Bonjour/Bonsoir à tous ! Voici le chapite de cette semaine, en espérant que vous l'aurez attendu. La traduction avance bien et je pense pouvoir garder ce rythme pendant encore un petit moment, tout dépendera si je trouve du travail entre temps ou non.

Merci à hinatanatkae pour le commentaire du dernier chapitre, j'espère que cette suite te plaiera tout autant ^^.

Encore une fois (je sais je radote), laissez un commentaire pour donner vos avis, même si ce n'est qu'une phrase, ça fait toujours plaisir, autant aux auteurs, les bêtas et les traducteurs.

Sur ce, bonne lecture !


L'atterrissage fut étourdissant, et Harry eu l'impression que l'air était désagréablement lourd. Le temps se brouilla pendant plusieurs longs moments. Des mains étaient sur lui, sentant ses bras et son dos. Sa cape lui fut enlevée, et il essaya de repousser la main.

- Calme-toi Harry, tout va bien. Il entendit quelqu'un dire. Mais il marmonna quelque chose comme quoi ça n'allait pas bien, définitivement pas. Il venait d'avoir une mauvaise journée et tout ce qu'il voulait était se reposer un moment. Les mains étaient persistantes, et de l'air froid frappa son dos. Il se sentait fatigué maintenant, son corps protestait au rude traitement, son dos le brûlant et piquant. Hedwige et Maugrey étaient tous les deux morts, et Fred avait perdu un bras. C'était presque assez pour qu'il veuille être dans un coma plutôt qu'une sieste, du moment que ça puisse le faire partir et juste oublier.

- C'est juste beaucoup d'hématomes, je peux m'en occuper maintenant. Murmura Mme Weasley. – Comment te sens-tu, mon garçon ?

Il se sentait comme de la merde, mais il ne voulait pas l'inquiéter. A la place, il ouvrit doucement les yeux et s'assis, même si c'était la dernière chose qu'il avait envie de faire. Ses lunettes étaient dans un état terrible ça diminuait sa vision quelque chose de bien. Les enlevant et essayant de les nettoyer avec son haut, il demanda d'une voix plus calme qu'il sentait elle devait l'être.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

- Tu t'es évanoui quelques minutes, Harry. Tout le monde était inquiet.

- Je voulais dire ce qui est arrivé avant ça. Il amenda en lui jetant un regard.

- Oh, on n'est pas sûr. Remus est arrivé il y a juste une minute ou deux et il a été rapide à emmener les trois qui étaient avec toi – là, laisse-moi m'occuper de ça.

Avec un sort, ses lunettes étaient aussi bonnes que neuves. Les remettants, il put voir le visage blafard de Mme Weasley qui regardait avec inquiétude. Il réalisa qu'il était dans le salon chez les Weasley.

- Où sont-ils ? Ils n'ont pas causés de problèmes ou autre chose, n'est-ce pas ?

- Je ne sais pas, Harry. Elle lui donna un petit sourire. – Je pense avoir entendue des voix s'élever à un moment, mais je n'ai pas osée vous laisser toi et Fred.

Elle lança un regard appuyé derrière lui, alors il se tourna pour regarder. Fred était là, allongé sur un autre canapé. Le jumeau était très pâle, presque maladif, et son bras gauche était lourdement bandé. Les bandages eux-mêmes étaient trempés de rouge sa main entière à son coude était partit. Harry se sentit malade à la vue. Il devina qu'aucun docteur avait été appelé jusque là – aucun doute que les traitements que Fred avaient reçu étaient de sa mère ou quelqu'un d'autre de l'Ordre du Phœnix. Mais beaucoup de choses pouvaient tourner mal et qu'il ne pouvait voir de l'extérieur, alors il demanda :

- Comment ... comment est-il ?

- Ca va aller ... mais étrangement, on a trouvé qu'on ne pouvait pas faire repousser sa main. Ca nous surprend, puisque Fred n'a même pas été maudis. Avoir sa main coupée ... par une épée en plus !

