Bonjour/Bonsoir à tous ! Voila le chapitre de cette semaine, en espérant qu'il vous plaise.


L'invité dont Allen avait parlé se trouvait être Kingsley, qui semblait fatigué et à bout de force. Il cachait sa fatigue de son visage, mais ses épaules étaient visiblement affaissées et ses pas étaient trainants. Mme Weasley voulue prendre son manteau, mais il refusa poliment.

- Je ne serais pas long, Molly, ne te gêne pas pour ça. Insista-t-il.

Harry fit savoir sa présence par un petit, discret toussotement.

- Ah tu es là ! J'ai quelques nouvelles pour toi, lui dit-il. J'ai récupéré plusieurs affaires de ta chambre ou du moins ce que je pouvais. Je m'occupe aussi de ton oncle et de sa famille puisque l'attaque est venue si tôt, leur protection n'était pas encore tout à fait prête, mais on fait tout pour qu'ils soient en sécurité.

- D'accord. Merci beaucoup. J'apprécie vraiment, répliqua-t-il. Soit personne ne le remarqua, soit personne ne s'en souciait assez pour dire quoique ce soit sur son indifférence. A la place, il demanda : Où est Mr Weasley ?

- Oh, je suis certaine qu'il ne doit pas être loin, mon garçon. Probablement en train de vérifier que tout ce passe sans problèmes, lui assura Mme Weasley. Mais, le fait qu'elle essaye de le rassurer le rendit suspicieux.

- Quoi qu'il en soit, comment vas-tu, Harry ? Demanda Kingsley avec inquiétude.

- Je vais bien, je suppose. Ça pourrait être pire.

- Certainement vrai. Il n'essaya pas de dissimuler le rapide coup d'œil qu'il donna à la figure d'Harry. Tu as l'air en mauvais état, tu devrais peut-être te reposer ?

- Ne lui dit pas ça ! En plus, tu es bien pire que lui. C'est toi qui a besoin de repos, Mme Weasley lui lança un regard noir, donnant à l'homme le regard du démon.

- Eh bien, le travail doit être fait. Je suis sûre que je te verrais bientôt. Soupira Kingsley, roulant ses épaules. - Donne mes vœux de bon rétablissement à Fred, si ça ne te dérange pas.

- Pas du tout !

Puis il partit, avec un large mouvement du bras en guise d'au revoir. Harry souffla lui-même il se sentait assez fatigué, mais ses malaises rendaient difficile de se relaxer.

- Bien, et si tu prenais une douche ? Il a raison, je t'ai connu en meilleur forme, admis Mme Weasley. Tu peux emprunter des vêtements de Ron ça ne le dérangera pas.

Il acquiesça – une douche lui ferait en effet du bien. Il partit alors devant et alla dans la salle de bain, où il enleva ses vêtements et se plaça sous le jet d'eau chaude avec soulagement. Les hématomes qu'il devrait avoir étaient partit – il avait vérifié. Mais son dos lui faisait tout de même encore mal. Mme Weasley entra à un moment et déposa des vêtements propres avant de prendre les sales.

Sa douche fut rapide. Les vêtements qui lui avaient été laissés étaient un peu grands puisque Ron était plus grand et fin que lui. Ça ne le dérangeait pas, à prêt tout ils n'étaient pas pire que quelques-uns qu'on l'avait forcé à porter.

Après, il alla dans la chambre de Ron. Hermione était là aussi, et apparemment il était arrivé en plein milieu d'une conversation. Ils n'essayèrent pas de l'inclure dedans et finirent rapidement ce dont ils parlaient, demandant à la place comment il allait.

- Comme je l'ai dit à tout le monde, je vais bien. Je le jure.

- On est juste inquiet, mon pote. Pointa Ron avec un froncement de sourcils égal à celui d'Hermione.

- Ouais, je sais. Souffla Harry, s'asseyant sur le lit mit pour lui. - Pardon.

- Ce n'est rien. Je peux juste imaginer ce que la journée à dût être pour toi. Elle secoua sa tête avec inquiétude. - On est seulement arrivé vers la fin, mais on a vu ces choses. Il y en avait tellement ! Franchement, je suis surprise que tu sois encore avec nous, Harry.

- Et encore – vous n'avez vu que la fin de la horde.

- Il y en avait plus ? Questionna Ron avec surprise. - Combien ?

