Kikoo tlmmmmmmmmm!! Bon je c, je c, le chapitre 8 arive un peu tard... Désolée, mais après mon retour des USA, j'ai eu 3000000000 milles trucs à faire! Je ne peux pas répondre à tous ceux qui m'ont écrit des reviews pour cette fois-ci, mais je vous remercie beaucoup d'avoir pensé à moi et surtout d'avoir lu ma fic! et merçi aussi à ceux qui m'ont souhaité un bon voyage.. ah la la, si jt encore aux usa! bon en tk, j'espère que vous m'en voulez pas trop !!! Je tenais surtout à dire merçi à ma ptite belette car ça m'a vrt touchée, et sans ça, hérisson pataugerait encore dans sa non-inspiration ! ** !! **

Chapitre 8: Péché

La pluie collait aux cheveux de Drago. Silence. Ce silence au fond de son âme. Mais il n'en avait plus.... Voila plus de deux heures qu'il était là, essayant de redevenir cet oubli, ce cri, cette pénombre qu'il avait toujours été. Ce hurlement que personne n'entend, ce bruit qui brise un silence, une vie... Mais il n'y arrivait pas. Il avait envie de pleurer. Mais sa rédemption ne venait pas. Pas de rédemption pour les maudits. Car c'est cela qu'il était, maudit. Son enfer, c'était elle. Quelque chose avait changé dans sa vie. Et il ne savait plus qui il était... Il saignait pour se prouver qu'il était vivant. Et il aimait les mensonges qu'on lui racontait. Ou allait donc ses rêves? Ses cris? Personne n'écoutait... Personne... Sauf elle. Personne sur cette terre n'avait un jour réussi à comprendre Drago Malefoy. Qu'est ce que ça pouvait bien foutre.... Aujourd'hui, rien n'était plus pareil. Si elle mourrait, il plongerait dans les ténèbres avec elle. Dans son enfer. Dans son oubli. Dans son vertige. Dans ce silence. Ce silence brisé. La où les âmes des dammnés hurlent jusqu'à ce que vienne la délivrance. Toucher le silence. La mort. Le sang. Vivre, tout simplement. Mais Drago était prisonnier. Enchaîné à une morte. Lequel des deux avait gagné? Lequel avait volé l'âme de l'autre? Sans âme, il n'y avait pas de remords. C'était cela son châtiment. Vivre avec l'âme qu'Hermione Granger lui avait rendu. Rédemption. Crime. Châtiment. Péché. Expiation.

Il ne bougeait toujours pas, s'accrochant à ce qui restait de l'enfer dans lequel il avait toujours vécu. Hermione était allongée par terre, les yeux fermés. La pluie tombait sur son visage, meurti par les souffrances du passé. Un passé qu'elle ne pourrait jamais oublier. Le pansement de sa main recommençait à saigner, sans doute à cause du choc. Ses cheveux mouillés collaient à son cou frêle, et sa peau était devenue d'une blancheur pâle, terne, livide... Ses lèvres étaient entrouvertes, se laissant toucher par les larmes que versait le ciel sur ces deux maudits. Deux heures qu'elle ne disait plus rien. Deux heures. Un baiser. Un péché. Et puis, un vertige.

Il se rappela. La grotte. Là ou tout s'était joué. Le sort. La pluie. La vie. Et puis de nouveau la mort. Cette musique... Il avait couru. Couru jusqu'à ce qu'elle tombe. Elle avait pleuré. Ou était-ce la pluie? Ses lèvres.... Il s'était penché sur elle. Et il l'avait embrassé. Pas un baiser d'innoncence. Un baiser du mal. Le début du chemin qui menait aux démons qui dormaient en lui depuis si longtemps. Il savait ce qu'il faisait. Avant, il l'aurait détesté. Elle lui aurait offert son sang. Mais tout avait changé... Maintenant, il n'arrivait plus à haïr la moindre chose. Il expiait sa faute. C'était son châtiment pour avoir laissé Hermione Granger hantait ses cauchemards jusqu'à ce que la pénombre les emporte tout les deux, là ou les dammnés pleurent leur éternité. Le prix de l'immortalité. Ils y avaient tous deux goûtés. Leur âme. Ils avaient payés. Embrasser Hermione Granger... La mort. Il avait joué avec la mort. Il avait perdu son sang.