Elle secoua la main, palissant un peu plus.

- Je peux seulement remercier les Cieux que ce n'était pas sa main dominante.

Harry ne pouvait pas dire autre chose. Son ami venait de perdre une main en le protégeant … et un autre était mort … il ne pouvait pas arrêter d'y penser. Peut-être parce qu'il ne voulait pas. Le faire voudrait dire l'accepter, il ne pouvait juste pas.

- Tous les autres vont assez bien. De simples égratignures, ça ira. Elle radotait maintenant, jouant avec ses mains sous l'inquiétude. – Je voudrais juste savoir ce qui s'est passé là-bas.

- Vous n'avez jamais vu quelque chose comme ça non plus ?

- Jamais.

Il y eu des bruits venant de l'autre côté de la salle. La tête de Fred se leva doucement, ses yeux légèrement perdus.

- Oh, Fred, mon petit ! Comment tu te sens ?

Mme Weasley se dépêcha de se lever et aller au côté de son fils. Elle s'arrêta juste assez longtemps pour donner à Harry un faible mais supposé rassurant sourire puis s'agenouilla aux côtés de Fred.

- Hmm. Fred murmura. Tu penses qu'un crochet serait de trop ?

Pendant un moment, Harry ne comprit pas, mais après, écoutant les sanglots de la bonne femme, il réalisa. Il était surpris que l'autre connaisse les contes classiques sur les pirates.

Un cri suivi d'un bruit de casse vint d'une autre salle. Il était debout en un instant, courant vers la porte avant qu'un des deux Weasley ne puisse se lever. Il attrapa son T-shirt et lutta pour le mettre le long du chemin. Il ne prit pas la peine d'entrer sans bruit ouvrant la porte avec force, il trouva tout le monde avec en plus les trois étrangers qui lui avaient sauvés la vie. L'air était lourd de colère et de méfiance, et tout le monde semblait divisé entre les deux.

- Ecoutez. Allen disait à Lupin, qui semblait complètement furieux. – On s'excuse, mais-

- Parle pour toi. Kanda railla dans une colère froide. – Je ne vais pas m'excuser parce que j'ai fait mon travail. Où étiez-vous quand le gosse allait se faire tuer ? Vous êtes tous chanceux qu'on ait été là au moins nous faisions nôtre travail correctement.

Il semblait que Remus allait craquer d'une seconde à l'autre – son visage se crispa de rage et il tenait le dos de sa chaise jusqu'à que ses phalanges deviennent blanches. Mr Weasley était couvert de sueur et semblait mal à l'aise, tandis que George, Ron, Ginny, Hermione, Tonks et Hagrid se tenait en retrait.

- Remus, calme-toi. Dit Tonks en essayant de le calmer. - Se mettre en colère ne résoudra rien. On n'a pas besoin de plus d'ennemies. Ces gars pourraient même être des alliés tu ne peux pas juste ignorer ça.

- Alliés ? Le loup-garou semblait consterné. - Est-ce que je suis le seul à penser que c'est trop simple ? Des créatures apparaissent de nul part et tout à coup, ces trois-là apparaissent pour tout arranger ! Réfléchissez un peu !

Harry hésita à parler, mais fit un pas dans la salle et le fit néanmoins.

- Um, les gars, je pense-

- Harry ! Hermione traversa la salle, enroulant ses bras autour de lui dans une étreinte assez étroite que ça respiration fut coupée. Ron suivait de très près il reçut une claque silencieuse sur le dos qui lui donna juste un léger inconfort. Peu importe ce qui avait été fait à son dos, ça semblait en bonne voie de guérison maintenant.

- Comment te sens-tu, Harry ?

- Je vais bien. Voyant les regards qui lui étaient lancé, il secoua la tête. – Je suis sérieux, je le suis. J'ai un peu mal, mais c'est normal, non ? Avec tout ce qui s'est passé.