- Je ne sais pas, je n'ai pas vraiment eu le temps de compter. Répondit Harry sarcastiquement. Sous le regard de reproche de la sorcière, il amenda : - Beaucoup. Il y en avait une satanée ligne. Dès qu'un était détruit, un autre ou deux le remplaçait. Je n'ai pas vu tout le combat, mais d'après ce que j'ai pût entendre, il y en avait un paquet.

- J'ai un doute, elle admit. - Je veux dire, je ne peux juste pas croire que ces créatures ont juste brisées les sorts de protections autour de ta maison comme si il n'y avait rien. La magie ne leur fait rien, et s'il y en avait autant que tu disais, c'est juste difficile d'imaginer que ces étrangers s'en soient occupés par eux-mêmes. Sans magie, en plus.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? Que j'ai tout inventé ? Que j'ai halluciné ? Demanda Harry avec colère.

- Non ! S'exclama-t-elle. - Mais Harry, ce ne serait pas trop difficile d'exagérer au vu des circonstances ? Je n'ai pas très bien vu ces soit disant 'Exorcistes', mais ils ne semblaient pas impressionnants ou puissants.

- Tu devrais savoir mieux que personne de ne pas juger un livre à sa couverture, Hermione. Contra-t-il un peu froidement, alors même qu'il pensait l'exact opposé. Surement un couple d'adolescents ne pouvait pas être aussi intimidant que ce qu'il avant en premier imaginé Peut-être avait-il vraiment exagéré cette partie. Mais il savait ce qu'il avait vu. Hermione sembla embarrassée, peut-être un peu insultée, mais avant qu'une dispute n'éclate, Ron les coupa :

- 'Soit disant' ? Alors toi non plus tu n'en as jamais entendu parler ?

- Jamais ! Je n'ai jamais entendu parler d'Exorcistes, ou du moins pas de ceux dont ils parlent ! Cria-t-elle avec passion. - Je veux dire, il y a les Exorcistes qui, vous savez, exorcisent les fantômes et autres, mais c'est tout. Je n'ai jamais entendue parler d'Akumas non plus. Ou de l'Ordre Noir.

- Eh bien, ce n'est pas surprenant que tu n'as pas entendue parler de l'Ordre Noir, non ? Ce serait comme si eux avaient entendu parler de l'Ordre du Phœnix avant de connaître la magie. Ron adopta un air songeur : - Je pense qu'ils sont assez suspects – mais ils ne sont pas si différents de nous, vous savez ? Du moins, avec les secrets et le reste.

Harry et Hermione le dévisagèrent, surprit.

- Quoi ? Ron regarda entre les deux, son visage agacé.

- Er, rien, Ron. Tu as un point, je pense. Mais tout de même. Tu ne peux pas leur faire confiance Harry. Hermione haussa des épaules. - Je pense que Remus a un point, mais je ne pense pas que ce serait judicieux de juste les ignorer et espérer qu'ils s'en aillent. Au moins, on devrait attendre qu'on ait plus d'informations.

- Je suis d'accord.

- Quand même, est-ce que tu les a vus ? Ils sont vraiment bizarres !

- Ron !

- Quoi, ils le sont ! Un a les plus long cheveux que j'ai jamais vu chez un mec avant ! Et quand j'ai vu l'autre, j'ai crût que c'était un vieillard en premier ! Et le troisième a seulement un œil – qu'est-ce qui se passe avec ça ?

Harry secoua la tête, incrédule, se penchant en arrière :

- Ron, tu les as entendus. Ils se battent comme ils ont fait à ma maison depuis longtemps. Il a probablement perdu son œil dans un combat ou quelque chose comme ça.

- Peut-être qu'il a eu un peu de cette maladie dans son œil et a dût l'enlever ?

Hermione pâlit à la pensée. Dans le silence, un coup vint de la porte. Se sentant un peu malade, et étant la plus proche, elle se leva et répondit poliment.

Sa face se colora à ce qu'elle vit faisant un pas en arrière, elle fit un geste à Harry, qui se leva. Avançant pour se placer derrière elle, il ouvrit la porte un peu plus, pour que lui et Ron puissent voir un peu mieux.

