par besoin plus que par envie. Son corps au moins ne lui avait pas réclamé de magie noire pendant qu'elle était là, mais il avait trouvé une autre forme d'addiction, tout aussi intolérable. Il ne pouvait pas se le permettre, il avait des devoirs à suivre, et même s'il n'avait pas envie de rester dans les règles des mariages familiaux, il ne pourrait pas y échapper.
Et en attendant, il voulait agir contre cette saleté de maléfice. Il fallait qu'il s'en débarrasse au plus vite, et pour ça, Pomfresh devait trouver le contre-sort au plus vite. Peut-être pourrait-il l'aider. S'il parlementait avec elle, même si Pré-au-Lard était à omettre, peut-être le laisserait-elle aller à la bibliothèque, tant qu'il n'y avait pas trop de monde à Poudlard. Il voulait s'investir pour aller plus vite. Et tout simplement s'occuper, près tout il avait encore le temps pour le devoir de métamorphose.
Lorsqu'elle arriva dans la Grande Salle, Hermione sentit qu'elle avait le ventre noué et que ses joues chauffaient. C'était très étrange, ce qui s'était passé à l'infirmerie était complètement sorti de l'ordinaire, et elle avait l'impression de sentir encore le contact des mains de Malefoy dans son dos. Elle avait vu comme il la regardait; ses yeux s'étaient adoucis quand ils s'étaient croisés, et elle avait ressenti du plus profond de son être qu'une énorme tension s'était installée entre eux. Pas une tension désagréable, mais le genre qu'ils devaient tous les deux retenir pour ne pas tomber dans les bras l'un de l'autre et de faire une énorme bêtise.
Elle ne voulait pas perdre Ron de cette manière. Mais elle devait bien avouer que si elle l'avait pu, elle l'aurait embrassé. Il avait eu un regard si enflammé… Ses joues devaient être rouge vif.
« Hermione, ça va ? » entendit-elle vaguement à côté d'elle, et elle leva enfin les yeux de son assiette, qu'elle n'avait même pas remplie. Ron et Ginny, la regardaient étrangement, et elle sourit pour les rassurer.
« Oui oui, j'étais un peu… »
« Perdue dans tes pensées ? » acheva Ginny. « On a bien vu, oui. Qu'est-ce qui te tracasse ? Tu ne manges rien, et tu ne sembles pas très à l'aise. Qu'est-ce que Malefoy t'a encore fait ? »
Ah, oui… évidemment. Ils allaient commencer à imaginer toutes sortes de théories étranges sur ce que le blond avait bien pu faire pour la torturer à nouveau si elle ne les arrêtait pas tout de suite. « Rien, rien, nous avons simplement discuté… ce n'est rien de grave. Je pense un peu trop aux examens et à mes révisions. »
La rousse haussa un sourcil, mais ne dit plus rien. Hermione eut un peu peur qu'elle attende que Ron soit parti pour la prendre entre quatre yeux et lui faire cracher la vérité par la force. Son petit ami, de son côté, avait simplement haussé des épaules et était retourné à sa nourriture. Bien sûr, classique de lui. Elle sourit et se promit de ne plus se laisser entraîner dans ce genre de pensées tant qu'elle serait accompagnée, parce que cette fois-ci, Ginny ne la raterait pas, et elle avait de bonnes raisons de croire que Ron ne faisait qu'attende l'occasion pour lui tomber dessus également.
Elle attendit patiemment qu'ils aient fini de manger, et ils se levèrent pour se rendre au niveau du portail du château pour sortir vers Pré-au-Lard. Elle devait bien penser aux courses qu'elle devait faire; et elle allait profiter de cette après-midi pour acheter ses cadeaux de Noël.
Dès qu'ils arrivèrent à Pré-au-Lard, ils se séparèrent, Ron se dirigeant directement vers Zonko, et les filles continuèrent leur route vers la boutique du sorcier-couturier, monsieur Marchepied, où elle commença par regarder les gants qu'il avait entreposés. Il y en avait de toutes les matières, du cuir de dragon à la peau de troll –comment exactement récupéraient-ils ça ?- et de toutes les sortes, des mitaines légères aux gros gants en fourrure. Elle regarda longuement une paire de gants en cuir de dragon verts, doublés de protections supplémentaires en peau de géant sous la paume. Oui, ça ce serait parfait pour Harry, avec tout le travail que le métier d'Auror impliquait.
Ensuite, elle se pencha sur ceux en fourrure; Ron s'était plaint de ne plus avoir de gants suffisamment chauds pour l'hiver, ce serait peut-être l'occasion de lui en offrir. Il y en avait de très beaux, rembourrés d'une énorme fourrure et dont les lanières les maintenaient correctement à la main. Oui, ce serait parfait.
