Heyy ! Ça ne fait pas si longtemps, pas vrai ? Bon, je voulais juste faire une petite modification que je vais donner ici parce que le document a disparu (comme c'est normal au bout de 90 jours) de mon Doc Manager et que je n'arrive plus à mettre la main sur le chapitre pour le modifier… Mais j'ai réalisé depuis quelques jours qu'Astoria est une Serdaigle, et non pas une Serpentarde comme sa sœur. Aussi, il fallait que je le précise tout de même, parce que je la nomme de temps en temps par le nom de sa maison, donc il vaut mieux que j'aie juste à ce sujet. Bref, voilà, je voulais juste dire ça avant de commencer ce chapitre ! =D
Et le chapitre 13 a atteint 666 vues. AAAAAAAAH. Je savais que c'était le chapitre du diable !
En tout cas sachez que je suis contente d'avoir pu m'activer comme ça, ça fait du bien aussi \o/
Ah, et je vais être très rapide pour les réponses aux reviews, je suis désolée, je passe vraiment en coup de vent aujourd'hui, vous ne pouvez même pas vous imaginer combien je suis inondée de boulot, c'est juste horrible, mes profs de fac cette année sont des abominables sadiques. Vive la première année d'anglais, yay ! Heureusement que la moitié de mon commentaire d'auteur a déjà été écrit à un autre moment quand j'ai eu cinq minutes... u_u
Donc, simplement, merci beaucoup, beaucoup, vraiment, aux cinq personnes qui ont laissé un commentaire. Honnêtement, ça fait toujours plaisir, particulièrement de betouni, qui suit depuis le début et m'est fidèle à chaque chapitre, j'attends toujours ses commentaires, ça me met toujours de bonne humeur =D et bien sûr aux quatre autres aussi, j'ai été un peu tête en l'air, j'ai vu les reviews dans mes mails et après j'ai oublié d'y répondre... 'tête de linotte', comme dirait un ami :3 Ne m'en voulez pas trop, je vous suis très reconnaissante quand même ne vous en faites pas =D
Bref, bonne lecture à tout le monde, et merci de me suivre !
« Il était de la génération de Lucius Malefoy, si ma mémoire est bonne. » expliqua le demi-géant comme s'il énonçait une évidence, alors que les trois jeunes le regardaient bouche bée. « C'était un bon élève, mais si ce n'était pas clair avec Vous-Savez-Qui, lui en l'occurrence avait une tendance visible de tous à la magie noire, et il a fini par être expulsé en cinquième année après avoir assassiné le professeur de Défense contre les Forces du Mal de l'époque, et il a longtemps disparu de la circulation, jusqu'à ce que tout le monde l'oublie. Il est peut-être allé se cacher quelque part autour de la Russie, on ne sait pas vraiment. »
Le silence qui suivit ses explications fut terriblement pesant. Personne n'osait dire quoi que ce soit, mais Hagrid continua après une pause. « C'est la dernière année où un professeur dans cette matière était resté plus d'un an. Il était à ce poste depuis une dizaine d'année, le pauvre. »
« Comment… comment a-t-il pu le tuer ? Il était si fort que ça ? » demanda Hermione d'une voix tremblante.
« Ce n'est pas qu'il était particulièrement puissant… mais il avait une énorme maitrise de la magie noire. Et le professeur refusait de toucher à quoi que ce soit qui y touche, donc il n'a pas fait très long feu… » Cependant, il semblait ignorer pourquoi cet homme était revenu, et ne semblait pas prompt à utiliser la magie noire en temps normal. « Il paraît qu'il s'en est éloigné depuis des années, mais je ne sais pas quoi penser après hier. Je suis sûr qu'il y a de bonnes raisons à son retour, le professeur McGonagall ne l'aurait pas laissé à ce poste si elle doutait de sa bonne foi. »
Hermione hocha la tête, mais était peu convaincue. Ce qu'elle avait vu dans le bureau de monsieur Granbec n'était pas quelque chose qu'elle appelait de la bonne foi, mais il devait sûrement y avoir une explication à tout ça. Hagrid avait raison, la directrice ne l'aurait pas laissé entrer dans le personnel de Poudlard si elle ne lui faisait pas un minimum confiance.