C'était Kanda, portant une expression agacée. Il s'était douché peu de temps avant – toute la saleté et la boue était partit et ça faisait une grande différence. De près, Harry pouvait voir le visage de l'Exorciste. Avant à chaque fois il y avait une mauvaise luminosité et même à un bon endroit il y avait eu trop de saleté et autres pour voir vraiment. Sans compter que dans la situation où il se trouvait, chercher les détails d'un autre visage n'avait pas vraiment été la priorité dans son esprit à cet instant.

La première chose qu'il remarqua fut que Kanda était asiatique, ce qui lui était passé par-dessus jusqu'à présent. Ses cheveux étaient lâchés, et des gouttes tombaient encore de ce qui avait dû être une douche rapide. Il était grand plus grand que les trois autre dans la pièce en tout cas. Sa figure était visible (dans un très serré T-shirt à col roulé et sans manches) et solide – pas large, mais pas fine non plus. Ses muscles étaient bien taillés et il se tenait avec attention, comme un loup dans une meute de chiens prudents. De larges mains endurcies, figure légèrement grande, et un froncement de sourcils constant donnait un air irrité. Il avait aussi en quelques sortes des pommettes hautes, et dans l'ensemble était extrêmement séduisant. Ce n'était pas surprenant qu'Hermione s'était retrouvée embarrassée.

- Tient, gronda-t-il, tendant quelque chose que Harry reconnu facilement. Il récupéra sa baguette tellement rapidement qu'il l'arracha presque, laissant l'autre avec une expression mécontente. Il n'était pas aussi intimidant qu'il avait pensé, mais il se dit que ça devait être parce que son esprit s'était calmé considérablement et que l'autre s'était lavé et portait des habits plus normaux.

- Je dirais merci, mais tu l'as prise sans demander. Dit-il, toujours un peu aigre, et mécontent qu'il l'ait oublié en premier lieux. Il se passait tellement de choses ... mais ce n'était pas une excuse. Se maudissant pour avoir oublié même sous l'idée qu'il était sauf et son chagrin, il regarda l'autre un peu durement.

- Peu importe.

Kanda se tourna avec ennui, comme si leur présence ne l'intéressait pas, mettant ses mains dans ses poches. Harry ferma la porte après deux pas, se tournant avec une grimace.

- ... Il a pris ta baguette ? Hurla presque Hermione dans sa colère et son incrédulité.

- Je pari qu'il a entendu, se plaignit Ron avec une grimace.

- Tait-toi Ronald ! Martela-t-elle. - Harry, qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Harry retourna sur le lit, où il procéda à regarder sa baguette sous tous les angles à la recherche de la moindre écharde même si en toute honnêteté il ne pouvait même pas voir la moindre nouvelle entaille. Il se dit que c'était probablement à cause plus de son incapacité à les voir qu'autre chose.

- Eh bien, quand je ne suis pas resté à ma place, et ait presque eu ma tête explosée, il m'a forcé à aller dans ma chambre et m'a enfermé.

- Harry, tu aurais dû rester immobile dans ce genre de situation, gronda-t-elle. - Mais je ne peux pas croire que tu l'as laissé prendre ta baguette !

- Tu penses vraiment que je l'ai laissé la prendre ? Je n'ai même pas remarqué que je ne l'avais plus avant que lui ne soit partit, lui dit-il, un peu énervé qu'elle pense ça de lui. - Je ne pensais pas qu'il était si doué au pickpocket pour qu'il puisse prendre ma baguette de ma main sans que je le vois, okay ?

- De ta main ? Son expression lui dit tout ce dont il avait besoin sur ce qu'elle pensait de ce genre de nouvelles.

- Oui, euh, est-ce qu'on passer à autre chose ?

Ron sauta sur l'occasion, se penchant légèrement en avant :

- Est-ce que vous avez un peu vu ce gars ? C'est un vrai enfoiré, ça c'est vrai, mais on dirait qu'il peut vraiment faire des dégâts.

- Evidemment qu'il peut, répliqua Hermione avec un roulement des yeux, pensant à quand elle avait vu ses mains elles avaient été larges, surtout les phalanges, et elle ne doutait pas qu'il devait être puissant même sans les améliorations qu'apportait son 'Innocence'. Peu importe ce que c'était.

- Ouais, mais quand même. Il a l'air plus jeune que je pensais – je me demande quel âge ont les autres, si il y en a vraiment d'autre ? Se demanda Ron, regardant de nouveau vers la porte.

