Hey hey ! Hello dearies ! Comment ça va bien ?

Douce reprise pour ma part, agrémentée par vos reviews désespérées ... Bon, j'avoue ça m'a chagriné autant que ca m'a plu.

Dois-je en conclure que je fais un bon job ?! ^^

/!\ Pas de suite dimanche prochain car je suis à la convention "Spacewalkers" à Paris /!\

Je vais donc poster la prochaine suite non pas dimanche mais lundi 2 Mai !

(D'ailleurs, pour ceux qui y vont, je vous invite à venir m'alpaguer si vous pensez me reconnaitre : chatain clair, cheveux courts, lunettes rouge, Tshirt noir "may we meet again" en bleu (pour vous fiare uen idée de ma trombine, go my twitter nxnou !))

Place à présent à la seconde partie de cette fic (qui compte aussi 14 chapitres) avec une nouvelle dynamique, j'espère que vous accrocherez !

ps : j'ai mis quelques visuels sur le tumblr #Sedgie #TGND !

ENJOY


Et le temps passe

« Oh Clarkie, ne joue pas ta petite starlette à l'agenda surbooké ! Dis oui ! »

« Ray, je suis simplement de passage … Laisse-moi du mou. »

« Oh je t'en prie ! Allez, pour une fois que tu es à New-York ! »

« Ok, ok. »

« Super ! Ce midi ? »

« Vers 13h. Ou ça ? »

« Je te retrouve devant ta galerie ! »

Raven raccrocha avec un large sourire aux lèvres qui ne la quitta pas de la matinée. Il y avait longtemps qu'elle n'avait pas vu son amie, sa meilleure amie, sa sœur. Son cœur se gonfla d'espoir alors : Clarke lui reviendrait-elle enfin après son exil européen de plusieurs mois ?

Et c'est avec certitude qu'elle prit la direction de la National Gallery de New York, dans laquelle Clarke exposait certaines de ses toiles. Elle n'avait pas l'habitude d'entrer dans ce genre de lieu, encore moins en jeans converse et débardeur. Alors évidemment, son arrivée ne passa pas inaperçue alors qu'elle déambulait dans les diverses pièces, fronçant le nez devant des tableaux trop complexes pour elle. Elle s'arrêta devant un tableau dévoilant les courbes d'une femme, visiblement en train de danser dans une robe rose. Quelques lignes pour tracer le corps de la danseuse dans un nuage d'aquarelles.

« Un de mes préférés. »

A l'entente de cette voix familière, Raven fit volteface et oublia les bonnes manières. Elle sourit avant de foncer sur la belle blonde et de la prendre dans ses bras vigoureusement.

« Oh mon dieu Clarkiiiiiiiiiieeee ! C'est bien toi, je ne rêve pas ! » Elle la souleva de terre telle une brindille

« Wow, doucement Ray ! »

« Mon Dieu mais… Tu as maigri non ? Tu m'avais promis de prendre soin de toi ! Alors, Paris c'est comment ? Et Milan ? »

« Ray, respire ! »

La jeune femme se stoppa alors, avant d'inspirer longuement « Pardon. C'est juste que tu m'as tellement manqué… »

« J'ai quelques heures devant moi, allons déjeuner. »


« Alors, raconte-moi, je veux TOUT savoir ! » s'excita Raven alors qu'elles s'installaient à la terrasse d'un petit bistrot « Comment c'est Paris ? »

« C'est… Différent. »

« Quoi c'est tout ? Tu y as vécu quoi… 11 mois ? »

« Raven, je suis partie un an et 8 mois. »

« Nuh nuh… Je ne m'en remets toujours pas, laisse-moi dans mon utopie ! »

Clarke sourit alors : oui, elle était partie et avait quitté sa mère et Raven pour aller tenter sa chance en Europe. Après avoir envoyé quelques unes de ses œuvres dans les plus grandes galeries européennes, c'est Paris qui lui avait répondu. Après avoir hésité, elle accepta finalement, comme un signe du destin. Elle partit alors en direction de Paris et y vécut durant près de deux ans. Quand son contrat avec la galerie parisienne s'arrêta, elle fut appelée par une célèbre galerie new-yorkaise, l'occasion pour elle de revenir à ses premiers amours et retrouver Raven.