Le soleil commençait à descendre, aussi ils décidèrent de rentrer à Poudlard avant qu'il ne soit trop tard. Ils furent rejoins sur leur route par plusieurs groupes d'élèves, dont celui de Daphné Greengrass. « Je ne l'ai plus vue dans les appartements depuis plusieurs semaines… » souffla Hermione à l'oreille de Ginny.
« Elle a été larguée par Malefoy. » lança simplement la rousse.
« Ils ne sortaient même pas ensemble… »
« Il lui a quand même dit à un moment de ne plus venir. Donc elle a été en un sens larguée par Malefoy. »
Le groupe de Serpentardes leur passa devant, et pour une raison qu'Hermione ignorait, Daphné s'arrêta et l'observa avec des yeux meurtriers, comme si elle était la raison de ce qui était arrivé avec Malefoy. Elle vint même à sa rencontre, lui attrapa le poignet et l'emmena plus loin, à l'abri des oreilles de Ginny, Ron et Hagrid. Les deux Weasley firent un geste pour l'arrêter, mais elle leur fit comprendre que ce n'était pas la peine. Elle savait se défendre, et Greengrass n'avait même pas sa baguette hors de sa poche, elle aurait largement le temps de réagir. Mais à présent, elle la regardait avec un air suffisant qu'elle n'aimait pas du tout.
« Tu crois que tu peux le conquérir hein ? » Elle ne comprenait pas. Où voulait-elle en venir ? Bien sûr que non, elle n'était pas intéressée par Malefoy ! « C'est pour ça qu'il m'a rejetée. Tu l'as embobiné. » Greengrass semblait ne pas faire état du tout du regard désemparé qu'elle lui jetait. Elle ne semblait absolument pas réaliser à quel point son affirmation était stupide. « Jamais il ne te voudra de toute façon. Tu n'es qu'une Sang-de-Bourbe, après tout, alors que lui a été pendant très longtemps la crème des Sangs-Purs. »
L'insulte lui serra le cœur, mais elle ne réagit pas. Si Malefoy était plus regardant à ce propos, ce n'était pas le cas de tous les Sangs Purs, et certainement pas de la brune, qui visiblement avait beaucoup à lui reprocher, sans qu'elle comprenait d'où elle sortait sa rancune, ce n'était pas parce qu'elle vivait dans des appartements séparés avec lui qu'elle ressentait quoi que ce soit à son égard. « Et puis au final, il se mariera quand même à Astoria, et cette fois, tu ne pourras rien faire contre ça, il connaît ses devoirs. » Puis elle tourna les talons et s'éloigna, rejoignant son groupe d'amies déjà parties devant.
Cela lui laissa une impression étrange. Elle se doutait bien qu'en tant que membre des familles Sangs-Purs authentiques, quelque chose le liait aux autres familles, mais elle ne savait pas que le contrat qui impliquait des mariages arrangés était encore appliqué en le temps présent. Cela expliquerait pourquoi il avait été aussi proche de Daphné Greengrass, mais pourquoi s'était-il éloigné, dans ce cas ? Elle était insupportable, bien sûr, mais Malefoy n'avait pas été beaucoup mieux pendant longtemps. Elle aurait cru qu'il n'aurait aucun problème avec elle. Visiblement, elle s'était trompée. Mais sa sœur avait l'air plus gentille et plus patiente, c'était peut-être ce qu'il lui fallait. Après tout, elle n'était même pas dans sa maison, ça lui changerait de ce qu'il avait connu avant.
Il faudrait peut-être qu'elle lui demande des détails par rapport à tout ça. Et puis ça lui permettrait d'augmenter ses connaissances sur le sujet. Oui, elle lui poserait la question, quand il reviendrait de l'infirmerie.
« Monsieur Malefoy, je crois que cette fois est la bonne. Votre professeur a enfin trouvé quelque chose qui pourrait fonctionner, donc nous allons tout de suite l'essayer et vous sortir de l'infirmerie, ça fait beaucoup trop longtemps que vous êtes ici pour ce que c'est. Allez, debout ! » Il obtempéra de mauvaise grâce, et se mit droit sur ses jambes, prêt à tenter le contre-sort que Granbec avait donné à Pomfresh. Ça ne lui inspirait absolument aucune confiance, il avait déjà suffisamment fait les frais des expériences tordues de cet homme. Elle pointa sa baguette sur sa gorge et une lumière blanche s'en échappa pour s'enrouler autour de son cou. Il sentit un immense froid l'envahir, une douleur fulgurante, et laissa échapper un gémissement, se cramponnant à sa gorge d'une main.