- Je ne peux pas croire que ce garçon, Allen, a seize ans. Je pensais qu'il était beaucoup plus âgé, à première vue. Est-ce que vous pouvez nous imaginer faire ça quand on est un peu plus jeune que lui, et continuer maintenant ?

Non, Harry ne pouvait pas. Contrecarrer les plans machiavéliques occasionnels était complètement différent de risquer sa vie jour après jour. Quoique, il supposait, c'est probablement ce qu'il fera très bientôt. Peut-être il pourrait leur demander conseil. Ils semblaient savoir ce qu'ils faisaient, la seule preuve étant qu'ils étaient encore vivants.

Dans le silence, ils entendirent un grand bruit sourd – un qui leur rappelèrent Hagrid.

- Tout ça, je ne sais pas quoi penser. Qu'est-ce que ça va changer de nos plans ? S'inquiéta Hermione, mordillant sa lèvre inférieure.

- Qu'est-ce qu'tu veux dire ?

- Je veux dire, si tout ça est vrai, alors quoi ? Est-ce qu'ils vont venir avec nous dans notre … 'mission' ? Trois personne est un bon nombre – six est beaucoup plus difficile à cacher. En plus, ils ne savent rien de la magie.

- Mais si c'est vrai, on n'a pas vraiment le choix, non ? Si on ne peut pas s'occuper de ces Aku-quelque chose nous-même, et qu'on ne peut pas apprendre, ils doivent venir avec nous. A moins que, tu sais, on veuille mourir. Encore plus. Dit Ron en haussant des épaules.

- C'est une idée, parla Harry. Je me demande si on peut apprendre ou un truc dans le genre. Ils disent qu'on a besoin de quelque chose appelé Innocence – je me demande comment ça marche ? Où tu peux l'avoir ?

- Je pense, dit Hermione fortement, que c'est trop tôt pour dire. On a besoin d'informations on n'en a pas vraiment. Essayez de vous souvenir de ça quand vous leur parlez. Restez discrets, mais posez des questions.

- Remus va s'occuper de ça, je suis sûr. Il est vraiment énervé. Il va probablement les interroger dès qu'il en a la chance. Révéla-t-il, croisant ses jambes.

- Ne voudrait pas un loup-garou enragé à vos trousses, non ?

- Ron ! Cria-t-elle avec un amusement exaspéré.

- Quoi ?

Elle secoua la tête en réponse.

La conversation tourna ensuite sur d'autres choses qu'Harry n'écouta pas vraiment. Eventuellement, la blessure de Fred fit son apparition. Ce n'était pas quelque chose dont il voulait entendre ou parler, mais il écouta malgré tout. Il sentit un poids lourd dans son estomac, comme un couteau fouillant ses entrailles.

- Je ne pensais pas que quelque chose comme ça arriverait, admis Hermione. - Et ma première pensée quand je me suis tournée et que j'ai vu ce qui était arrivé et mit ensemble l'épée ensanglantée et la plaie, était que c'était une chose barbare à faire.

- Est-ce que tu as vu ? Ils semblaient presque habitués à ce genre de truc. Je me demande combien de membres ils ont coupés avant ? Se demanda Ron amèrement, son regard lointain posé sur le mur.

- Ne soit pas comme ça. Ils lui ont sauvé la vie. Je suppose qu'ils n'ont aucun autre moyen puisqu'ils ne connaissent pas la magie. Murmura-t-elle tristement, jouant avec une mèche de cheveux.

- Peut-être.

- Non. Pas 'peut-être'.

- Les gars, je ne veux pas parler de ça, est-ce qu'on peut parler d'autre chose ? Coupa Harry d'une voix frustrée. Il ne voulait pas entendre comment un de ses mais venait de perdre une main, de façon permanente, en essayant de le sauver. C'était horrible, et il se sentait probablement pire que le propre frère de Fred. Ca le rendait malade juste penser à ça. Il avait encore le sang de Fred sur lui aussi, avant sa douche, mais il poussa ça au fond de son esprit.

- Harry, murmura-t-elle avec sympathie et un regard égal. - Ce n'est pas de ta faute.

- Je ne veux pas parler de ça.

