Coucou ! Je suis revenue de mes vacances loin du net et bien sûr j'ai pensé à vous ! Je poste donc ce troisième chap' où j'avoue il ne se passe pas grand chose mais qui nous annonce l'imminence des retrouvailles d'Oga et Furuichi !
Disclaimer : Je le répète, je dessine trop peu pour me revendiquer auteur de Beelzebub (imaginez, je devrais dessiner tous les jours ! xD).
Genre : Rating T, yaoi soft.
Pairing : OgaFuru et un couple révélé !
Musique : I'm European (Vidéo sur Youtube : [APH] I'm European MEP [Full]) et D.N.A. (Vidéo : It's in his D.N.A. [Hetalia MEP]). Les AMVs concernent Hetalia où chaque perso correspond à un pays. C'est drôle et les épisodes sont courts, ils durent 5 minutes alors si ça vous tente, je vous le conseille !
Merci à Mayuno et Youwan pour leurs reviews et aux autres pour venir me lire !
Bonne lecture !
Mondes Parallèles
Première partie : Son Monde
Son transfert
11 décembre 2012 : le 13ème régiment quitte précipitamment le campement au nord de Tokyo dû aux résidus biochimiques de la bombe de 2009. On dénombre déjà la moitié du régiment décimée et le nombre de morts est en constante hausse.
13 décembre 2012 : les informateurs japonais nous confirment que les coréens ont basé leur campement au même endroit et rendent impossible la reprise de cette position. Seul le 5ème régiment d'infanterie est équipé contre les armes biologiques mais il n'est pas préparé à assiéger un camp aussi difficile à atteindre.
15 décembre 2012 : les autorités et l'armée font évacuer les réfugiés les plus proches du front mais c'est inutile. Ils sont bien trop nombreux et ils ne peuvent pas se déplacer rapidement.
17 décembre 2012 : confrontation entre le 5ème régiment d'infanterie et l'armée coréenne. Défaite cuisante, aucun survivant.
18 décembre 2012 : début du massacre des réfugiés. Il durera trois jours d'où le nom du Massacre des Trois Jours. Impossible de dénombrer les morts. Estimer à 10 000 et en constante augmentation.
25 décembre 2012 : le gouvernement japonais mais en place une offensive secrète. L'utilisation d'une nouvelle arme est confirmée. La tactique impose un appât que sera une petite unité du 3ème régiment d'infanterie. Dès lors, il est autorisé d'envoyer ces hommes à une mort certaine.
Miki courut de toutes ses forces en cherchant Oga du regard. Il venait d'avoir une "lettre" de Furuichi par l'intermédiaire de son maître en art martiaux, lui-aussi gradé et dans le même régiment que son ami. Furuichi annonçait qu'il avait été sélectionné pour devenir sergent-major à la condition de réussir une mission dangereuse.
Alors qu'il se demandait bien ce qui passait par la tête de ce fichu Furuichi, il se remémora l'expression horrifié d'Oga lorsqu'il avait appris le Massacre des Trois Jours, ses lèvres trembler, ses poings se serrer et sa tête se baisser, résistant difficilement à l'effondrement qui menaçait son corps. Il avait été l'un des seuls à exprimer son désir de retourner au campement abandonné afin de protéger les réfugiés. Mais rien n'y fit et maintenant, Oga s'était retranché sur lui-même.
Miki pouvait comprendre la peur de perdre sa famille mais la sienne était bien à l'abri, loin des conflits qui ravageaient le nord du Japon. Il était honteux de s'avouer être soulagé de voir que les conflits restaient cantonnés au nord et ne dérivaient pas vers le sud. D'autant plus lorsqu'il voyait Oga se refermer sur lui-même pendant que Furuichi était probablement devenu suicidaire et qu'il devait avoir pété les plombs à la nouvelle de la très certaine mort de sa famille.
