Bonjour/Bonsoir à tous et à toutes ! Voici le chapitre pour cette semaine, en espérant qu'ils vous plaise. Et joyeux Halloween pour ceux qui le fête (même si j'ai un jour de retard).

Bonne lecture !


Snape avait la tête qui tournait et se sentait nauséeux. Il pouvait à peine dire où était le haut du bas – si il ne pouvait pas sentir le sol froid sous son dos, quelqu'un aurait pût lui dire qu'il flottait la tête en bas et il l'aurait cru. Il n'avait pas mal au sens physique, exactement, mais quelque chose dans sa poitrine était brulant et des chocs presque-mais-pas-tout-à-fait-douloureux allaient et venaient le long de sa colonne vertébrale. Il pouvait difficilement penser, et plus que tout, sa tête le perçait avec une horrible intensité. C'était presque comparable au Doloris, et ce n'était pas agréable.

Quand il avait été piégé dans cet horrible état entre obscurité et lumière, c'était comme s'il avait été déconnecté de tout sa raison, son corps, et son esprit étaient séparés pour la première fois, et c'était à la fois déconcertant et douloureux. Son corps n'avait même pas fait partit de l'équation, vraiment, à part qu'il l'avait utilisé comme un focalisateur.

La première fois qu'il ouvrit les yeux, il se crût aveugle. Pendant une seconde, il paniqua. Et si quelque chose s'était mal passé ? Ça aurait été tellement facile de faire une erreur fatale – il avait été forcé de participer à ce jeux dont personne ne connaissait les règles. Ni Dumbledore, paix à son âme, et ni Voldemort. Pour une fois, c'était un champ assez équilibré. Il était un de ceux qui avaient été forcés de découvrir les règles et s'y appliquer. A ce jour, il a trouvé beaucoup, beaucoup de règles, mais le prix n'a jamais été faible.

Puis la lumière commença à arriver, et il réalisa que tout allait bien avec ses yeux, mais que comparé à l'excellente vision qu'il avait quelques moments auparavant (minutes, heures, jours ? Il ne savait pas) il y avait une énorme différence. Le seul avantage qu'il avait eu avait été une conscience de soi que son dernier récipient n'avait pas. Il n'avait pas pût se souvenir de beaucoup de choses, et les sentiments étaient lointains et faibles. Ses souvenirs avaient été rapiécés et mélangés, et il n'avait pas été capable de dire quel souvenir venait en premier. Ils avaient été mélangés à ceux de l'autre esprit que le corps possédait, et c'était juste son excellence à la Legilimancie et Occlumancie qui lui avait permis de garder son esprit séparé, et de ne pas le perdre. Si ça s'était passé, son esprit aurait été irrémédiablement perdu.

En second vint le son, et il était conscient de sa propre respiration. Il ne pouvait entendre personne d'autre, ce qui était bien et mauvais. Bien, parce qu'il n'y avait personne pour voir ou prendre avantage de son état vulnérable. Mais mauvais, parce qu'il devrait y avoir quelqu'un. Plusieurs même. Le silence de mort derrière sa propre respiration suffisait à lui rappeler plus clairement où il était et ce qui s'était passé. Le son d'un rat se faufilant capta son attention un instant, qui fut joins par un ou deux de plus.

Ensuite vint son odorat, qui était peut-être celui qui était mieux développé maintenant qu'il ne l'était moments auparavant. La salle était sombre et humide. La lumière éclairait presque paresseusement, sauf qu'elle apparaissait plus sinistre, plus dangereuse, qu'il n'y paraissait. Elle tombait contre les meubles qui soutenaient des objets que les autres trouveraient écœurants, et pour lesquels lui-même n'avait pas d'avis.