« Alors ? »

« C'était très bien, j'ai adoré. »

« Et la nourriture ? Ils mangent vraiment des escargots et des grenouilles ? »

Clarke leva les yeux au ciel « Non… Enfin si, mais ce n'est pas obligatoire. »

« Oh… »

« Déçue ? »

« Bah c'était juste un des préjugés qui me faisait dire que les français n'étaient pas les plus romantiques du monde… Surtout avec une grenouille dans la bouche. »

« Crois-moi, ils le sont. » lança-t-elle en un clin d'œil

« Ohhhh toi … Tu as fauté ! »

« Je plaide coupable. »

« Ahhhh raconte ! Les français ? »

« Les français je ne sais pas mais les françaises… »

« Tu es une sacré coquine, t'as pas changé ! »

« Pourquoi changerais-je ? »

« J'en sais rien, t'es quand même une artiste en vogue en ce moment non ? Tes peintures s'arrachent à prix d'or… Franchement, t'es millionnaire maintenant non ? »

Clarke gloussa alors en mâchonnant sa salade « Millionnaire non, mais je gagne assez bien ma vie en faisant ce que j'aime sans me soucier de l'avenir pour l'instant. Et toi, tu n'es pas non plus à plaindre : tu bosses à la NASA… »

« Bossais… Je bossais là-bas. Maintenant, les plus gros cargots aériens s'offrent à moi, je me laisse porter. Tu es passée voir ta mère ? »

« Non, pas encore. »

« Tu te rends compte : à peine Polis quittée, tu t'es envolée en Europe et tu t'es faite un nom dans le monde de l'art. C'est la success story dont tout le monde rêve. »

« Je suis heureuse oui. Qui l'eut cru hein… »

Raven lui sourit timidement. Elle se souvenait cette période de leur vie où elles étaient au plus bas, lorsque Lexa l'avait quitté. Clarke était au bord de la dépression, flirtant même avec le renvoi tant elle était absente de ses cours.

Raven l'avait soutenu, jusqu'à mettre en péril son propre cursus scolaire. Abby se sentait impuissante et totalement dépassée. Mais après des mois de mutisme et d'hibernation, Clarke se réveilla un jour en ayant la ferme conviction qu'elle ruinait sa vie pour rien. Elle imaginait que Lexa avait certainement du continuer à vivre, à évoluer.

Raven lui avait dis qu'elle ne devait pas se punir elle, et c'est ce qu'elle comprit finalement. Après une descente aux Enfers de plusieurs mois, elle remonta à la surface doucement mais surement et finit par se plonger à corps perdu dans les études… Peut-être même trop : refusant presque toutes les interactions sociales, elle se bornait à faire de multiples allers et retours entre ses cours et sa chambre. Aucune soirée étudiante, aucune sorties avec ses camarades, et à peine avec Raven.

Cela dura plus d'un an et demi avant que Clarke ne finisse par se donner du mou et n'accepte de se socialiser de nouveau. Bien évidemment, la camaraderie était une chose, mais reprendre les rennes de sa vie amoureuse en était une autre. Elle ne s'était plus accordée de répit en amour à Polis. Lexa avait eu raison au final : Polis n'accordait aucune chance aux couples. Alors, pour éviter d'autres déboires douloureux en amour, elle décida de ne plus jamais, tant qu'elle serait à Polis, se laisser aller à l'amour.

Peu importait si la fille ou le garçon était attirant, elle se refusait à se laisser aller, encore plus lorsque Bellamy retenta sa chance. Elle sut alors que, quoiqu'elle décidait au final, elle n'était pas encore prête à oublier, à passer à autre chose. Lexa, bien que cruelle, avait été un passage crucial de sa vie, et pas simplement un amour étudiant fugace et futile. Lexa avait énormément compté dans sa vie, et sa déception fut à la hauteur de l'amour et de l'espoir qu'elle mettait en elles.

Elle avait mis plus d'un an à s'en remettre, s'interdisant de vivre, de revivre amoureusement parlant. Sa décision de quitter le pays fut en grande partie motivée par Lexa et son envie d'ailleurs, de penser à autre chose, et finalement elle avait réussi.

Six ans plus tard, Clarke était passée à autre chose et Lexa n'était finalement devenue qu'un souvenir plus ou moins heureux, plus ou moins douloureux. Aujourd'hui, elle était heureuse, épanouie, une jeune femme normale qui avait eu des aventures amoureuses dans sa vie et qui avait tourné la page finalement.

« Alors… Raconte moi : ta vie, ton œuvre ? » lança Clarke

« Oh rien de folichon tu sais… Ma vie reste aussi banale que les rouages d'un engrenage. Rien de comparable avec la tienne. » souffla Raven

Mais Clarke ne connaissait que trop bien son amie, même si elle ne l'avait pas vu depuis des mois. Raven se tortillait, presque gênée, tripotant sa serviette « Ray ? »

« Hm ? »

« Tu n'aurais rien à me dire ? »

« Hm non, pourquoi ? »

« Tu sais, j'ai beau avoir passé 1 an et demi à l'étranger, je te connais par cœur : tes gestes, tes mimiques. Je n'ais rien oublié. » Raven semblait se tendre alors et soupira « Alors ? Faut-il que je te tire les vers du nez ? »

« A vrai dire … C'est pas grand-chose… »

« Alors pourquoi sembles-tu si tendue ? »

« C'est rien, c'est juste… Y'a quelques mois, y'a eu une réunion des anciens de Polis. »

« Oh oui, j'ai reçu un mail, mais n'étant pas dispo, je n'y ais pas prêté attention. Alors, tu y as été ? »

« Ouais… Tu sais pour revoir les anciens de la promo… et d'autres. »

« Oh… Et c'était bien ? »

Raven esquissa un timide sourire « C'était étrange… Certains m'ont demandé où tu étais. J'avais l'impression de me retrouver une nouvelle fois sur les bancs de Polis. »

Clarke afficha un sourire voilé avant de baisser le regard et poser son attention sur sa salade.