Il dérapa mais se rattrapa de son mieux, une main frôlant le sol, avant de reprendre sa course folle. Il vit Nagai et Oseki nettoyer leurs armes et se précipita vers eux, leur demandant s'ils n'avaient pas vu Oga. Ils lui indiquèrent un rocher où Oga aiguisait assidument son couteau depuis des heures. Miki s'approcha de lui, freinant son rythme cardiaque, et attendit qu'Oga le remarque. Après avoir raclé plusieurs fois la gorge, Miki ne tint plus et lui parla sans se soucier si Oga l'écoutait :
- Écoute, je sais qu'en ce moment c'est dur pour toi mais Furuichi a probablement des ennuis. Il s'est mis en tête de monter en grade en faisant une mission dangereuse et j'ai peur qu'il fasse n'importe quoi depuis que… enfin voilà. Si tu veux l'en empêcher, dépêche-toi, je vais mettre un message tout de suite !
Oga avait arrêté d'aiguiser son couteau. Il avait juste capté les mots "Furuichi", "ennuis" et "mission dangereuse". Une mission. À chaque fois qu'un de ces hauts gradés parlaient de mission, c'était bien souvent une simple attaque suicide. Il releva la tête vers le petit brun qui attendait impatiemment une réaction. Il fut surpris lorsqu'Oga refusa de prendre son chiffon et son crayon et qu'il se dirigea vers la tente du colonel Sakamoto tout en rangeant son couteau dans son étui resté accroché à sa ceinture.
- Caporal Oga, que venez-vous faire ici ?, l'interpella le capitaine Masuda.
Oga l'ignora superbement ce qui ne plut pas du tout au capitaine qui se mit en travers de son chemin.
- Veuillez me répondre, caporal !
Oga le fusilla du regard et le repoussa brutalement sur le côté. Le capitaine tomba sur les fesses et ses cris outragés rameutèrent le lieutenant et plusieurs soldats.
- Eh bien eh bien, caporal, que se passe-t-il ?, voulut savoir Hashida, curieux du comportement du jeune homme.
- Je veux parler à Sakamoto, c'est urgent, répondit à la désinvolte Oga qui reprit sa marche vers la tente de l'officier en question.
- Il n'en est pas question !, lui interdit le capitaine fou de rage après s'être relevé.
- Allons allons, on se calme. Tous les deux, ordonna froidement le lieutenant.
Oga se figea et déglutit, pensant sincèrement que seul son lieutenant pouvait encore être capable de le faire obéir. Même le capitaine, pourtant plus haut gradé que le lieutenant Hashida, se tut.
- Pour quelle raison as-tu tant besoin de parler au colonel ? Je peux peut-être m'en charger ?
- Non. Vous m'avez déjà trop souvent répété que je ne pouvais pas être transféré dans un autre régiment. C'est pour ça que je vais demander directement au colonel.
Le lieutenant soupira, constatant une nouvelle fois la force de volonté qu'avait le jeune homme. Il ne renonçait jamais à son fameux 3ème régiment. Qu'avait-il de bien particulier ? Ce n'était qu'un régiment à l'arrière et même si Oga avait voulu quitter le front, l'intuition du lieutenant lui disait que ce n'était pas ça. Que c'était bien plus important.
Oga souleva la tente et découvrit que non seulement son colonel n'était pas à son poste en train de vérifier les cartes, mais qu'en plus il dormait ! Une veine d'énervement apparut sur le coin de sa tempe et il retira violemment la couverture. Le colonel gémit puis se mit sur le côté en suçant son pouce. Une deuxième veine rejoignit la première mais Hashida le stoppa avant qu'il ne frappe le colonel. Oga se débattit alors que le lieutenant rigolait franchement devant l'infantilité de son colonel. Le bruit finit par réveiller ce dernier qui se frotta fortement les yeux en regardant deux officiers se peloter librement devant lui. Une minute… Il se refrotta les yeux et cette fois, il vit une scène plus saine à ses yeux : une petite bagarre dans sa tente, quoi de plus naturel ?
- Lieutenant Hashida ! Caporal Oga !
Aussitôt, les deux jeunes hommes se mirent au garde à vous alors que le colonel se levait de son lit de camp.
- Vous pouvez m'expliquer Hashida ?
- Eh bien, voyez-vous, le caporal ici présent souhaiterait être transféré dans le 3ème régiment d'infanterie mais comme moi-même le lui ai répété plusieurs fois, c'est impossible.
- En effet, confirma sans cérémonie le colonel.
- Mais colonel…
- Ça suffit, coupa-t-il. En plus, quel intérêt peut bien avoir ce régiment ?
- C'est la mission ! Je veux en faire partie !, cria Oga, abandonnant totalement son garde-à-vous pour frapper sur la table en bois.