Quand il pût sentir ses doigts, il commença à se redresser dans une position assise. De là, il osa regarder autour de lui. Il y avait eu cinq autres personnes, Mangemorts, et il y avait cinq personnes maintenant. En revanche, elles étaient toutes inconscientes, et lorsqu'il se tendit vers le corps le plus proche, il trouva qu'au moins un était mort. Il senti une vague de soulagement – au moins il était encore vivant. Puis de déception – parce que merde, il était encore vivant. Ecrasant ces sentiments à l'intérieur de lui, son esprit commença à travailler plus vite. Son hypothèse était que celui-ci était mort en même temps que son autre corps, incapable de se séparer à temps. Son esprit était encore quelque part, mais sans doute perdu, et ne reviendrait jamais. Un esprit ne pouvait pas survivre longtemps sans rien pour se rattacher.

Quand il se reprit en main autant qu'il le pouvait, il se leva. La salle tourna, et la faible luminosité rendait plus difficile de se remettre encore. Il se pencha et examina les autres, et trouva que entre les six, lui inclus, il n'y avait que deux survivants. C'était mauvais. Vraiment mauvais. Mais après l'expérience qu'il venait d'avoir, il ne pouvait pas dire qu'il était surprit. Au moins, que quelqu'un ait survécu, en dehors de lui-même, était une surprise.

Par la suite, il avança directement (ou aussi directement qu'il pouvait) vers la porte. Il rencontra presque le mur, mais se rattrapa et s'engouffra dans le couloir, d'où il commença le chemin menant à la salle que son Seigneur il savait occupait. Irrité à lui-même même dans son état confus, il se força à se concentrer un peu plus à marcher normalement. De dehors la salle où se trouvait son Seigneur, il pouvait entendre des voix, et il siffla de mécontentement quand il en entendit une qui lui était complètement inconnue il connaissait tous les Mangemorts, et il n'y avait eu aucune initiation récemment. Une nouvelle voix pouvait dire beaucoup de choses. Il se prépara pour n'importe quoi, sauf que ça ne prit pas longtemps. Ca faisait longtemps qu'il s'était endurci avec sa vie.

- Alors, Severus ? Ne me fais pas attendre, dit une voix venant de l'intérieur, et même s'il venait de parler doucement, la voix de Voldemort pouvait passer à travers les plus larges et bruyants groupes. Quand Snape entra, retenant une grimace de douleur au craquement de la porte quand le son pénétra son crâne douloureusement, il fut adressé : - Quelles nouvelles nous apportes-tu ?

Cette salle, aussi, était faiblement éclairée par des bougies. La décoration était sublime – le manoir Malfoy n'a que le mieux. Voldemort était assis sur un siège près du fond de la salle, tenant sa baguette d'une manière qui pouvait apparaître négligente, mais Snape n'était pas dupé c'était un avertissement. Lucius se tenait à plusieurs pas de lui, aux côtés de sa femme, le visage pâle et presque maladif. Draco se tenait de l'autre côté de son père, transpirant et tremblant juste un petit peu, tentant d'imiter sa mère qui fixait impassiblement le mur opposé, mais de temps à autres il sursautait au son de la voix du Seigneur Noir. Ce qui capta l'œil de Snape, en revanche, fut l'homme à la gauche de Voldemort.

Il reconnut l'étranger seulement parce qu'il avait vu l'autre brièvement, et à distance. De plus près, il pouvait voir que l'autre homme était extrêmement séduisant, et il se tenait juste à la gauche du Seigneur. Il était habillé comme un aristocrate, mais son attitude et son langage disait plus, quelque chose près de la royauté. Le ton de sa peau était vraiment étrange – il n'avait jamais vu une couleur complètement grise comme celle-ci sur une personne avant, et ses yeux était d'un doré surprenant qui cachait une noirceur à l'intérieur. Il se demanda pendant un moment si l'autre avait une espèce de créature magique comme ancêtre, mais mis ça de côté comme une pensée inutile.

Il envoya une onde de Legilimencie, voulant savoir ce qui se cachait derrière le visage de cet homme. Il ne s'enfonça pas trop, passant juste sur la surface des pensées et l'esprit de l'autre. Ce qu'il trouva le choqua. Il entrevit une profonde noirceur comme celles qu'il n'avait jamais vu auparavant, même pas chez son Seigneur. Il sentit comme si quelque chose venant de cette noirceur le regardait, en retour, et il fut capable de lire une sensation bordant la fascination et l'ennuie avant que quelque chose ne se dirige vers lui et qu'il manqua presque de voir. C'était sinueux, en aucun cas solide. Ca l'attrapa, le maintenant immobile, lui donnant l'impression que ça pouvait déchirer son esprit, du moment qu'il le veuille.