- Tu penses pouvoir mettre un peu de plomb dans la cervelle de ces gars ? Demanda Lavi. – Je veux dire, on est traités comme des prisonniers ici.

- Qu'est-ce qui vous fait croire que vous ne l'êtes pas ? Vous espérez vraiment qu'on va vous croire, juste comme ça ?

- Vous seriez stupide de ne pas le faire. Coupa Kanda, tournant la tête pour regarder le mur. - Mais je ne pense pas que vous pourriez nous retenir ici si on voulait vraiment partir.

- Ecoutez. Harry coupa rapidement, avant que les choses ne dégénèrent de nouveau. – Sans compter les circonstances, ces trois-là ont sauvés ma vie. Voyant que ça ne calmait les autres qu'un tout petit peu, il ajouta : - J'aurais été mort bien longtemps avant que vous arriviez s'ils n'avaient pas été là.

Lupin tourna les talons, s'éloignant du groupe à grandes enjambées jusqu'à qu'il soit assez loin pour juste entendre. Harry l'observa pendant un moment, mais retourna son attention au large groupe. – On devrait au moins leur donner une chance … mais ça ne veut pas nécessairement dire leur faire confiance.

Il lança un regard appuyé aux trois, regard qui lui fut retourné avec autant de force. Sentant son côté lui tirer un peu, il essaya d'attraper un siège sans se faire remarquer. Si quelqu'un l'avait vu, ils ne firent aucun signe le montrant.

- Et si on recommençait depuis le début ? Suggéra Allen. Sans attendre une réponse, il dit : - Mon nom est Allen Walker. C'est Lavi, et Yuu Kanda.

Montrant chacun alors qu'il parlait, il s'arrêta assez longtemps pour que les noms soient retenus avant de reprendre :

- Nous sommes des Exorcistes. Pas comme ceux dont vous pensez par contre ! Ajouta-t-il rapidement quand Ginny lui lança un regard qui lui disait exactement ce qu'elle pensait. – Ces créatures qui ont attaquée Harry, elles sont appelées Akuma.

- C'est nôtre job, d'ailleurs. Détruire les Akumas. Coupa Lavi avaec un sourire qui se voulait probablement être encourageant, mais il était plutôt sombrement amusé. Mr Weasley se plaça debout au côté de son fils le plus âgé présent dans la salle :

- C'est la première fois que j'entends parler de vous. Maintenant, je n'ai jamais entendu parler de ces créatures avant non plus.

- Nous travaillons pour une organisation appelée 'Ordre Noir'. Ils ont des bases tout autour du monde, mais ce n'est pas si grand que ça. Elle travaille pour le Vatican – et son boulot consiste en deux choses. La première est de détruire tous les Akumas que l'on rencontre. La seconde est de trouver et de prendre quelque chose – quelque chose appelé 'Innocence'. Encore une fois ce n'est pas ce dont vous pensez.

Allen grimaça légèrement, tirant sur le bord de son manteau déchiré.

- L'important est que nous avons pour mission de récupérer les Innocences, et on les récupèrera que vous vous mettiez sur nôtre chemin ou non.

- Kanda ! Lavi donna un coup de coude sec dans les côtes de l'épéiste.

- Qu'est-ce que ça a à voir avec Harry ? Demanda Hermione avec suspicion.

- On a pour mission, à vrai dire, de protéger Harry Potter tant que Voldemort n'est pas mort. Il y eu un air inconfortable et incrédule dans la pièce à la mention du nom. – Comme vous pouvez le voir, vôtre magie n'est pas très efficace contre les Akumas. Et … si ce qu'on a vu avant qu'on … 'transplane', est correct, alors vous pourriez avoir plus de problèmes que l'on pensait.

