Bonjour/bonsoir tous le monde ! Voila la suite pour cette fois, en espérant qu'elle vous plaise! Et, si vous ne l'avez pas encore fait et si vous le pouvez, allez lire la version originale qui restera toujours mieux !


Harry regarda autour de lui avec garde. Il faisait froid, puisque l'hiver n'était pas si loin, et il était assis sur une pierre, emmitouflé dans une couverture. De petites lampes avaient été disposées autour de la zone – pour autant que la pièce soit détruite, il faisait encore sombre à l'intérieur.

Ca faisait trois jours qu'ils étaient arrivés à l'ancienne base de l'Ordre Noir. C'était impressionnant, même en morceaux. Ni lui, ni ses amis, n'avaient osés explorer trop loin ils ne voulaient pas que quelque chose s'effondre ou ne cause plus de dégâts ou de problèmes. Ron et Hermione étaient partit en ce moment, puisqu'ils avaient décidés de ne jamais s'aventurer seul, et ils cherchaient des vivres autre part. Ce n'était pas la meilleure des idées, mais ils avaient désespérément besoin d'outils médicaux, et ils pourraient en trouver, et leurs autres vivres commençaient aussi à s'amoindrirent.

Les Exorcistes avaient été inconscients pendant tout ce temps. Le moment où Lavi avait pût se détendre ne serait-ce qu'un peu, il s'était endormi. Ni lui, ni Kanda, ne s'étaient réveillés une seule fois. Il fallait aussi bien dire, leurs blessures étaient importantes. Le type qui les mettrait au lit pendant un bon moment. C'était frustrant d'avoir à rester là alors que ces trois-là souffraient pour lui et ses amis. Son golem, aussi, était de nouveau apparut. Il l'avait presque oublié, puisqu'il avait la fâcheuse tendance de disparaître. Il trouva qu'il se cachait dans sa capuche, et maintenant il s'était fait un coin confortable entre ses vêtements et le reste de ses affaires.

Allen s'étira près de lui, sa tête basculant sur le côté. Le plus jeune avait tendance à se réveiller par moment, mais à chaque fois, il hallucinait toujours. Ses blessures, en particulier sa rotule détruite, lui avait donnée une forte fièvre qui avait refusée de baisser. Et même en hallucinant, il ne se plaignait jamais de la douleur.

Harry bougea avec précaution, se déplaçant jusqu'à qu'il soit aux côtés de l'autre. Il retourna le tissu mouillé qui se trouvait sur son front. Deux orbes gris-bleu s'ouvrirent, regardant derrière le sorcier avec une intensité qu'il ne savait pas était possible sous ces conditions. Sentant les cheveux sur sa nuque se dresser, il se tourna pour regarder derrière lui, mais ne trouva rien d'intérêt. Les lampes créaient des ombres sur les murs, et il se sentait assez paranoïaque pour se placer de l'autre côté de l'Exorciste.

- Allen. Appela-t-il doucement alors qu'il s'asseyait. – Est-ce que tu m'entends, Allen ?

Le blandinet murmura quelque chose, et il se rapprocha pour entendre. Cependant même avec son oreille si près, il ne pouvait pas comprendre ce qu'il disait.

- Allen ? Essaya-t-il de nouveau. – Regarde-moi. Reste avec moi, tu peux le faire.

Les yeux d'Allen se concentrèrent sur lui seulement pour un moment avant de redevenir distraits et vagues. Après un moment, il répliqua, sa voix rauque et lourde :

- De l'eau ?

Harry courra, enfin capable de faire quelque chose d'utile. Il trouva leur bouteille d'eau et essaya doucement d'en donner à Allen. A vrai dire, pas mal loupa la cible, mais l'autre ne sembla pas le remarquer. Après, il se redressa et attendit de voir si peut-être sa lucidité avait été un coup de chance. Des secondes de combats intérieurs passèrent avant que l'autre ne parle de nouveau :

- A quel point ... mauvais ? Craqua la voix d'Allen, et pendant un moment, Harry craignit que la douleur était encore plus importante qu'il avait pensé. Bien sûr la gorge de l'autre serait douloureuse, mais quelques jours sans être utilisée ne semblaient pas excuser la douleur que l'autre semblait ressentir quand il essayait de parler.

