Un petit résumé de l'histoire par les personnages principaux.
« Ouais, ben je suis pas sûr que ça vaille le coup, t'as vu le script ? On dirait une de ces mille histoires qu'on trouve partout sur le net. J'en ai marre de ces récits moi, j'en mange avec Granger et Potter, merde à la fin ! »
« Malefoy, on est dans la même galère, donc fais un effort, tiens-toi droit et souris à la caméra ! »
Grimace et menace de tout faire sauter sourire coincé et sortilège de défense prêt à partir à tout instant.
« Donc, avant que l'autre blond abruti ne commence à proférer ses menaces et autres plaintes ridicules, nous voulions vous donner un petit résumé de l'histoire. »
« Ah, parce que tu as déjà lu le script, Miss Je-Sais-Tout ? »
« Bien sûr la fouine, tu me prends pour qui ?! »
« Alors ose dire que tu es satisfaite de ce qu'il s'y produit ! »
« … Bon, d'accord, je n'ai lu que les dix-huit premiers chapitres pour le moment. »
« Le prochain est à jouer maintenant, sombre abrutie ! »
« Peu importe, Malefoy ! Il faut donner un résumé clair et concis aux spectateurs, les pauvres ont été abandonnés pendant des mois. » (L'auteur présente ses plus plates excuses à ce sujet, mais ayant été submergée par le travail pour l'université et les examens dans tous les sens, elle n'a trouvé ni le temps ni l'inspiration pour continuer d'écrire, aussi à la suite de ce petit résumé plein d'amour, elle vous propose 15.000 mots de lecture, et espère qu'elle sera pardonnée !)
« Bon, bon, j'imagine que je vais devoir m'y coller dans ce cas, puisque la demoiselle ne semble pas enchantée à l'idée de le faire. »
« Non, non, je peux le faire ! Bon, alors, cette histoire… eh bien, c'est une trame classique de Dramione- »
« Classique ? Classique ?! Tu veux que je te rappelle combien d'histoires basées sur une vie en colocation dans des appartements préfectoraux supposés ne pas exister on a jouées ?! Et une préparation de bals, elle ne pouvait pas trouver mieux, l'autre idiote ?! »
« Malefoy, tais-toi, ou on va se faire virer de la boîte ! »
« Hah ! Nous, les sources d'inspiration de plus des deux tiers des fanfictions ? Jamais on ne nous laisserait filer, quoi qu'on fasse ! »
Un coup de poing, un fracas de meubles qui s'écrasent au sol, un grognement de douleur.
« Enfin, maintenant que Malefoy est calmé… Oui, cette histoire est un peu classique à cause de ces points, mais comme partout, il y a quelques changements, qui, du moins l'auteur fait de son mieux pour que ça arrive, qui font toute la différence. Tout d'abord, Malefoy a été forcé de finir ses études à Poudlard dans le cadre de sa peine à purger pour les fautes commises pendant la guerre. Ensuite, on assiste à une énorme intrusion de Dumbledore dans la vie du professeur McGonagall, puisqu'il va être à l'origine de cette idée d'appartements séparés et de bals. Et en parlant de bals… Là où on en est pour l'instant, seul un bal sur les trois à faire est passé, celui d'Halloween. Pendant ce bal, un premier rapprochement entre moi et la fouine a été entrepris, alors qu'il a découvert un éclat qu'il aime dans mes yeux. »
Grommellement dans le coin de la pièce. « Plus tard, début décembre, je crois, un cours de Défense contre les Forces du Mal tourne mal, et je vais être rendu incontrôlable grâce à monsieur Granbec, ce prof au passé louche. On découvre donc ce cette manière que j'ai été touché très jeune par un sortilège de magie noire, me prédestinant à cet art et, plus important, me rendant accro à cette magie. Dans ce cours, j'ai violemment agressé Granger –cette scène était jouissive à jouer, croyez-moi tous- puis le prof m'a arrêté et m'a totalement tétanisé les cordes vocales, m'empêchant pendant une semaine de prononcer le moindre mot, jusqu'à ce que l'infirmière reçoive enfin de celui-ci un contre-sort qui fonctionne. »
« Et voilà où l'histoire s'arrête ! Et n'oubliez pas également ; une grande partie de l'histoire est également centrée sur Lucius et Narcissa Malefoy dans leur manoir, alors qu'ils reconstruisent leurs vies. »
« Bon, j'avoue que ces passages sont sympa, ça change de toutes les fanfictions où mon père est le diable incarné. »
En espérant que vous avez apprécié ce résumé par Drago Malefoy et Hermione Granger, et bonne lecture à tous !
Une rapide réponse aux reviews...
Recolte le Rhume: Merci beaucoup pour tes deux commentaires, ça fait très plaisir de lire ça =D j'espère cependant que tu vas revenir lire cette suite malgré le délai atroce...
Guest: Bah, Hermione a toujours été gentille, regarde le nombre de fois qu'elle a pardonné Ron pour ses bêtises. Et disons que leur rupture est due à un "ras le bol" des deux côtés, ils se rendent juste compte que ce n'est plus possible :)
betouni: Toujours fidèle, merci beaucoup ! =D Hehe, que veux-tu, quand Hermione est là, c'est facile de vite finir une confrontation, elle a juste à les envoyer valser x) Et avec Astoria... mouahaha, ptet qu'il y a un truc caché, peut-être pas :3
Elle était vraiment, vraiment stressée. Les vacances étaient arrivées, et le bal approchait à grands pas. Elle avait l'impression que rien n'était prêt, et pourtant, ils avaient tout envoyé aux professeurs pour qu'ils s'en occupent. Elle n'était pas supposée être dans un tel état, mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. Ils se trouvaient être le vingt-quatre décembre, elle allait pouvoir offrir ses cadeaux à Ginny et Luna dans la nuit, puis attendre le lendemain pour Ron et Harry. Elle avait déjà envoyé son paquet à ses parents, et elle irait voir Hagrid et les elfes de maison dans l'après-midi pour leur remettre ses chocolats. Elle se demandait même si elle arriverait à en garder quelques-uns pour Malefoy. Ça pourrait lui faire plaisir, non ?
Elle finit d'emballer le cadeau de Ron, et le plaça sous son lit avec un sortilège de Désillusion, pour s'assurer qu'il ne le voie pas avant qu'elle ne décide de le lui donner. Il était à présent temps d'aller en cours –quelles que soient ses réticences à suivre le cours de monsieur Granbec, elle ne voulait pas compromettre son avenir pour des états d'âme de ce genre, et elle irait donc à ce cours également-, puis elle irait dans le parc, et enfin dans les cuisines. Elle fourra les paquets de chocolat dans son sac à perles et en garda un, qu'elle glissa également sous son lit. Elle espérait seulement qu'ils seraient réussis, c'était la première fois qu'elle en faisait parfumés à la noix de coco. Ses parents lui en avaient envoyé un paquet, et elle s'était dit que ce serait une bonne idée.
Elle en était de moins en moins sûre, et même si elle avait fait promettre aux elfes de ne pas venir voir dans le coin de cuisine qu'elle avait emprunté pour l'occasion, elle savait bien qu'ils se doutaient de ce qu'elle leur réservait. Elle espérait vraiment qu'ils aimeraient. Simplement pour être sûre, elle avait encore vérifié s'ils supportaient ou non la noix de coco –après tout, il était connu que le chocolat était toxique pour les chiens, alors les créatures magiques pouvaient bien avoir une faiblesse elles aussi.
Cependant, elle avait eu très peur lors de la cuisson, le fond avait brûlé alors qu'elle avait quitté les fourneaux quelques secondes, et elle avait dû laver la casserole d'un puissant Recurvite qui avait à peine suffi. Si ses chocolats avaient un léger goût de brûlé, ce serait tout de même dommage.
A dix heures, au début du cours de Défense contre les Forces du Mal, elle s'assit à sa place, et jeta un œil aux tables du fond. Malefoy n'était pas là, et elle se demanda où il avait bien pu encore se fourrer. Elle ne l'avait pas vu sortir de sa chambre, et elle doutait qu'il fût encore en train de dormir, alors où était-il ?
Enfin, ce n'était pas bien grave. Il pouvait traîner où il voulait, ce n'étaient pas ses affaires, et il pouvait très bien se débrouiller seul. C'était étrange, mais depuis qu'elle avait ouvertement dit qu'elle lui pardonnait, elle s'inquiétait beaucoup plus de ce qu'il faisait de son temps libre. Comme si avant ça, elle se contenait. Pourtant, elle n'avait pas l'impression d'agir différemment. Mais il fallait croire qu'ils avaient appris à vraiment s'apprécier pendant les derniers mois, et qu'elle avait concrétisé ce sentiment en lui pardonnant pour de bon.
Lorsque le cours termina sur une note plutôt inquiétante sur les Feudeymons et leur puissance ravageuse, elle fut pratiquement la première à sortir, et elle fila directement vers le parc pour aller voir Hagrid avec ses chocolats. Elle toqua doucement à la porte, et le temps d'entendre des aboiements étouffés, elle put sortir son paquet destiné à Hagrid. Quand il ouvrit la porte, il eut un énorme sourire et la laissa entrer, l'invitant à retirer son manteau et à se mettre à l'aise.
Elle tendit son cadeau, et il le plaça sur l'unique table de la cabane, la remerciant chaudement alors qu'il fouillait lui-même dans un tas de fourrures elle avait une seule crainte, c'était qu'il lui offre l'une d'elles. Mais il en sortit un fin paquet, qui faisait environ cinquante centimètres de long et dix de diamètre, et le lui tendit. « Je pense que ça pourrait t'être utile… je l'ai trouvé l'autre jour, et je me suis dit que ça pourrait bien te correspondre. » déclara-t-il de son ton bourru, trépignant légèrement sur place alors qu'elle se levait pour le prendre dans ses bras. Il était immense, aussi elle fut pratiquement portée alors qu'il lui rendit son embrassade, mais cela la touchait beaucoup.