Il eut la distincte sensation que deux esprits le regardaient avant de sentir quelque chose de démonique et noir qu'il ne pensait pas qu'un humain pouvait posséder. Ca s'enroula autour de lui et il vit un visage l'observer, souriant, avant qu'il soit jeté dehors. Ses autres sens s'aiguisèrent à nouveau, et il s'entendit parler. Il avait depuis longtemps acquis la capacité de plonger dans l'esprit d'un autre et toujours être capable de suivre au dehors.

- ... Harry Potter est toujours en vie, mon Seigneur, annonça Snape alors qu'il s'agenouillait, essayant de mettre de l'ordre dans ce qu'il venait de découvrir et se demanda qui pouvait bien être cet homme. Une petit part de lui-même dont il avait oublié l'existence ressentit les débuts de la peur, mais il la repoussa et la détruit immédiatement. Son corps protesta, en particulier son dos et son visage où des restes de douleur restaient.

- Oui, évidemment. Je ne m'attendais pas à ce que le plan se passe aussi merveilleusement que ça, mais je savais que Potter survivrait, murmura doucement Voldemort, sa baguette tapant contre le siège. - S'il y a une chose que j'ai appris, c'est que ça doit être moi qui dois tuer l'enfant. Son existence continuelle est dût à mes erreurs plus qu'à ses triomphes. Et quand est-il des autres, comment s'en sortent-ils ?

- Il n'y a qu'un seul survivant autre que moi – Yaxley. Je dirais que la tension était trop importante pour leur corps, ou alors ils ne pouvaient pas garder le contrôle de leur esprit. Il y a un certain nombre de choses qui ont pût mal se passer, mais le fait reste que les chances de survie étaient fines dès le début, répliqua-t-il, gardant sa tête baissée et fixant le sol de bois. Le sol tanga, jute un instant, mais s'arrêta. Les après-coups disparaissaient, il semblerait.

- Je vois ... C'est dommage en effet. Je suppose que cette nouvelle capacité ne devrait pas être négligée. Je suis intrigué sur comment ça pourrait être un avantage pour nous – peut-être pourront-ils se révéler être plus utilise encore que les Détraqueurs.

- Je suis assez choqué que vous ayez réussi à faire quelque chose comme ça, c'était splendide à regarder. Snape fut surprit que l'étranger parle aussi librement, et sans l'accord du Seigneur Noir. Une telle chose entraîne souvent la torture. Les seuls qui puissent y échapper sont très peu, et cet homme n'était pas, d'après ce que Snape savait, un de ceux-là. Son contrôle s'amincit sous son état épuisé et il leva les yeux. Il n'osa pas se lever encore, car après un tel échec, il était mieux de rester très prudent. Il regarda le nouveau venu avec une expression neutre.

- Ca l'était ? dit le Seigneur Noir d'une voix traînante, presque désintéressée. - J'imagine que les protecteurs d'Harry sont en train de tourner en rond dans l'espoir de trouver quelque chose. Est-ce qu'ils sont juste passés à travers la barrière ? Sans aucun problème ?

- Aucun. L'étranger haussa les épaules d'une manière insouciante. - Après tout, ces barrières n'étaient pas pour des créatures comme les Akumas. Si les Exorcistes n'étaient pas arrivés, le jeune Potter serait votre en cet instant même.

- Oui. Les Exorcistes – tu as manqué de les mentionner. La voix de Voldemort semblait calme, indifférente, mais Snape savait. C'était, en fait, pour couvrir une malice extrême – c'était le ton que l'autre employait juste avant un puissant Doloris

- Je ne pensais pas que c'était nécessaire. Snape cacha son amusement sombre au vue de l'irrespect. Est-ce que l'homme voulait mourir ? Visiblement l'homme était spécial. S'il ne l'était pas, il serait déjà sur le sol sans un cœur qui bat. - De mon point de vue, je ne pouvais pas avoir connaissance de cette possibilité puisque je n'étais pas au courant de Dumbledore – c'est lui qui a sûrement passé un marché avec les Exorcistes.