« Eh bien… ça a marché, on dirait. » lança l'infirmière.
« Comment ça ? » Sa question était sortie toute seule dans une voix rauque, encore endormie. Mais sa voix était définitivement de retour.
« Je suis rassurée d'avoir fini par trouver le remède. Vous allez enfin pouvoir retourner vivre une vie normale. » Il hocha la tête, rassembla ses affaires et partit. Il était vraiment temps qu'il parte de là, il était à deux doigts de devenir fou. La première chose qu'il devait faire était d'aller dans ses appartements pour prendre une vraie douche tranquillement. Quand il entra dans la pièce commune, il la vit, Potter face à elle qui semblait d'une humeur à tuer des bébés licornes. Et il avait la mauvaise impression qu'il venait pour lui. Et en effet, quand celui-ci regarda dans sa direction, il sortit immédiatement sa baguette et la pointa sur lui. Ce ne fut que par un réflexe adroit qu'il réussit à éviter le maléfice, et il vit seulement Granger lui saisir le poignet et le baisser. « Arrête, Harry. »
« Hermione, il a failli te tuer pendant un cours ! »
« Ecoute… »
« Tu peux me dire ce que tu veux Hermione, je suis certain qu'il t'a embobinée avec ses excuses à deux balles ! » Il la vit se reculer et empoigner un peu de poudre de cheminette, mais n'eut pas le temps de faire plus, et sauta sur le côté avant de saisir enfin sa baguette. « Qu'est-ce que tu lui as raconté pour qu'elle te pardonne comme ça ?! » hurla Potter en l'étouffant sous les sortilèges, si bien qu'il reçut une brûlure à l'épaule et manqua de se faire couper le pied.
« Et toi et Weasley, qu'avez-vous donc fait pour qu'elle vous pardonne des dizaines de fois ? » lui répondit-il farouchement de sa voix encore fatiguée, bien décidé à ne pas perdre la face devant le futur Auror. Ou peut-être l'était-il déjà. Le fait était qu'il devenait vraiment dangereux pour sa survie. Mais pas question qu'il se laisse dominer par Potter, il ne manquerait plus que ça. Il se sentait vraiment en danger, mais il ne perdrait la face pour rien au monde.
Il se cacha cette fois-ci derrière le canapé pour éviter un nouveau sortilège, et il le vit bientôt prendre feu, alors que Potter se plantait devant lui et le menaçait de sa baguette. « Maintenant, dis-moi la vérité. Qu'as-tu fait à Hermione ? »
« Si tu as venu régler tes comptes avec moi, ça signifie que tu sais exactement ce que j'ai fait. »
« Je ne parle pas de ça. Pourquoi t'a-t-elle pardonné ? »
Comme il tarda à répondre, Potter sembla juger utile de monter encore sa baguette pour lui rappeler qu'il lui devait obéissance tant qu'il le gardait en joue. « Parce qu'elle est indulgente et que je lui ai prouvé ma bonne foi ! » finit-il par s'exclamer, exaspéré. Potter lui tapait vraiment sur les nerfs, avec son complexe de supériorité à la con. Mais il ne vit pas partir le sortilège qui l'envoya valser contre le mur et l'assomma un instant.
Quand il reprit ses esprits, il vint simplement la baguette du brun voler à l'autre bout de la pièce, et se tourna vers la cheminée; Granger venait d'envoyer le sort, et Weasley l'attrapa par les épaules pour l'empêcher de venir l'égorger à main nues. Il se releva chancelant et s'appuya légèrement au mur. Décidément, ce n'était pas le bon mois pour lui. Sa colocataire réarrangea le meuble auquel le brun avait mis feu, puis elle s'approcha de lui et lui demanda comment il se sentait. « Ça aurait pu être pire, j'imagine… Au moins je n'ai pas à nouveau été envoyé inconscient à l'infirmerie. »
« Je savais bien que tu pouvais à nouveau parler… C'est super… » souffla-t-elle. Il détourna le regard et croisa celui de Weasley, blessé et résigné à la fois. Visiblement, ça allait définitivement se terminer dans très peu de temps, que l'idée soit lancée par l'un ou l'autre. « Harry ! » s'exclama-t-elle en se tournant vers le brun, qui se débattait comme un forcené pour s'échapper des deux bras de Weasley. « Arrête ça, si je le crois, je voudrais que tu le croies, toi aussi. Je ne te demande pas de lui pardonner, mais simplement d'accepter le fait que de mon côté, c'est le cas. »
« Il a failli te tuer, Hermione ! »
« Et alors ? Je suis plus forte que ça Harry, non ? »
Potter semblait commencer enfin à remettre un peu en question ses convictions. Il n'y avait vraiment que Granger pour faire ça. Mais il se semblait à nouveau faiblir. L'Expelliarmus –puisqu'il ne voyait pas quel autre sortilège ça pouvait être- qu'il lui avait envoyé dans la poitrine avait vraiment été violent, et il avait un peu de mal à respirer. Ça devrait bientôt aller mieux, mais il allait devoir se rassoir en attendant. Il se laissa glisser le long du mur et posa ses fesses à terre, ses longues jambes étendues devant lui.