Les cadeaux d'Hagrid étaient assez rarement appropriés pour Harry, mais ceux qu'elle-même recevait étaient assez souvent en rapport avec les créatures magiques elle avait déjà un arsenal de livres sur les elfes et les centaures, et elle se demandait vraiment ce qu'il avait bien pu lui dénicher cette fois.
Quand elle décida de rentrer au château retrouver les elfes dans les cuisines après deux heures de discussions, passant de ses cours de l'année, Malefoy et Harry, en passant par la famille Weasley et Sirius –si elle devait être honnête avec elle-même, elle devait bien avouer qu'elle avait été assez surprise qu'il embraye sur ce sujet. Ça lui avait fait du bien, comme à chaque fois qu'elle allait le voir et qu'elle parlait avec lui. Elle devait absolument venir plus souvent, mais elle n'y pensait tout simplement plus. Peut-être parce qu'elle n'avait plus autant de problèmes, ou qu'elle considérait qu'elle pouvait les gérer seule.
« Ah, Hermione ? » la héla une dernière fois Hagrid, alors qu'il s'apprêtait à fermer sa porte.
« Oui ? »
« Malefoy reste un imbécile par moments, mais je pense qu'il a beaucoup changé pendant la guerre. »
« Qu'est-ce que vous voulez dire, Hagrid ? »
« … Vas voir Buck, il vole souvent près du lac en ce moment. » Et il ferma la porte.
Bon, comme on pouvait s'y attendre de sa part, il voulait se montrer un peu mystérieux, mais le résultat n'était guère glorieux. Elle le remercia et partit quelques centaines de mètres plus loin, où elle voyait l'hippogriffe s'élancer dans le ciel en poussant ses magnifiques cris. Elle ne le remarqua pas tout de suite, mais en-dessous de lui se trouvait quelqu'un. Quelqu'un dont elle connaissait déjà l'identité.
« Malefoy, qu'est-ce que tu fais là ? »
Le blond regarda enfin de son côté et eut un demi-sourire à son approche. « Je n'avais jamais remarqué à quel point ils sont majestueux. » dit-il quand elle fut près de lui. « J'imagine que mes problèmes avec lui en troisième année ne m'ont pas aidé à le voir. »
Là, elle découvrait quelque chose de nouveau. Une sorte de nostalgie qu'elle ne sentait que très rarement chez lui. Ça arrivait bien sûr, mais généralement, il ne faisait aucune allusion à ses actions du passé. « Oui. Ce sont de superbes bêtes, pas vrai ? »
Buck redescendit en cercle au-dessus d'eux, et finit par atterrir dans un galop léger à quelques mètres, pour revenir à vive allure et s'arrêter à quelques centimètres de leurs pieds. Malefoy tendit calmement sa main et l'hippogriffe y plongea son bec en caquetant légèrement. « De fiers animaux. » répondit-il simplement, continuant à fixer Buck dans les yeux.
Elle voulait lancer un sujet qui lui restait souvent en tête ces derniers temps, mais elle n'était pas sûre qu'il veuille y répondre en décembre, s'il avait envisagé son avenir, à présent que la guerre était terminée. Mais elle n'avait plus de réserves à avoir, pas vrai ? « Dis-moi… tu voudrais faire quoi… après Poudlard ? »
Elle vit son visage se fermer légèrement, et il ne répondit pas, continuant à gratter la tête de Buck, qui semblait aux anges. « Je crois que je voudrais travailler au Ministère, finalement. » continua-t-elle alors. « Je refusais l'idée l'année dernière, mais finalement je me dis que ce n'est peut-être pas une mauvaise idée… tu sais, le département de régulation des créatures magiques. »
Il éclata de rire, et elle ne comprit pas du tout ce qui provoqua son hilarité. Elle était très sérieuse, enfin ! « Ça ne m'étonne absolument pas de toi, Granger. » finit-il par lui dire, quand son rire se calma.
« Eh, qu'est-ce que c'est supposé signifier, ça ?! »
Il eut encore un léger rire, mais il répondit assez vite, cette fois. « Ça t'irait bien, je pense, avec ta tendance à vouloir sauver les causes perdues… »
« Comment ça, les causes perdues ?! Je ne défends pas des causes perdues, enfin ! C'est important de se battre pour les créatures magiques, elles font partie de notre monde ! »
« Ah, vraiment, et la sale, c'était quoi pour toi ? »
Oh, il allait la rendre folle. Il n'allait pas commencer, lui aussi ? « La S.A.L.E., et je prends ça très au sérieux. Il faut bien que quelqu'un défende la cause des elfes de maison ! »
« As-tu seulement considéré qu'ils sont heureux dans leur servitude ? »
Elle soupira. Elle avait entendu ce discours des dizaines de fois, et au moins la moitié du temps, c'était venu de Ron. Si on voulait changer son avis, il allait falloir s'opposer un peu plus que ça. Parce que jusque-là, elle n'avait jamais entendu quiconque lui donner un argument qui vaille vraiment la peine, et surtout qui explique pourquoi Dobby avait été si malheureux avant d'être libéré.
Ce fut au tour de Malefoy de soupirer, et elle l'entendit marmonner quelque chose qui ressemblait à un juron accompagné de son statut sanguin, mais décida de l'ignorer. « Donne-moi un autre argument, et peut-être que je pourrai reconsidérer ce fait. »
Un autre soupir du blond. Il était atterré. Pourquoi fallait-il qu'elle soit aussi bornée ?! Mais certes, le meilleur moyen dont il bénéficiait état probablement de demander directement à l'elfe qui habitait leur manoir. Mais il ne pouvait décemment pas l'appeler comme ça, simplement pour contenter Granger. Il n'avait pas que ça à faire, non plus. « Très bien. Suis-moi, dans ce cas. » lui ordonna-t-il presque, laissant Buck –ou quel que soit son nouveau nom- seul et partant vers le château.
« Ce n'est pas la peine de m'emmener dans les cuisines tu sais, je connais les elfes là-bas, et Ron a déjà essayé de me convaincre de cette manière qu'ils étaient heureux. Ils ne connaissent pas les salaires et les congés, c'est pour ça qu'ils semblent heureux. Mais pour moi, c'est exactement la même situation qu'en Amérique et les esclaves Africains ! » Il feignit l'ignorance, haussant légèrement les sourcils, mais ça ne prit pas. « Ne fais pas semblant Malefoy, les sorciers se sont cachés du monde des Moldus en 1692, ce qui veut dire que vous avez largement eu le temps de voir passer les esclaves et d'en entendre parler, surtout dans le milieu duquel tu viens. »
Cette fois-ci, il se contenta de hausser les épaules et de fourrer ses mains dans les larges poches de sa robe de sorcier. « Au fait, où étais-tu, ce matin ? Je ne t'ai pas vu en cours. »
« J'étais ici. Quelques Sombrals sont passés à un moment, puis l'hippogriffe est venu me voir. » Ce fut là qu'elle la remarqua –l'ombre de mélancolie dans ses yeux gris. Il n'allait pas bien du tout, et il avait probablement préféré passer sa matinée seul plutôt qu'en compagnie des autres élèves. Elle ne dit rien, mais quand il fronça les sourcils, elle sut que son regard était beaucoup trop transparent pour être discret. « Qu'est-ce qu'il y a ? » insista-t-il même d'un ton sec.
« … Tu sais, tout le monde a été touché par la guerre. Ce n'est pas grave, si… s'il t'arrive d'avoir des chutes de moral. » tenta-t-elle, trépignant légèrement sur place. Elle était assez mal à l'aise d'aborder le sujet avec lui, et il sembla comprendre la raison pourquoi, puisqu'il fixa brièvement son avant-bras. Il tendit même la main vers elle, et le lui attrapa pour plier la manche et observer la cicatrice que Bellatrix lui avait laissée.
« Tu vois, c'est pour ça que je ne veux pas me plaindre sur mon sort. » fit-il remarquer. « Il t'est arrivé ça parce que tu es une Sang-de-Bourbe. »
Elle sentit une boule se coincer dans sa gorge, mais les larmes ne montèrent pas. Malefoy avait utilisé ce terme si naturellement que c'en était effrayant. Elle savait bien qu'il n'en était plus à ce stade, mais il n'empêchait que le terme était blessant, pour tout ce qu'il signifiait. Elle avait longtemps eu du mal à comprendre cette tendance des Sangs Purs à se considérer supérieurs, avait trouvé ça injuste, mais cela faisait depuis la cinquième année qu'elle avait décidé d'ignorer. Il valait mieux faire ainsi, ça lui évitait bien des problèmes. « Je suis aussi la meilleure amie de Harry Potter… » dit-elle tout de même.
Il eut un sourire, et admit que ça avait probablement beaucoup joué, oui. Ils eurent un moment de silence gêné, ne sachant plus quoi se raconter. « Je dois aller aux cuisines… » finit-elle par dire pour prendre congé.
Il haussa un sourcil. « Tu vas y faire quoi, essayer de montrer les elfes de maison contre Poudlard ? »
Elle souffla, exaspérée, et repartit vers le château.
Le matin du vingt-cinq décembre, Drago fut réveillé en sursaut par un hurlement qui provenait d'à côté de son lit. Il eut à peine le temps d'ouvrir les yeux qu'il se sentit tiré par le bras, et il tenta mollement de se libérer de la poigne. On croyait rêver… Il eut un grognement, et on le lâcha enfin. « Joyeux Noël, Malefoy ! » répéta dans le même hurlement sa colocataire complètement folle.
