Salut tout le monde ! Je sais, je suis impardonnable ! Mais voilà ce nouveau chapitre, entamant la deuxième partie ! Peut-être qu'il répondra un peu à vos questions, en tout cas, j'espère que ça vous plaira !
Disclaimer : Heureusement que rien n'est à moi...
Genre : Shonen-aï, Rating T.
Pairing : Notre OgaFuru et... je dirais du FuruOga dans ce monde x) (oui, vous êtes perdus là xD)
Musique : Start a fire de Ryan Star.
Récapitulatif de la première partie : Oga et Furuichi, partis en mission suicide pour récupérer un étrange cube, rencontrent un horrible monstre qui extermine tout le monde. Heureusement, une jeune fille s'interpose et sauve in extremis les deux jeunes hommes. Mais pour récupérer le cube, le monstre tue Furuichi qui tentaient de protéger Oga. Finalement téléportés loin de Tokyo, Oga apprend que Furuichi est vraiment mort de ses blessures. Alors qu'il allait se mettre fin à ses jours, ne pouvant se résoudre à vivre sa vie sans lui, Oga disparait dans une lumière blanche, le cube ayant encore fait des siennes.
Mondes Parallèles
Deuxième partie : Le monde Héroïc-Fantaisie
En vie ?
Oga s'écroula sur le dos et vit un magnifique ciel bleu parsemé de nuages blancs au-dessus de sa tête. Quelques arbres dont les feuilles vertes s'agitaient sous le vent envahissaient aussi son champ de vision. Sur le coup, le brun ne sut trop quoi penser. Était-il mort ? Pourtant, il ne s'était pas tiré dessus, seul le cube avait réagi.
D'ailleurs, celui-ci était toujours dans sa main et était redevenu multicolore. Et maintenant, Oga se retrouvait dans une forêt. Où était passé la morgue ? Et Furuichi ? Où était-il ?
Une autre chose le dérangeait mais il n'arrivait pas à mettre la main dessus. Il s'assit et énervé, il tira sur ses bandages qui commençaient sérieusement à le démanger. Il ne réussit qu'à dégager son visage et ses cheveux mais il se sentait déjà un peu mieux.
S'il avait été de nature suicidaire, il se serait quand même tiré dessus vu que son arme était toujours avec lui. Mais il avait atterri dans un endroit inconnu à cause du cube qui faisait des choses extraordinaires. Peut-être qu'il avait exaucé son vœu ? Peut-être allait-il recroiser Furuichi derrière un arbre d'une minute à l'autre ?
Ou alors Oga délirait. C'était aussi une possibilité. Après tout, lui-même admettait qu'il n'avait plus réellement toute sa tête depuis qu'il avait appris la mort de Furuichi.
Des bruits sourds et rapides firent trembler la terre et quelques oiseaux surpris s'envolèrent dans le ciel. Oga sentit que le bruit venait dans sa direction et tenta de se relever le plus vite possible pour faire face. Sauf que ses jambes n'arrivaient plus à le porter et il dut se contenter de rester assis dans l'herbe verdoyante.
Un cheval à la robe brune surgit des fourrées et se mit sur ses pattes arrières en hennissant, juste devant Oga. Le cheval s'était arrêté juste à temps grâce à la dextérité de son cavalier. L'animal se remit sur ses quatre pattes, montrant son flanc à Oga. Celui-ci leva la tête mais en raison de la capuche blanche du cavalier, il lui était impossible de distinguer le visage de celui-ci. Le cavalier finit par descendre de son cheval et se mit devant le brun avant de retirer sa capuche.
- Mais que faites vous là, Oga-dono ?
Oga n'en crut pas ses yeux. Devant lui se tenait Furuichi ! Certes, ses cheveux étaient bien plus longs et attachés en une haute queue de cheval, ses vêtements ressemblaient à du satin et il le vouvoyait, mais c'était son visage, son expression de surprise… c'était lui !
Complètement estomaqué, Oga sentit son cœur battre la chamade et un sourire commença à se former sur son visage. Furuichi fronça des sourcils et s'accroupit à son niveau en le scrutant.
- Pourquoi êtes-vous habillé ainsi ?, demanda Furuichi, soupçonneux.