- Vous voulez dire cette personne que vous avez pensez reconnaître ? Proposa Harry puisqu'il semblait que personne ne voulait parler. Ce mur invisible entre les Exorcistes et tous les autres était aussi large qu'il n'avait jamais été, si ce n'est plus. Personne ne semblait vouloir croire les Exorcistes, encore moins leur faire confiance.

- Oui. Acquiesça le garçon aux cheveux blanc. – C'était quelqu'un du nom de Tyki Mikk. Il travaille pour le plus grand ennemi de l'Ordre Noir, le Comte Millénaire, qui est aussi celui qui fabrique les Akumas. S'il était là, il y a de bonnes chances que notre ennemi se soit allié au vôtre.

Il aurait pût jurer qu'il pouvait entendre les crickets dehors dans le silence sourd. Quand un certain temps de silence passa, Lavi commença à fouiller vivement dans sa poche.

- Pour être honnête, je ne pense pas que l'Ordre nous aurait envoyé normalement, mais on a reçu la demande d'un sorcier que vous pourriez bien connaître. Il affirmait qu'il craignait que votre Moldy-mart – Harry le coupa avec un légèrement offensé :

- C'est Voldemort.

- Ouais, pas grave. Il pensait qu'ils pourraient tenter quelque chose, et apparemment il avait raison. Il avait offert quelque chose en échange – des informations à propos d'autres artéfacts qu'il suspectait contenaient des Innocences.

Le rouquin sortit une enveloppe un peu froissée et la lui tendit avec une expression honteuse.

- Alors on est là pour te suivre et essayer de sauver le monde. Ou quelque chose dans le genre.

- Ca me semble bidon. Ron complaint. – Comment est-ce que personne n'a jamais pût entendre parler de ces Akumas avant ?

Harry les ignora et ouvrit l'enveloppe.

A l'intérieur se trouvait une lettre qui lui était adressée. C'était court, pressé, et droit au but. Il pouvait juste la lire avec une compréhension et une appréhension grandissante. Il pouvait reconnaître l'écriture de Dumbledore n'importe où tout était là, sur la feuille, et la nostalgie le prit en la lisant.

- Qu'est-ce que ça dit ? S'enquit Hermione impatiemment. Il la lui passa, et parla aux autres dans la pièce.

- C'est de Dumbledore. Il y eu une ou deux inspirations surprise. – Et ça parle de tout ce dont Allen a parlé. Ca dit aussi qu'on devrait leur faire confiance, mais être prudent. Il dit que lui-même n'a découvert l'existence des Akumas que récemment, et qu'autant qu'il sache, la magie est soit complètement inutile soit avec très peu d'effets.

- Si la magie ne fonctionne pas, alors qu'est-ce qu'on est supposé faire ? Les seuls qui sembles savoir leurs faiblesses sont vous trois. Tonks regarda autour d'elle soucieuse, jouant avec ses mains.

- En toute honnêteté, c'était un échange lorsque Dumbledore disait qu'il venait juste de découvrir les Akumas. On n'était pas au courant de la magie avant, ou du moins, on ne nous en avait pas parlé. Alors personne ne sait vraiment ce qui est efficace ou non. Vos ... sorts ... de protection semble êtres okay, mais les malédictions et autres ne fonctionnent pas. Même si ils fonctionnaient, je conseillerais de vous protéger et vous en aller dès que vous pouvez.

- Cette ... maladie, ou peu importe ce que c'est, qui a pris la main de mon fils ... qu'est-ce que c'est ? Mr Weasley les regarda avec une expression dure, un muscle dans sa mâchoire tressautant.

- C'est un poison qui entre à travers une blessure faîtes par une balle d'Akuma, et il se répand rapidement jusqu'à couvrir tout le corps. Ça ne change rien si la plaie est petite ou grande, même si c'est l'équivalent d'une coupure de papier. Puis ça vous tue. Expliqua Allen qui semblait se tenir le bras avec un froncement de sourcil sur son jeune visage.