« Je t'avais entendu la première fois… » marmonna-t-il, sentant sa tête tourner. « Si tu m'as réveillé aux aurores, je te raserai la tête et me servirai de tes cheveux pour étrangler les elfes des cuisines. »
« Il est midi, Malefoy. » rit-elle. « Je me disais qu'il était temps que tu te réveilles, tu ne penses pas ? J'ai eu le temps de manger, de voir Ginny et Luna et leur donner mes cadeaux, et je viens de revenir du parc. Il a neigé pendant la nuit, c'est une énorme chance ! Allez, debout, fainéant ! »
« … Tu réalises bien entendu qu'on va se coucher tard, cette nuit ? » lui demanda-t-il. « A quelle heure t'es-tu levée ? »
« A neuf heures. » Pff, beaucoup trop tôt le jour de Noël. Il se plaça péniblement en position assise et la regarda enfin correctement. Visiblement, elle n'avait pas encore pris de douche, préférant attendre plus tard pour le faire.
Dans ce cas… il réussit à passer ses jambes en dehors du lit pour les poser au sol et prit plusieurs secondes pour se décider à se lever pour de bon. On n'avait pas idée de le réveiller aussi brutalement… Mais visiblement, Granger en avait décidé autrement elle sauta sur lui, le prenant dans ses bras, et son équilibre encore précaire fut complètement détruit. Ils tombèrent à la renverse sur le lit duquel il venait à peine de se lever, et il se figea. Cette position était très étrange, il n'arrivait même pas à mettre de mot sur ce qu'il se passait. Mais elle n'avait pas l'air de vraiment réaliser, puisqu'elle se releva immédiatement, hilare.
S'il n'était pas aussi tôt, il aurait pu croire qu'elle était pompette, mais ce n'était pas possible, pas à cette heure-ci. Non, elle était juste euphorique d'être Noël, apparemment. Il grommela et se releva. Trop d'action dès le matin. Beaucoup trop. « Ah ! J'ai un cadeau pour toi, Malefoy. »
Et voilà, on commençait directement avec ça. Il profita qu'elle fut sortie chercher son paquet pour prendre le sien, qu'il avait caché dans un tiroir. Mais c'était drôle, quand elle revint, elle avait les joues légèrement roses, comme si elle venait de réaliser ce qu'il s'était passé. « Bon, ce n'est pas grand-chose, mais j'espère que tu vas apprécier… » se permit-elle en lui tendant le cadeau.
Il eut un demi-sourire et lui donna le sien. « Si je ne l'aime pas, je vais trouver quelqu'un d'autre pour en profiter. » lança-t-il avec un clin d'œil. Il commença à dénouer son paquet, et découvrit les chocolats qu'elle avait préparés dans les cuisines de Poudlard. Il en prit un entre ses doigts et se permit de le renifler avant de croquer dedans. De la noix de coco. S'il y avait bien une chose qu'il adorait, c'était la noix de coco. Il retint un grognement de plaisir, mais l'idée n'en restait pas moindre.
« … Ils sont bons ? » s'enquit-elle, et pour toute réponse, il en goba un deuxième, laissant un grand sourire sur les lèvres de la brune. « Tant mieux ! » Et elle ouvrit à son tour son paquet. Il n'avait pas eu beaucoup à réfléchir –en fait, il lui avait acheté un cadeau précisément parce qu'il savait exactement quoi lui prendre. Et la réaction de Granger fut certes discrète, mais plutôt hilarante.
Elle devint rouge, et sembla chercher ses mots, bafouillant silencieusement, et levant le cadeau devant ses yeux. Il était temps qu'elle eut son propre flacon de soin pour ses cheveux broussailleux, plutôt qu'elle continue de voler dans le sien. « Je… Je… Je ne savais pas que… »
« Que je l'avais remarqué ? Granger, quand tes cheveux sont plus soyeux que d'habitude, je sais très bien que ce n'est pas grâce à tes produits. » Elle devint encore plus rouge et détourna le regard. Il eut un rire léger elle était quand même sacrément mignonne quand elle réagissait comme ça. « Tu vas pouvoir l'inaugurer aujourd'hui, sois donc contente. »
Dix-huit heures, le soir même. Hermione terminait de se préparer, enfilant sa tenue, et sortit de sa chambre, faisant bientôt face à Malefoy dans le salon. Elle vit très clairement son regard s'attarder un instant dans son décolleté et un sourcil appréciateur se lever. « Mes yeux sont plus haut, Malefoy. »
Il sourit et lui tourna le dos. « Il était temps que tu sortes Granger, on va finir par être en retard avec tes trucs de filles. »
« Trucs de filles ?! C'est qui déjà, qui a passé trois quarts d'heure sous la douche ? »
« Le soin fait beaucoup de bien à tes cheveux en tout cas, tu devrais l'appliquer tous les jours. » lança-t-il sans transition. Cependant, elle entendit à son ton qu'il restait très amusé par la pique qu'il lui avait lancée. Elle soupira discrètement et enfila ses chaussures de cours, qu'elle métamorphosa en jolies ballerines violettes, pour aller avec sa robe.
Drago, de son côté, décida de sortir avant elle et de l'attendre devant le tableau, alors qu'elle lançait ses derniers sorts. Il avait à peine été surpris en la voyant sortir aussi radieuse, dans une longue robe splendide, avec un corset qui lui remontait la poitrine –c'était là un gros avantage pour elle de ne pas avoir été très gâtée au niveau du bonnet de soutien-gorge- et un joli pendentif qui se posait discrètement au-dessus de ses seins. Dans tous les cas, elle allait certainement une fois de plus enflammer l'assemblée. Quand elle sortit enfin, toute de violet vêtue, il lui offrit son bras, et ils descendirent ensemble jusqu'à la Grande Salle, où tout le monde attendait une fois de plus devant la porte fermée.
Man, I feel like a woman…
Hermione eu un léger sursaut en entendant la chanson qui commençait. L'accord qu'ils avaient passé avec Malefoy était très clair quand cette chanson apparaissait, comme un fil rouge dans la soirée, ils devaient se retrouver à l'entrée de la Grande Salle pour lancer leur sort sur les miroirs.
Elle trottina presque vers le lieu de rendez-vous, et quand ils furent face à face, ils eurent un instant d'hésitation, puis sortirent leurs baguettes et les pointèrent vers le plafond, lançant les enchantements, qui bientôt touchèrent tous les élèves, eux compris. Hermione se sentit grandir et changer de corps, ses os se rétractant, grandissant, grossissant, et bientôt, elle sentit une nouvelle masse capillaire sur sa tête, et elle ne put s'empêcher de toucher –c'était doux, court et frisé, plutôt agréable. Quand elle leva la tête pour se voir dans le miroir au-dessus d'elle, elle eut un rire joyeux ça avait parfaitement marché ! Son costume était noir, et la chemise en-dessous était violette, c'était absolument parfait. Puis son regard dans le miroir s'attarda sur son acolyte, dont le décolleté plongeant de sa robe moulante et fendue à mi-cuisse laissait une vue imprenable sur sa poitrine conséquente, et ses longs cheveux blonds tirés en queue de cheval lui rappelaient énormément Narcissa Malefoy.
Elle se rendit bientôt compte que Malefoy avait à son tour levé les yeux au plafond et la regardait, lui aussi. Elle finit par reporter son regard vers la salle, dont les occupants s'étaient figés pendant la transformation, et ils avaient totalement cessé de danser, préférant se demander les uns les autres ce qui s'était passé.
« Sonorus… Bonsoir tout le monde ! » commença-t-elle. « Je pense que vous vous demandez tous ce qui a bien pu se passer… Moi et Malefoy avons choisi pour ce bal de Noël d'opérer des changements de sexe tout le long de la soirée. Aussi, vous allez passer régulièrement d'un sexe à l'autre, selon ce que nous avons prévu. Merci de votre attention, vous pouvez continuer à profiter de cette soirée. »
Elle vit du coin de l'œil que Malefoy rangeait sa baguette entre ses seins, et elle eut un soupir –franchement, il était mieux foutu qu'elle après un changement de sexe, c'était aberrant. Mais peu importait –maintenant, elle aimerait retrouver Ron, et Malefoy repartait déjà retrouver Zabini et Parkinson. Elle commença à scruter la foule du regard, et trouva très vite Harry et ses cheveux en épis, qui avaient farouchement survécu à la transformation, ne consentant qu'à pousser en une crinière indomptable. Aussi, elle se dirigea vers lui, Ron n'étant jamais très loin, et se fit attraper le bras par ce qu'elle conclut être Ginny, dans un costume argenté qui enflammait ses courts cheveux roux.
« Tu es magnifique, Hermione, et cette idée de sortilège… c'est génial ! » Elle vit enfin Ron, dans une robe noire à col rond qui lui allait plutôt bien, mais l'air renfrogné qu'il arborait la força au rire il croisa les bras en l'entendant et marmonna un truc qu'elle préféra ne pas chercher à comprendre.
« Oh, Ron, je t'en prie, c'est drôle non ? Et puis ça change, tu ne trouves pas ? » tenta-t-elle de le convaincre en venant le prendre par la taille. Il marmonna encore un peu, mais il finit par passer ses bras autour de ses épaules et ils commencèrent à danser dans leurs rôles inversés. Ron restait très maladroit, et pour cette fois, elle fut bien contente d'être la meneuse de la danse. Elle ne compta plus le nombre de fois où il manqua de peu de marcher sur ses pieds, et même s'il avait globalement la chance de les éviter, il n'empêchait que ça rendait leur danse plutôt laborieuse. Mais il faisait l'effort de danser avec elle, et elle savait bien qu'il n'aimait pas ça du tout, alors elle se contenterait bien de ce qu'il lui donnait.
Elle ne put s'empêcher malgré tout de scanner la salle, et vit à l'autre bout Malefoy et ses longs cheveux blonds qui virevoltaient au rythme de sa danse effrénée avec ce qui semblait être Zabini, dans le corps d'une femme à longues et fines tresses qui s'élevaient et manquaient de frapper les personnes les plus proches, vêtue d'une courte robe bleue qui laissait à tous une excellente idée de ses formes plus que généreuses. Avec les deux femmes dansait tout naturellement Parkinson, qui s'était emparé de leurs mains et les faisait tourner sur elles-mêmes.
