Coucou tout le monde ! Je suis fière de vous présenter le dernier chap' écrit de Mondes Parallèles ! Mes exams se finissent la semaine prochaine et je me suis rendue compte à quel point les révisions me donnaient de l'inspiration xD ! Enfin, ça ne peut que vous ravir !
Disclaimer : Rien n'est à moi, et dommage car sinon ce shonen serait passé au yaoi depuis longtemps !
Genre : Yaoi, Rating T.
Pairing : OgaFuru, encore et toujours (et avec n'importe quel Oga !)
Musique : Trop utilisées mais à la fin, j'ai bien aimé écouter Virtus Mark Petrie (de l'AMV "The Sword of Ambition [One Piece]"). J'aime les AMVs x3 !
Pour une meilleure compréhension :
Saké : alcool japonais.
Shamisen : instrument à cordes.
Bonne lecture !
Mondes Parallèles
Deuxième Partie : Le Monde Héroïc-Fantaisie
Un autre monde
Deux yeux bruns s'ouvrirent brusquement sur un plafond en pierre grise avant de cligner plusieurs fois, tentant de se réveiller complètement et de remettre ses idées en ordre. Il ne savait pas comment il avait atterri dans ce lit moelleux et tout ce dont il se souvenait, c'était de ce mal de crâne transperçant…
Oga scruta la pièce attentivement mais décidément, cette pièce ne lui disait vraiment rien. Il devait encore être dans son rêve… mais pouvait-on se réveiller dans un rêve ?
Il remarqua autre chose. Il n'avait plus mal nulle part. En s'inspectant, il découvrit même qu'il n'avait plus aucune blessure. Il ne restait qu'une cicatrice sur son bras, rien de bien méchant comparé à ce qu'il avait avant. Tant mieux d'ailleurs.
Pourtant, il se demandait toujours ce qu'il faisait là, nu d'autant plus. Il ne faisait pas chaud en plus. Il frissonna et s'emmitoufla dans les lourdes couvertures. Elles étaient en soie douce et chaude, telles qu'il n'en avait jamais connu. Quel endroit bizarre.
Oga aperçut le soleil se coucher à travers la seule fenêtre de sa chambre. Combien de temps avait-il dormi ? Dormait-on dans un rêve ?
Non, il devait arrêter de penser qu'il était dans un rêve. Il n'était pas si buté que ça, il le savait. C'était le cube. Tout était de sa faute. Absolument tout. Le fait qu'il soit nu dans une chambre de château fort digne du moyen-âge occidental en était un parfait exemple. Et c'était aussi de sa faute si Furuichi était mort.
Furuichi… Mais il était là d'ailleurs ! Il était vraiment bizarre avec ses cheveux attachés et ses airs de grand prince, mais c'était bien lui ! Et un autre Oga l'accompagnait. Il se dit d'ailleurs qu'il était impossible qu'il puisse autant ressembler à une bête sauvage. Il nota qu'il ne faudrait jamais laisser ses cheveux pousser jusqu'à ses épaules pour ne pas ressembler à un homme des cavernes.
La porte de sa chambre s'ouvrit à cette pensée et le fameux homme des cavernes entra, suivi de deux jeunes femmes qu'il supposa être des servantes. Il se redressa, sur ses gardes, s'apercevant un peu tard qu'il était totalement sans défense. Où était son arme déjà ?
- Je vois que vous êtes réveillés, constata inutilement le chevalier en armure. Ça tombe bien, Furuichi-dono souhaite vous parler.
- Furu ?
Le chevalier fronça des sourcils, furieux. Il s'approcha d'Oga et l'empoigna violemment par les cheveux sans qu'il puisse faire le moindre mouvement.
- Un peu de respect envers ton seigneur, roturier !
Les deux paires d'yeux bruns si identiques se fusillèrent d'une même intensité. Le chevalier relâcha sans aucune délicatesse le cuir chevelu d'Oga et se retourna.
- Habillez-vous !, ordonna-t-il avant de claquer la porte derrière lui.
Oga se frotta le crâne pour atténuer la douleur en laissant son regard posé sur la porte en bois. Puis il vit que les deux servantes, avant de partir par la même porte que leur maître, lui avaient laissé des vêtements propres – un kimono traditionnel gris ? – et des sandales en paille.
Génial… Tout ce que j'aime.
Il ne se posa pas plus de questions et enfila le tout. Au moins, il n'était plus nu. N'empêche, il ne comprenait vraiment rien. Il serra le cube, toujours resté dans le creux de sa main. La situation était loin d'être géniale mais elle lui permettait au moins de voir Furuichi en vie. Alors il inspira profondément, gonflant ses poumons d'air froid, puis ouvrit la porte en bois.