Ses lèvres... Sa bouche... Ses yeux... Son goût... Sa peau... Il avait aimé. Péché. Aimer embrasser la mort. Maudits. Ils étaient maudits. On leur avait volé leur innocence. Lui faire ressentir ça à lui... Pourquoi n'arrivait-il plus à vouloir l'enchaîner, la torturer, la mutiler? Pourquoi avait-il pitié d'elle? Pourquoi avait-il pleuré? Il se rendait. Il ne pouvait plus être le même. Il ne pouvait plus avoir envie d'être important... Il n'avait plus envie d'être battu et humilié. Il avait adorer ça. Aujourd'hui, Hermione criait sa souffrance par lui. Expiation. Il payait pour tous les crimes qu'il avait commis. Il ne regrettait rien. Pas d'avoir voulu la tuer. Pas de l'avoir embrassé. Pas d'être vide. De ne plus rien ressentir. Même pas la douleur...

La porter. Oui, il fallait la sauver. La sauver ou la tuer? Car c'est ce qu'elle avait fait de lui qui déciderait de son destin. Un cri. Un cri redevenu pénombre dans le monde des ténèbres.

Péniblement, il parvint à se lever de la boue dans laquelle il pataugeait depuis plus de deux heures, perdus entre deux mondes. Enfer et paradis? Ses vêtements étaient empreints de tâches marrons et plusieurs égratignures étaient visibles sur ses jambes écorchées. Mais lui n'avait aucune importance. Il n'existerait plus bientôt. Son père l'oublirait. Plus de sang. Plus de douleur. Plus d'importance. Le regard de Lucius Malefoy serait froid comme au jour de sa naissance.. Mais n'était-il pas déjà son propre bourreau? Sur quelle âme pleurait-il? Juste une innocence volée...

Crîme. Châtiment.

Il s'approcha du corps inconscient d'Hermione et la souleva dans ses bras. De glace. Belle comme la mort. Belle comme le sang. Belle comme la haine... Mais Drago Malefoy ne croyait plus en rien. Il avait péché. L'immortalité en valait le prix. Il ne sentait même plus la jeune fille dans ses bras tant elle lui paraissait légère. La sauver avant qu'elle ne meurt. Mais ce qu'il ne savait pas, c'est qu'Hermione Granger était passé dans son monde à lui. Le monde des maudits.

La pluie collait à son visage tandis que ses pieds tentaient de ne pas trébucher sur une pierre par terre. La pluie... Sa propre faute. Sa propre délivrance. Son propre silence. Il leva la tête une dernière fois pour essayer de repérer un brin de soleil à l'horizon. Mais il n'y avait rien à part les éclairs et les nuages noirs au-dessus de leurs têtes. Et si la fin du monde arrivait aujourd'hui, ça ne servirait à rien. Son monde à lui avait déjà été détruit. Les rêves n'existaient plus. Tenant Hermione serrée contre sa poitrine, il évitait adroitement les racines et les buissons, espérant qu'il trouverait rapidement un endroit où déposer celle qui lui avait fait comettre le plus mortel des péchés.

Il écartait les branches, les une après les autres, n'entendant rien d'autre que le bruit des larmes que versaient le ciel. Mais il savait où il devait aller. Auparavant, cette idée l'aurait probablement rendu fou de rage. S'abaisser devant des moins que rien. Devant une bande de chiens qui pouvaient crever et dont il s'en foutait absolument. La lumière n'était pas pour lui.... Et le vent de la haine avait déjà éteint la flamme de son espoir. Mais aujourd'hui, certaines choses avaient changées. Hermione. Il fallait qu'elle vive. Il fallait qu'elle respire. Qui le ramènerait d'entres les morts si elle s'abandonnait à une innocence perdue?

S'arrêtant près d'un buisson dans cette immense forêt qu'il ne conaissait pas, il reprit un instant un souffle. Ses oreilles se tendirent, cherchant à percevoir un autre son que ces gouttes d'eau qui tombaient les unes après les autres sur les pierres rocailleuses. Une musique. Quelque chose qu'il ne conaissait pas. Quelque chose de doux. Le village. Il fallait qu'il tienne le coup. Arrivé chez les moldus, il pourrait s'écrouler et essayer de s'endormir. Mais il n'arrivait plus à rêver... Là, il laisserait à Hermione le choix. Un choix qu'elle avait déjà fait. Mais ils étaient ici pour comprendre pourquoi elle l'avait fait. Il rehaussa le corps d'Hermione dans ses bras, et, suivant le bruit des notes qui parvenaient à ses oreilles, il marcha en direction du village.