Elle fut ramenée à la réalité de sa propre danse quand Ron écrasa son pied avec une force qu'elle ne lui connaissait pas, et elle manqua de crier de douleur elle stoppa immédiatement la danse et se cramponna à l'épaule du roux pendant une bonne minute, alors qu'il se confondait en excuses en tous genres. « Ce n'est pas grave Ron, ce sont des choses qui arrivent… mais je crois qu'on va s'asseoir un peu maintenant, ça me fait vraiment mal. » Il la saisit par la taille, oubliant leurs rôles inversés, et l'accompagna jusqu'au premier siège libre qu'ils croisèrent sur leur route.
« Je… Je vais aller aux toilettes, je reviens. » Elle hocha la tête et le regarda partir, avant de jeter à nouveau un œil à la salle. La transformation semblait avoir lancé pratiquement tout le monde à la danse, comme un second souffle à la soirée. Elle savait bien qu'elle avait eu une excellente idée. Ses yeux se baladèrent de personne en personne, cherchant vaguement à repérer qui se cachait sous quelles formes. Très vite, elle trouva Luna, avec des courts cheveux ébouriffés et une chemise argentée sous un costume jaune. C'était tout elle ça, et il fallait bien l'admettre, Hermione ne pourrait pas la voir dans un costume plus classique. Sans ça, ce ne serait pas Luna, n'est-ce pas ? Elle resta un moment à l'observer, au point qu'elle sursauta quand une main se posa sur son épaule. Quand elle leva la tête, elle ne vit non pas Ron comme elle l'aurait pensé, mais Malefoy. « Ça va ? » demanda la blonde avec un grand sourire amusé. Hermione hocha la tête, et regarda au niveau de la porte il lui semblait que ça faisait longtemps que Ron était parti, où était-il allé ? « Tu veux quelque chose à boire ? » tenta son camarade, qui, à sa voix pâteuse, ne semblait plus très frais.
« Hm… oui, un Whisky Pur-Feu. » répondit-elle, encore les yeux plantés vers la porte. « Mais attends, je reviens tout de suite, je… je dois vérifier quelque chose. » Elle se leva précautionneusement, et se dirigea vers la sortie de la salle Ron prenait trop de temps pour un aller-retour aux toilettes, il fallait qu'elle le retrouve. C'était sûrement un peu stupide, il avait bien le droit de faire ce qu'il voulait, mais elle avait besoin de se rassurer.
Elle se dirigea tout de suite vers les toilettes les plus proches, mais avant d'y arriver, elle entendit dans un coin de couloir deux voix qui discutaient, et reconnut son prénom. Elle se colla au mur et jeta un œil de l'autre côté. Ron et Pansy semblaient animés dans une discussion plutôt sérieuse.
« Enfin, comme je t'ai dit, elle est vraiment adorable, mais je ne crois pas qu'Hermione soit pour moi. »
« Tu devrais peut-être être honnête avec elle, non ? » proposa Pansy.
« Je ne veux pas la blesser… si elle souffre à cause de ça, on ne pourra plus être proches comme avant. »
« Est-ce que tu comptes attendre qu'elle se lasse d'elle-même ? Parce que tu ne sais pas si ça arrivera un jour. Et puis tu m'as toi-même dit que vous commencez à vous éloigner l'un de l'autre, non ? Alors au lieu de craindre pour elle, prends tes couilles et vas lui dire les choses en face. » Hermione eut une vague de sympathie pour elle même si la discussion qui suivrait avec Ron n'allait pas être agréable, elle avait parfaitement raison. Et puis si elle ressentait un léger pincement au cœur, elle ne souffrait pas plus que ça de ce qu'elle venait d'entendre. Il fallait donc probablement en conclure que c'était mieux pour tous les deux de rompre tant que la situation ne s'envenimait pas. Elle se décolla du mur et apparut dans le champ de vision des deux jeunes gens, qui stoppèrent aussitôt leur discussion.
« Ron, j'ai cru comprendre que tu as quelque chose à me dire ? » Il hocha la tête et toussa légèrement Pansy prit congé, préférant les laisser tous les deux seuls dans le couloir. Elle posa un instant sa main sur l'avant-bras d'Hermione, lui adressant un léger sourire, et partit. « Alors ? »
« Ce n'est peut-être pas le bon endroit pour en parler Hermione, tu ne préférerais pas quelque part de plus tranquille ? »
« Non, je pense que je pourrai supporter ce que tu auras à me dire. »
« Bon… » Il hésita un moment mais quand il se reprit, le léger tremblement dans sa voix avait disparu. En fait, il eut un grand sourire, lui prit les mains et l'embrassa. Ce fut là qu'elle sentit les effluves d'alcool, et elle commença à craindre qu'il raconte des bêtises à partir de là. « Je t'aime… un peu. Mais je crois que ce n'est plus assez pour continuer. » Bon, il ne s'égarait pas.
Elle sourit, et décida de prendre elle-même la parole. « Je ne sais pas ce que tu en penses, mais j'ai l'impression qu'on est en train de se perdre. » Il hocha la tête, visiblement soulagé d'être compris, et elle continua sur sa lancée. « Si on continue comme ça, on risque de perdre notre amitié. »
La discussion continua calmement, avec quelques instants où Ron, qui commençait à sentir l'alcool monter dans son cerveau, se laissait porter pas ses impulsions et la prenait amoureusement dans ses bras, et ils conclurent ensemble que c'était mieux pour tout le monde d'arrêter là leur couple, et de revenir à une amitié forte et durable. « Un dernier pour la route ? » proposa-t-il simplement, et ils s'embrassèrent et s'enlacèrent.
Quand ils entrèrent à nouveau dans la Grande Salle, Malefoy s'élança immédiatement vers Hermione. « Il faudrait peut-être repasser aux formes normales, tu ne crois pas ? Et dans une heure à peu près, il devrait y avoir à nouveau l'occasion de tous les transformer. » Elle hocha la tête et se planta avec lui avec la baguette vers les miroirs. Ils prononcèrent tous les deux Finite Incantatem pour annuler leur sortilège, et tout le monde dans la salle revint à son sexe d'origine. « J'adore cet enchantement, il change bien des habitudes. »
Drago soupira en l'entendant et secoua la tête. « C'est original oui, et c'est aussi la trentième fois que tu me dis ça. » Il regarda la salle un instant, et nota très vite Pansy qui avait rejoint Weasmoche il ne put s'empêcher de jeter un regard en coin à Granger, qui n'avait pas l'air dérangée outre mesure. « Ca va, entre toi et ton rouquin ? »
« C'est terminé. » répondit-elle naturellement. Il fallut à Drago un temps pour comprendre l'information, mais le léger sourire qu'elle abordait le convainquit de l'issue positive de l'événement. Il lui proposa son bras, et l'emmena au centre de la salle.
« Si tu es libre, alors je ne me gênerai plus à t'inviter à danser. » Il saisit sa main, et la fit virevolter autour de lui au rythme de la musique. Mais ils ne s'arrêtèrent pas là une, deux, trois, puis dix, vingt musiques passèrent, jusqu'à ce qu'ils lancent une fois de plus leur enchantement sur la salle entière. Ils firent une pause, burent un peu, et retournèrent danser, Drago au bras de Granger. Une heure passa encore, jusqu'à ce que minuit soit passé, et que la salle se vide tout doucement, alors que les gens fatigués partaient se coucher. Et eux étaient toujours là, l'enchantement à nouveau parti.
Ron attrapa Hermione vers une heure du matin pour lui souhaiter bonne nuit, l'embrassa doucement sur le front, et lui fit promettre de faire attention. « Harry vous surveille encore du coin de l'œil et n'a pas l'air très content de ce qu'il voit, ne flirtez pas trop tant qu'il est là. »
Elle ne put s'empêcher de rire. « C'est un peu tard pour me dire ça, non ? »
« Hermione, je te l'ai dit tout à l'heure, je voyais Malefoy comme une potentielle menace à notre couple. Fais ce que tu veux avec lui, mais simplement, ne l'affiche pas devant Harry, tu sais comment il est. »
« Promis Ron, je vais faire attention, et Malefoy aussi fera attention. » Elle lui laissa un baiser sur la joue, lui souhaita bonne nuit et repartit danser avec Malefoy le sort se moqua d'eux, et alors qu'elle lui disait de se méfier de la réaction de Harry à ce qu'ils faisaient, un slow commença.
« Bon, tu proposes quoi, qu'on danse la valse les bras tendus ? » lança le blond d'un ton aigre. Elle pouffa et se colla à lui.
« Tant pis, il n'a qu'à partir s'il ne veut pas nous voir. »
« Granger, voyons, ce n'est pas une manière de parler de ses proches, si ? »
« Harry est agaçant. Qu'il me laisse vivre ma vie, je ne suis pas sa fille. » soupira-t-elle, posant sa tête contre le cou du blond.
« Ca fait peut-être trois heures que vous vous êtes quittés avec Weasmoche, il pense sûrement que tu es beaucoup trop rapide. »
« Je suis pompette, zut à la fin. »
« Ah, vraiment ? » demanda-t-il, remontant doucement sa main droite du dos de la jeune femme vers son épaule.
Il la sentit hocher la tête contre lui, puis ses oreilles perçurent le léger fredonnement qui venait de ses lèvres : « Wherever you go, whatever you do, I will right here waiting for you… Whatever it takes, or how my heart breaks, I will be right here waiting for you… » Il jeta un œil autour d'eux, et capta le regard de Potter, qui n'avait pas l'air ravi du tout. Il avait l'impression que le futur Auror était sur le point de faire de lui de la pâtée pour chat. Il ne put s'empêcher de le narguer d'un clin d'œil et d'un sourire moqueur, puis il revint à sa prise du moment.