- Est-ce qu'il y a un remède ? Comment est-ce qu'on peut l'arrêter ? Lupin demanda en revenant dans le groupe presque sans bruit. Son apparition soudaine fit sursauter George et Mr Weasley, surprit. Personne ne l'avait vu se rapprocher du groupe.

- Aucun. Le seul moyen de se sauver serait de couper la zone infectée avant que ça se répande. C'est le seul moyen.

- Je ne vous crois pas. Ron ignora l'avertissement sifflé d'Hermione et continua : - Vous ne pouvez pas nous faire croire que vous pouvez tous allez dans des combats comme ça et n'être jamais coupé.

- Ah bon ? La façon dont Kanda pencha sa tête et la lumière le frappa le fit apparaître dangereux tel un prédateur. A côté d'Harry, Ron se tendit, sa main cherchant pour sa baguette. Les Exorcistes étaient intimidants – même avec la lumière et plusieurs autres sorciers entraînés dans la salle, ils se tenaient là dans leur étrangeté et semblait, même pour le plus innocent et amicale des trois, être des personnes puissantes, dangereuses, d'un autre monde.

- A vrai dire, coupa rapidement Lavi, c'est différent pour nous. Ou, et bien, eux, à vrai dire. Comme, si j'étais touché, je mourrais quand même. Mais Allen et Yuu non. Ca a à voir avec ... notre Innocence surtout.

Harry avait déjà une question, parce que de la manière dont l'Exorciste au cache-œil jeta un regard vers Kanda (qui lança un regard noir impressionnant à son collègue qui aurait rendu Snape fier) était assez suspicieuse, mais une voix le coupa avant même qu'il puisse essayer.

- Ca suffit maintenant. Tout le monde est fatigué, c'est le moment de se reposer. Mme Weasley marcha dans la pièce, passant à côté de lui et se plaça au milieu de la salle, prête à repousser ceux qui la contredirait. – Toutes ces questions peuvent attendre. Ce sont juste des enfants, Exorcistes ou non.

Remus fut rendu muet par son regard, sa propre expression meurtrière devenant irritée alors qu'il tournait les talons et s'en allait.

- Bien. Maintenant, je vais aller préparer les choses pour vous les garçons pour les autres, dehors, allez !

Harry était presque amusé de la façon dont tout le monde se dépêcha d'écouter. Ginny fut une des premières à disparaître, il remarqua. George alla directement dans la salle où son frère reposait, Mr Weasley juste derrière lui. Ron et Hermione restèrent à ses côtés, pendant qu'Hagrid hésita pour finalement partir. Il supposa que la raison pour laquelle tout le monde accepta sans préambule et sans rechigner était parce qu'ils étaient fatigués, et qu'il était apparent que les Exorcistes allaient se tenir tranquille. Pour le moment. Mme Weasley approcha ses nouveaux invités avec un air maternel.

- Vous êtes dans un état pitoyable ! Laissez-moi regarder. Elle les détailla, sa langue claquant en voyant leurs vêtements ruinés et leur figure crasseuse. – Est-ce que l'un d'entre vous est blessé ? Vous avez mal ? Faim peut-être ?

- Oh, uh, Je- je vais bien. Allen rougit, laissant tomber son attitude professionnelle de tout à l'heure comme une pierre et essaya de sourire. Elle frotta sa joue avec un froncement de sourcil, et vit quelque chose qu'Harry ne pouvait pas. Elle laissa échapper un halètement :

- Tu sembles si jeune ! Et cette cicatrice est terrible ! Quel âge as-tu, Allen ? Son ton maternel sembla faire remonter l'enfant caché, parce qu'il sembla se détendre un peu :

- J'ai seize ans, m'dame.

- Seize ?

Une Hermione surprise répéta sa réplique surprise. Même Ron sursauta, le regardant avec un air de myope.