« Elle n'était pas là tu sais… » Clarke redressa la tête, fronçant d'incompréhension les sourcils « Lexa, elle n'était pas là. »

Clarke frissonna presque à l'entente de ce prénom. Prénom qu'elle n'avait plus ni entendu ni prononcé depuis des années, depuis qu'elle était partie. Tel Voldemort, il était presque interdit de le prononcer, y compris par Raven, qui avait fini par s'y faire. Aujourd'hui était la première fois qu'elle s'autorisait à le dire en face de son amie, elle qui avait tant souffert par sa faute.

Clarke n'avait quasiment pas sourcillé, même si à l'intérieur, entendre le prénom de Lexa la chamboulait bien plus qu'elle ne l'aurait pensé. Pourtant, cette histoire était passée, son passé. Lexa était à présent rangé dans la catégorie « ancienne petite amie ». Depuis, elle avait grandi, muri, changé… C'était une jeune adulte entrée de pleins pieds dans la vie active, elle imaginait aisément que Lexa avait fait la même chose de son coté. Oui, aujourd'hui elles étaient l'une pour l'autre un simple souvenir d'adolescent.

« Oh… Alors, tu y as vu qui ? »

« Monty et Jasper. Octavia, tu te souviens ? La sœur de Bellamy… »

« Oh Bellamy… Mon Dieu… Il est toujours vivant ? Il était joueur de… Baseball c'est ça ? »

« Il l'est toujours. Dans une équipe nationale, si j'ai bien compris. »

« Et Octavia, toujours basketteuse ? » sourit Clarke

« Non. Tu ne te souviens plus ? Elle a quitté Polis dans sa troisième année. »

« Hm, aucun souvenir… Je ne peux pas dire que Polis soit un souvenir très marquant … » nia-t-elle

« Bref, elle est devenue coach de vie. Une sorte d'entraineur à domicile. Elle a ouvert sa boite y'a deux ans. Ca marche plutôt bien, elle bosse à San Francisco. »

« Tu as l'air bien au courant dis-moi… »

« Oui, on a gardé contact… Tu sais… Elle est toujours avec Lincoln. »

Une nouvelle fois, Clarke se figea : Lincoln. Elle se souvenait de ce grand gaillard baraqué aux tatouages et au regard si dur et doux à la fois.

« Eh bah… Que de changements. » lança Clarke nonchalamment, comme si le fait que le couple d'Octavia et Lincoln ait traversé Polis en restant ensemble, ne l'ébranle bien plus que ce qu'elle n'aurait cru « Tant mieux pour eux. » sourit-elle

« Y'avait Anya aussi… »

Clarke serra sa mâchoire : Anya avait toujours été une gageure pour la jeune femme. Elle se souvint alors de la vie dure qu'elle lui mena, ces regards emplis de haine et de dédain. Si Anya n'avait pas été là, peut-être que les choses auraient été différentes… Peut-être.

« Comment va-t-elle ? »

« Elle va. Elle n'était pas la plus joviale. Mais en tant qu'ex coach emblématique de Polis, elle se devait d'être là, enfin je suppose. Je lui ais pas parlé tant que ça, on a jamais vraiment été potes. »

« Elle n'a jamais vraiment été pote avec personne… » lança Clarke, qui fut surprise du ton hargneux qu'elle venait d'employer. Comme si Anya avait eu bien plus d'emprise sur elle que ce qu'elle aurait cru, même encore maintenant alors qu'elle pensait avoir définitivement tourné la page Polis.

Raven esquissa un sourire, amusée par l'effort de détachement qu'exerçait Clarke. Mais elle n'était pas dupe : elle savait que Clarke, malgré les années, malgré les kilomètres… Elle savait que Clarke n'avait pas oublié.

« C'était une réunion étrange ouais… »

Devrait-elle lui demander si elle avait eu de ses nouvelles ? Après tout, peu importait à présent, Lexa n'était plus qu'un souvenir, elle pourrait même être une simple amie. Ainsi, quoi de plus normal que de demander de ses nouvelles, non ? Mais, finalement, elle s'abstint, c'était mieux ainsi.

« Ray, j'ai un rendez-vous dans une heure… »

« Oh ? Tu restes pas ? »

« Ce soir si tu veux. Je reste quelques jours à New-York. »

« Tu comptes repartir vers où la prochaine fois ? » sourit tristement Raven, qui était mitigée entre le succès de son amie et l'envie de garder sa sœur près d'elle.