Granger soupira d'aise et s'accrocha encore un peu plus à lui. Lui-même n'était pas complètement sobre, et elle fera bien de faire attention à ça elle était très jolie dans sa tenue, il n'était pas garanti qu'il n'essaierait pas très prochainement de faire quelque chose avec elle. Mais il fallait bien l'avouer, Potter restait dans un coin de sa tête, et tant qu'il continuerait à les observer avec une telle passion, il allait difficilement pouvoir faire quoi que ce soit. Quoi que sa main sur l'épaule de la brunette pusse bien dire.
Il jeta à nouveau un œil dans sa direction, et vit que sa Weaslette semblait vouloir l'entraîner loin de la salle, le prenant par le bras et le priant de venir avec elle. Il fallut quelques secondes, mais il finit enfin par consentir à partir, jetant un dernier regard d'avertissement à Drago. Il se contenta de hocher la tête et le vit enfin partir de la Grande Salle. « Oh, think twice, 'cause it's another day for you and me in paradise… » fredonnait toujours Granger.
Il continua enfin à remonter sa main restée à l'épaule de la brunette, et lui effleura la joue, l'invitant à le regarder. Il plongea ses yeux dans les siens et passa sa main dans ses cheveux. Elle sourit, lui attrapa le col et se rapprocha dangereusement de ses lèvres, s'arrêtant à seulement quelques millimètres. Il remarqua qu'en effet son regard était un peu vitreux, mais elle était encore loin d'être complètement bourrée. Elle était juste un peu joyeuse et voyait ses inhibitions disparaître. Il décida donc d'ajouter une valeur plus intéressante à ce jeu qu'elle semblait vouloir jouer. « Si tu m'embrasses, je te saute dessus. » souffla-t-il, et elle sourit. Elle ne franchit cependant pas la barrière de quelques millimètres qui les séparait encore, aussi il en conclut qu'elle voulait jouer un peu, elle aussi.
Il plongea son visage dans son cou et y laissa de doux baisers. « On est bien d'accord, pas de sentiments si quelque chose se produit ? »
« Tu m'attires juste physiquement Granger, tu es trop agaçante pour que je puisse t'aimer de cette manière un jour. » Il entendit un léger rire à son oreille, et elle s'éloigna légèrement, se dégageant ses bras.
« Très bien, dans ce cas… » Elle revint contre lui, passant ses mains dans ses cheveux blonds, pressant sa poitrine contre son torse, et frôla à nouveau ses lèvres. Elle planta ses yeux dans les siens, et il vit qu'elle s'amusait. Elle ne l'embrasserait pas tout de suite, c'était une certitude. Et il pourrait mettre à main à couper que ça n'allait pas être pour tout de suite. Elle allait d'abord le frustrer pendant des jours, des semaines, des mois peut-être, avant de l'embrasser. Et le jour où ça arriverait, elle allait regretter de l'avoir fait attendre. Parce qu'il ne la laisserait pas filer avant de le lui avoir fait payer. Elle déposa, la vicieuse, un baiser sur le coin de sa lèvre, juste à la limite pour ne pas considérer l'avoir embrassé, et se détacha de lui. « Je suis fatiguée, je vais me coucher… tu devrais bientôt monter aussi, tu ne crois pas ? »
Elle jouait vraiment avec lui. Elle jouait avec ses pulsions. Oh oui, elle allait regretter tout ça quand elle se déciderait enfin à l'embrasser pour de bon.
Le soleil s'était levé depuis longtemps quand le château commença enfin à lentement s'animer. Hermione sortit de son sommeil vers dix heures, et il lui fallut un instant pour se rappeler des événements de la soirée. Quand ils lui revinrent, elle sentit chauffer, et elle n'osa pas sortir de sa chambre pendant encore quinze minutes, il n'était pas question que Malefoy la voie comme ça, s'il était déjà réveillé –et elle n'allait pas prendre le risque de parier le contraire. Quand enfin la chaleur s'estompa, elle passa par la pièce commune pour descendre à la Grande Salle, où visiblement l'heure de pointe était en train de se dérouler. Elle aperçut à la table des Serdaigle Luna, qui regardait le bracelet qui ornait son poignet d'un air rêveur. Il faudrait qu'elle discute un peu avec elle, dès qu'elle aurait mangé.
Harry était là lui aussi, avec Ginny, aussi elle les rejoignit, et croisa le regard du brun, qui ne présageait rien de bon. Il avait été suffisamment correct de ne pas la déranger la veille au soir, mais il allait certainement la bassiner à présent qu'il la tenait. Elle attrapa de quoi se faire son petit déjeuner et commença à manger, profitant du fait qu'il la laissait encore pour le moment tranquille. Mais il y avait de grandes chances que dès son repas terminé, il l'emmène dans le parc pour discuter des événements de la veille. « Ron dort encore, j'imagine ? » lança-t-elle entre deux bouchées.
« Oui, et je pense qu'il n'est pas près de se réveiller, à ce que j'ai compris il ne s'est pas couché avec très tard hier soir, je ne sais pas ce qu'il a bien pu faire de sa soirée, il est pourtant parti plus tôt que moi. »
« Ça ne se concerne pas, si ? » se permit Ginny. « Il n'est pas ton enfant, il a encore le droit de faire ce qu'il veut sans que tu sois derrière à le surveiller. » Il grommela vaguement, et ce fut là qu'il vit qu'Hermione avait terminé son repas.
« Hermione, est-ce qu'on pourrait se promener dans le parc, tous les deux ? » Mince. Elle n'allait pas échapper à la discussion qu'il voulait avoir. Elle sourit et se leva, emboîtant ses pas vers l'extérieur. Il attendit d'être suffisamment éloigné du château pour aborder le sujet. « C'est quoi, ce truc avec Malefoy ? »
Elle s'était préparée à cet interrogatoire, elle savait qu'il allait tomber, et pourtant, à cet instant elle souhaitait que Ron fût là pour l'épauler. Parce qu'elle savait que sur ce coup-là, il était de son côté. Elle ne savait simplement pas quoi répondre, elle avait l'impression d'avoir laissé s'échapper le fil de la soirée, et elle-même ne comprenait pas comment elle avait fini dans les bras de Drago Malefoy pour le temps de la fête. « J'étais pompette, Harry… » fut la seule chose qu'elle arrivait à bredouiller. C'était vrai, mais il n'y avait pas que ça. Elle savait très bien que son meilleur ami ne se contenterait pas d'une réponse comme ça.
« Mais encore ? Vous aviez l'air d'être vraiment fusionnés hier soir, et une entente comme ça, ça ne naît pas de nulle part. »
« Harry, enfin, tu sais que je m'entends bien avec lui, maintenant… ce n'est pas parce que toi tu ne peux toujours pas le voir en peinture que c'est mon cas. Et ne me sers pas l'argumentaire sur le passé, Harry ! » s'exclama-t-elle quand il ouvrit la bouche d'un air résolu. Il fit la moue et resta silencieux plusieurs minutes, alors qu'ils continuaient de piétiner la neige fraîche. « Ecoute, il a vraiment changé, et j'aimerais que tu l'acceptes. Drago n'est plus celui qu'il était avant la guerre, s'il y en a bien un qui a grandi, c'est lui. »
« Drago ? Vraiment ? » Elle comprit alors seulement l'erreur qu'elle venait de faire sa langue avait fourché, et elle avait appelé le blond par son prénom, chose qu'elle n'avait jamais faite jusque-là. Mais le nom était sorti tout naturellement de sa bouche, comme s'il avait toujours voulu le faire. « … Tu vois, Hermione ? C'est de cette entente que je parle. Mais c'est comme si vous deux ne vous en rendez pas compte vous-mêmes. Vous êtes beaucoup plus proches l'un de l'autre que ce que vous pensez. Tu ne t'es même pas rendu compte que tu l'avais appelé comme ça. »
« Et même si ce que tu dis est vrai, en quoi est-ce que ça pose problème ? » riposta-t-elle aussitôt elle se fut repris. Elle n'allait pas se laisser faire alors qu'Harry piétinait sur ses droits de disposer de sa propre vie !
« Hermione, tu peux dire tout ce que tu veux sur le changement de Malefoy, il reste un con prétentieux qui ne te mérite pas. J'espère juste que tu le vois, ça. Et puis je ne veux pas que tu sois blessée. » maugréa-t-il à mi-voix pour achever son point.
« Comment ça, blessée ? Pourquoi le serais-je, Harry ? Je sais qu'il est promis à quelqu'un, et je ne suis pas tombée amoureuse de lui, je ne vois pas pourquoi je souffrirais de ça. »
Seulement, Harry était borné. La discussion commença à tourner en rond, sans qu'il veuille comprendre qu'elle pouvait gérer toute seule ses sentiments sans l'aide de personne. Elle finit par y mettre un point final en déclarant quelque chose qu'elle regretterait plus tard : « Et puis même si nous étions en train de tomber amoureux comme tu sembles le croire, il ne peut rien se passer entre nous. Si je dois en souffrir, tant pis. » Et elle prit congé sur ces mots qu'elle avait lâchés davantage pour en finir.
Mais quand elle y repensa en montant à l'étage de ses appartements, elle se sentit mal. Son cœur battait plus rapidement qu'à la normale, et quand elle donna le mot de passe, c'était sans entrain. Elle s'assit avec un livre dans le grand canapé du milieu, attendant de voir Malefoy sortir de son antre, les cheveux en broussaille et les yeux encore endormis. Il s'étala à côté d'elle et lut quelques mots de son livre. « Ça a l'air chiant, c'est quoi ? »
« Le cadeau de Noël que m'a offert Hagrid. Il n'est pas ennuyeux du tout, au contraire. »
« Bah, tu sais ce que je pense du soin aux créatures magiques, alors m'assommer avec des livres qui traitent sur ce sujet, non merci. » Elle se figea quand il allongea ses jambes sur les siennes et s'étira sur le canapé, découvrant sous son haut de pyjama un ventre blanc et plat. Elle se gifla mentalement. Elle était familière à ce phénomène évoquer une idée, même sous le ton de la plaisanterie, suffisait à la considérer sous un autre œil. Toutes ses réactions du moment n'étaient que dues aux propos de Harry. C'était ridicule, elle n'allait pas se laisser perturber par ça.