- Tu es trop jeune pour courir partout et risquer ta vie dans des combats de vie ou de mort ! Qu'est-ce que les gens pensent, engager des enfants comme vous pour quelque chose si horrible-

- Ce n'est rien, madame. Le jeune Allen a ses aînés pour le surveiller ! Lavi souri, se penchant sur l'épaule de Kanda.

- Tu as cinq secondes pour arrêter de me toucher. Dit Kanda froidement. Lavi s'écarta, mais il ne sembla pas du tout perturbé.

- Et quel âge avez-vous? Pas très âgé je parie ! Elle martela son pied pour prouver son point.

- J'ai dix-neuf, comme Yuu, dit-il. – Mais l'âge n'a rien à voir avec être un Exorciste. Pour tout dire, Yuu et moi sommes des anciens comparé à, disons, presque tous les autres. Et il y en a quelques-uns qui sont assez vieux.

Ses mots semblèrent l'horrifier et il ne s'en rendit même pas compte. Allen le vit, et lui donna un coup de coude assez dur, mais qui fut ignoré.

- Vous voulez dire que vous faîtes ce ... ce genre de chose depuis longtemps ?

Hermione paraissait presque aussi horrifiée. Harry lui-même ne pouvait pas imaginer une vie comme ça. Sa première rencontre l'avait presque terrifié il ne pensait pas qu'il aimerait faire ça pour vivre. Et il ne pouvait même pas deviner l'âge qu'avaient dût avoir les autres quand ils avaient commencés, si ils avaient l'ancienneté sur presque tous. Si c'était très jeune, il supposa, il était probable qu'ils ne sachent rien faire d'autre.

- Oh oui. S'exclama Lavi. – Donc pas la peine d'avoir trop peur. On sait ce qu'on fait.

- Je dirais plutôt, Kanda coupa avec un léger regard noir, que tu n'as pas la moindre idée que ce que tu es en train de faire.

- Bien ! Dit fortement Mme Weasley. – Une bonne douche s'impose. Venez les garçons. Elle ne les attendit pas attrapant le bras d'Allen, elle le tira en dehors de la pièce et les deux autres suivirent, se disputant sur le chemin.

Ce qui laissa Harry et ses amis seuls avec Lupin, qui semblait éreinté.

- Je crois que je vais aller vérifier que tout ait été bien préparé. Tu viens m'aider, Ron ? Hermione donna ce qu'elle espérait était un sourire franc.

- Aider avec quoi ? On est juste- omf ! Ron lança un regard noir à la fille avec une grimace. – D'accord, d'accord. Tu n'avais pas besoin de me donner un coup de coude.

Il fut tiré en-dehors de la pièce par le bras avec une moue. Harry pensa à les suivre, mais il était sûr que Remus avait besoin de quelques mots. La façon dont l'homme apparaissait, il devait bien avoir dix ans de plus de ce qu'il avait vraiment. Plusieurs moment inconfortables passèrent dans le silence avant que finalement il approche l'autre, tirant sur le bord de son haut rapidement mit. Heureusement, l'ami de son père parla en premier.

- Il a raison, tu sais ? Un soupir profond résonna. – Personne n'était là quand tu avais le plus besoin de nous.

- Remus. Commença-t-il parce qu'il n'était pas certain de ce que l'homme voulait entendre.

- Tu aurais pût mourir. Tu serais mort.

La façon dont ça avait été dit, d'une façon si triste, brisée, défaite le fit grimacer. Lupin baissa la tête avec remord, pressant sa main contre son visage.

- Mais je suis encore là.

Apparemment ce n'était pas ce que l'homme voulait entendre.

- Et la prochaine fois ? Alors quoi ? Harry, j'ai peur pour toi. L'apparence soudaine de ces étrangers est inquiétante je ne leur fait pas confiance.

- Remus, c'est okay, juste parc-

- Ce n'est pas okay ! Pourquoi ne veux-tu pas comprendre ? Ce poids – c'est trop pour toi. Ça pourrait te coûter ta vie.