Clarke sourit et posa sa main sur la sienne « j'en saurais plus d'ici demain. »

« En attendant, si tu as besoin d'un toit. »

« J'ai pris une chambre en ville, mais je retiens ta proposition pour une soirée entre filles ! »

« Marché conclu ! »


« Miss Griffin, je dois dire que vos peintures sont remarquables. Une telle justesse dans les traits, comme des photographies, et en même temps cette pointe de flou… Vraiment remarquable. »

« Merci M. Stan. J'espère que cela pourra correspondre à vos attentes… »

« Très certainement. Nous en avons parlé avec les autres conservateurs et directeurs des galeries… Notre avis est plus que favorable. »

« Vraiment ? Alors … »

« Nous avons établi un contrat pour un an, renouvelable bien sûr, sur l'ensemble de nos galeries new-yorkaises. »

« C'est génial ! Merci de la confiance que vous mettez en moi. »

« Votre travail à Paris a été plus qu'apprécié. Nous installerons vos œuvres pour un vernissage dans deux semaines. »

« Deux semaines ? Aussi vite ? Je ne m'attendais pas. »

Le directeur sourit alors « Le talent n'attend pas. Bienvenue New-York. »


« Raven, tu es libre ce soir ? »

« Toujours pour toi \o/ Ou on va ? »

« Un diner en famille, ça te dit ? »

« *_* ! »

« Rendez-vous à 17h chez toi. »

Clarke éteignit son téléphone, le cœur gonflé par la perspective d'un avenir radieux. Après la mort de son père, Polis, Paris… Elle pourrait à présent noircir une nouvelle page de sa vie, une nouvelle étape qu'elle s'apprêtait à passer avec anxiété mais bonheur. Elle avait toujours eu à cœur de prouver aux autres qu'elle pouvait réussir en couplant passion et travail. Aujourd'hui, elle pouvait se targuer d'avoir réussi sa vie à seulement 24 ans. Dieu qu'il était loin le temps où elle doutait de ses capacités, notamment à Polis et sa demande constante de réussite et de travail. Mais aujourd'hui, elle comprenait cette demande, ces efforts, ces difficultés. Ne dit-on pas que ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort… Cet adage s'applique certainement à Polis. Et aujourd'hui, Clarke était une artiste épanouie et accomplie.


Bien évidemment, Raven l'attendait de pied ferme, excitée comme une puce à l'idée de passer une soirée en famille. Cela n'était pas arrivé depuis une éternité. A vrai dire, depuis le départ de Clarke pour l'Europe. Elle avait surpris tout le monde par cette décision, et si Abby pensait que cela serait essentiel pour son avenir en tant qu'artiste peintre, Raven savait trop bien que cette distance était indispensable à la jeune fille pour avancer.

Car malgré tout ce qu'elle avait pu dire, Clarke ne l'avait jamais vraiment oublié : Lexa était toujours une part d'elle. Car même si leur relation n'avait duré que quelques mois, elle avait été intense… Aussi intense que cruelle. Pour beaucoup, une relation de quelques mois ne relevait que d'un simple amour estudiantin… Mais durant ses années à Polis, tout fut compliqué pour Clarke : des couleurs de l'équipe de basket trônant dans les couloirs de la fac, au dernier trophée remporté par Lexa avant son départ…

Sans parler des multiples dessins que Clarke retrouva ça et là à chaque changement de chambre, chaque année. Finalement, même sans prononcer son nom, Lexa ne la quitta pas vraiment tout au long de son cursus à Polis. Ce n'est qu'en obtenant son diplôme qu'elle se sentit libérée de son emprise.

Clarke s'en voulait : elle imaginait que Lexa avait, de son coté, changé de vie, peut-être de pays… Peut-être était-elle-même en couple, mariée avec des enfants. Peut-être n'avait-elle plus aucun souvenirs d'elles deux, peut-être avait-elle oublié jusqu'à son prénom le jour où sa voiture avait franchi les grilles de Polis.

Soudain Clarke pensa à sa jambe et cet accident qui leur avait couté leur couple : en 5ans et demi, comment s'en était-elle sortie ? Avait-elle suivi un programme ? Marchait-elle de nouveau ?

Durant un an et demi, Clarke avait essayé de passer outre et de penser à autre chose. Et elle y était parvenue en fin de compte. Elle avait su avancé et seule la distance l'avait aidé : un nouveau pays, de nouveaux gens, de nouveaux obstacles et de nouveaux buts l'avait changé. Elle n'était plus cette étudiante peinée et marquée. Elle était devenue une jeune femme qui avait avancé.

Et lorsqu'elle retrouva Raven, elle n'imaginait pas que son passé resurgirait aussi vite. Finalement, la distance n'avait rien fait. Clarke avait beau le nier, mais finalement, elle n'était pas si détachée de ça… Elle s'en voulait : elle pensait voir été assez forte, mais finalement, elle était faible.