- ... C'est ... C'est assez mauvais. Harry n'était pas sûr s'il devait amoindrir l'importance des blessures ou non, mais il pensait que c'était nécessaire pour un combattant de savoir quand quelque chose n'allait pas avec son corps. – Le pire est ton genou. Je pense ... on pense qu'il a été brisé. L'os.

- Non ... pas d'os. Répliqua Allen avec difficulté. – Dans le genou. Seulement ... cartilage.

- Est-ce que tu veux plus d'eau ?

Il secoua la tête et la tourna sur le côté. Quelques secondes plus tard, il cracha, et le sorcier fut alarmé de voir du sang. Les yeux d'Harry s'écarquillèrent, et il aida l'autre à se remettre sur son dos.

- Du sang ? Quelque chose ne va pas ? Est-ce que c'est ... une hémorragie interne ?

Allen secoua la tête, arrêta, puis haussa les épaules. Il ouvrit la bouche pour reprendre la parole, mais il fut coupé :

- Arrête de parler si ça fait trop mal, Allen. Dit Harry, puis il hésita : - Je ... Je suis vraiment désolé ... pour ce qui est arrivé.

Une main se posa sur son genou, et il leva les yeux pour voir un froncement de sourcils. L'autre garçon avait penché sa tête sur le côté, et c'était assez amusant à voir.

- Merci. Ajouta-t-il. - ... Tu ... Merci. Et tu devrais te reposer. Tout va bien.

Il reçut un sourire éclatant et une tape sur la jambe avant que la main ne tombe et les yeux gris-bleus se referment. Après un moment ou deux, la respiration de l'autre se calma et devint plus douce.

Il se sentait un peu seul maintenant. L'air froid, même s'il était en grande partie bloqué, sembla devenir un peu plus froid, et il frissonna. Sentant son énergie diminuer, il passa son regard sur les deux autres.

Lavi respirait doucement, et il était aussi allongé sur son dos. Son haut avait été enlevé, mais Ron et Harry avaient réussis à au moins lui mettre une chemise. Vrai, c'était loin d'être suffisant, alors le sac de couchage de Ron avait été défait et posé sur lui. Il portait une expression tranquille.

Kanda était allongé non loin, aussi sur son dos. Ses respirations étaient courtes, très silencieuses, et des fois Harry devait regarder pendant quelques minutes pour pouvoir voir le mouvement de son torse à travers le sac de couchage d'Hermione. Il semblait tranquille lui aussi, malgré la pile de bandages près de sa tête.

Il regarda de nouveau Allen, et il vit que l'autre portait une grimace à chaque fois qu'il inspirait. Il était en partie couvert par le sac de couchage d'Harry, mais ses jambes avaient été bandées et des attelles avaient été mises. Harry fronça les sourcils, fixant la gorge du garçon. Puis, il se souvint de quelque chose – Hermione avait mentionnée entendre le garçon crier. Sûrement ça abimerait la gorge de quelqu'un, mais est-ce que c'était assez pour, peut-être, déchirer l'intérieur de la gorge ?

'Si il cri suffisamment' pensa-t-il sombrement. Se sentant encore plus mal, il alla trouver ses affaires. Après un moment, il trouva une autre de ses écharpes, une que Mme Weasley lui avait faite. Il retourna à sa place, faisant attention de ne pas empêcher l'autre de respirer, et l'enroula autour du cou du garçon. Il savait d'expérience que l'air froid sur une gorge déchirée était douloureux, alors il bloqua le froid de mieux qu'il pût. La respiration du garçon sembla se calmer et son visage se détendit, ne laissant qu'une très légère grimace.

Il commença à jouer avec sa propre écharpe, nouant sans y penser les fils qui pendaient aux bords, essayant d'enlever les sentiments négatifs qu'il avait. Il ne portait même pas l'Horcrux ! Il redoutait de devoir le remettre, et il n'était pas certain de pouvoir conserver sa volonté qui s'effritait s'il devait s'occuper des émotions négatives que ça engendrait. C'était quelque chose qu'ils avaient remarqués le lendemain de leur arrivée – l'Horcrux amplifies les mauvaises émotions, rendant la personne qui le portait plus agressive, moins patiente. Alors ils avaient décidés de le porter à tour de rôle, et c'était toujours un soulagement quand ils devaient de passer à un autre, mais c'était horrible quand, éventuellement, ils devaient le reprendre. A ce moment, c'était Ron qui le portait, et ça l'inquiétait. Ron devenait beaucoup plus énervé et irraisonnable quand il le portait. Hermione devenait en général plus sèche, et sa voix claquait souvent. Ils ne pouvaient pas s'en débarrasser pour même un moment, et il se tenait au-dessus d'eux comme un nuage sombre qui refusait de se dissiper.