- Je le sais depuis longtemps. Rétorqua Harry. – Mais si je ne le fais pas, qui le fera ? Dumbledore me fait confiance pourquoi tu ne pourrais pas ?

- Je te fais confiance ! Mais je ne fais confiance à ces étrangers, ou Voldemort, ou les Mangemorts, et ne n'est pas à propos de la confiance ! Je veux juste que tu sois en sécurité.

Le silence était même pire maintenant. Quelque part, il pouvait entendre les jumeaux rire, et il semblait que le loup-garou pouvait aussi :

- Regarde Fred. Il a perdu une main aujourd'hui. Qu'est-ce que tu auras perdu lorsque tout sera terminé ?

- Peut-être que la question serait plus qu'est-ce que les autres perdront si je ne le fait pas. Je ne peux pas te promettre autre chose que je ferais du mieux que je peux, Remus, mais ça ira d'une manière ou d'une autre.

- Et si ça n'arrive pas ? Et si tu échoue ?

- Alors tous ceux que je connais et que j'aime mourront, et tous les autres seront soit tués soit deviendront esclaves. Annonça Harry, ayant déjà assumé ce fait depuis un très long moment. – C'est pourquoi je ne peux pas échouer.

Lupin ria c'était un rire sec et sans joie, et Harry aurait été plus content dans le cas contraire.

- Je suppose que je ne peux pas te faire changer d'avis. Je ne pensais pas vraiment pouvoir, mais je me suis dit que je pouvais au moins essayer. J'espère que tu pourras le faire Harry. Sache juste que tout le monde est là pour toi – tu as juste à demander.

- Je sais. Il répliqua, et il le pensait. – Merci.

Même si c'était justement ce qu'il redoutait, à vrai dire. Il suffisait de voir ce qui était arrivé à Maugrey et Fred en 'étant là pour lui'. Mais il a depuis longtemps apprit qu'essayer de leur faire changer d'avis était la même chose que demander à un léopard de changer ses tâches.

- Au fait, Lupin ajouta après une pensée. Il leva sa main pour révéler un nouvel anneau brillant. – Je suis désolé que tu n'aies pas pût être présent. C'était très simple.

- C'est génial ! Félicitation ! Harry était surprit, mais impressionné et content.

- Merci Harry.

- Bien sûr !

Il avait l'impression que beaucoup de chose restaient non dites, mais il préférait les choses comme elles étaient, du moins pour le moment. Peut-être dans l'avenir, mais pas maintenant, quand les choses étaient si instables. A la place, il sourit et espéra que les choses maintenant seraient suffisantes. Il reçut un léger sourire hésitant en retour.

- Um, j'espère que je n'interromps pas ...

Ils se tournèrent tous les deux Allen se tenait sur le pas de la porte, l'air contrit. Il semblait totalement étranger comme s'il appartenait à un autre endroit, n'importe où qui ne soit pas cette cuisine propre, brillante, normale.

- Pas du tout. Répliqua Harry immédiatement. – Quelque chose ne va pas ?

- Oh, non. L'Exorciste dit avec soulagement. – Mais Mme Weasley voulait que je te dise que quelqu'un était là pour te voir. Es-tu occupé ?

- Non, il ne l'est pas. La voix de Lupin était basse et indifférente dans son claquement. – Je vais y aller, Harry. Je te revois bientôt.

- D'accord. Appela rapidement Harry à la figure qui s'éloignait. – A plus tard, soit prudent.

Lupin s'arrêta au pas de la porte, s'écartant subtilement de la figure d'Allen :

- C'est à moi de te dire ça. Soit prudent Harry.

Puis il disparut, laissant Allen regarder après l'homme qui avait regardé si fixement dans sa direction que la signification n'était que claire. Moins d'une minute passa à écouter le bruit des pas s'estomper jusqu'à disparaître.

- Désolé pour ça. Il ne voulait rien dire par ça. S'excusa Harry, ses manières gagnant sur sa connaissance.