Oga ne tint plus et enroula fortement ses bras autour de son corps. Il le serra si fort que Furuichi en eut le souffle coupé alors qu'il sentait l'une des mains du brun dans son dos et l'autre venir s'enfouir dans ses cheveux. Malheureusement, ce n'était absolument pas agréable pour lui car ses cheveux étaient attachés et qu'il avait l'impression qu'on essayait de les lui arracher du crâne. Il grimaça, les joues rougies de gêne à cause du brun. Jamais encore ce dernier n'avait osé être si proche de lui et ça lui faisait tout drôle. Et finalement, quand le brun s'écarta pour l'observer, arrêtant de lui tirer les cheveux par la même occasion, son cœur manqua un battement tant le regard qu'il lui adressait était rempli d'amour et de soulagement.
Furuichi lui sourit, amusé. Alors comme ça, Oga-dono se montrait affectueux envers lui ? C'était bien la première fois.
Des pas sourds d'un animal quelconque retentirent, devenant de plus en plus proches.
- FURUICHI-DONO !, appela une voix qui figea ce dernier.
Ce n'était pas possible, il devait rêver. C'était impossible puisque…
Il regardait encore Oga qui avait instinctivement attrapé son arme. C'était peut-être un ennemi après tout.
Un énorme oiseau campé sur deux pattes apparut, de longues plumes vertes et jaunes l'habillant élégamment. Un énorme bec jaune recourbé restait quand même très intimidant et la lumière du soleil éblouissait le brun et l'empêchait de distinguer son cavalier. Car, effectivement, quelqu'un était monté sur l'espèce d'autruche géante.
Furuichi blanchit légèrement en reconnaissant ce cavalier. Il fit aller et venir sa tête entre lui et Oga, ne comprenant décidément rien du tout. Puis, le cavalier descendit lourdement au sol et dégaina une longue épée au double tranchant, la pointant vers Oga.
Le soleil n'éblouissait plus Oga et il put enfin voir le visage de celui qui le menaçait. Mais il n'en crut pas ses yeux. Sa tenue ressemblait à celle des chevaliers occidentaux, une armure en métal le protégeant totalement et une longue cape rouge accrochée à ses épaules, voletant dans son dos. Il était grand et musclé mais malgré cela Oga savait qu'il avait son âge. Ses yeux bruns tranchants encadrés par de longues mèches brunes rebelles le fixaient sévèrement. Des yeux qu'il n'avait probablement pas revus depuis des mois.
Après tout, dans les tranchées, il n'y avait pas beaucoup de miroirs. Et il avait en face de lui son portrait craché.
- Qui est-ce, Furuichi-dono ?, gronda la même voix grave que celle d'Oga.
Oga se forçait à ne pas détacher ses yeux de ce double bien trop vrai pour être une simple hallucination et s'empêchait de regarder Furuichi par la même occasion. Il ne vit donc pas que ce dernier s'écartait lentement de lui. Puis, quand il jugea être assez loin de la portée des bras d'Oga, il se releva en se dépoussiérant.
- C'est une bonne question, Oga-dono.
Oga déglutit. Il était en très mauvaise posture. D'abord, il ne savait pas où il était. Et il venait de comprendre que ce qui l'avait chiffonné au début était le fait de voir de l'herbe et des feuilles vertes au beau milieu de l'hiver. C'était très étrange.
Ensuite, il retrouvait un Furuichi pas tout à fait normal. Il n'était pas habillé ni coiffé comme le Furuichi qu'il connaissait. En plus, il l'avait appelé "Oga-dono" alors que cela faisait des années qu'il ne l'appelait plus par son nom de famille. Et puis cette marque de politesse était bien trop élevée.
Enfin, il était face à face avec lui-même déguisé en chevalier du moyen-âge. C'était quand même le plus troublant. Quoique l'oiseau qui lui servait de monture faisait facilement concurrence dans le genre bizarre.
Une brusque douleur sur le haut de son crâne, là où il avait été blessé durant la mission, le fit grimacer et le courba légèrement, relâchant en même temps son arme.
Furuichi mit sa main devant l'autre Oga pour qu'il baisse son arme et se précipita pour voir l'état du blessé.
- Furuichi-dono, ne faites pas-
- Qui que ce soit Oga-dono, je ne pense pas que cet homme me fasse du mal !, le coupa sèchement Furuichi.
L'autre Oga fut visiblement blessé dans son amour-propre mais ne dit rien. Il surveillait étroitement cet étranger qui lui ressemblait tant, méfiant. Finalement, Furuichi lui ordonna de le mettre sur son cheval.
- Je ne peux pas vous laisser courir le risque qu'il vous blesse !, argumenta le chevalier de plus en plus inquiet de voir que son seigneur accordait progressivement plus d'importance à cet inconnu qu'à la prudence qu'il lui conseillait.