Mais il lui fallait aussi un cadeau pour Ginny. Elle commençait à sentir que sa bourse allait se vider à une vitesse alarmante, mais elle aurait encore quelques moyens après ça, et puis elle pourrait acheter de quoi faire de petits gâteaux ou des chocolats pour les autres. Mais elle tenait à faire un joli cadeau à Ginny, et elle se dit qu'elle pourrait chercher quelque chose qui irait avec la fête de Noël. Elle resta dans le même rayon –les gants étaient souvent les articles les moins chers de cette boutique- et jeta un œil à une catégorie complètement différente, celle des gants de soirée. Elle en vit encore une fois de toutes les sortes et de toutes les couleurs. Elle en vit même une paire jaune clair, très jolie, ornée de crins de licorne, qui irait sûrement parfaitement à Luna. Malgré elle, elle eut un léger sourire. Oui, ça lui irait très bien, mais elle n'aurait plus les moyens pour ça après son cadeau pour Ginny. Peut-être que si elle la croisait dans les rues de Pré-au-Lard, elle lui dirait d'aller voir dans cette boutique. Elle vit une autre paire qui, celle-ci, irait très bien à Ginny; argentée, tissée par les elfes, c'était une matière très agréable au toucher, et qui s'adaptait à la main qui la portait, assurant le confort optimal. Oui, l'idéal, certainement.
A présent, elle devait parler du sortilège au vendeur, tant que Ginny était dans l'arrière-boutique et ne pouvait pas entendre quoi que ce soit. « Excusez-moi ? » Il se tourna vers elle, un sourire aux lèvres, et elle présenta ses achats. Autant commencer par faire ce qu'il attendait d'un client avant de lui poser des questions comme celle qu'elle s'apprêtait à avoir.
« Vous avez une promotion, vous savez ? Avec ces trois articles, le quatrième que vous prenez est offert. » Elle le regarda avec des yeux ronds. Les sorciers faisaient donc aussi des réductions de ce genre ? Elle pensait que c'était purement moldu ! « Regardez à l'entrée, c'est écrit. » lui assura-t-il. Elle s'y dirigea –en effet, l'affiche se trouvait en évidence devant l'entrée. Elle devait être plutôt aveugle. Mais très bien, elle pourrait donc prendre le cadeau de Luna également. Elle était absolument certaine qu'il lui plairait.
« Hm… en fait, je dois m'occuper d'un bal pour Poudlard, et j'avais eu une idée de thème, mais pour cela, il me faudrait votre aide… » commença-t-elle, alors qu'elle revenait avec la paire pour la blonde.
Il se montra très compréhensif quand elle lui expliqua de quoi il retournait, et sourit quand elle lui demanda comment adapter les tenues aux corps travestis. « C'est un sortilège plutôt simple, je devrais pouvoir vous l'apprendre assez vite, vous avez l'air intelligente. » Il prit sa baguette et la pointa sur une robe de sorcier. Il fit un léger moulinet du poignet, prononça la formule Changare Unita, et l'habit se transforma, collant à un physique plus féminin, plus cintré et serré au niveau de la taille. « Finite Incantate. A votre tour. »
Elle se répéta une ou deux fois la formule du bout des lèvres, se rappela du geste qu'il avait fait, et tenta le sortilège sur la même robe. Elle ne fut pas vraiment surprise de constater qu'il n'avait pas fonctionné, et l'homme corrigea légèrement son mouvement du poignet. Quand elle recommença, le résultat n'était pas encore parfait, mais c'était déjà plus convaincant. Au moins, elle avait compris le moulinet et la formule, il ne lui restait plus qu'à s'entraîner un peu et ça irait. Dès que Malefoy sortait de l'infirmerie, elle lui montrerait. Ou peut-être viendrait-elle lui faire la surprise dès qu'elle maîtriserait suffisamment le sortilège. Oui, ce serait drôle de voir sa réaction si elle venait transformée en garçon. La reconnaîtrait-il ? Peut-être, elle avait hâte de le savoir.
Ginny revint à la caisse avec des chaussettes d'uniforme, puisque les siennes étaient en train de tomber en lambeaux, et plusieurs autres articles, dont une autre paire de chaussettes hautes aux motifs originaux pour Luna. Elle paya rapidement, et elles ressortirent de la boutique avec leurs cadeaux en main. « Vas retrouver Ron aux Trois Balais, je dois encore faire quelques achats avant de venir. » lui lança-t-elle avant de disparaître dans le village. Elle aussi avait quelques courses de Noël à faire. Enfin, il faisait froid, le vent était désagréable, aussi elle ne se fit pas prier et alla dans les Trois Balais pour se prendre une Bièreaubeurre, et attendit Ron qui arriva quelques minutes plus tard, le nez et les joues roses.
« Voilà les dragées surprises que tu m'as demandé… tu es sûre que ça va plaire à tes parents ? » lui demanda-t-il en lui tendant le paquet emballé.