- Quand est-il du plan ? Je suis certain que ces soi-disant Exorcistes vont garder Potter de près. Ça va sûrement rendre les choses plus difficiles à gérer.

- Eh bien, ça sera toujours un challenge. Si ils vont protéger le garçon que temporairement alors ça ne nous dérangera pas, mais si c'est à long terme, ça pourrait être soit un grand problème, soit une simple différence mineure. La technique que vous avez découverte sera très pratique. Je n'ai jamais pensé à utiliser les Akumas comme vous le faîte – mais encore, même si j'y avais pensé, je n'aurais pas eu les moyens de le réaliser. C'était une idée créative et brillante. L'homme n'avait qu'une expression polie lointaine, un léger sourire suffisant. Il semblait habitué à la flatterie telle qu'elle, mais ça obligea le Maître des Potions à se demander pourquoi l'autre tenterait sa chance à dissimuler des informations s'il savait comment il fallait agir.

- En effet, vint la réplique vaguement satisfaite de Voldemort. - On approfondira ce sujet plus tard. Maintenant – Severus, Snape leva les yeux au son de son nom, tu peux te lever. Dis-moi, qu'as-tu ressentit ?

Il hésita, remettant de l'ordre dans les pensées alors même qu'il décidait du meilleur moyen de décrire sans donner trop de détails compromettants. Au même moment, il vida son esprit, réarrangeant ses pensées et dissimulant seulement ce qui risquait de lui valoir une punition à cacher. Voldemort ne laissa pas paraître qu'il avait détecté que quelque chose manquait mais aussi, il ne le ferait pas même s'il trouvait. Passant sa langue sur ses lèvres sèches, Snape se leva, ignorant les crampes dans ses jambes, et parla :

- Mon Seigneur, c'était ... très difficile. C'est grâce à mon don en Légilimencie que j'ai été capable de garder le contrôle autant que je l'ai fait – mais même là, mon contrôle n'était pas irréprochable.

- C'est ce que j'ai entendu. Mon ... nouvel associé ici a remarqué ton comportement étrange. Le serpent eu un sourire moqueur, et apparut changer ses idée à propos de ce qu'il allait dire par la suite. - Je viens juste de réaliser que tu n'as pas rencontré l'homme à ma gauche. Mes excuses. Severus, voici Tyki Mikk. Mikk, c'est Severus Snape.

- Un plaisir de vous rencontrer, je suis sûr, salua Tyki Mikk. Ils étaient assez proches pour que l'homme lui tende la main, mais Snape accorda un regard avant de porter un rictus de dégoût. Il ne touchera pas ce genre de personne, pas si il pouvait l'éviter. Ce court moment de peur avait été suffisant pour lui rappeler de rester loin de cette personne autant que possible. Il était apparemment une sorte de contact avec leur nouvel allié, le créateur des Akumas, et c'était tout ce qu'il avait besoin de savoir. Il se demanda – si cet homme était assez Noir pour le rendre crispé plus facilement que Voldemort, quel genre de personne était le créateur, pour tenir un tel démon ? Il ne pensait pas vouloir savoir.

- Peu m'importe, Mikk. Il pencha sa tête juste un petit peu.

- Appelez-moi Tyki. L'homme ne manqua pas un battement, à sa grande frustration. Ca prouvait qu'il était au moins habitué à ce genre de réactions, ou du moins, sa nature était d'un calme désintérêt. Et humour noir, si l'émotion brillant dans ses yeux était ce que Snape pensait. C'était sinistre – l'autre avait un air de noirceur chez lui qui n'était pas seulement renfermer dans son esprit, et il ne savait pas comment décrire le sentiment d'anxiété qu'il ressentait. Cet homme n'était pas emprisonné contre sa volonté. C'était une bête qui n'attaquait pas parce qu'elle n'en avait pas envie mais si il changeait d'avis, Snape ne savait pas si la présence de Voldemort serait suffisante pour l'arrêter.