L'autre Oga était là, mécontent, attendant qu'il sorte. Il lui jeta à peine un coup d'œil avant de se diriger vers la salle du trône, l'enjoignant à le suivre par un seul signe de tête. Il n'approuvait absolument pas la présence de cet étranger dans le château et voilà qu'il allait tranquillement voir leur seigneur comme s'il était ambassadeur d'un grand pays. C'était insupportable.
Et le pire pour lui, c'était cette ressemblance avec lui-même. Il n'était pas un grand magicien mais savait qu'il était possible de prendre l'apparence d'une autre personne. Cependant, le Grand Moine avait affirmé qu'il n'avait aucun pouvoir magique. Cet homme était inoffensif, d'après lui. Le chevalier en armure, vassal du puissant seigneur Furuichi, réservait son jugement. Il verrait par lui-même s'il était si inoffensif qu'on le disait.
Ils entrèrent dans la grande salle tapissée de tous côtés d'étoffes épaisses et prestigieuses isolant la pièce. Même le sol était moelleux sous leurs pieds. Furuichi était assis sur un grand trône mis sur une estrade et seul le fait de s'y accouder nonchalamment montrait l'extrême fatigue qu'il endurait.
Son vassal serra les dents, peu ravi de cette découverte. Son seigneur aurait dû continuer à se reposer plutôt que de faire un caprice pour voir le « frère jumeau d'Oga-dono », comme il aimait l'appeler maintenant. Cependant, il respectait son seigneur et n'exprima pas sa colère. Il se posta devant lui et s'agenouilla en baissant la tête :
- Je vous ai amené l'étranger, Furuichi-dono.
Ce dernier sourit, fixant de ses yeux argentés le nouveau venu. Son chevalier se releva et la ressemblance entre les deux Oga, mis côte à côte, était profondément troublante. Et bizarrement, Furuichi était persuadé que s'ils cherchaient à être identiques dans leur tenue et leur coiffure, lui-même saurait instinctivement les différencier. Il ne savait pas trop comment, mais cette certitude le fit sourire plus largement.
Oga, devant ce Furuichi à la fois semblable et différent de celui qu'il connaissait, se demanda bien où toute cette folie allait l'emmener. Il scrutait le visage de son bien-aimé jusqu'à ce qu'il remarque quelque chose de totalement anormal. Quelque chose de transparent s'avançait vers lui en flottant. Et il reconnut une jeune fille – celle qui l'avait sauvé dans Tokyo face à un monstre inimaginable.
Pour les autres, elle était invisible. Ce fut donc surpris qu'ils remarquèrent que leur invité blanchissait à vue d'œil et que de la sueur froide commençait à perler de ses tempes.
- Que se passe-t-il, heu… comment devrions-nous vous appeler, « frère jumeau d'Oga-dono » ?, voulut savoir Furuichi.
Mais Oga n'écoutait pas. Après tout, ce n'était pas tous les jours qu'on rencontrait un fantôme. Et celui-ci n'avait pas l'air content du tout. La jeune fille se posta devant lui, les mains sur les hanches, à dix centimètres du sol.
- Je t'ai enfin retrouvé ! Qu'est-ce que t'as foutu pour te retrouver ici ?!
Oga jeta un rapide coup d'œil à Furuichi qui lui révéla qu'il était le seul à la voir et à l'entendre. Il devenait peut-être complètement frappé à force ?
- Oga-dono, vous croyez qu'il est muet ? Ou simplement crétin ?, demanda sans détour Furuichi, ennuyé.
- Il sait parler et le seul crétin que je connaisse est un type qui l'a soigné alors qu'il ne le connaissait même pas simplement parce qu'il me ressemblait, répondit du tac-au-tac son vassal, très agacé par la situation.
Ça lui valut un regard noir de la part de Furuichi mais il le soutint. Il était assez énervé pour même répondre à son seigneur, surtout si ça concernait sa protection.
- S'il sait parler, alors qu'il parle !, enchaîna Furuichi, non sans noter qu'il faudrait penser à punir son chevalier plus tard. Comment vous appelez-vous ?
Oga déglutit, encore peu convaincu que tout ce qu'il vivait était réel. Heureusement, ou malheureusement, la fille était juste plantée devant Furuichi et il pouvait faire semblant de le regarder alors qu'il était plutôt concentré sur le fantôme.
- Heu…
- Espèce de petit voleur ! Je te sauve la vie et après tu disparais sans laisser de trace ! Et maintenant, je te retrouve dans un monde parallèle ! Tu vas retourner vite-fait dans notre monde que je te botte le cul !, s'énerva d'autant plus le fantôme.