Le colonel réfléchit à toute allure. Oga Tatsumi, un simple caporal, semblait être au courant d'une mission totalement secrète, même pour certains officiers. Y avait-il des fuites ? Devait-on avorter la mission ? Mais c'était impossible, c'était bien trop important pour l'issue de la guerre pour abandonner cette mission.
- Lieutenant, sortez, c'est un ordre.
- Bien… mon colonel.
Hashida sortit de la tente, un peu blessé d'être obligé de sortir. Il ne savait pas de quoi parlait Oga et en plus son colonel venait de le renvoyer, sûrement parce que ce qui allait suivre était confidentiel, même pour son grade de lieutenant. Il espéra quand même avoir le fin mot de l'histoire.
Le colonel s'assit tranquillement et s'alluma un cigare. Oga s'impatientait mais ne disait rien, sentant qu'il était proche de rejoindre le 3ème régiment et Furuichi.
- D'où tiens-tu cette information ?, demanda enfin Sakamoto.
- Du sergent Miki mon colonel. Il est avec un de ses amis un messager entre moi et mon meilleur ami.
Oga savait qu'il risquait gros et qu'il impliquait même Miki là-dedans mais il ne pouvait plus reculer à présent. Il sentait aussi que révéler son homosexualité n'aurait pas été une bonne idée et n'avait donc mentionné Furuichi que par son ancien rôle de meilleur ami.
- Et que dit votre ami ?
- Que pour obtenir un grade il doit accomplir une mission dangereuse. Je veux en faire partie ! Mettez-moi sur cette mission mon colo…
- Ah mais attends un peu !, l'arrêta le colonel. C'est tout ce qu'il dit ? Il ne parle de rien d'autre ?
Oga n'en savait rien, il n'avait pas lu le mot lui-même mais après tout, il pouvait quand même acquiescer. Au moins, Furuichi n'allait pas être traîné en justice juste parce qu'il en avait un peu trop dit dans un message privé.
Le colonel empoigna une de ses clefs et ouvrit un coffre où quelques feuilles de papier blanc étaient rangées. Il en tira une liasse et la feuilleta. Il en extirpa une et la tendit vers Oga.
- Tiens. Retiens bien leurs noms. Je veux bien te mettre sur cette mission mais… sache-le, il vaudrait mieux pour toi de renoncer.
Oga n'en croyait pas ses oreilles. Il allait vraiment retrouver Furuichi. Mais avant ça, il voulait s'assurer d'une chose.
- Dites-moi colonel, cette mission… en quoi consiste-t-elle ?
Devant le silence du colonel qui replaçait ses feuilles dans le coffre, Oga osa la question qui le taraudait :
- C'est une mission suicide, c'est ça ?
Le colonel soupira. Ce jeune garçon n'était pas dupe. De plus, il avait dû s'opposer à ces fameuses missions suicides en tant que caporal. Le colonel n'aimait jamais cette idée de sacrifice mais entre perdre un grand nombre de vies sans possibilité de gagner et une perte mineure prévue à l'avance, il choisissait d'abandonner quelques hommes à un triste sort pour rétablir un peu l'équilibre.
- Est-ce que…
Oga serra les dents. Il pouvait toujours renoncer mais c'était hors de question tant que Furuichi faisait partie de cette mission.
- Échangez-m…
- N'insistez pas, ce sont ces hommes qui iront. Les grands pontifes n'ont juste pas encore choisi le gradé qui irait avec eux. Je pose votre candidature seulement parce que vous l'avez demandé. Mais sachez…
Le colonel passa sa main sur son visage vieilli de dix ans de plus qu'il ne l'était par la tristesse qui le rongeait de voir ce jeune homme plein de volonté et prometteur être sur le point de gâcher sa vie.
- Vous allez être une grande perte pour cette armée mais encore plus pour ce pays. J'admire les gens de votre trempe caporal. Faites en sorte de remplir votre mission et de ramener vos hommes en vie.
Oga se mit religieusement au garde à vous, les yeux dans les yeux.
- Oui mon colonel ! Merci mon colonel !
Sakamoto fit un petit salut en réponse et sourit tristement. Il fit signe à Oga de déguerpir et de préparer ses affaires. Il partirait dans la nuit pour rejoindre le 3ème régiment.