Alors ils n'en parlèrent pas. Mais l'air sembla devenir plus lourd il ressentit le besoin de prendre l'air. Il était vraiment tard, mais avec toute l'action, et doutait que ceux qui avaient été pris dedans avaient réussi à aller dormir, même s'ils n'étaient pas ici au Terrier.

- Je vais dans la salle de bain.

C'était la pire excuse jamais sortit, mais il se moquait de savoir si ils l'avaient crût ou non. Les deux acquiescèrent de façon presque distraite. Il se leva, et en seulement quelques pas il était à la porte.

Le couloir était bien mieux, même si le froid pénétrait un peu trop loin. Il se mit à marcher – il ne savait pas où aller, mais ce n'était certainement pas là d'où il venait. Il se sentit un peu coupable de les lâcher comme ça, mais ça avait été un jour difficile. Il avait besoin d'être un peu seul. Au moins, il voulait pleurer pour Maugrey et Hedwige un peu.

Il s'arrêta quand il entendit deux autres voix dans une autre conversation un peu plus loin il ne les avait pas remarqué rapidement car ils parlaient à voix basse. Il s'approcha un peu plus pour mieux écouter.

- J'espère que tu te sens mieux. Le reste de sa bonne humeur disparut au son de la voix de Ginny. - Maman voulait que je vous apporte ceci ça devrait enlever le reste de la douleur que vous devez ressentir.

- Oh, merci ! Ce fut la voix d'Allen qui répondit, à son grand agacement. - C'est très gentil de sa part.

- Ce n'est pas un problème. Tu n'as qu'à appeler si vous as besoin de quelque chose. Et merci pour votre aide.

- Ça ne me dérange vraiment pas. Je suis juste content qu'on n'ait pas été mis à la porte – j'avais pensé qu'on le serait après tout ça. On vous doit vraiment pour votre hospitalité et celle de votre famille. Ne laissez pas l'attitude renfrognée de Kanda vous tromper, il vous remercie aussi.

- C'est le moins qu'on puisse faire. Je sais que ce qui est arrivé à Fred n'est pas de votre faute. Tout le monde est crispé en ce moment, mais ça passera, ne t'inquiète pas. La voix de Ginny était reconnaissante. Harry se sentit un peu jaloux. Il voulait juste passer le virage et interrompre la conversation, ou au moins l'avoir pour lui-même. Il le ferait, aussi, si il sentait qu'il méritait l'attention après avoir brisé les choses avec elle comme il l'a fait.

- J'espère. Je suis sûr que tout se passera bien. Est-ce que ce n'était pas ce qu'il avait dit un peu plus tôt ? Que tout se passerait bien ?

- Okay. Eh bien, merci encore. Je te verrais demain, j'imagine. Est-ce que toi et tes amis aller vous coucher maintenant ?

- Bientôt. Kanda est probablement en train de terminer maintenant, et Lavi est en train d'aider votre père. Je vais y aller aussi, et après on ira dormir. Aider Mr Weasley à faire quoi, se demanda Harry. Et pourquoi est-ce que Ginny semblait être aussi à l'aise avec Allen ? Il aurait pensé qu'elle serait parmi ceux les plus méfiants.

- D'accord. Alors je te verrais plus tard.

- Bonne nuit, Mlle Weasley.

- Ginny est ok.

- Okay. Bonne nuit Mlle Ginny. Elle rit doucement. Harry pensa que le ton formel d'Allen était étrange, mais c'était bien dans tous les cas, si il l'utilisait pour elle d'entre tous.

- Bonne nuit Allen.

Des pas se dirigèrent vers lui et donc, ignorant sa jalousie et irritation, il franchit le virage, marchant comme si il ne venait pas d'écouter la conversation. C'était Ginny qui se dirigeait vers lui. Il ne fit rien à part un simple mouvement de tête il hésitait à faire autre chose.

Heureusement c'était Ginny et elle n'hésita pas lui souhaiter bonne nuit aussi. Ensuite il accéléra le pas pour rattraper Allen. De derrière, il pouvait voir que les cheveux du garçon étaient en effet blanc – il avait pensé à un gris plus foncé, mais non. C'était un blanc pur, et ça attrapait facilement le regard des autres.

Allen tourna la tête pour le regarder avec un sourire fatigué. Il fut stoppé par deux choses. La première fut à quel point l'autre apparaissait jeune. La seconde fut la longue marque traversant son œil gauche. Ca inspirait presque de la peur – si ça n'avait été sur un visage si amicale et jeune.