Quand enfin Potter se calma pour de bon, le trio alla s'asseoir sur le canapé et le fauteuil, et s'il se montra réticent à enfin écouter ce que Granger avait à lui dire à propos des événements de fin novembre, au moins n'avait-il plus dans l'idée de faire de lui un élément à envoyer à la boucherie du coin. Même s'il avait récupéré sa baguette et tapotait avec sur sa cuisse d'un air agacé, il avait au moins l'air déjà plus ouvert à la discussion, même si Drago n'osait pas s'approcher pour le moment, ni même n'en avait vraiment la force. Il voyait encore quelques étoiles, donc il préférait ne pas trop bouger. Il ferma même les yeux et attendit que le sang cesse de battre à toute vitesse dans ses tempes, et enfin se releva précautionneusement, et partit dans la salle de bain prendre la douche qu'il s'était promise avant d'être attaqué violemment par Potter.
Dès qu'il en sortit, il alla voir Astoria, qu'il trouva encore dans la Grande Salle, et vint la prendre à part un instant, sous les regards plutôt mauvais de ses camarades.
« Ecoute Drago, je sais pourquoi tu es venu me voir. Et justement… j'aimerais pouvoir vivre ma vie d'adolescente normalement avant de me soucier de toutes ces histoires… de famille. »
Drago resta un instant sans voix. En fait, il n'avait jamais vraiment envisagé vivre une vie normale tant qu'il en avait encore l'occasion. Il se contentait d'obéir à son père, et celui-ci lui avait demandé de se lier à Astoria Greengrass. Il avait donc profité d'être enfin sorti de l'infirmerie pour l'inviter à aller au bal ensemble. Le fait qu'elle l'accueille avec une telle affirmation était plutôt perturbant. Mais il finit par hocher la tête. « Je vais tout de même aller jusqu'au bout de mes intentions… irais-tu au bal avec moi ? » demanda-t-il en se penchant légèrement.
Elle fit une moue gênée qui était franchement mignonne de sa part et elle secoua doucement la tête. « J'ai… déjà accepté l'invitation de quelqu'un d'autre. Je te l'ai dit, je veux vivre ma vie avant de devoir me marier. J'aimerais… profiter des deux années qui me restent. Repose-toi, soigne ta gorge, et... fais comme moi, tu as encore deux ans avant d'être enfermé à vie avec moi. » Il hocha la tête une seconde fois et eut un léger sourire. Puis il tourna les talons après l'avoir saluée et partit vers la bibliothèque pour finir ses devoirs, qu'il n'avait pas pu boucler correctement à l'infirmerie; il lui manquait trop d'informations par rapport à ce qu'on devait trouver dans ses textes.
Quand il revint dans la pièce qu'il partageait avec Granger après avoir récupéré trois tranches de pain et une pomme, il la retrouva dans le fauteuil, près du feu, à lire un de ces pavés d'une quinzaine de kilogrammes. Il sauta à plat ventre sur le canapé et l'observa longuement, alors qu'elle ne semblait absolument pas gênée par son regard. Très bien, il pouvait être patient. Il sortit de ses poches les quelques aliments qu'il avait pris et les mangea tranquillement, mâchonnant chaque bouchée en attendant qu'elle se sente enfin observée. Ce qui ne semblait pas être vraiment la première chose qui pourrait l'embêter.
