Bonjour/bonsoir à tous! Voici la suite!
La vie à la Congrégation était très, très différente de ce qu'Harry était habitué, et un peu similaire. Ce n'était pas vraiment une routine, pas vraiment, parce que … eh bien, il supposait que c'était une routine, mais comme les choses ne se passaient jamais deux fois de la même façon, ça ce n'était pas.
Les jours passèrent, puis une semaine, puis deux. Ses amis n'étaient jamais loin de son esprit maintenant qu'il avait juste un peu de temps pour se relaxer. Bien sûr, il sentait qu'il ne devrait pas avoir le temps de se reposer, mais il avait découvert que la Section Scientifique était catégorique sur le fait qu'il ne travaille pas trop, même si au final c'était exactement ce qu'eux faisaient.
Il voyait Johnny plus que les autres scientifiques, à la fois parce que l'autre était tellement intéressé par la magie et lui donnait un coup de main. Il était si optimiste et avait tellement foi en les Exorcistes malgré leurs clairs désavantages qu'Harry était impressionné. Ils s'entendaient très bien, et par moment il pouvait faire la comparaison avec Hermione et les autres, même si Johnny était peut-être moins pressant et prenait plus de joie à apprendre.
Bien sûr, il avait aussi rencontré les autres scientifiques. Reever était celui qui, malgré le fait qu'il ait tellement de travail à faire avec son travail normal, qui était en charge de leur petit groupe de recherche. Harry avait surpris que ce ne soit pas Komui qui s'en occupe, mais même si le chinois apparaissait une fois de temps en temps avec des idées, des informations, ou des théories, il était suspicieusement absent de la plupart des activités récemment. Les scientifiques qui n'étaient pas au courant était surprit que l'homme semble faire son travail.
Il évitait tous ceux qui semblaient particulièrement influant. Ce qui n'était pas difficile, puisqu'il était toujours occupé.
Il rendait visite à Jerry pendant presque tous ses déjeunés, et l'autre était une source presque constante d'amusement, même si c'était un amusement étrange et quelque fois légèrement inconfortable. Une fois Johnny l'avait même persuadé d'aider aux cuisines, et même si ça s'était terminé en une pagaille et inutile, ça avait été amusant. Ça avait été pendant une de ces premières journées qu'il avait découvert que son golem était cassé. Ce n'était pas vraiment étonnant si on considérait les chocs qu'il avait reçu, mais Komui l'avait repris avec un froncement curieux des sourcils.
Harry se trouvait avec les Exorcistes la plupart du temps, et il les voyait tous presque tous les jours. Miranda était éternellement polie et gentille, essayant toujours d'aider, même si parfois son aide empirait les choses plus qu'autre chose. Dès qu'il réalisa ce qui créait ses crises, il devint très bon à éviter ses dépressions. C'était aussi toujours amusant de parler avec Marie. En fait, il le voyait presque tous les jours durant son 'entraînement' le matin. Ils s'entendaient assez bien.
Lenalee était le soleil brillant quand il se sentait fatigué vers la fin de la journée. On aurait dit qu'elle apparaissait toujours quand il avait besoin d'aide ou qu'il était déprimé. Et même si Harry avait du mal à comprendre son immense foie, il comprenait sa vision du monde mieux que la plupart. D'un autre côté, Bookman semblait être toujours en train de le surveiller. Le vieil homme savait tellement de choses, et parmi l'Ordre il savait le plus de choses sur le monde magique. Des fois, Harry prenait son courage à deux mains et posait une question dont l'autre connaissait toujours la réponse, mais il n'aimait pas particulièrement parler à Bookman. Il y avait juste quelque chose chez l'autre qui était … désagréable n'était pas le bon mot, mais peut être que le mot 'détaché' correspondait mieux même si en même temps ce n'était pas ça.
Une fois Harry avait aperçu un Général, et il serait content de ne pas en rencontrer un face à face. Celui qu'il avait vu avait été un homme grand et musclé qui aurait sûrement adoré poignarder n'importe qui de la Congrégation dans le dos. Littéralement. Il était menaçant, et le Garçon-Qui-A-Survécu ne voulait pas en rencontrer un autre si c'était le genre d'expérience qu'il aurait.
Il voyait Kanda tous les matins, toutes les nuits, et quelques fois pendant une bonne partie de la journée. Puisqu'ils partageaient une chambre, et que c'était une chose étonnante pour tous ceux vivant à la Congrégation puisque tous ceux qui s'approchaient des quartiers de Kanda recevaient le regard du démon. Ils étaient tombés dans leur propre routine où ils parlaient le moins possible. Harry avait appris les habitudes de l'autre très, très bien dans le but d'éviter sa colère, et donc il savait quand il était sauf de se lever et d'aller se coucher. Dans tous les cas, ils étaient dans une trêve que Lavi considérait souvent effrayante.