Au moins, grâce à sa petite crise, il comprenait légèrement mieux sa situation. Mais il était encore sous le choc. Il n'était apparemment pas dans un rêve, mais dans un autre monde ? Avec une fille-fantôme, un alter-ego chevalier et un Furuichi vivant…
Il déglutit mais commençait enfin à se reprendre. Il respira profondément et annonça d'une voix forte :
- Je m'appelle Oga Ta-…
- Imbécile ! Tu peux pas dire ton vrai nom !, le coupa la jeune fille, ses longs cheveux blancs virevoltant derrière elle.
- Ah oui c'est vrai…, murmura-t-il à son intention, rendant les regards vers lui légèrement plus surpris. Heu, je m'appelle Ogata Ta-... yuki, essaya-t-il désespérément d'articuler sans trop de difficultés, sans succès.
- Ogata Tayuki ?, reprit finalement, très perplexe, Furuichi.
- Takayuki !, cria presque Oga, sentant bien que lui et les mensonges, ça faisait deux.
- Ogata Takayuki donc. C'est drôle, vous avez le même prénom que moi, et en plus votre nom de famille ressemble à s'y méprendre à celui d'Oga-dono.
- Heu oui, c'est drôle, confirma Oga en riant un peu jaune.
Franchement, qu'est-ce qu'il en avait à faire ? En plus, pourquoi le seul prénom qui lui était venu était celui de Furu ? Enfin, au moins, l'autre cruche fantomatique ne se mettrait plus en colère sous prétexte qu'il voulait utiliser son vrai nom.
Mais quand même, d'où elle sortait celle-là ? Elle lui avait sauvé la vie à Tokyo, affrontant un monstre énorme, et là il la retrouvait au beau milieu d'un autre monde ! Il l'observa du coin de l'œil alors qu'elle semblait s'énerver toute seule, une main plaquée sur son front et agitant la tête de gauche à droite. Il l'entendit même marmonner un « Mais qu'est-ce que je fiche là… ? » qui lui confirma qu'elle le prenait pour un abruti.
Oga ne dit rien et essaya de ne pas penser trop fort, histoire de continuer à faire semblant d'être sain d'esprit devant Furuichi et l'autre Oga. N'empêche, son esprit était complètement retourné dans tous les sens. Il devait assimiler à la fois qu'il avait voyagé dans un monde parallèle, que Furuichi y était encore en vie, qu'il avait un double qui ressemblait à un homme des cavernes et, surtout, qu'une fille bizarre, transparente et en lévitation… un fantôme en somme, l'engueulait pour ne pas qu'il utilise son vrai nom. C'était complètement dingue !
Il prit une respiration, serra le cube dans sa main, et, discrètement, espéra sincèrement revenir à la maison avec Furuichi, comme si de rien n'était, sans guerre, sans morts, sans cube ni fantôme. Cependant, le cube ne réagit pas et même si Oga s'y attendait, il fut quand même déçu. Ce cube ne servait vraiment à rien.
La jeune fille se mit dans un coin, à genoux, et attendit patiemment que l'entrevue entre le brun et le prince se termine. Sauf qu'il était prévu qu'Oga mange ensuite à la table du seigneur et cette entrevue se termina tard, des femmes servant du saké, d'autres jouant du shamisen toute la soirée, comme les geishas qu'elles étaient.
Bien que Furuichi semblait épuisé, il s'amusait à taquiner son cher chevalier et Oga en les poussant dans les bras des jeunes femmes autour d'eux, leur disant d'en profiter tant qu'ils étaient encore jeunes. Les deux bruns s'en fichaient pourtant pas mal, de ces pimbêches superficielles. Eux, ils n'avaient d'yeux que pour Furuichi et, au fur et à mesure que la soirée avançait, alors qu'ils commençaient à devenir un peu éméchés, ils le remarquèrent.
L'Oga venu d'un autre monde croisa le regard suspicieux de l'Oga chevalier. L'être le plus cher à leurs yeux semblait attirer l'autre et peut-être pas seulement par admiration. Après tout, Furuichi était un seigneur extrêmement puissant malgré son jeune âge, riche, juste, ayant à sa disposition le pouvoir exceptionnel de la guérison. Peut-être que l'étranger était tombé sous son charme ? Pourtant, pour le chevalier, cela semblait bien plus profond qu'une simple admiration.