- Mais enfin Oga-dono, il est blessé !, protesta Furuichi.
Il se releva et sourit malicieusement à l'encontre de son vassal en s'approchant très près de lui.
- Et puis…, continua-t-il plus bas. Il vous ressemble tellement, il n'osera jamais me faire de mal, n'est-ce pas ?
Notre Oga venu d'un autre monde déglutit difficilement sous la douleur mais vit clairement que son double semblait bien faible face à Furuichi. Les joues légèrement rouges, il grommela quelque chose entre ses dents et s'avança pour attraper le brun et le mettre sur son épaule. Satisfait, Furuichi lui sourit davantage et monta sur son cheval. Notre Oga blessé fut mis facilement sur la selle devant Furuichi qui prit les rennes. L'entourant de ses bras, il fit claquer doucement les rennes pour que le cheval avance au pas.
L'autre Oga ramassa l'arme noire, se demandant bien à quoi elle pouvait servir. Puis, regardant à nouveau son seigneur sur son cheval, il se dit qu'il ne devrait plus baisser sa garde tant que cet étranger serait là.
Il grimpa sur sa monture et rejoignit rapidement Furuichi, intrigué par la ressemblance flagrante entre l'étranger et lui-même.
Quelques minutes plus tôt, alors qu'il venait d'apprendre pour l'énième fois que son seigneur était sorti du château sans escorte, une lumière blanche l'avait interpellé et devina que Furuichi, le seigneur dont il était le vassal depuis sa naissance, se précipiterait pour découvrir son origine. Ainsi, il avait accouru, intrigué par cette étrange lumière et la peur au ventre que son seigneur ne tombe dans un piège. Et voilà qu'ils découvraient un jeune homme de leur âge, complètement recouvert de bandelettes et ne portant qu'un simple vêtement blanc.
Et il lui ressemblait. Oh, bien sûr, il y avait de grandes différences. Il n'avait pas les cheveux aussi longs et il semblait un peu perdu. Mais il fallait faire attention. Peut-être qu'il essayait de les tromper avec l'apparence du plus proche vassal de Furuichi Takayuki pour mieux s'en approcher. Ils avaient encore pas mal d'ennemis qui voulaient voir le seigneur Furuichi enterré six pieds sous terre. Il pouvait très bien avoir usé de magie pour lui ressembler.
Les deux montures arrivèrent au pied d'une colline, sortant enfin de la forêt, et l'on pouvait voir un château fort tout en pierres avec deux tours, des remparts et même un pont en bois abaissé au-dessus d'une fosse qui entouraient toute la forteresse. À ses pieds, on pouvait aussi reconnaître un village.
Oga, celui qui avait connu la troisième guerre mondiale, qui avait connut les tranchées et l'horreur d'une guerre sans pitié, qui avait perdu l'être le plus cher qu'il avait au monde, notre Oga donc, avait bien du mal à ordonner ses idées et à comprendre ce qui lui arrivait.
Il devait sûrement halluciner. Ou alors le cube avait changé le monde entier. Cube qu'il gardait précieusement dans son poing serré pour éviter de le perdre. Son mal de crâne ne l'aidait pas beaucoup à réfléchir mais son instinct savait qu'il fallait garder ce cube près de lui. Et son instinct était sûrement tout ce qui lui restait, même son arme était loin de lui.
Sa vue se brouilla alors qu'une pointe de douleur plus aigüe que les autres lui transperçait le crâne. Même en essayant de rester le plus longtemps possible conscient, il finit par perdre connaissance, bercé par les pas tranquilles du cheval.
Furuichi finit de tracer le cercle magique et le blessé fut déposé en son centre, sur l'autel en pierre. Ses servants l'avaient totalement déshabillé et lui avaient retiré tous ses bandages, découvrant les horribles cicatrices que seul le feu avait pu imprimer autant dans sa chair. Tout l'arrière de son corps – son dos, ses bras et ses jambes – n'était pas des plus jolis à regarder. Mais le plus inquiétant était cette blessure derrière son crâne. Il y avait plusieurs points de suture indiquant qu'il avait été traité plus tôt, et même assez bien d'ailleurs, mais il semblait que l'inconnu souffrait encore beaucoup.