« Oui, oui, ils ont toujours été fascinés par ça, donc je me suis dit que je pouvais leur en offrir un paquet. Ce n'est pas grand-chose, mais je n'ai pas vraiment les moyens, avec les autres cadeaux… » Il l'embrassa tendrement sur la joue et commença à boire à grandes gorgées sa boisson qui venait d'atterrir devant lui. C'était étrange, elle ne ressentait plus de petits papillons quand il la touchait ou l'embrassait. Et pourtant, à côté de ça, quand elle avait saisi la main de Malefoy, ou qu'il l'avait prise dans ses bras, son pouls s'était accéléré, et quand ils s'étaient regardés dans les yeux, elle avait cru qu'elle finirait par défaillir. Ce n'était pas normal du tout, mais elle était bien décidée d'attendre, comme il lui avait conseillé. Attendre un peu, et voir comment cela allait évoluer. Si ça n'allait pas mieux, elle finirait cette histoire pendant les vacances de Noël.
Ce fut là qu'elle vit Hagrid entrer. Grand dieu, ça faisait un temps fou qu'elle ne l'avait pas vu. Elle ne pensait plus vraiment à aller le voir pendant sa période de cours, peut-être devrait-elle profiter de ses week-ends pour venir avec Ron… Elle lui fit un geste du bras pour l'inviter à venir, et il s'installa à côté de Ron, qui se poussa de plusieurs centimètres pour lui laisser la place.
« Alors mes deux petits, comment allez-vous ? Hermione, ça va depuis hier ? »
« Oui oui, tout va bien, ma blessure est pratiquement guérie, je vais garder une cicatrice, mais ce n'est rien de grave, ça n'a pas endommagé mes organes… »
« Tant mieux, tant mieux. Mais ce qu'a fait votre professeur à Malefoy… comment va-t-il, lui ? »
« Oh, il est… muet. Un maléfice du professeur Granbec lui entrave les cordes vocales, et pour l'instant, madame Pomfresh n'a pas trouvé de contre-sort. »
« Je vois… quand je l'ai ramassé, il était dans un état lamentable, il saignait comme je ne sais quoi, j'ai cru à un meurtre, honnêtement. »
Elle mit un instant à réagir; Hagrid venait de dire qu'il l'avait ramassé, ce qui signifiait… ce qui signifiait qu'il n'avait pas été pris en main par le professeur. C'était Hagrid qui l'avait emmené à l'infirmerie. « Hagrid… c'est vous qui avez… »
« Oui oui, le professeur semblait sur le point de l'achever quand je suis arrivé voir ce qui se passait. Je l'ai arrêté de justesse, et je me suis occupé de Malefoy. Tu ne le savais pas ? Je pensais pourtant que les élèves parleraient beaucoup de ça. A vrai dire, je suis surpris de ne pas encore avoir vu le ministère débarquer pour voir ce qui se passe. »
Le ministère… le ministère… Elle commença à réaliser quelque chose qui l'effrayait énormément. Si le ministère l'apprenait, cela voulait dire qu'Harry en entendrait parler. Et si Harry savait que Malefoy l'avait torturée, il allait certainement débarquer à Poudlard pour l'éviscérer. Ça risquait de réellement exploser, et même si le blond était un excellent sorcier, il pourrait ne rien être capable de faire face à la colère du héros.
Elle finit par réaliser qu'elle était repartie dans ses pensées, et que Ron et Hagrid avaient décidé d'ignorer ce moment d'absence et continuaient de discuter sans trop s'en soucier. Au même moment, elle vit Ginny entrer, les paquets pleins les bras et l'air satisfaite de ses achats. Elle vint à son tour les retrouver, et ils continuèrent à discuter tous les quatre, revenant plusieurs fois sur ce qui s'était produit pendant le cours de Défense contre les Forces du Mal.
« J'ai connu cet homme quand il était plus jeune… » lança soudain Hagrid, les intéressant tous plus que cela ne le devrait. Mais il ne semblait pas avoir vraiment réalisé la bombe qu'il venait de lancer, puisqu'il revint sur les événements de la veille, répétant qu'il était complètement inconscient de laisser un élève se vider ainsi de son sang.
« Attendez, Hagrid… vous avez connu monsieur Granbec ? Comment ? »
« Hm ? Oh… il a fait sa scolarité ici, bien sûr. »
Et... voilà voilà !
Alors, qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Ca y est, ça avance un peu entre Drago et Hermione, il était temps non ? x) Ca vous a peut-être semblé trop rapide, un peu comme un cheveu dans la soupe ? Peut-être au mauvais endroit, ou justement c'était l'occasion ou jamais ? Croyez-moi, ce n'est pas fini pour autant, Hermione en a des choses à reprocher à notre blond préféré ! x)
Avez-vous trouvé les caractères respectés, les situations bien faites, et le passage chez le sorcier-couturier ? Dites-moi tout, ça m'intéresse !
Et n'oubliez pas, la seule récompense d'un auteur de fanfictions, ce sont les commentaires de ses lecteurs, que ce soient de bonnes mou mauvaises critiques, ça fait toujours plaisir de savoir exactement ce qu'ils pensent de notre travail !
Belle journée à tous, et que le dramione soit avec vous.