- J'espère que vous vous entendrez bien tous les deux, puisque vous allez travailler ensemble souvent à partir de maintenant, dit calmement Voldemort. En revanche – je t'en prie, continu ton histoire. Qu'est-ce qui a causé cette précipitation ?

Il n'hésita pas, parce que ça serait interprété comme essayer d'établir un mensonge :

- Je me suis retrouvé perdu et confus. Le sort me permettait de contrôler les mouvements de l'Akuma, mais entre-temps, il semblait recouvrir mon esprit. Je ne pouvais pas penser clairement, et de grandes parts de mes souvenirs avaient disparus. Je suis désolé de vous dire que mon esprit était si émincé, que je pouvais à peine me souvenir de vos ordres, mon Seigneur.

- Ca n'ira pas. Par contre, à la fin tu t'en ai souvenu, n'est-il pas ? Tu as été vu assez insistant dans ta violence contre Potter.

- Oui Seigneur, mentit-il subtilement, parce qu'il se souvenait presque de rien. En fait, la seule raison pour laquelle il avait attaqué etait parce que, combiné à sa soif de sang et sa colère, il avait cru voir un certain Potter – il l'avait vu, techniquement, mais c'était un autre qu'il avait vu. Il ne pouvait pas vraiment dire que la raison principale de son échec était parce qu'il avait entrevu des yeux vert qu'il ne connaissait que trop bien. Au début la vue l'avait rendu confus – que faisait James avec les yeux de Lily ? Mais après ses souvenirs étaient revenus dans un barrage d'informations douloureux, et cet espace de temps avait été suffisant. Avant qu'il ne le remarque, le corps de son Akuma avait été détruit.

- On devra travailler à travers les différents aléas qu'on rencontrera sûrement sur le chemin. Lucius ! L'homme sur le côté de la salle sursauta visiblement, ce qui était à la fois honteux et dangereux. - Qu'est-ce que tu penses ?

- Pen-penser de quoi, mon Seigneur ?

- Où penses-tu que Potter va aller, Lucius ? Demanda le Seigneur patiemment, avec un air comme si sa question avait été évidente. Snape ne pût s'empêcher de penser que la réponse, au moins, était encore plus évidente.

- Je ne peux pas prétendre savoir, mon Seigneur. Je penserais qu'il sera placé dans un endroit sauf, quelque part très protégé. Peut-être quelque part où on ne penserait pas chercher, répliqua Lucius dans un murmure, pâlissant peut-être un peu plus.

- Evidemment, Lucius. Potter n'aurait pas été placé dans une maison dangereuse, et il y a de grande chance que ce soit le cas ou l'inverse – mais même avec la connaissance de là où il se trouve, c'est presque inutile si on ne peut pas l'atteindre. Le ministère est sur notre chemin, mais il ne tiendra plus longtemps. Potter ne pourra plus se détendre longtemps.

Snape ne dit pas que c'était évident où Potter se trouvait. Molly ne se serait pas calmée tant qu'il n'était pas en sécurité chez les Weasley après tout. Mais c'était vrai que même savoir ça était assez inutile pour eux. Il y aurait une bonne quantité de barrières entre eux, et leur meilleure chance était d'y aller doucement maintenant. Son Seigneur semblait du même avis et content de se contenter de ça, maintenant qu'il avait une arme si large et puissance derrière lui.

- Severus, tu peux disposer maintenant. Tu as mérité le droit de te reposer – Ce ne serait pas judicieux de ta part de faire une erreur. Il pût juste acquiescer légèrement, laissant un peu de soulagement transparaître pour le Seigneur Noir, qui regardait sûrement. - On continuera les tests demain. Le jeune Malfoy découvrira peut-être un rôle à jouer. Lucius, va nettoyer ceux qui étaient assez faibles pour mourir si tôt.

Draco semblait être au bord de l'évanouissement, et ses poings humides se desserrèrent sous le choc. Son père se tendit, mais acquiesça seulement d'une manière détendue-forcée. Tyki semblait mal dissimuler son amusement, mettant ses mains dans ses poches.