Combien de temps? Il ne le sut jamais. Une éternité. Il fermait les yeux pour ne pas recevoir des branches en pleine figure, prenant le risque de rouler en bas d'un ravin et de se sentir saigner. Avant, c'était pour se prouver qu'il était vivant. Mais qui avait gagné? Pour oublier qui il était, Drago Malefoy s'était perdu. Perdu dans son propre choix. Bientôt, il ne sentit plus sur son visage les égratinures des arbres qui manquaient de lui crever les yeux. Le sol devint moins dur sous ses pieds meurtris, et la pluie se fit moins dense. Péché. Expiation.

Lorsqu'il rouvrit les yeux, Hermione toujours dans ses bras, il se trouvait sur un petit chemin de terre où de nombreuses traces de pas se distinguaient malgré la terre boueuse. Sur sa droite, des pâturages et des champs de maïs étaient nettement visibles. Une ou deux vaches tentaient de se protéger de la pluie dans une vieille grange, bâtie au centre du terrain vert. Au bout de chemin se dressait ne petite bourgade d'aspect commun pour tous les êtres humains. Mais pour Drago, ça ne l'était pas. Il ne savait pas comment vivaient les mortels. Lui, il avait vendu son âme et ses larmes pour ne pas être comme eux. Il croyait distinguer à l'entrée du village une sorte de vieux clocher et des enfants jouant devant, malgré les trombes d'eau qui s'abattaient sur eux. Leurs cris parvenaient jusqu'à lui. Il savait qui était Dieu. Même lui ne pourrait plus rien pour lui. Les moldus croyaient que quelqu'un les guidaient depuis le paradis, une sorte d'énergie cosmique. Sa mère adorait Dieu. Elle lui avait appris les prières, les chants, les cantiques que tous les moldus savent. Et son père l'avait envoyée en enfer pour ça. Il savit qu'il pourrait trouver refuge dans cette bâtisse. Prier. Avouer son péché. Son crime. Subir le châtiment des maudits. Récupérer son innocence? Non, plus personne ne pouvait le sauver des flammes de l'enfer.

Une musique forte lui parvenait à présent aux oreilles.Il se remit en route, essayant de garder son calme. Il allait pénétrer dans un village moldu. Lui qui les avaient toujours méprisés. Et il allait demander de l'aide à Dieu. Possession... Oui, il possédait ce monde. Tous ses péchés lui revenaient. Sa faute. Impardonnable. Dammnatin. Plus rien à part le pardon. Plus rien à part la mort....

Ses pieds martelaient le sol rapidement. Il marcha ainsi, essayant de protéger Hermione de la pluie durant une dizaine de minutes. Le village était de plus en plus net maintenant. Il passa à côté d'une pancarte. Il ne regarda pas le nom.

Il n'y avait personne dans le village excepté ces trois gamins. Tant mieux. Drago ne voulait pas subir ces regards chargés de questions. Ces regards chargés d'innocence. Ces âmes pures. Ces âmes ou la haine n'était pas devenue une partie d'eux-mêmes. Dès qu'ils le vire, les gamins s'arrêtèrent. On aurait dit des statues. Leur visage enfantin refletait la suprise et une conaissance trop brève de la vie. Jamais ils n'avaient rien vu de tel. Un jeune homme fort, blond, tenant entre ses bras une jeune fille endormie. Le mal avait-il les yeux d'une femme? Elle était bien trop belle pour que ce fut le cas. La . Drago leur jeta un rapide coup d'oeil tandis qu'il se dirigeait vers la grande porte de l'église imposante. La main du plus jeune des trois tremblait, et il laissa échapper son jouet qui tomba dans une flaque d'eau. Drago se força à continuer et à grimper les trois marches du perron. Silence. Vertige. Ombre. Il ne lui restait plus que lui.

Il poussa péniblement la porte de l'église tant elle était lourde. Il jeta un dernier regard aux enfants. L'un deux chuchottait quelque chose aux deux autres. Savez-vous ce que murmmurent les étoiles? Ce jour-là, les étoiles murmmurèrent qu'un garçon et une fille venaient de pousser la porte qui les enchaînaient à une innocence volée.