- Bonsoir Harry. Il baissa la tête un petit peu, calant ses pas sur les siens facilement. Il remarqua qu'il était tout juste plus grand – mais pas de beaucoup.

- 'soir. Où est-ce que tu vas ?

- J'allais rejoindre Lavi, dehors avec Mr Weasley. Est-ce que quelque chose ne va pas ?

- Pas vraiment. Je pensais qu'un peu d'air frais me ferais du bien. Ça te dérange si je vais avec toi ?

- Pas du tout.

Le silence n'était pas horrible, mais c'était légèrement inconfortable. Leurs pas étaient assez lourds sur le sol, et ils ne croisèrent personne sur leur chemin. Harry apprécia le silence. Il était peut-être encore énervé contre l'autre, mais c'était difficile de le rester. Ils continuèrent dehors en silence.

L'extérieur était vraiment agréable, décida-t-il. Il n'y avait pas de lune, alors c'était plus sombre qu'à l'habitude, et si ce n'était pas pour ça, ce serait presque parfait. Dans cette situation, l'obscurité ajoutée le rendait juste encore plus paranoïaque. Les ombres semblaient plus profondes, plus sombres, plus larges, plus intimidantes. Il supposa que c'était seulement normal d'être un petit peu paranoïaque après la nuit qu'il venait de passer. C'était intéressant de voir que les ombres semblaient presque s'éloigner d'Allen. Il avait une sorte de lumière naturelle émanant de lui.

Harry fut dirigé vers l'arrière, vers la cabane où se trouvait Mr Weasley. L'homme murmurait sous sa barbe quand ils arrivèrent, tournant le virage, et sursauta quand il les vit.

- Je ne vous avait pas vu. Comment vas-tu Harry ? Bien j'espère. Où sont Ron et Hermione.

- Oui, je vais bien, et Ron et Hermione sont restés à l'intérieur. Je voulais juste prendre l'air pendant un moment. Répondit-il avec un léger haussement des épaules. - Qu'est-ce que vous faites dehors d'ailleurs ?

- Oh, rien, rien. Juste en train de bidouiller c'est tout. Ne t'inquiète pas pour ça.

Mais Harry s'inquiétait, au moins un petit peu. Il était très tard, tout le monde était éreinté. Et pourtant l'homme était dehors en train de 'bidouiller'. Ca prouvait peut-être qu'il était plus énervé qu'il avait pensé que l'autre était. Il se demanda la raison pour laquelle il bricolait si tard. Il avait pensé que l'homme essayerait de se reposer.

Un bruit vint de l'intérieur de la cabane, et quelques secondes plus tard, Lavi apparut avec une expression honteuse.

Il était propre luis aussi, et maintenant que la saleté était partit, son cache-œil était encore plus prononcé qu'avant. Ses cheveux étaient presque rouge Weasley – presque parce que la couleur était un peu trop poussée, était un peu trop cramoisi. Et sa stature ressemblait celle de Kanda, d'après ce qu'il pouvait voir, à part peut-être un peu plus fin ou élancé. Sa nationalité était indescriptible. Son œil valide était du vert le plus brillant qu'Harry n'ait jamais rencontré. Il semblait aussi amical, loin d'apparaître aussi doué en bataille qu'il avait montré avant. Et pourtant il y avait les petits détails chez lui, comme il y avait chez Kanda les mains dures, les ongles abimés, les muscles tendus témoins d'une force réelle.

- Hey, Allen, est-ce que tu as vu Timcampy ? On était supposé envoyer un rapport, tu te souviens ?

Allen cligna des yeux, surprit, et à la confusion d'Harry, commença à regarder dans les airs autour de lui.

- Tu sais, maintenant que tu le dis, je n'ai pas vu Tim depuis un moment. Il n'est probablement pas loin. Il est très tard de toute manière ça peut attendre jusqu'à demain, n'est-ce pas ?

- Je suppose. Mais ce n'est pas de ma faute.

Harry pencha sa tête sur le côté et se demanda de quoi est-ce qu'ils pouvaient bien parler, mais ne demanda pas. A la place, il tourna son attention vers Mr Weasley, qui avait l'air en effet épuisé.

- Il est tard. Vous devriez aller vous coucher les garçons. Surtout toi, Harry. Ça a été une longue journée.

