Bonjour chers lecteurs !
Après un premier chapitre où l'on rencontre un peu les idéaux et façons de penser d'Iyallis, voici mon second chapitre de cette fiction L'Hermine,
Dans ce chapitre, Iyallis met en place ses défenses. Des alliés de tailles font leur apparition.
Petites réponses aux reviews qui m'ont vraiment fait plaisir, alors que je ne pensais pas en avoir aussi tôt. Pour cette fiction, je sais où je vais, je suis sûre de ce que je fais, et chaque chapitre est détaillé et programmé. Je finirai. Promis !
À ce mystérieux anonyme :
« C'est génial ! J'adore ta façon d'écrire et l'héroïne. L'histoire part très bien ! »
Merci ! J'ai beaucoup hésité sur ce premier chapitre, et souvent, mon style d'écriture change selon la musique que j'écoute sur le moment ou selon mes humeurs. Alors quand je m'arrête au beau milieu d'un chapitre, je suis obligée de tout relire deux à trois fois pour me remettre dans le contexte et dans l'humeur propre au personnage. Encore que cette fois, ça n'était pas si compliqué.
En tous cas, merci beaucoup pour ta review, elle m'a fait vraiment plaisir !
À cette chère Kim :
« Salut, j'aime beaucoup le début de ta fic et j'attend avec impatience la suite pour découvrir son véritable visage ... ah tant de suspense c'est horrible :)
aller courage et au prochain chapitre
Bisous Kim :) »
Merci, comme je l'ai dis plus haut, j'ai beaucoup hésité avant de me lancer. Pour son véritable visage… Ce n'est pas si compliqué, tout dépend du point de vue et de mes humeurs futures.
Maah le suspense, je n'en ai pas mis tant que ça ! Mais il est vrai que j'aime terminer un chapitre sur une petite note choquante/surprenante ou du suspense.
Merci de ton encouragement, en tous cas !
Sur ce, je vous laisse à mon chapitre, et vous souhaite une bonne lecture.
L'Hermine : Chapitre II :
Meilo et Near, les jumeaux.
En entrant dans la salle, Iyallis passa près des deux nouveaux, et colla discrètement son poing au leur, comme dans un signe de ralliement. Elle leur lança un regard sérieux, et alla s'asseoir au fond de la salle, à une table de trois. Tout le monde lui avait accordé cette table comme "place officielle". C'était pour toutes les fois où ses conseils avaient été avisés et pour toutes les fois où elle avait soulagé la peine de certains membres de la classe. De cette façon, elle avait développé un véritable réseau de personnes la protégeant des embrouilles communes aux gens de son âge.
De loin, elle observa les deux adolescents, et un rictus passa la barrière du masque qu'elle avait érigé depuis la découverte du livre. Elle s'éloignait des gens le plus possible, leur parlant moins qu'avant, même si elle prenait tout de même le temps d'écouter qui en avait besoin. Son regard plus perçant, ses mains cachées dans ses poches, elle déplaça la chaise du milieu, et s'assit. Sa langue humidifia ses lèvres, et elle agita machinalement son pied, trahissant son impatience.
Bon sang, dépêchons ! Il faut que je leur parle. L'heure est à l'urgence.
Sakura se retourna lorsqu'elle entendit le claquement de langue agacé émit par Iyallis. La rose retint la question qui lui brûlait les lèvres lorsqu'elle vit le regard tendu de la brune posé sur les deux nouveaux. Elle se retourna, un peu surprise, et détailla les nouveaux en question.
Ils sont plutôt grands tous les deux.
Le premier est assez musclé, brun aux yeux gris étranges, ses pupilles sont fendues. Il est impressionnant et dépasse même le plus grand de la salle d'une demi-tête. Ses poings sont bandés et son grand sweat gris laisse retomber la capuche sur ses épaules puissantes. Lui donnant un air étrange de délinquant, son treillis troué et ses rangers imposantes alourdissent son pas. Pourtant, son air enjoué et son grand sourire aux canines imposantes l'adoucissent. Il se présente. Meilo Rakeiru.
Le second est légèrement plus petit, ses cheveux noirs sont un peu plus longs, et il est relativement sec par rapport à Meilo. Son teint aussi pâle que celui de son frère accentue ses cernes. Ses bras croisés et son expression fermée lui donnent un air sérieux et l'aura de ceux qui ont beaucoup de vécu. Son pull noir et son simple slim le rendent plus commun que le premier. Il se présente. Near Rakeiru.
Surprise dans les rangs. Ils sont jumeaux ? L'un a le visage plutôt arrondi, et l'autre a la mâchoire carrée. Et puis Near est bien plus taciturne que Meilo.
Iyallis sourit. Les jumeaux Rakeiru ou la garde rapprochée du roi. Les deux jeunes hommes sont extrêmements différents l'un de l'autre, dans la vie quotidienne. Mais si Meilo parvient à cacher ce qu'il en est réellement de sa personnalité, Near, lui, est fidèle à lui-même en toute circonstance. Contrairement aux apparences et de ce que la brune a toujours pu lire dans les yeux de Meilo et lorsqu'il se bat, celui-ci est le même que son frère. Froid. Taciturne. Solitaire. Jaloux. Sombre. Ils sont pourtant ceux en qui elle a le plus confiance et ceux qui lui ressemblent le plus.