« Dis-moi Granger… » Elle tourna la tête vers lui il gardait les yeux fermés, et semblait sur le point de se rendormir. « Tu repenses à ce qu'on s'est dit hier ? » Tout le temps, beaucoup trop depuis son réveil. Son silence parla de lui-même. « Tu veux garder le pari en cours ? » Elle hocha légèrement de la tête. Après tout, il était fort probable que ce qui s'était passé la veille serait le plus loin où cette histoire pourrait les mener, puisqu'elle ne désirait pas pousser Malefoy dans cette direction. Elle ne vit qu'au dernier moment, et lui mit presque le poing dans la figure de surprise, qu'il se rapprochait dangereusement d'elle, et il déposa un baiser sur sa joue. « Je vais manger, à tout à l'heure Granger. »
Quand il sortit de leurs appartements, il sut qu'il l'avait laissée rouge pivoine. Il l'avait très bien vu à son attitude, elle ne comptait plus jouer le jeu, et ça, il ne le laisserait pas se produire. Il avait bien trop envie de voir jusqu'où elle pourrait aller. Il craignait son manque de collaboration et d'imagination, mais si elle acceptait de se débrider un peu, ça pourrait devenir très drôle pour tous les deux.
Il salua Astoria en la croisant dans les escaliers, alors qu'elle remontait à la tour des Serdaigle, et quand il arriva dans la Grande Salle, il vit la tête rousse de Weasmoche à la table des Gryffondor, mais pas de trace de Potter. Tant mieux, le brun voulait sûrement régler ses comptes avec lui, et il n'en avait présentement pas envie.
Cependant, dès qu'il s'assit, il croisa le regard du roux, et celui-ci se leva immédiatement pour venir à sa table. Rah, lui aussi voulait régler ses comptes ?! Il pensait pourtant qu'il se montrerait raisonnable ! « Bon, Malefoy, j'ai quelques trucs à te dire. »
« Oui je m'en doute, sinon tu ne serais pas là à la table des Serpentard à entamer une discussion avec moi. »
« Fous-toi de moi comme tu veux, mais je suis sérieux. Tu risques d'avoir des problèmes avec Harry avec ce qu'il s'est passé hier. »
« Ecoute, il ne s'est rien passé avec votre précieuse Granger, si c'est ça qui vous inquiète tous les deux. »
« Je m'en fous, vous faites ce que vous voulez de vos nuits, ça ne me concerne pas. » lança Weasmoche comme s'il s'agissait d'une évidence, et ouvrit la bouche pour continuer ce qu'il voulait dire.
« Tu te montres étonnamment raisonnable pour quelqu'un qui vient de terminer une histoire avec la fille dont il est question ici. » le coupa-t-il encore.
« Ça fait un moment que notre couple bat de l'aile, il fallait bien le terminer à un moment, et je ne peux pas lui en vouloir de rechercher de l'affection ailleurs aussitôt après. Mais écoute-moi sans me couper maintenant, je dois vraiment te parler de Harry. »
« Je me fiche de ce que Potter peut me faire, je sais me défendre, et qu'il soit Auror ou non ne changera rien, je ne suis pas plus mauvais que lui en sorcellerie. »
« Harry a battu Tu-Sais-Qui, espèce d'abruti ! Evidemment qu'il est meilleur que toi ! » s'exclama le roux, se levant de toute sa hauteur. « Mais comme tu ne veux pas m'écouter, tant pis pour toi. » Et il retourna à la table des Gryffondor finir son petit-déjeuner.
Conneries. Potter avait battu le Seigneur des Ténèbres grâce à un peu de talent et beaucoup de chance. S'il venait l'emmerder, il saurait parfaitement se défendre par lui-même, il n'avait pas besoin de conseils de Weasmoche, ce serait s'abaisser à un niveau qu'il n'acceptait pas. Il acheva assez vite son petit-déjeuner et monta à nouveau dans les appartements, où il trouva Granger toujours au même endroit, qui avait visiblement bien avancé dans sa lecture. « Me revoilà, chérie ! » lança-t-il en se dirigeant vers le canapé, où il vit un léger sursaut qui le fit ricaner. « Alors, les aventures de… Newt Scamander ? » demanda-t-il, jetant un œil au titre de la couverture.
« Passionnantes. Tu devrais essayer ce livre toi aussi, tu sais. Après tout tu es beaucoup moins fermé au soin des créatures magiques maintenant, je t'ai vu avec Buck et les Sombrals. »
« Non merci, je t'ai déjà dit que je trouverais ça ennuyeux à mourir. »
« C'est dommage. » Elle repartit dans son livre avec un léger soupir, aussi il décida de se chercher un livre à lui et de s'allonger à nouveau de tout son long sur le canapé et sur les jambes de la brunette.
Quand Hermione se baladait dans le parc en hiver, c'était en général pour se changer les idées, après plusieurs heures d'affilée à réviser ses cours et s'avancer dans ses devoirs. Mais cette fois-ci, elle devait surtout se changer les idées après les événements de la semaine passée elle était entrée dans une relation plus qu'étrange avec Malefoy. Et ce qui l'inquiétait était qu'elle n'était pas dérangée elle avait même envie de participer au jeu qu'il proposait, sans prendre en compte les conséquences que cela pourrait avoir sur la suite. Elle restait persuadée que ce n'était que son imagination, à cause de ce qu'Harry lui avait dit, mais depuis qu'il avait inséré dans sa tête l'idée qu'elle et Malefoy étaient très proches, elle ne pouvait pas s'empêcher de sentir son cœur frétiller quand elle le voyait.
Elle s'approcha du lac gelé, et monta dessus, glissant doucement près de la berge, et fut rapidement accompagnée sur la glace par Buck, qui volait au-dessus d'elle. Elle était totalement seule, peu d'élèves sortaient en dehors du château quand il faisait froid comme ça, aussi elle pouvait profiter du lac toute seule, et pouvait se promener longuement sans être dérangée une seule seconde.
Elle resta une bonne heure encore à l'extérieur, avant de décider de revenir dans le château, les joues rougies par le froid et grelottant légèrement. Dans la Grande Salle, plusieurs personnes s'étaient déjà attablées pour le repas de midi, aussi elle alla s'assoir grignoter dans un coin de la table de Gryffondor, et remonta au bout de quelques minutes dans la salle de bain des préfets, où elle resta une bonne heure à profiter de l'immense baignoire et de ses jets de toutes les sortes. Ça lui faisait un bien fou quand le temps était aussi froid. Elle serait bien restée plus longtemps si quelqu'un n'avait pas toqué à la porte en constatant qu'elle n'ouvrait pas avec le mot de passe. Bien forcée à sortir de là pour laisser la place, elle s'habilla en vitesse et ouvrit la salle, tombant nez à nez avec Ginny.
« Ah, mais ce n'était que toi ! Tu peux rester va, on peut bien prendre un bain ensemble, non ? » Elle sourit et hocha la tête ça lui ferait du bien de passer un moment au calme avec elle.
« Désolée, je n'ai pas eu le temps de vider la baignoire. » Ginny rit à gorge déployée et l'attrapa par le coude.
« Mais ce n'est pas grave ça, c'est même mieux ! Allez, à l'eau ! » Elles s'amusèrent à s'éclabousser pendant quelques minutes, puis elles s'appuyèrent contre un des rebords de la baignoire. « Bon, on n'a pas parlé du bal de Noël toutes les deux. » Mince, elle n'allait pas y échapper avec Ginny non plus. Elle se prit à regretter d'avoir accepté de rester avec elle, évidemment que c'était pour la bassiner qu'elle le lui avait proposé.
« Quoi donc, avec le bal ? »
« Oh, s'il te plaît Hermione, ne fais pas ton innocente. Alors, Malefoy est-il bon au lit ? » enchaîna la rousse sans prendre les moindres pincettes, et Hermione plongea la tête dans l'eau pour cacher le rougissement intense qui s'était pris à ses joues.
« On n'a rien fait ensemble Ginny, rien du tout ! » s'exclama-t-elle quand elle ressortit de l'eau. « Et puis c'était juste le temps d'une soirée, on était un peu pompettes donc on était plus proches que d'habitude, c'est tout… »
« Tu es sûre ? Je peux comprendre que tu ne veuilles pas en parler à Harry, mais tu peux tout me dire, tu sais. »
« J'en suis certaine ! Je n'ai pas de trou pendant la soirée, je sais ce que je dis ! »
« Ah, aucun détail croustillant… ça craint, Hermione ! »
« Mais tu t'attendais à quoi au juste ?! Que je couche avec mon ennemi, mais t'es pas bien ! »
« Oh, je t'en prie, Hermione. Tu lui as pardonné pour tout ce qu'il a bien pu te faire, ne me parle pas d'ennemi, on sait très bien toutes les deux que ce n'est plus ça depuis longtemps. » Elle resta silencieuse un long moment, et Ginny respecta le temps qu'il lui fallut. Elle la vit plonger et parcourir la baignoire à la nage en attendant qu'elle réponde. Mais au-delà de tout, ce qui lui donna un déclic fut quand elle la prit dans ses bras pour lui dire qu'elle serait avec elle, quoi qu'il puisse arriver par la suite. Ce fut alors son tour de la serrer, et elles restèrent longtemps dans cette position, jusqu'à ce qu'Hermione la lâche.