« Alors diner en famille ? » sourit Raven « Ta mère doit être heureuse de ton retour ! »

« C'est rien de le dire. Allez, c'est parti. »

Et durant le trajet en voiture, les deux jeunes femmes rattrapèrent le temps perdu : Raven harcela son amie de questions en tout genre sur l'Europe et plus particulièrement la France. Clarke, elle, questionna Raven sur sa nouvelle vie à New-York, ses amours et amis. Ainsi, elle apprit que Raven était en couple depuis 7 mois avec un certain Sinclair, un collègue de travail de près de 10 ans son ainé. Clarke s'inquiétait pour elle… Après tout, Raven n'avait jamais été chanceuse en amour, comme elle.

Et finalement, les quelques heures de voiture les séparant d'Abby défilèrent comme si de rien n'était. Et lorsque Clarke descendit de la voiture et posa ses yeux sur sa maison, une vague de nostalgie et de chaleur s'enveloppa : elle était de nouveau chez elle. Malgré le bien-être et le cocon qu'elle avait réussi à se recréer en France, rien ne valait sa propre maison.

A peine furent-elles sur le perron que la porte d'entrée s'ouvrit avec fracas et Abby jaillit pour sauter dans les bras de sa fille, manquant de la faire tomber.

« Wow ! Doucement… » sourit Clarke qui resserra à son tour son étreinte « Je suis contente d'être là. » soupira-t-elle

« Et moi donc ! Tu es enfin de retour, et j'espère pour un long moment ! »

Clarke lui sourit avant de lui caresser la joue « Et si on rentrait ? »

« Oh oui, tu as tellement de choses à me raconter ! »

L'excitation d'Abby était à la hauteur du manque qu'elle avait ressenti lorsque Clarke lui avait annoncé son prochain départ pour l'Europe. Juste quelques semaines après avoir été libérée de Polis, Clarke avait envoyé plusieurs œuvres à des galeries un peu partout. Et si l'Italie avait été la première à répondre, Clarke y avait vu là un signe, tandis qu'Abby y avait vu une malédiction. Puis elle prolongea son séjour en France, et là, Abby ne s'en remit pas.

Mais pourtant, malgré la peine de voir sa fille partir loin, elle savait aussi que cela serait salvateur. Elle ne savait que trop bien à quel point sa rupture avec Lexa l'avait marqué. Jamais elle n'avait osé dire à Clarke que ce n'était qu'une histoire parmi tant d'autres dans sa vie, car elle savait que leur relation avait été aussi intense que rapide.

« En ton honneur, je t'ais préparé ton plat préféré ! »

« Hey, et moi quand je reviens, j'ai juste droit à des pâtes ! » s'offusqua faussement Raven

« Raven, tu es à 3h de route d'ici. Clarke avait 9h d'avion, tout est relatif. »

« Ne vous battez pas pour moi, je mange de tout. »

« Bah fallait au moins ça pour pouvoir partir à Paris. Non mais sérieusement : bœuf bourguignon, coq au vin… C'est quoi ces plats ? »

« En passant, c'est délicieux. » sourit Clarke « Mais rien ne vaut les mac and cheese de ma mère. »

« Alors à table mes demoiselles. »


« Alors, pour combien de temps restes-tu au pays ? Je suppose que tu as de nouveaux contrats qui t'attendent aux quatre coins du monde. »

« A vrai dire… Oui. J'ai quelques contrat qui m'ont été proposé récemment… Et mon choix s'est arrêté sur un seul. »

Abby lui sourit : malgré le succès de sa fille, la distance était un trop gros prix à payer pour elle. Elle n'avait plus que sa fille comme famille, et Raven bien évidemment, et la voir repartir à l'autre bout du monde était une chose difficile à gérer pour elle.

« C'est… Fantastique, je suis contente pour toi. Alors ? Ou vas-tu ? »

Clarke soupira doucement, affichant un regard grave avant d'esquisser un sourire « Je viens de signer un contrat avec une des galeries de New-York. »

Un petit silence s'installa, Abby et Raven restant figées sur Clarke, bouches ouvertes « Attends … New-York… Genre New-York ici ? » balbutia Raven

« Yep, New-York. »

« Oh mon Dieu, tu es de retour ! » lança Abby comme si elle venait enfin de comprendre « C'est fantastique ! »

« Un contrat pour combien de temps ? »

« Un an pour l'instant. Renouvelable. »

« C'est génial alors ! On va être de nouveau dans la même ville ! Ma demeure est ta demeure ! » s'extasia Raven sans pouvoir laisser à Clarke le temps d'en placer une.