Il n'était pas sûr combien de temps il avait passé à rester là, perdu dans ses propres pensées, et il pensa qu'il s'était peut-être un peu endormi à un moment. Il avait à peine dormi ces derniers temps, hanté par ses échecs et le manque d'informations. Il s'est trouvé perdre peu à peu foi en Dumbledore. Il avait pensé que le vieux sorcier savait ce qu'il faisait, savait comment gagner, et peut-être était-ce le cas. Cette simple pensée lui faisait mal pour la simple et bonne raison que Dumbledore avait pût savoir … et n'avait rien dit à Harry. En fait, il n'avait confié grand-chose à Harry. Harry avait glané quelques petites choses sur le passé de Dumbldore ces derniers temps, à travers les rumeurs et les nouvelles du nouveau livre de Rita Skeeter. Il ne savait pas grand-chose lui-même sur Dumbledore, sur quoi faire, sur comment rester en vie. Où devait-il aller ? Voldemort à pût cacher ses Horcrux n'importe où ! Comment est-ce qu'il devait les trouver ?

Il secoua sa tête, se disant de faire comme Lavi et prendre les choses pas à pas. Un premier pas, et ce pas restait dissimulé et inconnu le temps que les Exorcistes se remettent. Peu importe le temps que ça prendra.

Des voix coupèrent sa concentration, et il recula jusqu'à être dissimulé. Il y avait seulement quelques portes d'intactes, et une était ouverte. Il entendait deux personnes parler doucement, et il ne lui fallut pas longtemps pour les reconnaître. Pourtant, il resta caché, se sentant étrangement anxieux même si ce n'était que ses amis.

Il ne pouvait pas entendre ce qui était dit, mais quand ils passèrent les pierres où il était dissimulé, il dût écraser la sensation ridicule qu'il avait été surprit à faire quelque chose qu'il ne devait pas l'envie de se cacher, malgré tout, ne disparut pas. C'était une sensation assez ridicule – pourquoi était-il si mal à l'aise à leur égard d'un seul coup ? Eh bien, peut-être c'était d'un seul coup, mais il se sentait tout de même ridicule.

Ron et Hermione le virent immédiatement, et les deux sursautèrent, Hermione se couvrant la bouche pour étouffer son cri de surprise :

- Harry ! S'exclama-t-elle, se calmant juste un peu. – Je ... tu ...

- Tu es là. Coupa Ron, sa question sonnant comme une affirmation. Harry leur donna un regard très étrange.

- Où est-ce que je devrais être ? Demanda-t-il calmement. Les deux autres échangèrent un regard pendant une seconde avant de détourner le regard.

- Je ne sais pas. Maugréa Ron, et Harry se leva lentement, ses yeux se plissant.

- Est-ce que tu pensais que je partirais ? Il cacha à peine son incrédulité, choisissant l'agacement à la place.

- Non ! ... Non. Dit Hermione en secouant un peu trop la tête. – Pas du tout, bien sûr que non Harry ! Viens, sort de là.

Son comportement légèrement nerveux le fit froncer les sourcils : - Pourquoi ?

- Parce que, hésita-t-elle, tu … ça me rend juste mal à l'aise, toi te tenant dans l'ombre comme ça.

Il haussa un sourcil, penchant sa tête sur le côté, ne réalisant même pas qu'il imitait le geste d'Allen du moment d'avant.

- Ce sont juste des ombres, Hermione. Dit-il, mais il avança néanmoins. Il s'occupa à peine d'elle quand elle commença à enlever la poussière de ses vêtements pour faire quelque chose de ses mains. Ses yeux étaient fixés sur son autre ami le feu rendait le visage de Ron étrange et étranger. C'était intimidant, pour dire la vérité, mais il dissimula son inconfort en lui rendant le regard.

- Comment vont les Exorcistes ? Demanda Hermione en levant son regard vers lui. – Est-ce que l'un d'eux …

- Ils vont bien. Répondit-il simplement. Ron renifla doucement.

- Bien ? Répéta-t-il, sa voix légèrement moqueuse. Hermione cligna des yeux, se tournant légèrement alarmée.