Furuichi croisa le regard contrarié de son plus proche vassal, le brun n'étant absolument pas d'accord pour soigner quelqu'un dont on ne savait absolument rien. Mais Furuichi sentait qu'il ne fallait pas abandonner ce deuxième Oga. Et puis, il se demandait bien pour quelle raison il l'avait enlacé et regardé si intensément. Et pourquoi son propre cœur avait fait un tel bond…
La salle de soin était très grande étant donné que le pouvoir principal hérité par les Furuichi depuis des siècles était celui de la guérison. D'ailleurs, ils en étaient les maîtres depuis si longtemps que personne d'autre n'aurait pu les en détrôner. Cette faculté leur avait ainsi permis de devenir de puissants seigneurs malgré les nombreuses factions hostiles à leurs idéaux. Leur rapprochement avec le peuple n'était réellement pas bien vu et de nombreuses guerres avaient ravagé les terres du Nihon. Cependant, une paix fragile avait enfin était instaurée depuis le mariage du fils aîné avec une princesse ennemie. Le calme revenait peu à peu, au plus grand soulagement de certains, et à la plus grande méfiance pour d'autres.
Envoyé en même temps que la princesse, son petit frère, Oga Tatsumi, était ainsi devenu le vassal des Furuichi. Et comme ils avaient le même âge, ils s'étaient tout de suite… affrontés. Mais les années avaient forgé leur amitié sur de solides liens quasi indestructibles.
Et cela faisait peur. Si jamais la paix perdurait, le peuple serait heureux bien sûr, mais le pouvoir resterait aux mains des Furuichi. Et finalement, la famille Oga dans son ensemble aurait préféré que le pouvoir leur revienne. Malheureusement pour eux, le fils héritier, Oga Tatsumi, n'était absolument pas disposé à coopérer, étant complètement du côté de Furuichi Takayuki.
Il restait pourtant encore un espoir pour que les Oga redeviennent les maîtres du Nihon. Furuichi Takayuki devait mourir sans héritier. Pour le moment, sa femme n'était pas encore tombée enceinte. Cela s'expliquait par la jeunesse du seigneur Furuichi. Son père n'était pas non plus un problème, malade comme il était. Parce que si les Furuichi étaient des maîtres en guérison, ils devaient abandonner un peu de leur santé à chaque fois qu'ils utilisaient leur pouvoir. Le père de Furuichi Takayuki mourrait bientôt, laissant son fils seul face à ses ennemis.
Mais Oga était là. Il resterait toujours à ses côtés pour le protéger. Et c'était aussi pour cette raison qu'il désapprouvait totalement la décision de son seigneur. Pourquoi risquer sa vie pour cet étranger, cet inconnu venu dans une lumière blanche plus que suspecte ?
Furuichi lui sourit pour le rassurer. Une vraie mère poule… Quand apprendrait-il qu'il savait ce qu'il faisait ? Qu'il était assez grand pour décider lui-même comment diriger sa vie ? Assez intelligent pour se débrouiller sans son aide ?
Oga ne baissa pas les yeux, fusillant même Furuichi. Ce dernier se demandait bien comment il pouvait le supporter ? Ah oui, parce qu'il savait bien qu'au fond, Oga ne faisait que s'inquiéter pour lui, à sa manière.
Finalement, Furuichi ordonna l'évacuation de la grande salle, même à son précieux et fidèle vassal. Celui-ci tiqua mais obéit, comme d'habitude. Quelle mauvaise attitude…
Furuichi arrêta de penser à ces choses futiles et se concentra, fermant ses yeux, les bras le long du corps. Il avait besoin de faire le vide dans sa tête afin de n'oublier aucune blessure. Dans sa famille, il n'était sûrement pas le plus doué, mais il savait guérir quand même. Sa petite sœur – une fille ! – était même meilleure que lui. Elle guérissait même les vielles blessures sans laisser aucune trace. Pour sa part, il se doutait bien que la guérison du brun laisserait quelques cicatrices peu jolies. Enfin, au moins, il ne souffrirait plus.
Les inscriptions du cercle magique s'illuminèrent d'un bleu clair pur et le corps du blessé fut tellement éclairé qu'il était difficile de le distinguer. Le rituel prit quelques minutes, longues et douloureuses pour Furuichi. Il n'avait vraiment pas l'habitude de soigner ce type de blessure et au bout d'une dizaine de minutes, épuisé, il acheva la guérison. La lumière s'éteignit aussitôt et le jeune mage s'effondra.