« Ray, calme-toi, je suis déjà en train de prospecter pour des apparts en centre ville. »

« Mais en attendant, tu vas pas payer un hôtel alors que tu pourrais dormir chez ta meilleure amie. A nous les soirées entre filles, les marathons séries, les popcorns, les après-midi cocooning… Comme au bon vieux temps. »

Clarke ne put que sourire devant l'enthousiasme non dissimulé de Raven. Elle aussi était heureuse de revenir. Le départ était salvateur, et le retour confirmait son désir d'avancer dans la vie. Ce contrat était juteux, et si elle gagnait déjà bien sa vie avant, ce dernier lui assurait de vivre plus que correctement pour des années encore.

En plus de ce contrat dans cette galerie, Clarke avait quelques autres contrats pour des décorations d'intérieur de villas et appartements de luxe. Oui, tout irait bien dans sa vie à présent.

« Nous verrons Raven. Tu es en couple, et je n'aimerais pas tenir la chandelle. »

« Ne t'inquiète pas. Je lui parle tant de toi qu'il a déjà l'impression de te connaitre et vive avec toi. » sourit Raven.

« C'est gentil. J'y penserais… »

« Au fait, j'espère que tu es rentrée dans ton pays avant tout pour fêter l'anniversaire de ta quasi-sœur-meilleure-amie-et-confidente, n'est-ce pas ? »

« Oh je n'ais pensé qu'à cela depuis mon départ. » ironisa Clarke

« Ouais, j'espère bien car je te rappelle que c'est à la fin de la semaine. Et, si tu as ton appart d'ici là, on couplera mon anniversaire et ta crémaillère ! »

« Ais-je au moins mon mot à dire sur mon prochain avenir ?! » demanda Clarke, amusée de voir Raven prendre sa vie new-yorkaise en main

« Oui, oui, tu auras ton mot à dire… Mais pas maintenant ! Tu es partie plus d'un an, ça sera donc ta punition ! »

Et le diner passa dans les rires et les confidences de chacune.


Malgré les suppliques de sa mère, Clarke ne dormit que deux nuits chez elle. Elle voulait absolument trouver l'appartement qui serait le sien pour un moment, l'espérait-elle. Raven, même si elle avait déjà réservé une place dans sa demeure, s'activa aussi à ses cotés afin de lui trouver la perle rare. Et c'est non loin de Time Square, et après une vingtaine de visites étalées sur 4 jours, que Clarke trouva enfin ce qu'elle cherchait : un appartement de 80m² au dernier étage d'un immeuble récent, avec une petite verrière donnant sur une terrasse. Sur une mezzanine, une chambre et une salle de bain. En dessous, salon et cuisine américaine, puis une autre chambre qui deviendrait à coup sûr un atelier pour ses futures peintures.

« Eh bah… Celui-là est vraiment pas mal ! Il doit pas être donné … » souffla Raven en regardant la vue qu'offrait la terrasse « Mais je nous vois déjà ici : le canapé là, la télé ici… Toi et moi mangeant une pizza ! »

« Euh, ais-je précisé que je ne cherche pas de colocataire ?! » s'amusa Clarke

« Ouais, ouais, mais tu avoueras que cet appart appelle à faire la fête dedans ! »

« Certes, mais ce n'est clairement pas mon but. »

« Et ça appelle à des nuits torrides aussi ! »

« Ca non plus, ce n'est pas mon but. »

« Alors, tu le prends ? »

Clarke soupira avant de refaire un tour, fermant les yeux dans chaque pièce pour imaginer la future disposition des meubles. Puis elle sourit et se tourna vers son amie « Je crois oui. »

Raven leva alors les bras en signe de victoire « Ah nous le shopping ! »


« Je pensais sincèrement que tu avais déjà tout fait avec moi… Mais là… Tu m'as épuisé ! » souffla Clarke affalée sur son nouveau canapé, encore emballé dans une housse en plastique.

« Je prends ça comme un compliment… Je sais même plus quelle heure ou quel jour nous sommes… »

« A en juger par le fait qu'il ne fasse pas encore jour, je crois que nous sommes toujours jeudi. Je ne sens plus mes jambes… »

« Et moi mes bras… Mais au moins, ta garde robe est refaite, tu as la plupart de tes meubles, ta chambre complète et grâce à la magie new-yorkaise, tout cela a été livré dans les temps et dans la journée … »

« Je n'ai plus qu'à tout monter et placer au bon endroit… »

« Tu vas être bien ici. J'ai peine à croire que tu es vraiment de retour. Je t'avouerais que j'ai eu peur que tu ne veuilles rester en France… »

Clarke ferma brièvement les yeux et regarda le plafond « J'y ais pensé tu sais… A rester à Paris : j'étais bien là-bas : une belle maison, une place enviable… »

« Alors pourquoi être revenue ? »

« A vrai dire, je n'avais pas l'intention de rester, mais dès que j'ai posé le pied sur le sol américain… c'était comme si j'avais pris la bonne décision, je me sentais bien de nouveau, à ma place. »

« Hm je vois… J'ai donc eu de la chance. » sourit faiblement Raven, quelque peu déçue que son amie ne revienne pas d'elle-même.