C'était certain. Mais il n'était pas encore fatigué. Il le sera très bientôt par contre, mais en ce moment il se sentait agité il y avait juste trop de chose qu'il ne savait pas, n'était pas certain. Ca le rendait mal à l'aise et paranoïaque, et il n'aimait pas ça. Sans compter les deux morts parmi ceux qui étaient proches de lui cette nuit. Il sentait comme si il devait faire quelque chose, à la place d'attendre ici patiemment.

De l'autre côté du jardin une ombre apparue, se dirigeant vers eux. Elle était imposante, comme si la figure s'était tout simplement matérialisée de l'obscurité. Surprit, les cheveux sur l'arrière de sa nuque se levèrent, et soudainement Voldemort et ses Mangemorts se rappelèrent à lui. Sa main se dirigea automatiquement vers sa baguette.

L'ombre avança dans une raie de lumière qui filtrait dans le jardin depuis la porte de derrière, et se révéla être en fait Kanda. L'épéiste ne les atteignit pas à la place, il leur lança un regard, puis alla à l'intérieur. Le bruit de la porte se refermant derrière lui laissant un léger écho.

- Où était-il ? Demanda-t-il avec suspicion.

- Vérifier la zone. Puisqu'il n'a rien dit, il n'a probablement rien trouvé qui valait la peine d'être dit. Songea Lavi, frottant son menton.

- 'Probablement' ? Répéta Harry incrédule.

- Kanda est un gars très privé, c'est vraiment difficile de savoir ce qu'il pense. Mais s'il y avait vraiment quelque chose d'important, je suis sûr qu'il l'aurait mentionné.

- Ça, et c'est juste un abruti, ajouta Allen avec un roulement des yeux.

Harry ne savait pas comment ils pouvaient juste être okay avec la possibilité que des informations puissent être cachées d'eux, surtout dans le genre de situation où ils se trouvaient. Une erreur pouvait les mener à de gros ennuis, et il était assez troublé pour le mentionner à haute voix.

- Eh bien, tu as faux sur une chose, répliqua la tête rousse avec un léger amusement, coulant un regard vers Mr Weasley, qui portait une grimace. - Une erreur serait sûrement fatale, pas juste un possible problème. Quoiqu'il en soit, ne t'inquiète pas pour ça. Tu vas t'habituer à comment ça fonctionne.

Harry n'était sûr de vouloir 's'habituer' à ça.

- Ca suffit les garçons, au lit maintenant, coupa Mr Weasley. Il fit un signe de tête à l'autre roux. - Merci pour ton aide, mais vous devez vraiment vous reposer.

- Dormir sonne bien en effet, admis Allen, souriant. - On vous verra demain alors.

- Bonne nuit Allen, Lavi. Je vous verrais dans la matinée.

Harry partit lorsque les deux autres partirent, trouvant peu de raison de rester dehors. Il rencontra Molly sur le chemin menant à la chambre de Ron, qui immédiatement l'envoya à l'intérieur. Il aperçue Hagrid, qui ne le vit pas, et il continua alors. Le temps qu'il atteigne les escaliers, il pouvait sentir la fatigue le prendre maintenant qu'il s'était relaxé un petit peu. Il quitta la compagnie des Exorcistes en haut, et hésita juste à l'extérieur de la porte de Ron.

Quand il n'entendit rien à l'intérieur, il ouvrit la porte – les lumières étaient éteintes, Hermione était partie, et il y avait une bosse dans l'un des lits dont il était certain était celui de Ron. Fermant la porte aussi doucement qu'il pouvait, il avança vers son propre lit, où il laissa échapper un soupir de soulagement. Il ne mit pas longtemps à s'endormir. Il, étonnement, n'eut aucun cauchemar de Voldemort, mais à la place des rêves de Sirius. Ils étaient rassurant au début – puis son parrain commença à changer et à se transformer jusqu'à il ressemble parfaitement à l'un de ces monstre rond qu'il avait vu plus tôt dans la journée.

Quand il se réveilla, il ne pouvait pas se souvenir de son rêve, mais il était remplit de peur et d'appréhension.


Fin du chapitre 4. Comme vous pouvez le voir, les choses sont plus calmes maintenant, mais ce n'est pas pour durer.

Laissez un commentaire pour dire ce que vous en pensez !

A la prochaine !