Drago eut un sursaut en pénétrant dans ce lieu sacré. Lui qui n'avait jamais crû en rien à part au désespoir, se retrouvait dans un lieu où le silence régnait. Un silence. Pas son silence. Pas de silence brisé. Pas d'ange qui vous enchaîne à la terre. Juste la paix en soi-même. Juste l'envie d'être à nouveau oublié. Paradis ou enfer? Lequel l'aurait en premier et le posséderait jusqu'à la mort?

Sa mère lui avait souvent expliqué ce qui poussait les gens à vouloir se confesser et à en croire en quelque chose. Pour ne pas mourir. Pour vivre. Mais Drago vivait par le mal. Il n'était qu'une poussière.....qu'une illusion sur laquelle on souffle. Jamais il n'avait vu une véritable église, et ce n'était pas du tout l'image à laquelle il s'attendait. Il lui semblait imposante, ancrée dans la terre, dominatrice sur toute chose qui vivait. Un silence mortel régnait sur les âmes dammnées de ce lui. Délivrées? Drago savait que la sienne ne le serait pas. Mais il arriverait à sauver celle d'Hermione. Elle n'entendrait pas les voix. Les voix qui soufflent en vous comme la haine. Les voix qui ne se taisent jamais. Il se sentait effrayé. Dans son monde en lui, les morts n'avaient jamais eu confiance qu'en Lord Voldemort. Et on lui avait appris à haïr le monde moldu. Et le voila, aujourd'hui, confronté à ceux qu'ils avaient toujours considéré comme des gens à qui la vie avait été donnée en punition de ce qu'ils étaient.

Imposante était le mot qui convenait. Le sol du lieu saint était fait d'une pierre rugueuse et mal taillée, cela expliquait pourquoi il n'était pas très droit. Sur une dalle en marbre près de l'entrée, la date "1627" était visible. Dans le monde moldu, elle devait être terriblement ancienne. Au fond, se trouvait ce que Drago crût être un autel. Sa mère lui en avait parlé mais jamais il aurait été capable d'en décrire un seul. Dessus était posé deux coupes, l'une remplie de vin, et l'autre d'un liquide très clair, transparent, probablement de l'eau. Le petit monument était entourée d'une dizaine de grands cierges à la flamme étincelante. De chaque côté, incrutée dans la pierre, se trouvait une petite porte en bois. Au milieu du mur derrire l'autel, accrochée en haureur, se trouvait une croix en bois ou gisait un homme crucifié, les poignets ensanglantés. Le Christ. Une expression de souffrance se lisait à travers lui. Drago eut un frisson. De nombreux bancs venaient complétaient la pièce, et des bibles reliées de vieux cuir étaient posées un peu partout. Sur sa droite, il aperçut un grand récipient en pierre, contenant de l'eau. L'eau bénite. Le symbole des croyants. Tout cela lui seblait terriblement malsain. L'orgue jouait un morceau macabre, rappelant la trahison de Judas et la mort de Jésus. Le sang monta à la tête du jeune homme. Toutes ces bougies, ce sang sur la croix, cette expression d'horreur sur la petite figurine en bois. Il se sentit mal à l'aise. Comment des gens pouvaient-ils se confier dans un tel endroit?

D'un pas hésitant, il parvint à s'avancer, le regard tremblant et la tête devenant de plus en plus lourde. Hermione était toujours dans ses bras. Les cheveux mouillés, tombant en cascade et touchant presque le sol, elle ressemblait à une princesse endormie. Mais Drago savait qu'il n'était pas son prince...Elle ne s'était pas réveillée depuis tout à l'eheure. Mais il avait senti son coeur battre contre sa poitrine à un instant du trajet ; il lui restait encore cette dernière chose à laquelle se raccrochait. Il faisait un effort terrible pour ne pas trébucher sur les pierres mal taillées.

Arrivé en face de l'autel, il ne put retenir ses bras tremblants et il tomba à genoux. Ainsi, Hermione était l'offrande qu'il voulait donner à Dieu. Mais à quel Dieu?

Le souffle rauque, il sentait son regard se troublait tant il avait mis ses sens en éveil durant cette marche. La chaleur des cierges lui réchuffait ses vêtements trempés, mais il se sentait terriblement mal dans cet endroit La peau d'Hermione rentrait en contact avec le sol froid. Elle était si belle endormie. C'est comme si elle était morte. Mais ne l'était-elle pas déjà avant?