Nagai et Oseki le regardèrent emballer son équipement. Oga était partagé entre la joie et l'appréhension. Cette mission semblait réellement suicidaire mais au moins, il serait là pour protéger Furuichi. Miki arriva en courant, venant d'apprendre que le Poing Sanglant allait partir pour le 3ème régiment.
- Oga !
Miki sautillait autour de lui, sourire aux lèvres.
- Sérieux, comment t'as fais ?
Oga lui sourit diaboliquement et partit dans un grand rire de psychopathe.
- Je suis trop fort, que veux-tu ! Ce vieux Sakamoto ne peut vraiment rien me refuser !
- Ouais ouais, marre-toi. N'empêche que t'as intérêt à protéger Furuichi !
Oga posa une main rassurante sur l'épaule de son ami avant de le rassurer :
- T'en fais pas. C'est un boulot que je connais bien.
Oga ne comptait plus le nombre de fois où Furuichi s'était fait kidnapper ou prendre en otage par des voyous quand ils étaient plus jeunes. Il l'avait toujours sauvé et les coupables toujours envoyés à l'hosto. Alors il ne laisserait jamais Furuichi mourir, quoi qu'il arrive.
Pendant ce temps-là, le lieutenant Hashida et le capitaine Masuda demandait des explications à leur colonel. Pourquoi ce simple caporal avait-il la permission d'être transféré dans un autre régiment, seul et sans réelle raison ? Qu'est-ce qu'il se cachait derrière tout ça ?
- Ce ne sont pas vos affaires. Je vous en parlerai seulement lorsque le moment sera venu. Mais vous l'apprendrez sûrement par vous-mêmes quand tout sera fini. Tôt ou tard.
Hashida ouvrit la bouche mais fut interrompu dans son élan par la main du colonel qui ne voulait plus rien entendre. Il renvoya ses subordonnés, prétextant être occupé.
Sakamoto Ryuji soupira. Il savait que c'était un réel gâchis d'envoyer des gamins se faire massacrer et il aurait préféré partir à leur place mais les hauts gradés avaient encore trop besoin de lui. Il n'était qu'à moitié d'accord pour cette mission et cherchait toujours une autre solution. Malheureusement, il était incapable d'en trouver une. Alors il allait aider son jeune caporal le plus possible, même si cela le mènerait à sa propre mort. Qu'il rejoigne cet ami si important à ses yeux puisque c'était son vœu le plus cher ! Le colonel regretta de ne pas avoir demandé le nom de son ami. Il aurait bien envie de le connaître et savoir pourquoi il était si important.
Le soleil déjà bas de l'hiver rasa l'horizon et continua de descendre petit à petit sur la terre battue et maltraitée par les combats. La lumière diffuse à travers les nuages gris accompagnée de la chute de la température annonçait probablement l'arrivée imminente de la neige. Elle n'était pas encore tombée mais elle ne saurait plus tarder. Le colonel espéra qu'elle ne tomberait pas avant que la mission ne soit terminée. Elle pouvait se révéler traître sur les terrains minés et bouleversés.
Sakamoto rédigea la recommandation pour son caporal ainsi qu'une demande de transfert dans les règles, le tout codé en ondes radio pour éviter d'être intercepté. Un convoi spécial composé d'une jeep et de trois soldats dont un commandant d'un autre régiment embarqua alors Oga jusqu'au camp du 3ème régiment. Il y arriva à la nuit tombée mais il n'eut pas l'occasion de se reposer. Le fameux commandant le poussa dans sa tente et lui déposa un café bien chaud entre ses mains.
- Vous en aurez bien besoin mon garçon, fit le commandant, un homme d'une cinquantaine d'années.
Oga se demandait bien ce que lui voulait ce vieux. Uesugi Misaki, 54 ans, réserviste en tant de paix, était l'un des rares militaires de sa génération à être encore en état pour aller sur le front. Les autres étaient soit morts, soit trop mal en point, ou encore avaient réussi à s'élever pour éviter l'horreur des champs de bataille. Uesugi supervisait le 3ème régiment et était également l'un des rares officiers à être au courant de la mission Kyubu vu que c'était parmi ses hommes qu'on avait délibérément choisi les soldats à sacrifier. Il n'était pas contre mais voulait tout de même mettre le maximum de chances de survie du côté de la petite unité.