- Allen s'est réveillé. Continua Harry. – Il semblait me reconnaître. On a discuté, pendant peut-être quelques minutes avant que je lui dise de se reposer. Je pense que sa gorge est déchirée.

Il ne manqua pas comment elle regarda nerveusement Allen, ou lorsqu'elle avala difficilement. Suivant son regard, Ron regarda aussi le blandinet, mais quand il vit l'écharpe que sa mère avait faite, il se figea.

- Oui ... bien. Hermione toussa légèrement. – Je ... Je ne serais pas surprise. On n'a pas vraiment réussi à récupérer beaucoup.

Il l'entendit à peine à travers le regard noir que le Weasley lui lança soudainement. Elle parlait toujours, mais il continua de l'ignorer jusqu'à qu'il interrompe la liste des choses qu'ils avaient trouvées.

- Quelque chose ne va pas, Ron ? Demanda-t-il. Il enleva de sa voix tout ce qu'il était moqueur, provocateur, mais il sembla que l'autre se sentit offensé. Il ne voulait vraiment pas commencer quelque chose, mais il ne pouvait supporter la façon dont l'autre continuait de le regarder, lui et les Exorcistes.

- Tu sembles être assez ... proche ... avec les Exorcistes. Dit Ron, sa voix légèrement accusatrice alors qu'il faisait un geste vers les membres blessés de leur groupe.

- En quoi c'est mal ? Répliqua froidement Harry, mais l'autre ne parut pas l'entendre.

- Je croyais qu'on devait les laisser venir, mais de ne pas leur faire confiance ?

- Ron, ils ont sauvés nos vies. Regarde-les. Demanda-t-il. Mais l'autre ne bougea pas, refusant de détourner le regard.

- Ce sont des Exorcistes. Contra Ron, et Hermione les regarda avec inquiétude. – Tu as vu de quoi ils sont capables. Tu as toi-même entendu que leur organisation ne nous aime même pas. Qu'est-ce qui les empêche de nous trahir le moment où ils réalisent ce qu'est leur fichu Innocence ?

Harry savait que Ron disait probablement tout ça sous l'influence de l'Horcrux. Il le savait. Mais pour quelques raisons, il se sentit insulté, profondément offensé.

- Ce sont des humains. Siffla-t-il. – Ils ne nous ont pas donné une seule raison de ne pas leur faire confiance. Aucune. On serait tous mort en ce moment, le monde perdu, si ce n'était pas pour eux. Bon sang, je serais mort depuis des mois, s'ils n'avaient pas été là !

- Ron, tu devrais peut-être me donner l'Horcrux maintenant. Chuchota rapidement Hermione. – Tu deviens irraisonnable.

- Irraisonnable ? Tu es de son côté maintenant ? Le visage de Ron montrait de la trahison, et tous deux furent surprit quand elle s'exclama :

- Je ne suis du côté de personne ! C'est juste ... on ne peut pas laisser ça arriver ! On doit rester fort, on ne peut pas laisser l'Horcrux nous conduire à ça !

Elle les regarda d'un air suppliant, et Ron sembla se mordre la langue dans le but de retenir sa première réponse. Après un moment, il retira la chaine d'autour de son cou et la lança vers elle, avant de s'éloigner, toujours en vue, mais assez loin pour ne plus les entendre.

- Je ... je pense qu'on devrait le mettre de côté pendant un moment. Murmura-t-elle avec incertitude. – Juste ... se reposer.

Harry ne répliqua pas, à la place alla s'asseoir près des trois autres. Vraiment, il était un peu blessé qu'elle ne soit pas de son côté – pourquoi est-ce que c'était si difficile de voir les Exorcistes comme des personnes ? Vrai, il avait lui-même commencé pas longtemps auparavant, mais il apprenait. Il essayait de s'adapter, parce que ce serait sa mort s'il ne le faisait pas, mais ses amis semblaient têtu à garder une vue différente. Il se demanda, alors, si peut-être c'était pareil pour eux est-ce que ce serait leur mort s'ils refusaient de changer leur façon de voir les choses ?

Le silence était assourdissant, et alors qu'Hermione plaçait le loquet dans son sac, elle essaya d'être discrète quand elle alla se placer un peu plus loin. Elle regarda plusieurs fois vers Allen alors qu'elle s'occupait à sortir un livre de son sac.

Ron ne les rejoignit pas pendant un long moment, mais quand il revint, il avait ce regard contemplatif et coupable sur son visage. Pourtant il ne s'excusa pas, alors il resta assez isolé.