A un certain point, il finit même par sortir sa baguette et l'agita un peu au hasard au-dessus d'elle, regardant se former quelques flocons qui vinrent se poser sur ses cheveux bruns, et elle finit enfin par souffler d'agacement et referma le livre d'un coup sec. « Qu'est-ce qu'il y a ? »
« Bonsoir, Granger. » Ca faisait plaisir d'être à nouveau là avec elle. Il savait bien que les prochaines conversations ne seraient pas tendres, il avait des explications et des excuses à formuler, et il détestait ça; mais dès que cette crise serait passée, tout serait comme avant l'incident. Et à en juger par son regard peu avenant, elle semblait plutôt décidée à régler ça tout de suite. « Bon… j'imagine que je ne vais plus pouvoir y échapper, maintenant. »
Elle continua de le fixer en silence, l'invitant pourtant du regard à continuer ses propos. Bon, au moins ce serait fait, c'était peut-être le mieux à faire. Il se leva du canapé et s'abaissa quand il arriva exactement face à elle, à quelques centimètres de son genou à peine, et la fixa dans les yeux. « Je suis… navré de t'avoir causé du tort. Je ne contrôlais rien, j'ai lutté pourtant, mais j'ai perdu connaissance à l'instant où le prof a ouvert… toutes les portes vers la magie noire. »
Elle restait muette, et s'il ne connaissait pas son caractère, il aurait pu croire qu'elle ne l'écoutait pas. Il posa délicatement une main sur son genou et le serra. « Donc je… je regrette. Vraiment. Je regrette ce qui t'est arrivé à cause de moi. J'aurais voulu que ça se passe autrement. » Il se coupa un instant quand elle posa sa propre main sur la sienne, mais il se reprit tout aussi vite. « Je… sais que ce ne sera plus comme avant. Tu n'as aucune raison de me donner à nouveau un peu de ta confiance. »
Ce qui allait suivre lui écorcherait la gorge, mais il savait qu'il devait passer par là. « En fait… » Il souffla un peu avant de continuer. Il n'arrivait pas à croire lui-même qu'il allait prononcer ces mots. « … Potter a raison. Tu ne devrais pas me pardonner pour ce que j'ai fait, que je me sois contrôlé ou non. Ce ne sont pas des choses supposées se produire. » Elle caressa légèrement la main qu'elle avait en son contact, et il se sentit se détendre légèrement. Bien sûr, il était bien en dessous du niveau de sa tête, aussi elle devait ressentir un certain sentiment de supériorité, mais elle n'était pas du genre à en profiter du tout. Il baissa la tête pour cacher un sourire joyeux et la releva.
« Je ne vois pas quoi dire d'autre. Je suis désolé. Pour tout. » Il ne réalisa pas tout à fait ce que ces excuses impliquaient, mais il sentit que la main de Granger s'était serrée contre la sienne et qu'elle souriait. D'un sourire triste. Comme si elle se sentait dans l'obligation d'accepter ses excuses. « Tu n'es pas obligée de me pardonner, tu sais. Je sais ce que j'ai fait, n'importe qui se tiendrait loin de moi après un tel incident. »
Mais elle secoua la tête. « Non, je… je ne sais pas si tu as vraiment compris ce que tu as dit. Tu me demandes pardon pour tout, non ? Donc on inclut les autres années à Poudlard, depuis qu'on se connaît et que tu t'es amusé à m'insulter, non ? » Il détourna la tête et sourit. Oui, évidemment. Il n'avait jamais pris le temps de s'excuser pour ça. Et il en prit connaissance dès cet instant. Donc oui, cela semblait légitime, tout était pris en compte. Cependant, il fut surpris qu'elle le voie comme ça. Parce que cela semblait signifier que si elle acceptait ses excuses, cela signifiait qu'elle ferait une entière table rase, et qu'elle n'aurait plus aucune retenue avec lui.
Si elle acceptait ses excuses, il semblait bien qu'ils pourraient partir sur une véritable base amicale, qui irait au-delà de la bonne cordialité qui s'était installée jusque-là. « Je te pardonne. Pour tout. » Et elle retira sa main pour le laisser se relever. Pris d'un soudain élan qu'il peina lui-même à s'expliquer, il la saisit et l'entraîna avec lui sur le canapé, la forçant à s'asseoir à côté de lui. Il était donc temps de vraiment rattraper le temps perdu.