Il ferma les yeux un instant, essayant de se sentir en paix. Mais la musique qui lui parvenait aux oreilles le faisait frissoner pour la preimère fois de sa vie. Il se mit alors à penser à quelque chose. Quelque chose d'inconcevable. Et il repensa à sa mère. Il la revit, tremblante sous les crises égoïstes et violentes de son père. Et il se revit, frappant Hermione, la laissant mourir dans son propre sang. Folie. Péché. Expiation. Il se dégouta lui-même. Autrefois, il avait aimé le goût du sang. Aujourd'hui, il se sentait répugnant et aurait vu effacer cette odeur qu'il sentait sur ses mains. Il savait ce qu'il devait faire. Sa mère le lui avait appris. Et aujourdhui, il n'en avait plus honte, ni peur. Il ne craignait plus rien. A part l'ombre. A part l'indifférence. A part un vertige. A part lui...

Hermione était toujours couchée à terre, tel un sacrifice, les lèvres rouges et ouvertes, les cheveux tombant par terre. Le visage encore mouillé d'eau de pluie, il joignit les deux mains, le corps tremblant contre il ne savait quoi. Il rouvrit les yeux une dernière fois avant de refermer à nouveau ses paupières. Et là, agenouillé devant quelqu'un, il pria. Drago Malefoy s'abaissant devant quelque chose. Implorant quelqu'un de l'aider à sauver Hermione Granger. Et lui qui pensait qu'il ne pouvait pas tomber plus bas... Il ne fallait jamais que son père aprenne ce qui c'était passé dans cette grotte. Jamais.

Péché. Haine. Désespoir. Honte. Faute.

Il expiait ce qu'il avait fait subir aux autres. Ses lèvres murmmuraient des paroles dont il ne semblait lui-même plus comprendre le sens. Qui appelait-il? Il ne le savait même pas. Les moldus... Tous si faibles. Tous si plats. Tous si... humains. Lui ne l'était pas. Il ne pouvait pas le devenir. Quelque chose l'avait empêché d'être comme les autres. Il préférait se retrouvé enchaîné à un mur, crevant de faim dans la boue, le visage de son père le regardant à travers les flammes de l'enfer plutôt que d'être oublié. Mais si tout avait changé lorsqu'il avait embrassé celle qu'il avait toujours haïe plus que lui-même?

Hermione. Péché. Dammnation. C'était elle son châtiment.

" Les enfants ne prient plus de nos jours. Ils croient que l'innoncence est acquise d'avance et leur âme sauvée. C'est une chance de voir qu'il reste encore quelques enfants du Seigneur."

Drago releva précipitamment la tête. La voix qui venait de prononcer ces mots était grave, imposante, forte... avec un soupçon dissimulable à l'intériur. Quelque chose de particulier. Quelqu'une qu'une seule autre personne possédait sur Terre. Lucis Malefoy. Mais ce n'était un homme blonds aux cheveux longs et au regard sadique qui se dressait au fond de la pièce, venant de surgir de la porte droite du fond. Habillé d'une longue robe noir, sans doute propre à sa fonction de moldu, il observait Drago d'un air étrange. Grand, mince, probablement âge d'une quarantaine d'année. Il portait des bottes noires que Drago n'avait jamais vu nul part. Ses sourcils étaient épais et ses lèvres pincées. Il ne portait pas de barbe, seulement un début de moustache qui lui donnait une apparence ténébreuse.

Il savait qui c'était. Sa mère lui avait expliqué qu'un homme, appelé un prêtre était chargé de diriger la communauté religieuse. Il vivait dans sa propre église et donnait parfois quelques célébrations appelées "messes" dans le but de renforcer la foi des paysnts. Tout cela donnait mal à la tête à Drago. Il allait devoir affronter un moldu. Jamais de sa vie il ne s'était abaissé à parler à ces moins que rien. Aujourd'hui, il ne savait plus comment les considérer. Ni comment lui parler. Il allait devoir affronter ses propres peurs.

L'homme s'avança lentement vers lui, un rictus indéfinissable aux lèvres. Il s'arrêta à quelques mètres de lui, au bas des marches en pierre. Son regard se posa sur Hermione toujours inconsciente. Ses yeux s'allumèrent d'une leur étrange.