Pour notre Oga, il avait vu la lueur jalouse et possessive qui animait les yeux du vassal si loyal envers son seigneur. Peut-être paraissait-il n'être qu'un petit toutou obéissant à son seigneur que parce qu'il le désirait ardemment ? Bizarrement, Oga, ayant perdu à tout jamais son Furuichi, fut jaloux de la relation privilégiée qu'entretenait son double avec le double de Furuichi. Au moins, eux pouvaient encore vivre ensemble et, plus tard, réussir à vivre heureux pendant plusieurs décennies.
Il se sentit brusquement fatigué, sûrement dû à l'alcool mais aussi à cause d'autre chose. Il avait survécu à des bains sangs, il avait vu de nombreuses morts sur le champ de bataille, il avait même vu son amour mourir sans être capable de faire quoique ce soit pour le sauver… Et puis là, à cet endroit, alors qu'il le revoyait en vie, même s'il était différent, il restait tout de même son Furuichi. Pensait-il… Cet autre Oga, son double, l'aimait aussi, c'était clair comme de l'eau de roche. Et bien sûr, il était probablement plus légitime qu'il soit celui qui resterait aux côtés de Furuichi. Mais Oga ne voulait plus quitter celui qu'il aimait, qu'il avait dans la peau, ancré trop profondément dans son cœur pour l'abandonner. S'il ne pouvait l'avoir, si son double le pouvait… qu'importe. Il était en vie, c'était le principal.
Il regarda le seigneur rire aux éclats, les joues rouges, encadrés de deux jeunes femmes à la poitrine bien développée. Si Furuichi n'était pas sorti avec lui, peut-être serait-il devenu comme ça, lui aussi. Il prit une grande inspiration pour réfréner la vague de nostalgie qui l'envahit et prit une décision. Il resterait ici, auprès de ce Furuichi, et le protégerait de sa vie s'il le fallait. Même s'il ne pouvait plus le prendre dans ses bras, ni l'embrasser, ni dormir avec lui, il le protégerait. Il tiendrait sa promesse, même si ce Furuichi n'était pas le sien mais celui d'un autre.
La soirée se termina un peu brusquement pour Oga. Ce fut son double qui le secoua et lui ordonna de se lever. Ils quittèrent la salle devenue silencieuse, les convives s'étant pratiquement assoupis sur place… comme Oga. Furuichi se faisait porter par des serviteurs, de légers ronflements sortant de sa bouche, sûrement jusqu'à sa chambre. Oga avait bien remarqué l'extrême fatigue qu'il ressentait, sans savoir réellement pourquoi, et ça l'inquiétait un peu.
Arrivés devant la chambre qu'on lui avait attribuée, il remarqua le garde placé juste à l'entrée. On ne lui faisait vraiment pas confiance. Ou plutôt, il soupçonnait que son double chevalier ne le portait pas dans son cœur et il le comprenait tout à fait. Si un inconnu avait voulu se rapprocher de Furuichi avec des intentions clairement intéressées, lui-même ne serait pas resté aussi calme. Mais même s'il était un Oga obéissant, il restait tout de même un Oga : possessif et méfiant lorsqu'il s'agissait de Furuichi. Dangereux si sa sécurité était mise en péril.
Cela fit sourire notre Oga alors qu'il entrait dans la chambre. Le chevalier fronça les sourcils mais ne chercha pas à comprendre cet étranger. Il referma la porte et la verrouilla à double tour, ordonnant au garde de ne laisser personne entrer ou sortir sans son accord. Il partit, les pas métalliques résonnant dans le couloir.
Notre Oga, de l'autre côté, avait la furieuse envie de s'emmitoufler dans les couvertures de soie tant la chambre était glaciale. Mais le fantôme de la jeune fille, restée sage jusqu'alors, flottait devant lui. Et, sincèrement, il n'aimait pas particulièrement dormir avec un fantôme au-dessus de sa tête.
- Bien, maintenant que tu es enfin seul, on va pouvoir parler sérieusement toi et moi, déclara sans détour la jeune fille.
- Hum… Qui t'es ?, répondit intelligemment le brun.
La jeune fille ne soupira pas, ni se découragea. Elle avait enfin retrouvé le cube, il ne devait plus lui échapper.
- Je m'appelle Aoi Kunieda, prêtresse du temple sacré Shinseirei de Tokyo. Je suis chargée de récupérer le cube que tu tiens dans la main. Alors je te prierai de revenir dans notre monde pour me le remettre.
Oga regarda le cube puis l'air sérieux de la jeune fille. Ses cheveux étaient si transparents qu'il fut surpris de pouvoir les distinguer et remarquer une mèche mal placée, créant une boucle sur le haut de sa tête. Ça donnait un effet un peu comique, surtout que le reste de sa personne était impeccable. Son kimono blanc et rouge était parfait, jusqu'aux plis de l'habit. L'habit d'une Miko correctement mis, un visage sérieux sans faille… à part cette petite mèche, tout chez elle respirait la solennité. Cette prêtresse semblait sincère.