Il voyait aussi souvent Lavi puisque l'autre aidait souvent quand Harry faisait des recherches. Il découvrit que l'autre était d'une grande aide, encore plus si le sujet était l'histoire. Ils mangeaient presque tout le temps ensemble, et lors des rares fois où ils ne pouvaient pas, le sorcier s'asseyait soit avec Marie soit avec Lenalee.
Avec Allen, Harry lui trouva un autre côté. Il découvrit à quel point l'autre chérissait l'Ordre, et en même temps, comment quelque chose clochait avec comment l'Ordre voyait Allen. La plupart était extrêmement amical et juste aussi content de pouvoir parler avec l'Exorciste qu'Allen l'était. Mais il y avait ceux qui regardaient l'autre avec méfiance dans leurs yeux qui pourrait passer pour quelque chose de simple, mais Harry ne le voyait pas de la même façon. Evidemment il voyait aussi beaucoup Link, puisque l'autre était l'ombre d'Allen. Ils s'entendaient bien, même si des fois Harry se retrouvait un peu trop facilement énervé alors que Link restait calme et indifférent.
Il avait son entraînement (même si il n'aimait pas l'appeler comme ça puisque ça ne ressemblait pas à un entraînement) tous les matins vers neuf heures, et il durait jusqu'à environ douze heures, quand il allait déjeuner. En général, ça consistait en lui essayant désespérément de rester debout et d'apprendre son entraîneur du jour. D'habitude c'était Allen ou Marie, et de temps en temps Kanda, qui était strict et dur. L'épéiste le gardait en général bien après le déjeuner, et étrangement c'était ces jours-là qu'il préférait. C'était comme si Kanda était celui qui comprenait le mieux sa haine d'être inutile.
Après la session et le déjeuner, il allait à la librairie et rencontrait souvent soit Lavi soir Johnny, même si il y avait des jours où il se retrouvait dans le silence bienfaiteur.
Il remarqua que si l'Ordre était une chose, c'était silencieux.
C'était surtout dû aux Exorcistes, et il était impressionné par la révérence que la majorité leur payait. Ça lui faisait parfois se demander ce que aurait été sa vie si l'Innocence de sa cape l'avait fait Exorciste. Il s'enleva rapidement cette pensée de la tête – il avait déjà suffisamment sur le dos, merci bien.
C'était souvent qu'il feuilletait les livres de sorts que Komui lui passait. La plupart des sorts à l'intérieur n'était pas excessivement puissant, mais était en fait le point de départ de la magie de guérison. Il découvrit rapidement qu'il n'était pas doué pour ça, pas doué du tout, mais il continuait d'essayer d'apprendre parce qu'il ne pouvait pas se permettre de regarder quelqu'un de blessé dans les yeux et lui dire 'désolé, je ne peux pas vous aider parce que je n'étais pas doué pour ça et ça m'a énervé, alors j'ai arrêté d'essayer'. Une fois, il avait reçu une surprise quand Bookman était venu le voir avec un épais livre d'anciens sorts. Ces sorts étaient très utiles, mais très difficile. Il avait à peine apprit un sort durant la semaine et demie qu'il l'avait.
C'était lors d'un autre jour dans la librairie qu'il eut une pensée soudaine ça faisait presque un mois que 'ça' c'était passé. Il ne savait pas quand allait être la prochaine pleine lune, mais plus elle approchait, plus il s'inquiétait. Personne n'agissait différemment, pas même Kanda, mais le problème était tout de même là. Il n'était pas certain que Komui soit au courant, considérant qu'il n'avait rien dit qui l'indiquait, et Harry était sûr que le Japonais garderait ce fait secret autant qu'il le pouvait.
Il s'adossa contre le canapé où il était assis il était large et confortable, ce qui aidait à décontracter ses muscles tendus et endolories. Il avait déjà mis le livre de sort de guérison sur le côté pour la journée, sachant très bien qu'il ne pourrait jamais rien faire alors qu'il ne pouvait pas penser clairement à travers la frustration qu'il ressentait à ne pas pouvoir lancer un simple sort pour décontracter ses muscles. A la place, il avait posé un autre livre épais sur ses genoux, celui que Bookman lui avait donné sans un mot.
Il n'y avait pas de titre, ou si il y en avait un, il était tellement vieux et usé qu'il avait été effacé. Les liens étaient solides, mais les pages étaient épaisses et jaune d'âge. Les vieux ouvrages n'avaient rien de nouveau pour lui, mais Harry en savait assez pour savoir que celui-ci était extrêmement vieux. Le type de parchemin, par exemple, ainsi que l'écriture. Sans parler qu'il semblait avoir été relié par des fils et rien d'autre, mais plus tard rattaché à une couverture plus épaisse et plus durable avec dieu sait quoi ajouté en plus.