- Asseyez-vous, nous avons à faire. Vous irez vous reposer plus tard.
Oga obéit, à présent totalement concentré sur la mission qu'on allait lui confier.
- Comme vous vous en doutez, reprit le commandant en s'asseyant à son bureau, cette mission est très périlleuse et vitale pour notre pays.
Oga déglutit et resta muet. Il allait enfin savoir ce qui l'attendait. Quel enfer ses supérieurs avaient-ils encore inventés ? Est-ce que c'était réellement impossible d'y survivre ?
- Pour l'occasion, on vous a promu au rang de lieutenant. Félicitations.
Les mots n'étaient pas sincères et en réalité, Oga s'en fichait bien de cette promotion. Il n'était pas venu pour se faire mousser et heureusement, le commandant l'avait bien compris. Ce dernier arracha prestement les écussons sans que le brun ne bouge puis il scratcha les nouveaux sur les épaules et le col. Maintenant, il ressemblait vraiment à un lieutenant.
- Avec vingt hommes dont vous avez déjà pris connaissance, vous infiltrerez un ancien laboratoire de recherches situé au nord de Tokyo.
- Derrière les lignes ennemies…
Le commandant acquiesça. Son caporal comprenait assez vite. Après tout, il avait dû lui-même abandonner cette position dû aux vapeurs toxiques quelques jours plus tôt. D'après le bref rapport du colonel Sakamoto à son sujet, sa famille avait probablement péri pendant le Massacre des Trois Jours. Le gamin avait déjà dû vivre trop de coups durs pour son âge mais à voir la lueur déterminée qui animait ses yeux, le vieux militaire sentit qu'il serait capable d'endosser son rôle. Son surnom de Poing Sanglant allait donner du courage aux soldats l'accompagnant et peut-être que sa réputation de survivant n'était pas que du bluff. Il saurait tous les étonner et revenir sain et sauf avec son unité. C'était, du moins, ce qu'espérait fortement le commandant Uesugi en son for intérieur.
- Les hommes de votre unité ont été sélectionnés selon leurs capacités individuelles, plus intellectuelles que physiques, mais vous serez à leur tête pour les guider. La plupart n'ont jamais combattu. De toute façon, ce n'est pas le but de cette mission.
Le commandant se tut quelques secondes et toussa. Un léger rhume le tenait depuis le début de l'hiver, le faisant de plus en plus souvent tousser. Les médicaments étant devenus rares, il ne voulait pas en demander pour un simple rhume. N'empêche, ses toux le gênaient, surtout lorsqu'il était en plein briefing pour une mission d'une importance capitale.
- La mission Kyubu est de récupérer une arme dévastatrice étudiée dans ce labo. Comme il est situé assez près de Tokyo, il avait été décidé d'attendre l'arrivée du 5ème régiment et de leurs combinaisons antiradiations, chimiques, biologiques ou que sais-je encore. Malheureusement, rien ne s'est passé comme prévu. On ne peut pourtant plus se permettre d'attendre. Il faut récupérer cette arme coûte que coûte et c'est votre mission, lieutenant Oga. L'acceptez-vous ?
Ce n'était qu'une question de formalité, tous les deux savaient très bien que le brun accepterait. Oga répondit un « Oui mon commandant ! » sûr de lui. Il n'abandonnerait jamais Furuichi. Jamais. Il allait le protéger comme il se l'était promis maintes et maintes fois. Et cette mission ne ferait pas exception, aussi dangereuse était-elle.
Les quelques heures suivantes se passèrent rapidement, le commandant expliquant la stratégie, les dangers, tout ce qu'il savait sur la zone et ses récents occupants. Le nombre de soldats ne dépassait guère les 1000 à cause de l'avancement des troupes ennemies sur le sol japonais. La zone nord de Tokyo était désormais presque l'arrière de l'armée ennemie. Oga et son unité seraient obligés de se frayer un chemin du côté de la ville, de simples masques à gaz pour les protéger. S'ils s'en sortaient, les vapeurs toxiques inhalées en cours de route deviendraient leur seul souci pour les prochaines années. D'autant plus qu'Oga y avait déjà été exposé. Finalement, le commandant ordonna à Oga de se reposer, le voyant toujours penché sur les cartes. Le brun se résigna à quitter la tente et à se faire conduire à la sienne par les deux soldats qui l'avaient déjà accompagné dans la jeep.