Rapidement, les deux bruns remontèrent chacun une allée, et Near lança son sac sur la table à gauche d'Iyallis. Naturellement, son frère vint s'asseoir à sa droite, glissant rapidement dans une position avachie.
« - Salut, princesse, marmonna le premier.
- Salut, les gars, sourit la surnommée.
- Une urgence, qui fait que nous sommes là ?
- Une grosse, oui. »
Sans quitter le tableau des yeux, la jeune femme avait répondu aux questions du brun, le visage fermé, le regard aussi perçant qu'à leur arrivée. Devant, Sakura tendait l'oreille. Au moins, il y avait deux choses qu'elle pouvait comprendre : Iyallis connaissait les Rakeiru, et ils étaient là à sa demande. Compliqué.
Du coin de l'oeil, la rose vit son amie plonger la main dans sa poche arrière et en sortir un post-it gris qu'elle tendit au plus grand des deux. Meilo, si elle se souvenait bien. Il la parcourut des yeux, et son poing se serra, mettant le papier en une boule informe. Son regard avait changé et ses traits étaient tombés. Quelle différence ! Son air amical et avenant avait laissé place à une autre, bien plus effrayante et sombre.
« - Tu les as aperçus ?
- Pas encore. Mais je les sens. Ils savent déjà tout. Mes trajets, là où je vis, mon lycée… Ils m'épient.
- Je fais confiance à ton instinct. »
Iyallis soupira, ouvrant sa trousse. L'ancienne ronde nota son expression fatiguée, et l'étincelle de peur dans son regard. La brune sortit un stylo noir, et se concentra sur le cours. Elle eut un sursaut, lorsqu'elle sentit les doigts d'un de ses amis effleurer les siens, sous la table. La mâchoire crispée, elle se redressa ouvrant son cahier pour esquiver la main de Meilo.
~O~
« - Expliques, demanda Near.
- Les Serpents sont là, répondit Meilo à la place de la brune. »
Le premier se détacha du mur en soupirant, sortant de sa poche son téléphone. Rapidement, il s'éloigna, composant un numéro et portant l'appareil à son oreille.
Prenant dans sa main celle d'Iyallis, il l'attira à lui et l'enlaça.
« - Tu as peur, affirma-t-il. »
Elle ne répondit pas, fermant les yeux, le front appuyé contre l'épaule puissante du jeune homme. Bien sûr, elle avait regretté que l'époque où elle dirigeait la part des trois lui manquait un peu… Mais elle n'avait jamais voulu que tout lui revienne ainsi ! Elle en avait fini, de ces histoires de territoires, de coeur et d'armes. Par automatisme, sa main agrippa le t-shirt du brun, alors qu'un tremblement de rage la secouait.
« - Bon sang j'en ai marre, cracha-t-elle en levant sur lui des yeux embués de larmes. Est-ce qu'un jour, j'aurai une vie tranquille, loin de tout ça ? »
Un instant, elle s'en voulut, de hurler ainsi sur un ami, alors qu'il quittait tout ce qu'il avait pour un simple appel. Appel d'une personne qui avait disparu du jour au lendemain, laissant tout un territoire se reconstruire après une lourde guerre. D'une personne qui n'avait laissé aucune instruction, aucune information, rien. D'une personne qui les avait abandonnés lui et son frère. Pourtant, la voix grave du jeune homme s'éleva, douce et apaisante.
« - Je ne pense pas, Win-... Iyallis. Tu seras à jamais le troisième chef. Jusqu'à ce qu'ils aient ta peau, les Scorpions ne retrouveront jamais leur honneur perdu. Ils ne pourront pas se reconstruire. Mais aies confiance en nous. Nous sommes là. »
Le regard doux de Meilo semblait sonder la brune. En temps normal, ils étaient tellement froids, tellement faux, tellement sombres. Elle en resta un instant incapable de penser. Fermant les yeux, ses traits se détendirent, et elle adressa un sourire léger à son ami. Il avait toujours les mots. Mais elle savait ce qu'elle avait à faire.
La guerre n'était pas terminée. Elle ne faisait que commencer. Et il lui faudrait soit y laisser la peau, soit… Anéantir les Serpents. Mais cette fois, elle ne laisserai pas une guerre inachevée. Sa seule échappatoire était de tout détruire pour pouvoir tout reconstruire. Comme on ampute un membre infecté, elle devait détruire la troisième zone de la fragmentation d'Hiroshima.
« - Meilo, lâcha-t-elle, sérieuse. »
Ses grands yeux gris avaient changés. La peur n'y avait plus sa place. Ne restait plus que la rage.
« - Bientôt, nous assisterons à la chute de la troisième zone. »
Le jeune homme se figea. Elle comptait réellement rompre définitivement l'équilibre précaire d'Hiroshima ? Il y avait toujours eu trois zone. Et elle voulait révoquer cela ? Il eut un mouvement de recul, avant de se reprendre.
Winry est ma chef. Ce qu'elle désire est un ordre pour tous nos membres. Si elle veut détruire la troisième zone, la seconde la suivra. Les Serpents n'en ont plus pour longtemps.
Machinalement, Iyallis se détourna, marchant d'un pas décidé vers Near.
Les Serpents ont commit l'erreur de venir à moi. De me chercher. Ils verront les dégâts que peut faire un Phénix lorsqu'on trouble sa tranquillité.