« Je n'ai pas eu l'occasion de te le demander, et tu as peut-être un peu oublié, mais le sortilège qu'il te fallait pour Noël, il existe ? » Elle poussa une exclamation et se releva d'un bond.
« Oui ! Oui, il existe ! Justement, je dois absolument te montrer, c'est simplement fabuleux ! » Elle courut dans la salle de bain, et il décida d'attendre simplement qu'elle revienne, puisqu'il ne faisait aucun doute qu'elle comptait le lui montrer une fois le résultat terminé. Quand la porte se rouvrit, quelques minutes plus tard, il fit face à un jeune homme qui faisait environ sa taille, aux cheveux bruns et frisés, plutôt courts, dans un pull à mailles beige et un pantalon large en jean. Il se leva à son tour et vint voir le résultat de plus prêt. Avant ça, Granger portait un vieux gilet qui partait presque en lambeaux et un peu trop court marqué de l'inscription Roxy tout le long de la poitrine et un pantalon noir délavé légèrement trop serré pour elle qui imprimait très bien la forme de ses fesses.
L'ajustement était plutôt remarquable. Il fallait bien avouer, elle avait très bien réussi son sortilège, et ça promettait pour le bal de Noël. « Ça me va. » dit-il tout simplement à sa vue.
« Parfait, je peux compter sur toi, donc ? » répondit Granger d'une voix assez basse, plutôt sympathique à l'écoute. Il la vit lever sa baguette vers lui, et avant qu'il ne réalise ce qu'elle lui faisait, il se retrouva dans le corps d'une jeune femme aux longs cheveux blonds, soigneusement coiffés et lissés, dans une robe d'hiver gris foncé serrée dans une ceinture à la taille, un col-roulé et un pantalon slim noir. Hm, pas trop mal, le look lui plaisait pas mal, et visiblement, le style de la transformation dépendait du style d'origine. Aucune surprise donc que Granger se retrouvait avec ce pull en maille hideux. Bientôt, il retrouva sa forme d'origine, quand elle lui jeta le contre-sort avant de le faire sur elle-même. « Tant mieux si ça te va. Parce que c'est la seule idée que nous ayons qui puisse tenir la route. »
Il hocha la tête, alors qu'elle se rasseyait à côté de lui, et il décida de s'adosser à l'accoudoir pour lui faire davantage face. « Bon, pour prouver ma bonne foi, je te laisse cette soirée pour me poser les questions que tu veux. Si elles sont vraiment trop personnelles, je pourrais refuser d'y répondre, mais pour le reste… » Il laissa sa phrase en suspens, pour lui faire correctement comprendre qu'elle était libre de lui demander tout ce qu'elle souhaitait. Il avait la vague impression qu'elle avait beaucoup d'interrogations ces derniers jours; il ne savait pas ce qui avait bien pu se produire, mais elle semblait un peu perdue à son contact depuis Pré-au-Lard, et il aimerait bien qu'elle éclaircisse ce qu'elle ne comprenait pas.
Elle resta un moment silencieuse, sans savoir par quoi commencer. Vraiment, Hermione ne savait pas comment elle était supposée ordonner ses questions. Mais il fallait bien qu'elle le questionne. Logiquement, elle devrait peut-être commencer par ce qui s'était passé avec Greengrass. Bon, c'était décidé. « Daphné Greengrass m'a… je ne sais pas comment je peux appeler ça, mise en garde ? Elle m'a mise en garde à propos de ce qui t'attend à la sortie du lycée. Apparemment tu aurais dû te marier à elle ? Ce ne sont pas des pratiques un peu moyenâgeuses ça ? »
Il eut un sourire assez étrange, alors qu'il se redressait légèrement de l'accoudoir. « Appelle ça comme tu veux, mais oui, j'avais un contrat de mariage pour unir les familles Malefoy et Greengrass. Ce sont peut-être des manières un peu dépassées, mais c'est le seul moyen que les Sangs Purs ont trouvé pour continuer à le garder… dépourvu de sang Moldu. En étudiant les généalogies de chaque famille qui fait partie des Sangs Purs authentiques et en passant des contrats et accords entre nous, on arrive à éviter une consanguinité trop élevée. »
« On dirait les Habsbourg. » lança-t-elle sans trop y penser. En croisant le regard perplexe de Malefoy, elle comprit vite où elle avait fait son erreur. « Ah, les Habsbourg sont une vieille famille de monarques Moldus qui régnaient sur l'empire germanique pendant… des générations et des générations. Ils sont très connus pour leur consanguinité très poussée, du coup ce que tu m'expliques me l'évoque un peu… »
Il ne sembla pas y tirer un très grand intérêt, puisqu'il haussa les épaules. « Enfin, peu importe. Le fait est que pour cette génération, les accords ont été passés pour que les Malefoy soient liés aux Greengrass, puisque cela fait un moment qu'on n'a pas été liés à eux. »