Avec ennui, Harry fit des étincelles sortir de sa baguette, ne sachant pas ce qu'il devait faire. Il n'aimait vraiment pas être embrouillé avec ses amis, qui ont été avec lui depuis le début, mais il refusait de s'admettre vaincu sur ce point. Il a presque demandé à Hermione quel était son problème avec Allen, mais à la fin il ne le fit pas. Il se dit qu'il le ferait plus tard, quand peut-être l'air ne serait pas aussi lourd.

Il commença silencieusement à aider Hermione à faire un feu quand elle commença à en faire un. Ils utilisèrent de petits trucs pour le faire prendre, puis elle l'alluma avec un petit sort. Quand il prit bien, elle sortit un peu de pâtes restantes de Kreacher avait fait et qu'ils avaient préservés. Elle fit très attention quand elle les réchauffa.

En revanche, Harry n'en mangea qu'un tout petit peu. Il n'avait pas faim, et il présentait qu'il fallait mieux en garder le plus possible de toutes manière. Les deux autres ne semblaient pas non plus être d'humeur à manger, et il resta presque la moitié lorsqu'ils eurent terminés.

Quand il y eu du mouvement sur le côté, ils se tournèrent comme un seul, pas certain de ce qu'ils verraient. Ils n'avaient vraiment pas pensé voir Kanda s'asseoir et regarder autour de lui avec un visage étrangement neutre. Quand son regard passa sur les sorciers, ses yeux s'illuminèrent de réalisation. Sa bouche s'ouvrit pour parler, mais il la referma brutalement.

- De l'eau ? Demanda doucement Harry alors qu'il se levait. Il attrapa sa propre bouteille ainsi que le reste de son repas, faisant attention où il marchait, avant de s'agenouiller près du japonais. Il tendit les deux au même moment, et la première chose que l'autre prit fut l'eau. Après un moment, il la lui rendit, puis il commença à se lever. Hermione s'écria, surprise et aussi un peu énervée.

- Qu'est-ce que tu fais ? Rallonges-toi, tu vas rouvrir tes blessures !

Il l'ignora tandis qu'il se mettait sur ses pieds, regardant autour de lui avec un froncement de sourcils.

- Pourquoi est-ce qu'on est là ? Grogna-t-il, sa voix rauque.

- Allen a insisté qu'on utilise l'Arche pour quitter l'endroit où on était avant. Lavi nous a conduit là, et on resté ici. Harry ne dit rien lorsque l'autre bougea, sachant bien que si quelqu'un savait si l'autre pouvait bouger, c'était lui. Sauf qu'il surveilla tout de même l'autre comme un rapace, juste au cas où, puisqu'il se souvenait de la détermination de Lavi pour l'aider malgré ses blessures.

- Combien de temps ?

- Trois jours, coupa Hermione. – Maintenant rallonges-toi ! Tu ne vas qu'aggraver tes blessures ! Tu ne devrais pas être capable de tenir debout, et ce n'est pas bon pour toi !

- Je vais bien. Il était étonnement poli, calme et presque patient.

- Tu ne vas pas bien ! Ces blessures … Elle s'arrêta et frissonna. – Ces blessures sont graves, alors assis-toi avant que … avant que …

Elle hésita légèrement.

- Avant que je ne t'y oblige. Sa voix sortit comme un couinement, et ce n'était pas du tout intimidant. Particulièrement comparé au regard noir qui fut dirigé vers elle. Harry aurait été amusé si la situation n'était pas aussi sérieuse.

Kanda commença à défaire les bandages qui le recouvraient sans un mot, et personne ne parla alors qu'ils attendaient de voir ce qu'il faisait. Harry fut le premier à le voir, et il fut surprit par ce qu'il vit.

Le torse de Kanda n'avait aucune blessures, pas même une cicatrice ne restait. C'était comme si ça n'avait jamais été là en premier lieux. Mais une chose qu'il remarqua était le tatouage sur le côté gauche de la poitrine de l'homme. Harry ne reconnaissait pas du tout le symbole, et il n'était pas certain qu'Hermione le reconnaisse non plus. De petites marques s'étendaient du symbole, et à première vue c'était intéressant et presque beau. Mais plus il le regardait, plus ça lui faisait penser à une maladie, infectant lentement de reste du corps. Les marques partaient dans toutes les directions, et elles étaient partiellement étendues sur le cou de l'autre. Harry savait que si ça avait été là avant, il l'aurait remarqué, puisqu'il avait vu l'autre porter une chemise juste avant la bataille avec le niveau quatre. C'était impossible qu'il l'ait manquée, mais est-ce que ça voulait dire qu'il était apparu à un moment ces trois derniers jours ?