Son vassal entra aussitôt et se précipita vers lui, le découvrant inconscient. Oga hurla des ordres pour l'amener dans sa chambre le plus vite possible sans jamais le quitter une seconde. Quand un brancard fut enfin apporté, ce fut la première fois qu'il jeta un regard vers l'étranger. Ses blessures étaient refermées et son corps semblait moins marqué qu'avant. Une seule cicatrice persistait toujours sur son avant-bras : une sorte de serpent noir sinuant du coude jusqu'à son poignet. Gardant toujours une certaine méfiance envers lui, il suivit tout de même les directives de Furuichi et ordonna de l'amener dans la chambre des invités… en laissant deux gardes devant sa porte. Rien n'était moins sûr.
Furuichi fut facilement transporté dans sa chambre, toujours suivi de son vassal. Il le couvait des yeux, faisant fi des regards des servants et de ses subordonnés. Pourtant, tous pensaient à la même chose…
Le puissant guerrier Oga Tatsumi, qui faisait peur à tous par son regard, ses manières et sa force, était aux petits soins du seigneur Furuichi. Sans nul doute que celui-ci comptait bien plus pour lui qu'un seigneur.
Cette façon de toujours le couver, de continuer à le respecter, à lui obéir alors qu'il ne se gênait absolument pas pour être insolent envers tous, sans distinction de rang ou d'âge, laissait penser que Furuichi et lui étaient bien plus que des amis. Et cette rumeur avait eu vent aux oreilles de la famille Oga.
Pour eux, c'était une aubaine. Bien sûr, Oga Tatsumi ne devait absolument pas être mis au courant puisqu'il n'était absolument pas du côté de sa famille. Mais celle-ci n'en avait cure. En fait, le fait qu'il y ait un possible lien d'amour entre Oga et Furuichi les arrangeait grandement.
Il était dit qu'un noble pouvait épouser de deux manières différentes. L'une, traditionnelle, ne servait qu'à créer des héritiers. Il fallait, pour cela, une femme, quelle qu'elle soit, d'où qu'elle vienne. Les femmes n'étaient pas réellement respectées et n'étaient pas considérées comme l'égal de l'homme. Elles devaient juste mettre au monde les enfants. Et les mariages n'étaient de toute manière qu'arrangés par les familles pour former des alliances.
Mais il existait un autre mariage, bien plus pur, plus respecté que les autres. C'était même reconnu comme étant un honneur que de faire ce deuxième mariage.
Un mariage d'amour… Et comme les femmes n'étaient pas l'égal de l'homme, seuls les mariages entre hommes étaient considérés comme des mariages d'amour. Dans ce monde, l'amour n'existait qu'entre hommes.
Si les fils des Oga et Furuichi tombaient amoureux, ils pourraient se marier et alors, lorsque le seigneur Furuichi mourrait… Tout reviendrait aux Oga. C'était le plan de cette famille en quête de pouvoir depuis le début.
Cependant, Oga, qui n'avait pas été mis au courant des plans machiavéliques de sa famille, se doutait qu'il n'y aurait rien de bon s'il avouait ce qu'il ressentait envers son seigneur et ami d'enfance. Après tout, lui aimait les femmes plus que tout, attendant seulement l'autorisation de son père pour toucher la sœur d'Oga. Il ne ressentait probablement rien pour le brun, et, le connaissant, il ne ressentirait jamais rien envers un homme.
Oga s'assit sur une chaise, attendant patiemment le réveil de celui qu'il aimait. Il se risqua seulement à lui caresser doucement sa frange avant de retirer rapidement sa main. Puis il soupira, le cœur battant.
Bon c'est vrai, j'amorce ce monde en balançant beaucoup d'infos, et même en révélant l'amour caché du Oga chevalier, mais que voulez-vous ! Je ne pense pas passer beaucoup de temps dans ce monde alors que j'adore ce Furuichi, sûr de lui, qui répond à Oga, mouhahaha ! J'adore vraiment, pas vous ?
Et donc, ce cube a propulsé notre Oga dans un autre monde, rempli de magie et de chevaliers. Typique, me direz-vous. Tout comme la mysoginie qui est, je ne sais pas pourquoi, toujours présente dans cette fic xD ! Mais plutôt que de m'embêter avec ça, pensez plutôt à cette énorme perche tendue ! Des mariages gays mis sur un pied d'estale ! Que demande les yaoistes xD !
Sinon, concernant la suite... Je ne promets plus rien, sûrement... non non, je ne tente pas le diable. Assez régulièrement, je l'espère. Ca me gêne beaucoup, mais je n'arrive pas à faire autrement.
Ca ne vous empêche pas de me dire ce que vous en avez pensé ! Et même de m'envoyer des tomates xD !
Pour les anonymes, je répondrai sur mon profil !