Elle hocha la tête et resta silencieuse un instant. Elle avait encore tellement de questions, elle aimerait pouvoir en noter les réponses, mais elle craignait d'être encore charriée toute la semaine à cause de ses manies de miss Je-Sais-Tout. Elle avait en fait aussi un peu peur de se faire rabrouer à sa prochaine question, parce qu'elle le touchait personnellement, il risquait de ne pas vouloir y répondre. « … Et qu'est-ce que tu penses de ça ? Tu n'aimerais pas pouvoir choisir celle avec qui tu veux te marier ? »
Elle vit un genre de grimace étrange se dessiner sur son visage, mais il ne répondit pas. Visiblement, il n'avait pas envie de s'engager dans ce genre de débat. En un sens, elle pouvait le comprendre, il avait été élevé dans ces principes toute sa vie, et il remettait déjà suffisamment toute son éducation en question en avoir en plus besoin de repenser à cet élément en particulier. « Ce n'est pas grave… pourquoi as-tu refusé de rester avec Daphné Greengrass ? »
« Parce qu'elle me tapait sur les nerfs. Il y a toujours moyen d'arranger les choses dans ces familles, tu sais. Même si pendant une génération, on saute le mariage et que ça fait un peu de bruit, si la seconde reprend le relais, les arrangements sont encore possibles. Et puis elle a une sœur, donc au final, le lien avec les Greengrass n'est pas encore rompu. »
« Parce que tu y as sincèrement pensé, à ça ? » rigola-t-elle à moitié, incrédule. Bien sûr, il ne répondit pas, regarda au-dessus du canapé pour ne pas croiser son regard, et elle laissa tomber l'affaire. S'il ne voulait pas partir dans ce sujet, elle n'allait pas le forcer, et elle savait très bien qu'elle n'arriverait pas à le piéger en le noyant dans d'autres questions puis en revenant progressivement dedans. Il était trop intelligent pour ça, et tout simplement le maître absolu à ce petit jeu, il serait capable de lui poser des questions intimes et la voir répondre sans même y penser. « … Désolée. Ensuite, pourquoi exactement y a-t-il cette idéologie de la supériorité du sang et de la haine du Moldu ? »
« Tu n'as rien lu là-dessus dans tes bouquins ? » demanda-t-il dans un premier temps. Elle ne dit rien et continua à le fixer, lui faisant comprendre que ce n'était même pas la question pour le moment. Il mit un moment à répondre, mais elle sut que cette fois, ça viendrait. Bien sûr qu'elle avait lu des choses dans des livres à ce sujet, mais il s'agissait d'une notion générale donnée par un ou plusieurs auteurs. Là, il s'agissait des Malefoy, et en particulier du fils qui l'avait harcelée sur son sang pendant toute sa scolarité, au point qu'elle avait sincèrement cru une année qu'elle n'était qu'un déchet. Peut-être qu'un jour elle le lui dirait. Quand elle lui ferait vraiment confiance. Si ça arrivait un jour.
« … C'est une suite d'idées qui a été reprise, écoutée et enseignée dans nos familles pendant des générations et des générations. Ça prend vraiment forme au moment où les sorciers ont dû s'efforcer de cacher le monde magique, parce que beaucoup ne comprenaient pas pourquoi exactement nous deviens nous cacher, et pas plutôt prendre le contrôle du monde Moldu. C'est cette vieille rancœur, qui n'était pas grand-chose au début, qui s'est changée en ce… mépris de ce qui n'est pas magique et que la haine du Né-Moldu est apparue, puisqu'on ne comprend pas exactement pourquoi les Moldus ont le droit de rentrer dans notre monde quand nous n'avons pas le droit de rentrer dans le leur. Je sais que le mépris du non-magique remonte plus loin que les quatre fondateurs de ce château, puisque Salazar Serpentard lui-même fonctionnait sur le principe que seuls les… vrais sorciers avaient le droit à l'enseignement dans le château. »
Oui, ça elle se souvenait très bien de l'année où le professeur McGonagall leur avait expliqué les principes des fondateurs. La deuxième année, contre le basilisk. Elle se sentit frissonner et referma son gilet jusqu'aussi haut qu'elle le pouvait. Malefoy semblait avoir terminé son laïus. Si elle voulait poser une question, c'était le moment. Mais elle se retrouvait à court d'imagination, et même si elle voulait continuer à en apprendre plus sur lui et la manière dont il avait été élevé, elle ne pourrait pas continuer si elle n'avait rien qui lui venait. Ça la décevait un peu de s'arrêter là, mais elle avait perdu un certain nombre de ses questions en l'écoutant.