Ce n'est qu'allongé, seul, sur son lit de camp, qu'il réalisa pleinement qu'il était peut-être à seulement quelques mètres de Furuichi. Il n'avait pas eu l'occasion de se soustraire à ses obligations de chef de mission ultra importante et avait finalement totalement oublié la raison de sa venue à cause de l'enjeu de la dite mission. Il ne savait d'ailleurs toujours pas à quoi ressemblait la fameuse arme. Existait-elle vraiment ? N'était-ce pas un peu étrange que les autorités japonaises ne l'aient pas encore récupérée depuis ces trois dernières années ? Ou alors avait-elle été oubliée pendant toutes ces années ? Toutes ces questions taraudaient Oga, d'autant plus que la proximité avec Furuichi l'empêchait de dormir. Il décida de le chercher le lendemain avant le briefing du matin pour être capable de lui parler franchement. Il avait besoin de le voir, de le toucher et l'embrasser.
Un moment, Oga se demanda s'il était encore capable d'embrasser correctement. Ça faisait des mois qu'il ne l'avait pas fait alors il voulait faire un magnifique et passionnel baiser dès qu'il reverrait son petit ami. Le brun soupira et se mit sur le côté. Dans quelques heures, il le reverrait. Au moins, pour ça, il en était sûr. Et ça lui suffit amplement pour lui permettre de s'endormir.
Miki repassait ses doigts sales sur le chiffon qu'avait envoyé Furuichi. D'un certain côté, c'était aussi un message de son mentor et ami, Izuma Kaname, même si celui-ci ne lui écrivait jamais, se contentant de transmettre les messages des deux amoureux. Si discrets qu'ils étaient, Miki ne doutait pas qu'Izuma avait décelé ce petit détail mais n'en avait cure, comme d'habitude. De son côté, Miki ne pouvait s'empêcher de les envier. Au moins, ils savaient que leurs sentiments étaient réciproques alors que lui… Miki soupira, peut-être pour la centième fois de la nuit, accroché à son chiffon. C'était la seule preuve lui indiquant que celui qu'il aimait allait bien. Le seul lien qui les unissait à travers cette guerre qui les séparait.
Miki s'endormit en serrant fortement le tissu, s'en servant de doudou alors qu'il avait passé l'âge d'en avoir. Le réveil fut plutôt brutal, une main secouant son épaule. Il allait insulter l'abruti qui venait de le tirer de son doux rêve où Izuma l'embrassait tendrement quand il reconnut le colonel.
- Suivez-moi sergent, murmura-t-il pour ne pas réveiller les autres soldats du dortoir collectif.
Miki acquiesça et enfila prestement ses bottes et la veste de son uniforme. Comme tout pouvait arriver, il dormait toujours avec son pantalon et fut vite sur les pas du colonel. Celui-ci se dirigeait vers sa tente tandis que Miki le talonnait de près, frottant ses bras pour se réchauffer, l'air vivifiant ayant fini de le réveiller.
Une fois à l'intérieur de la tente, il constata qu'un petit radiateur sur batterie fonctionnait. La chance.
- Pardonnez-moi de vous avoir convoqué aussi tard, s'excusa le colonel. J'ai un peu honte à l'avouer, mais j'avais totalement oublié que je devais vous parler.
- À quel propos mon colonel ?
- À propos d'une certaine lettre destinée au caporal Oga. Vous voyez de quoi je parle ?
Miki déglutit. Mais qu'est-ce qu'Oga avait bien pu dire ? Il le mettait vraiment dans la merde là !
- Oui monsieur, répondit-il sur ses gardes.
- Je me fiche bien de comment mes soldats communiquent tant que cela n'implique pas la divulgation d'informations confidentielles. Or, si le caporal Oga fut mis au courant d'une certaine mission dans le 3ème régiment, c'est bien par ces lettres que lui et son ami s'envoient. Imaginez si celle-ci avait été interceptée ! Enfin…, soupira-t-il, fatigué. Le mal est fait et réparé donc je ne vous réprimanderai pas, ni vous, ni le soldat qui a écrit cette lettre.