« En fait, depuis le bal… je ne sais pas, j'ai l'impression que quelque chose a changé. Pas pour Malefoy, je ne pense pas, mais… Harry m'a dit un truc qui me trotte dans la tête depuis. » Ginny resta silencieuse, l'invitant à continuer. « Il a semblé penser que lui et moi avons une relation beaucoup plus proche que ce que nous croyons, et depuis… je ne sais pas, je me sens bizarre chaque fois que je suis avec Malefoy, que je le regarde, que je pense à lui… Je suis sûre que c'est juste parce qu'Harry m'a mis cette idée en tête, mais du coup je ne peux pas m'empêcher d'y penser. »
« Harry est vraiment stupide parfois, il ne se rend pas compte de ce qu'il dit. Il sait pourtant très bien qu'entre toi et Malefoy, il faudrait un sacré travail entre vous pour que ça fonctionne, et je ne crois pas que vous en soyez là. Si ? » Le blanc qui suivit fit tiquer la rousse, qui regarda Hermione d'un air suspicieux.
« … Je ne sais pas. Je… j'y pense de plus en plus, et je me dis que peut-être… peut-être que si on essaie, ça pourrait… »
« Hermione ! Malefoy est promis à quelqu'un d'autre, tu ne vas que souffrir en réfléchissant comme ça ! Rah, je vais tuer Harry et ses stupides idées paranoïaques ! Et toi, débarrasse-toi de ces pensées, je suis sérieuse, ça va te faire du mal si ça continue. » Oui, mais c'était déjà trop tard. Elle avait l'impression d'être rentrée dans une spirale vicieuse qui n'allait pas la laisser sortir si facilement. Elle n'aurait pas dû en discuter, ça rendait les choses trop concrètes, et à présent elle n'allait plus pouvoir sortir Malefoy de sa tête. « Bon, avec tout ça, il va falloir que je sorte moi, je dois finir mes devoirs de potions pour la semaine prochaine. »
Quand elles furent sorties de la salle de bains, elles se séparèrent, et Hermione eut l'impression qu'elle aurait besoin d'une nouvelle balade dans le parc gelé. Mais elle aussi avait des lectures à terminer en prévision des ASPICs, aussi elle retourna dans ses appartements, et sur le chemin, elle croisa Astoria Greengrass, en pleine conversation avec sa grande sœur. Si la première la salua d'un poli hochement de tête, ce ne fut pas le cas de la seconde, qui sembla à la limite de l'insulter, mais se contenta de la fusiller du regard. N'importe quoi, vraiment, elle n'avait rien à voir avec la décision de Malefoy de la jeter comme une vieille chaussette, non plus.
Elle rentra dans la pièce commune, et vit Malefoy, sur le canapé avec une lettre en main et un hibou Grand-Duc à côté de lui. Aussi, elle alla chercher son manuel de Métamorphose et s'assit à côté de lui pour lire les chapitres suivant le cours actuel. Elle regardait parfois du coin de l'œil ce que faisait son collègue, qui semblait plongé dans la rédaction d'une longue lettre aux apparences officielles, et elle mourait d'envie de savoir à qui elle était adressée et de quel sujet elle parlait. Mais ça ne la concernait pas du tout, aussi elle garda sa curiosité bien cachée au fond de sa tête. Quand enfin il se redressa et roula le parchemin, il effleura sa taille du bras, et elle dut retenir un frisson gênant.
Quand enfin le hibou prit son envol de la fenêtre du blond et qu'il revint s'assoir à côté d'elle, un livre de potions en main, elle ne put plus s'empêcher de poser la question qui la taraudait. « C'était à propos de quoi, cette lettre ? »
« Ça ne te concerne pas, Granger. » Evidemment qu'il allait répondre ça. Mais cette fois, elle n'allait pas se démonter, et elle comptait bien lui montrer qu'elle se montrerait sérieuse. Elle corna la page qu'elle lisait, ferma son livre et se rapprocha de lui, se collant à son épaule. Il l'avisa d'un regard curieux, et elle sentit un recul de surprise quand elle lui saisit le menton et approcha son visage du sien. Elle s'arrêta à nouveau à quelques millimètres et le regarda droit dans les yeux, constatant qu'ils se teintaient à nouveau de quelques éclairs bleus, et descendit sa main le long du cou du blond, parcourant son torse à travers sa chemise, et la posa sur sa cuisse, la caressant doucement. « Ah, peut-être que je pourrais te répondre dans ce cas… » soupira-t-il du bout des lèvres, soufflant agréablement sur les siennes, et il lui donna terriblement envie de franchir le pas et de l'embrasser.
Mais elle ne devait pas craquer, Ginny avait raison, ça pouvait très vite déraper, et elle sentait déjà son cœur battre à toute vitesse contre sa poitrine, et s'il n'avait pas les yeux figés dans les siens, il remarquerait certainement le léger rougissement sur ses joues. Mais si elle sentit qu'il lui caressait tendrement le poignet, déchaînant encore les battements de son cœur, elle ne comprit que trop tard, quand il le lui fit remarquer, qu'il prenait subtilement son pouls. « Eh bien Granger, soit tu deviens malade, soit je te fais un sacré effet avec un pouls pareil. »
Mais elle ne se dégonfla pas, et la répartie sortit toute seule, dans une voix suppliante et légèrement aigue. « Oh s'il te plaît Malefoy, réchauffe-moi, j'ai tellement froid… » Par contre, elle ne s'attendit pas à la réaction qu'il eut il lâcha ses yeux, et plongea le visage dans son cou, embrassant doucement le creux de sa nuque, et ce fut elle qui craqua, le repoussant des deux mains, plus rouge que jamais. Elle s'attira les ricanements du blond, mais elle s'en fichait, pour le coup c'était allé trop loin pour elle.
« Tu peux être aussi courageuse que tu veux en combat Granger, mais tu vas toujours rester une dégonflée quand ça touche à l'érotisme, pas vrai ? Ça a dû être chiant pour Weasmoche, vos soirées de folie. » Elle ne répondit pas, attrapa son manuel et partit se cacher dans sa chambre.
Drago comprit suffisamment vite qu'il avait peut-être dit un truc de trop. Mais elle le connaissait enfin, elle lui avait tendu une perche bien trop grande pour qu'il ne la saisisse pas. On ne jouait pas avec lui sans en connaître les conséquences. Aussi, il décida d'ignorer la crise et de revenir à son livre de potions. Elle ressortirait dans quelques heures, ne serait-ce que pour manger.
Ce fut une heure plus tard qu'elle ressortit, ses épais livres entre les bras, pour aller à la bibliothèque –ou du moins supposait-il, elle ne pouvait aller que là-bas avec ces affaires-là. Il leva à peine la tête en l'apercevant du coin de l'œil, mais elle semblait terriblement agacée, aussi il préféra ne rien dire et continuer d'avancer dans ses devoirs. Il lui parlerait plutôt le soir, une fois qu'elle aurait été calmée avec un bon repas. Et si vraiment la situation dégénérait, il avait été suffisamment bien éduqué pour savoir quoi faire.
Finalement, le soir même, il eut une occasion rêvée pour se racheter. Les événements n'étaient pas joyeux, et plutôt surprenants compte tenu de la situation d'après-guerre et du tabou autour de certains mots, mais ce qui devait arriver un jour arriva. Quand il remonta de la Grande Salle, Granger plus énervée que jamais l'attendait au milieu de leur salle commune, une lettre ouverte en main, les bras croisés et l'attitude menaçante. Il n'eut même pas le temps d'ouvrir la bouche pour demander ce qui se passait, qu'il reçut la gifle la plus douloureuse de sa vie, qui l'expédia au sol. Il en resta sonné quelques secondes, suffisamment pour qu'elle se mette à sa hauteur et l'attrape par le col.
« Je peux savoir à quoi tu joues, là ?! » hurla-t-elle dans ses oreilles sensibles.
« Ce serait à moi de te poser cette question, qu'est-ce qui te prend de me foutre un coup gratuit comme ça ?! » cria-t-il en retour. Il sentait déjà que cette soirée allait être épuisante, quoi qu'elle le pût le soupçonner d'avoir fait.
Il vit son expression outrée qui le laissa penser que c'était quelque chose de vraiment grave, et il commença à se douter de ce qui avait pu se produire. Mais ce n'était pas sa faute, et ça il comptait bien le lui faire comprendre, qu'elle fasse la sourde oreille ou non. « C'est quoi, cette lettre ? » demanda-t-il en tentant de la lui prendre des mains, mais elle le lâcha et se leva, la gardant hors de sa portée.
« Ça ? Tu devrais le savoir, non ? C'est la preuve que tu n'as pas changé du tout, Malefoy ! » Plutôt que de partir dans une dispute musclée, il préféra se lever à son tour et contourna la Gryffondor pour aller dans sa chambre. « C'est tout toi ça, fuir au moment des explications… lâche ! » hurla-t-elle encore, et il perçut des trémolos dans sa voix. Oui, c'était sans aucun doute un point sensible qui avait été touché dans cette lettre. Il attrapa le parchemin qui lui avait servi pour ses devoirs de potions et revint dans la pièce, se plantant devant elle.
« Regarde mon écriture, et compare-la à celle qu'il y a dans cette lettre. Tu es intelligente, tu devrais pouvoir comprendre toute seule. » dit-il calmement en lui tendant la feuille. De mauvaise grâce, elle la saisit et commença à comparer. Son visage ne s'adoucit pas, mais se décomposa, et il vit qu'elle saisissait enfin le problème, et qu'elle se traitait sûrement d'idiote. Quand il eut la certitude qu'elle avait bien compris, il lui reprit le parchemin et le jeta sur le canapé en attendant la fin de la discussion. « Bon, tu me laisses la lire, maintenant ? » Cette fois, elle ne fit pas de résistance quand il tendit la main, et il put enfin la saisir.