Oga repensa à sa résolution. Rester auprès de ce Furuichi, le protéger pour toujours… Ne serait-ce pas mieux de garder le cube avec lui ? Mais le brun sentait qu'il pouvait être aussi la source de gros problèmes. À commencer par l'arrivée de cette fille. Son instinct, cet instinct qui lui avait tant de fois sauvé la vie, lui murmurait de ne pas lui faire confiance. Quelque chose en elle lui faisait plutôt penser à ces gens à qui l'on confierait le monde, et qui sitôt fait le détruirait pour s'amuser. Oga connaissait la puissance de ce cube. Il avait vu plusieurs fois son pouvoir agir et créer des miracles. Alors, même si ce cube appartenait vraiment à cette fille, même s'il pouvait provoquer d'autres malheurs, quelque part, Oga sentait qu'il fallait qu'il le garde.
Il s'allongea sur le lit occidental et s'enroula dans la couverture puis souffla sur la bougie, rendant la chambre instantanément sombre. Le fantôme transparent restait silencieux, se demandant ce qu'il pouvait bien se passer. Puis, s'apercevant que le brun avait réellement l'intention de dormir, sans même lui répondre, le jeune esprit s'empourpra de colère.
- Non mais je rêve ! Tu comptes dormir maintenant ?! Dépêche-toi de retourner dans notre monde ! Tu n'as pas encore trop influencé celui-ci !
- Écoute-moi bien espèce de revenante ! J'ai pas l'intention de te donner ce foutu cube ! Je me fiche qu'il soit sous ta responsabilité, je m'en fiche complètement de changer le cours de ce monde. Je resterai, point barre.
- C'est interdit ! Tu ne peux pas faire ça !
Oga ouvrit les yeux et son regard tranchant réussit même à faire frémir la jeune fille. Ce jeune homme était bien spécial. Réussir à la déstabiliser même un peu, c'était… impensable. Les gens l'écoutaient, leur volonté pliait sous ses ordres et sa force. Tous la respectaient tellement qu'ils n'osaient jamais la contredire. Et, surtout, personne n'avait encore réussi à lui faire peur. Alors ce garçon, un simple petit soldat de petite catégorie, n'était vraiment pas commun. Surtout qu'il avait réussi à utiliser le cube.
- Très bien… Je t'aurai prévenu. Ne viens pas pleurer après quand il sera trop tard. En attendant… je te laisse. Et ça ne sert à rien de fuir, je te retrouverai quoiqu'il arrive.
Oga fronça les sourcils, n'appréciant pas du tout ces menaces. Cependant, le fantôme disparut effectivement, le laissant seul dans la chambre. Il se releva, la cherchant du regard. Il ne comprenait pas bien qui était cette fille, mais elle n'était pas normale. Il la croyait quand elle disait qu'il était dans un monde parallèle. Devait-il croire en ses dernières paroles ? Le simple fait de rester là allait-il changer ce monde ? Ce n'était pas possible, n'est-ce pas ?
Encore une fois, Oga regarda le cube. Depuis qu'il en avait entendu parler, il avait été entraîné irrémédiablement vers un monde impensable. Il serait peut-être temps de récupérer son arme au moins. Il leva les yeux vers la lune, belle et ronde… Son instinct le titillait encore. Même s'il ne faisait pas confiance en cette fille tout droit sortie de nulle part, il ne pouvait pas non plus totalement rejeter ses paroles. Il fallait qu'il reste sur ses gardes et, surtout, il devait maintenant veiller à la sécurité de Furuichi.
- Je me fiche bien de ce qu'il peut se passer, tant qu'il peut vivre…
Dans une autre aile du château, un Furuichi bien atteint par l'alcool attrapa fermement la main de son vassal.
- Reste près de moi…
À suivre...
Je sais, je vous laisse avec une fin intrigante et suspecte x) ! Mais j'aime ça !
Ce chapitre (où il se passe pas grand-chose) est un peu une transition pour le prochain, qui sera probablement le dernier de cette partie. Mais si je mets tout ce que j'ai envie de mettre, il sera peut-être vraiment long, alors il faudra patienter. J'espère sortir un chapitre pour Noël, si ce n'est pas pour Mondes Parallèles, ça sera pour Ceci n'est pas pour les enfants ;) !
Dites-moi ce que vous en pensez, je ne mords pas xD ! Et pour tous les anonymes, je répondrai sur mon profil !