« Hey, je suis là maintenant, et pour un moment. J'ai plus l'intention de vous faire faux bond. »

« Tu sais, j'ai pas l'intention de fêter mes 25 ans en grande pompe… On avait l'intention de juste se faire un resto avec Sinclair. J'aimerais que tu viennes avec nous. »

« J'ai pas vraiment envie d'être la cinquième roue du carrosse. On peut se faire un truc le lendemain, juste toutes les deux. »

« Clarke, j'ai vraiment envie que tu sois là. »

« S'il te plait, j'aimerais rencontrer ce fou qui ose partager ta vie, mais pas dans cette circonstance. Faisons quelque chose en famille ce week-end plutôt, s'il te plait. »

« Ok, ok, comme tu veux. On déjeune ensemble demain ? Y'a un resto assez à la mode, j'y suis jamais allée… »

« Pourquoi pas. Je n'ais rendez-vous qu'en fin de journée avec la galerie. Il se fait tard… Pizza ? »

Pour toute réponse, Raven sourit et leva sa main dans laquelle tapa Clarke gaiment.


Raven ne tenait plus en place. Elle avait hâte de déjeuner avec Clarke, et c'est donc d'un pas décidé qu'elle toqua à la porte de l'appartement de son amie. Mais quelle ne fut pas sa surprise, lorsque la porte s'ouvrit de découvrir une jeune femme assez grande et musclée.

« Euh… J'ai… J'ai du me tromper… » lança Raven qui recula de quelques pas

La jeune femme s'avança alors et l'alpagua « Tu dois être Raven non ? »

La jeune femme fronça les sourcils « On se connait ? »

« Non. » gloussa la belle blonde « Mais j'ai tellement entendu parler de toi que j'ai l'impression de te connaitre depuis toujours. Entre, Clarke finit de se préparer. »

Raven hésita avant d'entrer, poussée avant tout par la curiosité.

« Je m'appelle Niylah. » lança la jeune femme en lui tendant la main

Main que serra Raven « Tu me connais déjà. »

« Tu te demandes qui je suis non ? »

« A vrai dire… Je suis complètement paumée… Tu connais Clarke ? »

« Niylah, c'est qui ? » lança Clarke à l'étage avant de descendre et de se figer en voyant Raven assise dans le canapé « Ray ? Mais… On avait pas rendez-vous dans une heure ? »

« Si mais… je voulais te faire une surprise… Pour le coup, c'est moi qui l'ais été. »

« Oh… » Clarke descendit les quelques marches la séparant de son amie « Oui euh… Niylah, c'est Raven. Raven, voici Niylah. »

Les deux femmes sourirent faiblement avant que la belle blonde ne jette un œil à sa montre puis ne se tourne vers Clarke et ne lui dépose un rapide baiser sur les lèvres « On se voit ce soir. »

« Ok. »

« Raven, ravie de t'avoir enfin rencontré. J'espère qu'on aura un peu plus l'occasion de faire connaissance plus tard. »

« Oui… Oui j'espère aussi. »

Après un dernier regard vers Clarke, la jeune femme disparut. Raven resta quelques secondes fixée sur la porte avant de se tourner lentement vers son amie, les yeux écarquillés, un air interrogateur sur le visage « Tu m'expliques ? »

« C'est Niylah. »

« Oui merci, j'avais compris… Si tu me dis que c'est la seule chose que tu connais d'elle… »

« Non, Raven… Je l'ais connu à Paris. Elle travaillait en face de la galerie ou j'exposais. Elle est restauratrice d'œuvres, notamment de tableau. »

« Hm je vois… Elle est française ? »

« Non. Américaine. Nous avons sympathisé, et plus encore… Elle devait rentrer aux Etats-Unis car son contrat expirait. Elle vient de retrouver un contrat ici à New-York. »

« Laisse-moi deviner… Elle t'a demandé de la suivre. »

« … »

« Alors… La raison pour laquelle tu es revenue ici, ce n'est pas pour ta famille ou le travail… C'est pour elle ? »

Clarke sentait la petite pointe d'amertume et de déception de son amie « Disons que j'ai fais une pierre, deux coups. Quand elle m'a annoncé son départ, j'ai commencé à prospecter des galeries sur New-York. Quand j'ai été contacté, j'ai pris mes billets d'avion. »

« Vous… Vous êtes ensemble depuis longtemps ? »

« On pourrait en discuter en allant manger non ? »

Raven opina, avide d'en savoir plus sur cette petite amie venue d'ailleurs. Elles ne tardèrent pas avant de trouver un petit restaurant dans lequel elles se posèrent en terrasse. Après avoir passé commande, Clarke resta silencieuse, prête à répondre à l'avalanche de questions qui allait lui tomber dessus.