Il était entièrement consacré à la magie de 'Guerre'. Il y avait à l'intérieur des sorts dont il n'avait jamais entendu parler, et il y en avait même qu'Hermione ne connaissaient certainement pas, simplement parce qu'ils tournaient autour d'une technique spéciale qui était à la base de ses enseignements.
Il enseignait comment voir, comprendre, et manipuler les particules magiques présentent dans l'air, ce qui le rendait confus parce qu'il croyait que la magie venait de l'intérieur. Bookman lui avait expliqué que c'était vrai – la magie vient de l'intérieur – mais que juste parce que tu utilisais la magie à l'intérieur de toi, est-ce que ça voulait dire qu'une magie externe n'existait pas ? La technique était ancienne, très ancienne, jetée aux oubliettes des siècles auparavant parce que c'était une ancienne magie que personne ne comprenait vraiment, et parce que très peu de personnes seulement pouvait apprendre à l'utiliser.
Malgré tout, le livre clamait que une fois les bases maitrisées, alors il y aurait une toute nouvelle horizon dévoilée en ce qui concerne la magie d'attaque et qui pourrait détruire le plus grand des ennemis. Il l'avait feuilleté, et avait découvert qu'il expliquait comment manipuler les particules magiques trouvées dans des choses comme l'herbe, le sable, ou encore l'air. Comment les utiliser dans leur état pur, comment les utiliser pour simplement charger des sorts normaux.
Malheureusement, dans ce cas aussi, il n'avait pas fait beaucoup d'avancées.
La porte s'ouvrit et quelqu'un entra, évitant soigneusement les piles de livres près de la porte. Il y en avait d'autres partout dans la pièce, et en particulier le canapé. Harry soupira et leva les yeux, trouvant Johnny le regardant en cillant. Derrière Johnny, Harry aperçu une partie d'un garçon qu'il n'avait jamais vraiment vu se tenant un peu plus loin dans le couloir, passant sa tête dans l'embrasure pour regarder dans la pièce.
Il avait rapidement découvert qu'il était suivit par ledit-enfant, et ce depuis qu'il était arrivé. Le garçon n'approchait jamais Harry ni ne lui parlait, l'observant simplement de loin. C'était agaçant en quelque sorte, mais puisque ça ne lui faisait pas de mal, il ne disait rien. Il se demandait souvent à qui était cet enfant, puisqu'il n'en avait jamais vu d'autres.
- Bonjour Harry. Salua Johnny avec un sourire et un geste de la main libre, l'autre portant un petit paquet. – Comment vont les choses ?
- Pas terrible. Grogna Harry, refermant le livre et le posant délicatement sur le côté. – C'est comme si peu importe ce que j'essaye, j'échoue misérablement. Je ne me souviens pas que le magie ai un jour été aussi difficile pour moi.
- C'est la même chose pour les Scientifiques tu sais. Dit l'autre en entrant, refermant la porte derrière lui et faisant disparaitre le visage de l'enfant. – On a souvent besoin de recommencer parce que notre premier essai a échoué. De plus, il y a quelques fois des choses que tu ne peux pas faire correctement, et d'autres qui sont difficiles peu importe qui tu es. Tu essayes de faire les deux.
- Je suppose, mais je ne peux pas dire 'Oh désolé, est-ce que tu peux attendre un ou deux ans, je ne le maitrise pas encore tout à fait' à Voldemort. Il répliqua avec un soupir, changeant de position et enlevant une pile de livre du canapé et la posant sur le sol. Johnny s'approcha et s'asseya, s'enfonçant dans les cousins.
- Eh bien, c'est vrai. Tu vas juste devoir faire de ton mieux avec ce que tu as.
- Ouais. Ouais, je sais. Merci quand même. Il haussa les épaules. – Alors, qu'est-ce que tu as ?
- Oh ! Le visage de l'autre se fendit en un large sourire alors qu'il posait le paquet sur ses genoux. – Komui la fait. Je ne suis pas sûr de ce qu'i l'intérieur. Il m'a dit de ne pas regarder sans toi.
- Ah bon ? Alors, ouvre-le !
Les doigts de Johnny défirent rapidement le sceau, et il ne fallut pas longtemps pour que plusieurs articles de papier soient placés entre eux deux. Ils se tournèrent, croisant leurs jambes pour prendre le moins de place, et Harry prit la note se trouvant sur le dessus.