- C'est ... Hermione s'approcha, cherchant la moindre marque. Quand elle réalisa qu'elle fixait le torse d'un homme, sa face devint rouge écrevisse et elle recula. – C'est ... impressionnant.

Ron se demanda si elle parlait du manque de blessure, et il se renfrogna. La lèvre de Kanda tressauta d'amusement et il alla au côté de Lavi. Il passa son regard sur l'autre lentement, prenant note de toutes les blessures qu'il pouvait voir avant de demander la liste. Alors qu'Harry énonçait toutes les blessures visibles de Lavi dont il se souvenait, il balaya son propre regard sur Kanda. Il ne pouvait toujours rien trouver, rien de visible. Après un moment, il demanda :

- Comment te sens-tu ?

L'épéiste lui glissa un regard avant de se détourner.

- Bien. Répliqua-t-il succinctement alors qu'il se redressait et marchait vers l'endroit où se trouvait Allen.

Harry ne força pas et regarda le visage de l'autre alors qu'il regardait son collègue. Il vit les yeux de l'autre se plisser en voyant le genou brisé, et il dit :

- On est presque sûr que c'est cassé. Est-ce qu'il va pouvoir guérir complètement ?

Pendant de longs moments, il était sûr qu'il n'allait pas avoir de réponse, mais il finit par parler :

- Probablement.

- Probablement ? Couina Hermione.

- En tant que type Parasite, il guérit plus vite que les personnes normales. Mais e ne sais pas à quel point il va soigner une blessure comme ça sans un docteur.

- Est-ce qu'on doit en trouver un ? Demanda-t-elle, ses yeux écarquillés. – Je veux dire, ça pourrait causer beaucoup de problème, mais s'il n'est pas correctement soigné, il pourrait ne plus jamais pouvoir utiliser sa jambe correctement !

Harry se sentit silencieusement soulagé. Au moins elle semblait s'inquiéter, malgré le problème quelle semblait avoir avec le garçon ces derniers temps. En revanche, Kanda sembla avoir utilisé tous ses points social pour la journée, parce qu'il l'ignora et commença à regarder autour de lui. Après de longs moments, Harry alla vers ses affaires et retira l'épée qu'il lui tendit sans un mot. Elle lui fut presque arrachée des mains, mais il ne pouvait pas dire qu'il était surprit.

Il regarda l'autre prendre place près d'où il avait laissé la nourriture et commencer à manger. Le silence tomba de nouveau. Une demi-heure passa avant qu'un autre ne commence à s'étirer.

Lavi ne s'assis pas, et il cligna paresseusement des yeux. Il avait mal – tout lui faisait mal, de ses pieds à son crâne. Vraiment, tout ce qu'il voulait était encore dormir, mais il y avait cette délicieuse odeur qui lui chatouillait les narines, et c'était comme s'il n'avait pas mangé depuis une éternité. Son estomac gronda son accord, et il souffla doucement.

Quand un visage apparut au-dessus de lui, il ne pût retenir son sursaut de surprise, et il grogna sous la douleur que ça provoqua.

- Désolé. S'excusa Harry avec un sourire. – Comment tu te sens, Lavi ?

- Comme si un train m'avait percuté. Un très gros train. Répliqua Lavi, réussissant à produire un rictus. – Comment vont les autres ?

Il entendu du mouvement un peu plus loin, puis un autre visage passa dans son champ de vision.

- Oh, hey, Yuu ! S'exclama-t-il. – Content que tu sois de retour à la normal !

- Juste parce que tu es blessé ne veut pas dire que je ne vais pas te frapper. Prévint Kanda à travers ses yeux plissés. – Ne m'appelle pas par mon prénom.

Est-ce que c'était lui, ou Kanda semblait presque ... calme ? Patient ? Ça devait être la fièvre qui parlait, il décida.

- Ouais, ouais, si tu le dis. Lavi aurait balancé sa main dans les airs, mais puisqu'il ne pouvait pas il essaya de mettre toutes ses émotions dans sa voix. Il cria faiblement quand on lui tira vicieusement les cheveux. – Hey mon vieux, attention ! Je ne veux pas devenir chauve prématurément comme le vieux Panda !