« Alors… Niylah hein… Drôle de prénom. »

« Origine suédoise. »

« Ca explique ce physique de mannequin : grande blonde fine et élancée… »

« Tatouée… »

« Ohhh madame a des arguments. » ironisa Raven « Alors, ça fait combien de temps elle et toi ? »

« On a fêté nos 1 an il y a trois mois. »

« Qu… Quoi… Un an ? Et tu comptais me le dire quand ? Je veux dire, je l'ais découvert par hasard, mais je suppose que vous vous voyez depuis ton retour non ? »

« J'attendais le moment propice. »

« Ta mère n'est pas au courant je suppose… »

« Non, et je n'ais pas envie qu'elle l'apprenne maintenant. Je viens juste de rentrer, je n'ais pas envie qu'elle me pose des dizaines de questions… »

« Hm… Raconte-moi votre rencontre. Comment tout s'est passé. »

Clarke sourit alors « Je bossais dans une galerie du vieux Paris, elle travaillait sur la restauration d'un monument juste en face. On se voyait tous les matins quand j'arrivais, et tous les soirs quand je partais. C'était simplement des politesses d'usages au début… Rien de méchant. Un soir, elle m'a attendu alors que je terminais plus tard que d'habitude. Elle m'a proposé un verre et on a appris à se connaitre. C'est là qu'elle m'a expliqué qu'elle travaillait à Paris depuis 3 ans déjà mais que son pays lui manquait. J'étais heureuse de retrouver une compatriote… »

« Mouais… J'imagine. Ensuite ? »

« Nous sommes sorties en boite, au ciné, comme de simples amies jusqu'à ce soir où tout a changé. »

« Elle ou toi ? »

« Moi. Je l'ais embrassé en guise d'au revoir. Elle ne m'a pas repoussé. Ca a commencé comme ça. »

« Ok… Et… Tu es heureuse ? »

A cette question, Clarke n'avait jamais su répondre par la positive, pas depuis Polis. Mais aujourd'hui, Niylah faisait partie de son changement d'état d'esprit et, oui, elle en était heureuse.

« Oui. Oui, Raven, je suis heureuse aujourd'hui. » Raven lui sourit faiblement alors, comme si ce bonheur était en demi teinte « Tu ne l'es pas pour moi ? »

« Bien sur que si ! Clarke, je t'ais déjà vu heureuse auparavant, je t'ais aussi vu au trente-sixième dessous aussi … J'avais peur que tu ne retrouves pas le sourire sentimentalement parlant. Finalement tu l'es alors… Tant mieux. »

« Pourquoi j'ai l'impression que tu ne l'es pas vraiment. Est-ce parce que je ne t'ais rien dis durant tous ces mois ? Raven, je voulais te le dire, mais par téléphone ou par mail, je ne trouvais pas cela correct. Je pensais revenir pour les vacances mais mon travail m'en a empêché. Finalement, mon retour m'a aidé. Je comptais vraiment te le dire… Le hasard a fait son œuvre. »

« Oui je… Je finirais par m'y faire. Faut que j'apprenne à la connaitre. Après tout, je ne serais pas une sœur digne de ce nom, si elle ne passait pas par la case « Raven » non ? Je suis certaine que tu ne lui as pas dis toutes ces choses dont tu as honte, tes secrets d'enfant. »

« Le but étant de ne pas la faire fuir vois-tu. »

« Sait-elle que quand tu étais gamine, tu adorais mettre tes doigts dans ton nez… Ou celui du voisin ? »

« Raven… Tu ne ferais pas ça… »

« Ah ah ! Elle doit savoir à quoi s'attendre ! » plaisanta Raven avant de reprendre un air plus sérieux « Alors, c'est du solide entre vous ? Un an c'est pas rien, t'as jamais eu de relation aussi longue. »

« J'espère que c'est sérieux. Je tiens à elle, elle compte beaucoup pour moi, et j'espère compter autant pour elle. »

Raven lui sourit alors avant d'hausser un sourcil « Dis donc… Ca veut dire que tu as étrenné ton lit baldaquin hier soir petite coquine… »

Clarke leva les yeux au ciel, amusée « Ray… »

« Attends, une belle plante comme ça, d'origine suédoise en plus, ça doit valoir le coup… »

« Ok stop, je ne parlerais pas de ça avec toi, et encore moins de Niylah en ces termes. »

« Rohh ce que tu peux être vieux jeu. Je veux bien te raconter moi, comment Sinclair m'envoie au septième ciel… »

Clarke pouffa de rire : finalement, malgré les années, certaines choses ne changeaient pas.

Et cet adage était plus vrai encore tandis qu'elle expérimenterait une nouvelle fois, le curieux piège que le hasard lui tendrait bientôt.

TBC


RAPPEL : pas de suite dimanche prochain ! Le prochain chapitre sera posté le lundi 2 Mai !