"Qu'est ce qui es arrivé à ta jeune amie?"

Drago avala une bouffé d'air. Il était temps d'arrêter de croire tout ce que son père lui avait raconté. Il était temps pour lui de changer.

"Elle s'est évanouie. Elle... elle s'est enfuie pendant qu'il pleuvait. J'ai tenté de la rattraper et quand j'y suis arrivée, elle a perdu consciente."

Drago se releva, les cheveux devant ses yeux. Péniblement, il se dirigea vers le banc le plus proche et s'assit en soufflant, le corps et l'âme lourde. De l'eau coulait des cheveux d'Hermione et formait une couronne autour de sa tête. Elle avait l'air si paisible qu'il ne voulait pas la bouger et la déranger. Il tremblait. Le prête lui jeta un regard empli de pitié. Une pitié qui n'avait rien de mortel. Aussi étrange que celà puisse paraître, Drago n'arrivait pas à savoir ce qu'il pouvait penser.

"Et.... Elle s'est enfuie.... Te fuyait-elle ?" laissa échapper le prêtre d'une voix sinistre.

Drago soupira. L'ombre de cet homme dessinait sur le sol une forme malsaine et macabre.

"J'imagine probablement." Puis il rajouta d'une voix si basse que le prête ne put entendre: "Qui ne fuirai pas le monstre que je suis...."

Puis, il se prit la tête entre les mains.

L'homme fit quelques pas dans sa direction et finit par s'assoir en face de lui, sur une marche.

"Pourquoi ?"

"Cela fait plus de trois jours que nous étions perdus dans la forêt. Il y a eu un éboulement et nous avons été bloqués tous les deux dans une grotte. Et quand nous avons réussi à en sortir, j'imagine qu'Hermione a craqué."

"Hermione? C'est le nom de ton amie?"

"Oui. Hermione Granger."

"Et quel est le tien?"

Drago frissona. Proncer ces syllabes avait toujours été une source de satisfaction pour lui. Aujourd'hui, il avait honte. Honte de ce nom qu'il devrait supporter toute sa vie.

"Malefoy. Drago Malefoy."

Le prêtre ricana. Drago releva la tête. Un rictus s'affichait sur ses lèvres. Pour un homme servant Dieu, son attitude n'était pas celle à laquelle il s'était attendu. On aurait dit... Du sadisme. Oui, du sadisme.

"Pourquoi riez-vous?"

"Ton nom. Il me fait penser à Judas."

Judas.... Drago savait qui était Judas. Un traître. Un pêcheur. Expiation. Il avait trahi le Christ et l'avait condammée à une mort affreuse, cloué sur une croix. Judas était ensuite mort de désespoir, la faute le rongeant de l'intérieur. Le détruisant. Etait comme cela qu'il allait finir? Etait-il réellement si mauvais? Etait-il la mort, le mal, la destruction? Peut-être. Peut-être pas. Lui-même n'arrivait pas à savoir véritablement de quel côté il était.

"Que faisiez-vous dans la campagne?" reprit le prêtre avec sa voix qui fairait frissoner nimporte qui.

"Nous...nous étions en visite avec notre classe."

Il ne fallait surtout pas qu'il parle de leur monde à eux. Personne dans celui-ci ne le croirait. Personne ne croirait ce qu'il était. Un monstre. Il avait mérité tout ce qu'il avait subi. Un jour, Hermione lui avait dit qu'elle n'était pas la folie. Juste la raison qui en était si proche. Aujourd'hui, il comprenait. Il comprenait enfin qui ils étaient tous les deux.

"Qu'as tu fait avec Hermione ou tu étais?"

Son regard était perçant. Et son rictus si inffâme toujours présent. Il se dégageait de lui une odeur pestidentielle. La même odeur que la mort.

"De quoi est ce que vous parlez?"

Drago se sentait mal. Cet homme essayait de voir ce qu'il cachait en lui. De savoir son secret. Son secret qu'il partageait avec Hermione et qu'elle seule comprenait. Son véritable visage... Le visage d'une innocence volée et d'une âme dammnée. Une âme. Non, pas d'âme. Pas de silence. Pas d'oubli.