Ah. Le vieux Panda. Il n'était qu'en partie surpris de voir que le vieil homme lui manquait. Que l'Ordre entier lui manque, en fait. Il soupira doucement. C'était vraiment agréable de savoir qu'il y avait un endroit où il pouvait retourner ... Mais il était conscient de combien ça pouvait être dangereux de s'y attacher.

- Lavi ? Harry le regardait avec inquiétude, et il lui fit un sourire encourageant.

- Comment va la pousse de soja ?

Harry regarda sur le côté, et il grimaça quand il força son cou à tourner. Quand il vit son ami, et sentit l'air dans ses poumons le quitter, comme s'il avait été frappé. Il vit la jambe du garçon et sût qu'il fallait qu'ils s'en occupent rapidement, ou les dégâts seront presque irréparables.

- Ah. Fut tout ce qu'il pût dire.

Maintenant Harry semblait coupable, et Lavi ne se considérait le type à rassurer, mais puisque Kanda était encore pire, il offrit un sourire encourageant :

- Relève le menton, maintenant. Tu dois rester fort.

Le sorcier lui donna un faible sourire avant d'hausser les épaules.

- Je suis content que vous soyez réveillé. Admit-il, lançant un regard vers Kanda. – Avec un peu de chance Allen se réveillera aussi bientôt.

- Ouais.

C'est à ce moment que Lavi remarqua qu'il n'avait pas vu les deux autres magiciens de leur groupe. Il se força à regarder autour, et finit par les trouver en train de les regarder. Il eut la sensation que quelque chose s'était passé. Peut-être un conflit, réfléchit-il, ou peut-être autre chose. Il essaya de les saluer de la main. Quand ils virent sa pathétique tentative, Hermione se leva et se rapproche. Elle s'agenouilla près d'Harry, son visage inquiet et coupable.

- Je suis vraiment désolée de ne pas pouvoir faire plus. Elle baissa les yeux vers le sol. – Et ... Et merci ... beaucoup ... pour ce que tu as fait.

- C'pourquoi on est là. Lui rappela Lavi. – On ne mentait pas quand on vous a dit qu'on était là pour vous aider contre les Akumas.

- Je ... Je sais. Murmura-t-elle, mais sa voix coupable lui disait que non, elle ne savait pas. Il sourit, légèrement, et leva le bras pour tirer ses cheveux.

- Hey, j'ai dit que j'irais bien, non ? Nous tous, on s'en sort toujours. Ca sembla empirer les choses, alors il ajouta. – Tu es beaucoup plus jolie quand tu souris.

- Je ne peux pas voir comment tu peux plaisanter comme ça. Dit-elle en montrant son corps battu avec détresse. Il cilla.

- Qui a dit que je plaisantais ?

Elle cligna des yeux, comme si la possibilité ne lui avait jamais traversée l'esprit.

- Er ... eh bien ... Je veux dire. Tout de même.

- Ce serait bien si tu pouvais parler français, ou un langage que je connais. Il lui fit un clin d'œil. Elle rougit, et il nota distraitement que Ron lui lançait un regard meurtrier. Il décida de descendre d'un cran, et dit : - Quoi qu'il en soit, est-ce que c'était de la nourriture que je sentais tout à l'heure, ou est-ce que c'était la fièvre ? Je suis affamé, et je pense pouvoir manger n'importe quoi.

Harry sourit et hocha la tête. Il se leva et s'avança vers le petit feu qu'ils avaient allumés, où Ron fixait les flammes avec un profond froncement de sourcils.

C'était difficile pour Lavi de manger quand il pouvait à peine bouger ses bras, mais quand il le faisait, ça lui faisait de toute façon toujours mal. Kanda refusait de l'aider, et il ne pouvait pas s'empêcher de taquiner la sorcière en lui demandant de le nourrir. Il était sûr que tout le monde était surpris quand elle le fit, malgré son rougissement. Même s'il savait que c'était seulement parce qu'il avait été blessé en la défendant, il ne pût s'empêcher de sourire et d'ouvrir grand la bouche.

Il se fatigua rapidement, et avant qu'il le sache, il était prêt à retourner dans l'inconscience. Les autres semblèrent comprendre, et quand il referma finalement ses yeux, tout ce qui lui restait était ce mal du pays qu'il avait gardé.


Voila pour ce chapitre. A la prochaine !