Malefoy sourit et s'étala encore un peu plus, posant ses pieds sur ses jambes, et elle-même posa sa tête contre le canapé et ferma les yeux. Là, juste à cet instant, c'était très agréable. Vraiment très agréable.
Bon bah voilà =D
Comme vous l'avez vu, j'essaie d'accélérer un peu les choses, parce que je viens de réaliser où j'en suis au chapitre 18… seulement en décembre. Vous ne pouvez pas réaliser, puisque vous ne connaissez pas le projet en entier, mais moi ça me fait très peur xD à la base, j'avais prévu de boucler cette histoire en un one-shot de 10.000 mots, puis je me suis dit qu'en une vingtaine de chapitres ce serait fini, ça devrait aller vite… C'te blague. Ma meilleure amie m'a dit tout récemment au sujet d'un petit head canon que je suis sur le point d'écrire : "Fais attention que ça ne morde pas et échappe encore à ton contrôle !" et malheureusement, elle n'a pas tord, elle a vu environ cinq de mes supposés one-shots se transformer en fanfictions à au moins quinze chapitres xD mais je dois bien avouer que J'attends un Protecteur est le champion là.
Pour vous faire à peu près une idée de ce qui vous attend encore, je n'en suis même pas au quart de mon histoire. De toutes façons elle n'est plus du tout ce qui m'avait motivé à l'écrire à la base. Elle est devenue tellement plus complexe dans ma tête que ça fait très peur, et je sais que dans dix chapitres, j'aurai probablement encore une vision beaucoup plus élaborée encore de ce que je veux faire maintenant xD ça fait très peur, vraiment !
C'est horrible, vraiment, ça va faire, d'ici mars, un an que j'écris cette fanfiction, certains chapitres sont de véritables plaies à écrire parce que j'ai l'impression de me perdre et de faire du remplissage pur, ce qui est très très gênant parce que du coup je trouve ça mauvais, mais qu'il faut quand même que j'avance et que je poste, et en essayant d'y remédier je perds un temps fou…
Je suis tout simplement navrée pour le temps que je mets à chaque fois, même si ce mois-ci j'ai été inspirée, dites-vous que ce chapitre a été terminé depuis une semaine et j'ai pu tout de suite continuer avec le prochain, donc je suis contente, j'ai une petite avance par rapport à avant =D
Mais voilà, faut juste pas oublier qu'en gros, là j'ai écrit le double de ce que j'avais prévu à la base, juste à cause de chapitres de remplissage que, d'une manière ou d'une autre, je me sentais obligée de faire, et ça me terrifie moi-même, parce que ça veut juste dire que ce n'est absolument pas fini avec ces aventures, et je risque de faire énormément d'ellipses dans les prochains temps, parce qu'il est temps que l'histoire bouge vraiment. C'est de l'eau de rose c'est sûr, mais n'empêche qu'il y a énormément de choses à faire, et il faut vraiment qu'on y arrive là. Drago et Hermione n'en sont qu'aux câlins, vous vous rendez compte ? Nan, sérieusement, je dois absolument bouger, et au plus vite là, parce que je n'en peux plus, je suis ultra inspirée pour ce qui va se passer après Poudlard, et ça me désespère de me dire que j'ai encore 6 mois à Poudlard à faire xD
Bref, j'ai écrit ce pavé simplement pour vous expliquer à quel point je suis désolée pour le temps que je mets et vous faire un peu une mise au point par rapport à ce qui va suivre !
Au prochain chapitre, et n'oubliez pas, un petit commentaire fait toujours plaisir ! ;)
Bisouuuus !