"De rien mon enfant. Seulement, tu es arrivée avec cette jeune fille dans les bras. Froide, anéantie. Et toi, les mains et les genoux en sang. Et... elle te fuyait."

"Qu'est ce que vous insinuez?"

"Les hommes ont des désirs Drago. C'est là notre faiblesse. Nos besoins sont parfois trop forts. Tu découvres à peine ce qu'est que le péché mon enfant. Tu as voulu la prendre. Elle s'est refusée. Alors tu l'as frappée. Et après, tu as assouvi tes fantasmes. Et... Peut-être que comme ça ne rentrait pas, tu as utilisé une arme pour la punir."

Drago eut envie de vomir. Sa tête lui tournait. Non, il n'avait jamais fait ça. Jamais il n'aurait touché à Hermione. Il avait chaud. De la sueur perait maintenant sur son front. Cet homme était répugant. Immonde. Dégoûtant.

"Vous... vous êtes répugnant. Je n'ai pas touché à Hermione. Ce que vous avez décrit me donne envie de vomir. Comment pouvez-vous croire en cela?"

"La faute fait du mal aux gens. La plupart des enfants ont honte de ce qu'ils ressentent dans leurs désirs. Mais n'oublie pas Drago, soulager son âme enlève la faute. Après le pardon, vient la rédemption."

Non. La rédemption. La rédemption n'était pas pour lui. Les voix dans la tête de Drago ne se taisait jamais. Toujours, elles répétaient: "Non... Pas de pardon pour Drago Malefoy... Pas de pardon... Juste le péché et la damnation... Maudit..."

"Je n'avourai pas quelque chose que je n'ai pas commis. Je n'ai pas abusée d'Hermione."

"Fais comme tu veux. Mais n'oublie pas, j'ai des yeux. Et ces bleus sur son corps sont visibles."

Drago eut honte. Une image lui traversa l'esprit. Il se rappela. Il se rappela lorsqu'il l'avait battue. Frappée. Voulu la faire disparaître de ce monde. Il avait partagé quelque chose avec elle ce jour-là lorsqu'il avait enfoncé le couteau dans sa main sanglante. Et les paroles de la musique lui revinrent en tête. Il ne savait pas s'il serait capable de l'entendre à nouveau. Il soupira en repensant à son sac laissé dans la grotte et qu'il ne retrouverait sans doute jamais.

"J'ai battue Hermione je le reconnais. Mais c'était avant."

"Avant quoi?"

"Avant que je change..."

Le prêtre se releva en laissant échapper un rire qui n'avait rien d'humain. Il s'avança vers Drago, une lueur démoniaque au fond des yeux. Un instant, il eut l'impression de voir son père. L'homme se pencha sur lui, et ses yeux noirs pénétrèrent dans le sien.

"Les gens comme toi ne changent pas Drago. Ils sont le mal. Le malin est en chacun de nous. Tu crois que tu peux oublier ce que tu es vraiment. Mais Dieu a ses projets. Pour chacun d'entre nous. Même pour les enfants du mal comme toi."

Drago le poussa aussi loin qu'il put. L'homme ne recula que de quelques pas. Il faillit trébucher mais se rattrapa rapidement à un cierge derrière lui. Un sourire malsain s'afficha sur son visage tandis que Drago se levait précipitamment.

"Vous mentez ! Je peux changer. Je sais ce que j'étais. J'aimais faire souffrir. J'aimais haïr. Mais Hermione m'a appris que notre vie n'est pas tracée d'avance."

"Mensonges. Hermione te déteste. Et elle te détestera toujours même si elle te dira le contraire. Tu n'es pas humain. Les créatures de l'enfer ne changent pas. Tu seras toujours poursuivi par ce que tu as fait. Regarde la vérité en face. Monstre..."

Drago eut envie de pleurer. Etait-il vraiment ce que cet homme décrivait? Quelque chose 'd'inhumain qui ne pourrait jamais changer. Non, Drago ne pouvait pas croire ça... C'était impossible... Il ne voulait plus jamais être ce qu'il avait été avant. Plus jamais il ne voulait aimer la mort. Non. Plus jamais....

"Laissez-moi. Qui êtes-vous donc? Un serviteur de Dieu? Vous êtes affreux. Vous poussez les gens à avouer des choses qu'ils n'ont jamais faites."