- A vrai dire, je suis certain que c'était le cas. Mais ce n'est pas grave, contredit Allen dans un murmure. Une autre minute passa en silence, encore une fois inconfortable. Harry bougea légèrement – il sentit qu'il fallait mieux s'en aller rapidement. Mais avant qu'il n'ait la chance d'ouvrir la bouche, il fut coupé.

- Quand les choses deviennent difficiles, il n'y a qu'une chose que tu peux faire. Le garçon portait une expression qui disait qu'il savait de quoi il parlait, et il n'y avait rien de calculateur ou de moqueur chez lui. En fait, il semblait honnête. Alors, même s'il ne voulait pas écouter la sympathie ou les faux conseils de quelqu'un, il savait qu'au moins l'autre était un combattant, et alors il demanda :

- Et qu'est-ce que c'est ?

- Tu dois continuer à avancer.

Harry sentit vraiment un sens énigmatique tiré de cette phrase. Il ne comprenait pas vraiment, mais l'Exorciste l'avait dit avec tellement de croyance et de dévotion, que c'était comme si il y croyait vraiment, cœur et âme. Il y avait tellement de choses qui pouvaient être tirés de cette phrase, et il ne pouvait que deviner laquelle c'était. Mais il sentit que même s'il ne comprenait pas, le garçon comprenait au moins quelque chose c'était assez pour le faire sentir mieux.

- Je suppose que c'est ce qu'il faut faire. Répliqua-t-il. Allen lui lança un regard – l'expression patiente que les parents réservent aux enfants qui ne comprennent pas mais finiront à comprendre d'eux-mêmes.

Puis il tourna dans un ensemble de tissu ruiné et partit dans le même couloir que Lupin avait pris.

Harry ne connaissait pas ces étrangers il n'en avait aucune raison. Malgré les circonstances, et sa raison, il sentit que même s'ils n'étaient pas de son côté, comme ils semblaient souvent, qu'au moins ils n'étaient pas ses ennemis non plus. Allen était trop ouvert, trop sincère. Ou juste un acteur brillant, il n'était pas sûre. Kanda était impossible, sur plus d'un côté. Il était arrogant, rude, et méchant, mais il était aussi puissant, ce qui était prouvé par ses mouvements. Lavi était … difficile à lire. Il était bruyant en quelques sortes, mais il y avait aussi une certaine arrogance chez lui.

Il ne leur faisait pas confiance, pas du tout. Mais il ne les rejetait pas automatiquement non plus. La lettre était une preuve suffisante. Il avait pensé, brièvement, que peut être c'était une fausse, mais il avait vu le sceau sur l'enveloppe. Il avait senti la magie le submerger dans une douce vague qui avait fait remonter des émotions profondes, et il savait exactement à qui elles étaient. Elle ne pouvait donc pas être forgée. Il avait aussi pensé au fait qu'ils avaient pût tuer les vrais Exorcistes et pris leurs places, mais c'était peu probable. Sûrement son ennemi aurait choisi des personnes qui, d'un correspondraient mieux au rôle, sembleraient normales, mais aussi des personnes avec qui il pourrait s'entendre mieux ? Voldemort était intelligent du moins les autres semblaient le penser.

Il soupira, sentant un mal de tête apparaître. Juste ce qu'il fallait.

Il entendit des rires bruyants et francs venant de quelque part dans la maison et il se souvint que Mme Weasley l'avait fait appeler. Se sentant un peu stupide pour rester debout dans le milieu de la pièce, à regarder dans le vide, il bougea avec des petits pas vers la porte. Il repensa aux mots d'Allen. Il avançait vers le futur peut-être c'était ce qu'il voulait dire ? Peu importe ce que c'était, il pouvait seulement espérer que les mots avaient été aussi sincères qu'ils avaient semblés l'être.


Voila donc pour ce chapitre. A la prochaine !