- Merci mon colonel.
- Par contre…
Miki se tendit, attendant probablement une condition de la part du colonel.
- J'aimerais juste savoir qui est ce fameux soldat. Vous savez, l'ami d'Oga ?
- Ah c'est…, hésita une seconde Miki. On était tous les trois dans le même collège.
- Et il s'appelle… ?
- Furuichi monsieur. Furuichi Takayuki.
- Merci sergent. Vous pouvez retourner dormir. Désolé d'avoir dû vous réveiller en pleine nuit.
- Non monsieur, c'est moi qui vous remercie, répondit sincèrement Miki en s'inclinant. Vous êtes quelqu'un de formidable et je pense que nos hommes se joindraient à moi s'ils étaient là en ce moment.
Le colonel sourit puis fit un geste pour faire partir son sergent. Décidément, on le remerciait beaucoup ces temps-ci. Pour de mauvaises raisons d'autant plus. Ces jeunes étaient finalement trop faciles à impressionner. C'était pour cette raison que les hauts gradés les envoyaient pour des missions dangereuses. Inconscients des réelles menaces qui les attendaient, ils partaient sereins et revenaient dévastés. S'ils avaient la chance de revenir.
Debout, derrière la tente du colonel, à son poste d'officier attendant une imprévue attaque ennemie qu'il espérait ne jamais arriver, le lieutenant Hashida venait d'entendre par inadvertance la conversation entre son colonel et le jeune sergent. Il comprenait enfin la raison pour laquelle il n'avait pu être mis au courant. Cependant, il venait d'apprendre qu'Oga allait risquer sa vie. Et bien qu'il ne fût jamais allé contre les ordres, il avait toujours été opposé aux missions suicides. Pour ce fameux Furuichi, il était apparemment prêt à tout. Et c'était aussi la raison de toutes ces demandes de transfert dans le 3ème régiment.
Quelque part, le lieutenant était jaloux d'une telle relation. Lui-même avait déjà perdu tous ses amis mais de toute manière, il n'en connaissait aucun qui se serait porté volontaire pour le rejoindre dans une mission suicide. Oga était quelqu'un d'exceptionnel, prêt à tout pour ses amis. Il espérait intérieurement qu'il comptait aussi pour le brun. Ça le rassurerait. Savoir qu'il pouvait compter sur quelqu'un était réellement rassurant. Mais il ne lui avait même pas souhaité bonne chance avant de partir, trop contrarié par le rejet du colonel peu de temps avant. C'est pour ça qu'il pensa tristement qu'il ne méritait certainement pas son amitié.
Le lieutenant entendit le lit de camp du colonel grincer et vit la lumière vacillante s'éteindre quelques secondes avant que de légers ronflements ne filtrent à travers le tissu de la tente. Hashida sourit, se disant qu'après tout il avait toujours son paresseux de colonel comme soutien.
Et voilà, j'ai pas pu m'empêcher de développer Hashida xD ! Je sais pas pourquoi j'aime tant ce OC (plus que les autres) mais je l'aime !
Et j'ai révélé un couple ! Du Izuma x Miki ! Alors certes, ça semble pas réciproque mais personnellement, je pense pas qu'Izuma soit du genre démonstratif, c'est tout xD ! De toute façon, imaginez tout ce que vous voulez, je ne pourrai pas développer leur relation plus que ça. Je me concentre sur l'OgaFuru, que voulez-vous xD ?
J'adore mon Oga... Prêt à tout pour Furuichi, même risquer sa vie. Trop beau ! Pour leur famille, par contre, imaginez tout ce que vous voulez ! On ne sait pas s'ils sont en vie ou morts. C'est horrible ? Mais c'est ce que doivent vivre Oga et Furu ! Je vous mets dans le bain comme ça xP !
J'avoue, la future mission n'ait pas très reluisante. Il y a des zones d'ombres, des interrogations et le fait qu'elle soit considérée comme une mission périlleuse n'est peut-être qu'un euphémisme. Que va-t-il arriver à Oga et Furuichi ? Tout ceci ne sera pas dévoiler avant le 5ème chap' (non je suis pas sadique !)
Prochain chap' la semaine prochaine ! Et j'aime les reviews ! Je veux vos avis ! Pour les réponses aux reviews anonymes, allez voir mon profil !