- Oui, mon Seigneur. Severus se pencha une nouvelle fois. - C'est très aimable de votre part.

C'était comme s'il ne pouvait pas partir assez vite. Le couloir n'était pas loin, alors il continua à un rythme soutenu. Lucius n'était pas loin derrière, et c'était en effet une présence lourde. Quand il passa la salle où il s'était réveillé, les échos de ses pas s'arrêtèrent.

Il fit le chemin jusqu'à sa chambre, ses pas rapides et stressés. Il n'osait pas montrer à quel point il était exténué dans la peur que quelqu'un regardait, ce qui était possible, et à la place attendit jusqu'à être dans sa chambre, sa porte fermement refermée. Sa chambre avait plusieurs barrières et était scellée avec tous les sorts de protection et de sécurité qu'il pouvait penser à cet instant.

Il était frustré qu'est-ce qu'il devait faire maintenant ? Il avait sût pour les Exorcistes, sauf que leur timing avait été impeccable. Il n'avait jamais cru qu'ils arriveraient à temps, et alors que plus de temps passait sans le moindre signe de leur arrivé, sa faible confiance qu'il avait en eux s'était abaissée. En effet, une seconde plus tard et les dix-sept dernières années de sa vie auraient été pour rien. Maintenant, en revanche, il n'y avait pas de Dumbledore. Potter était seul – bien sûr il avait ses amis, mais même avec ça, il connaissait le garçon mieux que les autres pensaient, et mieux qu'il voulait l'admettre. Potter leur échapperait, il le fait tout le temps et ce sera à ce moment que Voldemort frappera.

Il savait à peine ce qu'était vraiment un Akuma, mais encore, personne ne semblait vraiment savoir. Il avait été présent lorsque Dumbledore avait parlé à ce fou de Grand Intendant, et il avait peu de foi dans la façon dont ils faisaient. Ils n'avaient pas eu l'air sérieux ou digne de confiance. Encore plus, il savait comment fonctionnait le Vatican, et ils étaient ceux dont il fallait se méfier. Faire confiance à une organisation dont ils avaient la charge était stupide. Et par-dessus tout ça, il avait des doutes que de tels enfants puissent un jour anéantir la Noirceur qu'il avait vue chez cet homme, Tyki Mikk. Si Mikk avait en effet une Noirceur dépassant celle du Seigneur Noir, parce que même l'esprit de Voldemort était plus humain que l'autre, alors comment le garçon et ses amis pourraient battre la Noirceur qui était plus puissante que l'ennemi qu'ils pensaient à l'origine était le seul ?

Il n'y avait presque rien qu'il puisse faire maintenant de toute façon ? Il n'y avait personne à qui il pouvait relayer des informations, et pas d'alliés. Ses 'alliés' pouvaient à peine être placés dans cette catégorie, et ceux qu'il avait avant ne pouvait pas le haïr encore plus. Il était seul. Mais c'était bien, parce qu'il était habitué. C'était ce que Snape voulait pour lui-même. Potter pourrait apprendre de ça, mais aussi, le garçon a toujours été insupportable. Cette leçon serait sûrement du gâchis.

Soufflant profondément, il se leva et se traîna vers son armoire, d'où il sortit une Potion Sans Rêves qu'il faisait toujours en sorte d'avoir en grande quantité. Il l'avala rapidement – même si ça aurait mieux s'il l'avait pris avec de la nourriture, mais il ne pensait pas pouvoir avaler quoique ce soit. Il enleva ses premières couches de vêtements avant de tomber sur son lit dans une inélégance non caractéristique (il n'a jamais prétendu être gracieux, mais il ne s'est jamais affalé sur n'importe quelle surface auparavant non plus).

Il pouvait juste espérer que ces Exorcistes étaient plus doués que leur apparence de gamins peignait.


Un chapitre un peu plus court que les autres, mais je trouve ça normal. Laissez un commentaire, même si ce n'est qu'une phrase, pour dire ce que vous en pensez.

A la prochaine !