"Tu sais très bien que j'ai raison et que tu seras toujours le mal. Le malin ne libère jamais aucun de ses enfants. Et le vent ne leur murmmure pas de douces paroles. Mais les crimes qu'ils doivent comettre. Péché. Tu as péché. Vous avez péché tous les deux. Et ils vous auront. Oui, les démons vous auront."

Une image remplie de sang parvint aux yeux de Drago. Il hurla. Puis il se dirigea vers Hermione et la prit à nouveau dans ses bras. Quelque chose était à nouveau en lui. Cette impression qu'il ne changerait jamais. Cet homme avait raison. Ceux qui n'étaient pas humains le resteraient pour l'éternité. Jusqu'à la fin des temps. Péché. Puis enfer. Drago Malefoy ne pourrait jamais changer, il le savait à présent.

Le souffle court, il se mit à courir le long de l'allée, en direction de la porte qu'il poussa de toutes ses forces avec son épaule droite. Du fond de l'église, la vois sadique du prêtre lui parvint.

"N'oublie jamais Drago: il n'y a pas de rédemption pour les gens comme toi. Juste le péché."

Les voix ne se taisaient donc jamais...

Il descendit les marches du perron, passant devant les trois gamins qui jouaient toujours. Ils le regardèrent passer comme on voit un ange. Il ne pleuvait plus.

Il se mit à courir. A courir comme jamais il n'avait couru de toute sa vie. Et même lorsue le village moldu disparut à l'horizon, il continua de courir. Cela lui semblait pire que lorsqu'il poursuivait Hermione dans la forêt. Ses tempes résonnaient à ses oreilles. Toujours tout droit. Ne jamais s'arrêter. Les paroles du prêtre restaient dans sa tête et il sentait les larmes dans ses yeux. Mais elles ne coulaient pas. Il n'arrivait toujours pas à pleurer... Le coeur serré, il redoubla d'efforts. Le corps d'Hermione ballotait dans ses bras. Elle ne semblait toujours pas vouloir se réveiller. Il reconnut vite le petit chemin de terre qu'ils avaient emprunté de Poudlard. Depuis combien de temps courrait-il? Il n'en avait aucune idée. Il lui semblait que le ciel n'était pas droit. Le soleil commençait à sortir et les nuages à partir. Il faisait plus chaud. Une chaleur lourde. Ses cheveux lui collaient de nouveau au visage. Mais ses pieds le poussaient à continuer pour fuir cet endroit maudit. Cet endroit ou il s'était perdu. Cet endroit où il ne se retrouverait jamais.. Non, il ne pourrait jamais changé. Maintenant il le savait. Il serait toujours un monstre. Il n'aurait jamais une âme. Pas d'âme. Pas d'innocence. Pas de remords. Pas de silence. Pas de rêves... Il évitait adroitement les pierres pour ne pas trébucher. Sur sa droite, des arbres de plus en plus grands défilaient. Il courut ainsi pendant un temps qui lui sembla interminable. Sans jamais se fatiguer. Deux heures. Peut-être plus. Il ne savait pas. Et Hermione ne disait toujours rien. Puis il aperçut au bout du chemin une des tours de Poudlard. Sa délivrance. Ou bien son enfer? Il allait devoir affronter le regard des autres. Ces regards chargés de question. Ces regards qui voudraient savoir pourquoi il n'avait pas tué Granger. Pourquoi il n'arrivait pas à la haïr. Pourquoi... Il voulait s'arrêter de détruire le monde. De lancer ces regards chargés de haine. Mais cet homme lui avait appris qu'il serait toujours Malefoy. Un nom. Rien de plus que Malefoy. Drago n'existait pas. Il n'était qu'une ombre. Un souvenir. Jamais il ne changerait. Et elle le détesterait toujours.

Il arriva devant le château. Personne dans le parc. Et il ne savait pas quelle heure il était. Mais lorsqu'il parvint à pousser la porte et qu'il aperçut quelques personnes dans le hall, il sut qu'il était de nouveau en enfer. Peut-être. Peut-être pas.. Puis il s'écroula sur le sol, Hermione toujours dans ses bras.

voilaaaaaaaaaaaaaa ! maaaaaaaaaa j'ai enfin réussi à finir!! J'y suis depuis 14h, pfffff... mais bon, j'espère que ce chapitre vous plaira. C'est un peu quelque chose d'intermédiaire. J'espère que vous continurez à me demander votre avis!