Quand il lut, il souhaita avoir eu tort, mais très peu de choses pouvaient faire sortir Granger de ses gonds, et la traiter de Sang de Bourbe et de tous les noms dépréciateurs envers les Nés-Moldus dans une lettre de près de soixante centimètres de long en faisait partie. Quand il atteignit le point final, il leva les yeux vers elle, et ses yeux rougis suffirent à le faire fondre il l'attira contre lui et la serra dans ses bras. Aussitôt, il sentit des sanglots secouer son corps, et il lui caressa tendrement le dos. « L'écriture ressemblait un peu à la mienne, je peux comprendre. » lui chuchota-t-il avant de lui laisser un baiser sur le front. « Ne t'inquiète pas, j'ai été longtemps ignoble avec toi, c'est normal que tu me soupçonnes. Mais quelqu'un qui t'envoie ça maintenant doit vraiment t'en vouloir personnellement. »
« Daphné. Daphné Greengrass. » comprit-il du marmonnement dans sa chemise.
« Peut-être… Je ne sais pas Granger, elle est peut-être dure par moments, mais je ne crois pas qu'elle serait capable de faire ça, elle n'a pas été élevée de cette manière. Et surtout, pourquoi le ferait-elle ? »
« Elle me tient responsable de ta décision de la laisser tomber alors que tu étais promis à elle… »
« … Ne t'inquiète pas. Je vais régler ça. » conclut-il en la serrant davantage contre lui. Ça n'avait pas l'air de la gêner, alors il en profiterait, il aimait beaucoup être contre elle, et si ça pouvait la calmer un peu, c'était tout ce qui comptait. Elle avait d'ailleurs arrêté de pleurer, et se contenter à présent de renifler discrètement, mais elle ne semblait pas vouloir le lâcher immédiatement.
Il ne sut pas combien de temps passa, et il s'en fichait. Quand elle fit un mouvement pour se dégager, il regretta que ça n'ait pas duré plus longtemps, et lui tint encore les épaules pour plonger ses yeux dans les siens. Il aimait tant ses yeux qu'il aurait pu les regarder pendant des heures. Il adorait les reflets dorés qui apparaissaient de temps en temps, il adorait les expressions qui les animaient toujours, et même rouges et humides, il restait sous leur charme absolu. Ça lui rappelait que Granger n'était pas invincible, qu'elle n'avait pas un moral à l'épreuve de tout, et pour une raison étrange, ça le faisait fondre. « Celui-là ne compte pas… » se sentit-il souffler, puis il s'avança vers son visage et l'embrassa.
Elle posa d'abord ses mains sur son torse, comme prête à le repousser, mais finalement elle se contenta de s'agripper à son col et revint contre lui. Il monta sa main vers sa joue, et elle ouvrit légèrement la bouche pour approfondir leur baiser doucement, il joua avec sa langue, l'attirant à lui. Il ne pensait pas qu'il se sentirait aussi complet en l'embrassant, et à présent, il ne voulait plus s'arrêter. Elle n'était pas extraordinaire en la matière, mais il n'avait jamais été aussi bien en embrassant quelqu'un.
Il fut même si bien qu'il refusa de la laisser lui déboutonner sa chemise, il lui prit les poignets et les passa autour de son cou, puis posa ses mains sur ses hanches, la rapprochant davantage de lui. Ce fut finalement elle qui cessa le baiser, et il dut lutter pour ne pas revenir aussitôt à la charge. Après tout, il avait dit un baiser, le prochain compterait dans leur nouveau jeu, et c'était à elle de faire la démarche. Il la garda encore un moment dans ses bras, puis la relâcha, et remarqua les rougeurs qui avaient envahi les joues de Granger. Elle était belle. Weasley ne réalisait probablement pas à côté de quoi il passait.
« Daphné, est-ce que je peux te parler un instant ? »
La jeune fille en sautillait presque de joie, et elle trottina vers lui. « Qu'est-ce qu'il y a, Drakichou ? Ce ne sera pas facile de me reprendre, tu sais ? »
« Oui, oui, sûrement. » éluda-t-il d'un geste. « En fait, j'ai une question à te poser. »
« Tout ce que tu veux, je peux parler à mon père pour que le mariage se fasse entre nous, de toutes façons je suis sûre que ça arrangera Astoria, et je peux voir aussi pour… »
« Est-ce que tu as envoyé une lettre à Granger, dernièrement ? » la coupa-t-il finalement, lassé d'entendre son excitation inutile.
« Rah, il n'y en a toujours que pour Granger. Pourquoi est-ce que je lui enverrais une lettre, exactement ? Je n'ai aucun intérêt à le faire. » grogna sincèrement Daphné. Drago soupira légèrement, et repartit dans le château. La lettre qu'il avait lue était ornée d'une écriture fine et penchée, qui témoignait d'une bonne éducation, qu'avaient plutôt les Sangs-Purs en général. Le problème était que des vingt-huit familles encore authentiques de Sangs-Purs, très peu d'enfants étaient revenus à Poudlard. Il n'y avait que Millicent Bulstrode qui pourrait encore convenir au profil, mais pourquoi aurait-elle envoyé ça à Granger ? Il allait tout de même l'interroger, mais ça n'allait sûrement rien donner du tout.
Hermione, de son côté, partait sur d'autres pistes, essayant de se souvenir qui dans sa classe avait une écriture aussi sophistiquée. Elle se souvint que Dean avait une très belle écriture, mais pourquoi un Né-Moldu insulterait un autre Né-Moldu ? Le visage de Daphné Greengrass lui restait toujours en tête, et elle savait qu'elle n'arriverait pas à s'en défaire tant qu'elle n'aurait pas obtenu la vérité. Elle était certaine qu'il s'agissait d'elle, et même si Malefoy lui disait le contraire, il lui faudrait un coupable confirmé pour enlever ses doutes.
Ce fut alors que l'évidence la frappa comme une gifle pourquoi n'y avait-elle pas pensé ?! Après tout, ce ne serait pas son premier dérapage ! Et elle le verrait le lendemain, elle aurait largement le loisir de vérifier son écriture… Elle souffla un grand coup, et décida qu'à présent qu'elle avait verrouillé une cible, elle n'avait plus qu'à travailler un peu sur un devoir à rendre deux semaines plus tard. Autant s'avancer quand elle le pouvait.
Ils se croisèrent tous les deux devant leurs appartements, et y entrèrent ensemble. « Alors, une piste ? » demanda le blond, et elle lui donna ses quelques intuitions. « Daphné était sincère quand elle me l'a dit, elle n'est pas mêlée à cette histoire, crois-moi. »
« Je reste peu convaincue… elle est la personne qui m'en veut le plus, visiblement. »
« Il faudrait peut-être chercher en dehors de Poudlard, tu ne crois pas ? Je ne pense pas que mon père soit assez con pour faire ça, mais ça vaudrait le coup de lui poser la question. Ou ça peut aussi être un total inconnu qui considère que tu lui as ruiné la vie avec ton sang de Moldue. »
Il n'avait pas tort. Poudlard comportait peu de suspects finalement, chercher plus large serait sûrement plus avisé.
Bon, eh bien voilà… tout ce que je peux dire, c'est que je suis terriblement désolée pour le temps que ça a mis avant la publication de ce nouveau chapitre… Mais voilà, pour la peine il est deux fois plus long que tous les autres ! Je sais que c'est pas grand-chose compte tenu que j'ai rien écrit pendant quatre-cinq mois… mais c'est déjà ça… non ?
En tout cas, je suis vraiment navrée pour le délai de publication, mais j'ai été tout simplement submergée par le travail, et mon cerveau m'a juste envoyée chier en février à cause des 18.000 mots de Noël, et des chapitres en plus que j'avais écrits pour cette fic aussi… voilà, il voulait faire une pause, et m'a dit de me débrouiller avec vous.
Enfin, j'espère en tout cas que ce chapitre vous a plu, il se passe énormément de choses dedans, donc je suis vraiment contente moi =D mais si quelque chose vous a déplu, que quelque chose vous paraît illogique, faites-moi signe ! Pour vous, qui est le coupable de ces insultes à Hermione ? Avez-vous aimé la scène du baiser ? Et le bal ? Dites-moi tout !
De plus, je vais maintenant changer un petit peu le format. Ou plutôt, je vais ajouter quelque chose à mes chapitres : des drabbles axés sur Ron, qui seront écrits par ma meilleure amie, et que je posterai toujours en fin de chapitre, pour montrer un peu comment il avance dans sa vie =D
Drabble #1
Ron regarda longuement son verre, soupira puis vida son whiskey d'un seul coup avant de faire signe au barman pour qu'il lui en resserve un autre. Mais qu'est-ce qu'il lui avait pris de se rendre dans un bar Moldu? Ils ne servaient même pas de pintes de whiskey! D'un autre côté, l'anonymat dont il bénéficiait dans un tel endroit lui faisait du bien. Personne n'était là pour commenter sa consommation et il avait réussi à échapper aux longues tirades d'Harry à l'encontre de Malefoy. Il ne remarqua sa voisine que quand elle lui adressa la parole après son troisième verre:
- Mauvaise journée? Demanda la petite brune assise à ses côtés.
- Mauvaise année.
- Vous devriez essayer de vous détendre, de sortir, je ne sais pas, d'aller voir vos amis… Il paraît que ça aide.
- J'essaye d'éviter mes amis en ce moment, ils font partie du problème, grogna-t-il.
Elle hocha la tête avant de boire une gorgée de bière et Ron décida de lui rendre la politesse:
- Et vous, mauvaise journée aussi?
- Oh, juste mon patron qui essaye de me draguer… Encore… Rien de grave. Il est juste un peu lourd.
- Une personne m'a dit un jour: "Essayez de vous détendre, de sortir, d'aller voir vos amis, il paraît que ça aide."
Elle rit.
- Elizabeth Paige, se présenta-t-elle.
- Ron Weasley.