- Hmm, c'est de Komui. Il annonça alors qu'il regardait l'écriture maintenant familière. – Elle dit … voyons … 'Harry, est-ce que tu te souviens de la théorie que j'avais, celle où ton sorcier maléfique pourrait avoir caché son Horcrux dans un endroit qu'il appréciait ? En faisant des recherches, j'ai découvert l'endroit où il a grandi. Ça semble être un endroit possible.' Eh bien, ça peut être vrai. Il interrompit sa lecture avec un froncement des sourcils. – Il y en avait un, mais il avait déjà été pris.
- C'est bien alors. Pépia Johnny. – Qu'est-ce que ça dit d'autres ?
- Il dit, 'J'ai aussi essayé de venir avec d'autres similarités de tout genre, parce qu'elles détiennent en général des indices. J'ai découvert que Dumbledore avait grandit dans la même ville que toi, à Godric Hollow-' Sa respiration se coupa. Il n'était pas au courant pourquoi Dumbledore ne lui en avait jamais parlé ? '- et même si je ne sais pas s'il y a une possibilité qu'un Horcrux soit là, ça pourrait être bien d'aller voir. C'est ce que j'ai trouvé. De plus, quand tu recevras ça, viens me voir dans mon bureau.'
La dernière phrase était presque impossible à déchiffrer. Elle semblait avoir été rajoutée à la va-vite, comme si Komui avait trouver une nouvelle information assez soudainement, ou peut-être ça avait été une pensée de dernière minute.
Johnny s'occupait de trier la – assez petite – pile, et il lui tendit un petit paquet qui semblait avoir été copié d'un livre.
- On dirait un extrait d'un livre. D'après le langage, c'est une biographie … oui, une de Dumbledore ? Komui a marqué sur la marge que c'était ça, et …
- Qu'est-ce que c'est ? Demanda Harry en se penchant avec curiosité, surprit quand l'autre les lui passèrent avec un soufflement agacé. Au début, il n'était pas certain de savoir pourquoi l'autre était agacé, mais il découvrit que sur les marges, en plus de petites notes, des gribouillis étaient dessinés. Certaines étaient assez amusantes, d'autres faites par ennuis, et il rit en les voyant. Sur la dernière page, il remarqua une sorte de maquette de robot fait rapidement.
- Il y a aussi quelques articles de journaux. Ajouta le Scientifique alors qu'il continuait de trier. – L'un d'eux est sur le … le meurtre de tes parents.
L'autre le lui tendit presque immédiatement, et Harry mis la biographie de côté pour un moment dans le but de l'étudier. Il y avait une image avec l'article, montrant une maison en parfait état, puis l'image passait sur la même maison mais en partie détruite, surtout sur une certaine zone. Il réalisa après l'avoir regardée pendant quelques longs moments que c'était sa maison, celle où il avait vécu alors qu'il était encore qu'un bébé. L'article racontait les évènements de l'attaque, du bébé qui était le seul survivant, avec une nouvelle cicatrice pour le montrer, et la défaite du Seigneur Noir.
Un morceau de papier était attaché derrière disant 'Je me disais que ça pourrait t'intéresser', et derrière se trouvaient d'autres attachés, sauf que c'était des lettres écrites en très petit envoyées au journal à propos de l'article. Quelques-uns se réjouissaient de la défaite du Seigneur Noir, d'autres se lamentaient des pertes, mais plus que tout il y avait celles qui parlaient avec tristesse des Potters, qui étaient morts. Beaucoup espéraient que le jeune Potter grandirait pour devenir un grand sorcier.
Il les lis avec une certaine admiration et sentit sa gorge se nouer. C'était le genre de motivation qu'il n'aurait pas pût demander, parce qu'elle semblait, pour lui, si profonde. Il savait à quoi ressemblait le monde avec Voldemort présent, et lire à quel point ils étaient soulagés, heureux, à quel point les gens étaient content lui donnait l'impression que c'était devenu encore plus important. Il avait beaucoup de gratitude pour Komui, qui avait trouvé bien de les inclure.
- Il y en a plus. Murmura doucement Johnny, comme si effrayé de le déranger.
Dans la pile se trouvait d'autres articles à propos de Godric Hollow, mais en-dessous il y en avait d'autres sur les Potters. Ils étaient anciens, évidemment, alors Harry les manipula avec précaution, comme si il pouvait les déchirer avec le moindre mouvement. Ils y en avait plusieurs avec des images, et il vit les nécrologies qu'un couple avait écrit pour ses parents, longs et détaillés, et il savait que Komui les avaient ajoutés non pas parce qu'elles étaient utiles pour leurs recherches, mais parce qu'Harry en avait besoin pour se remettre debout.
Il voulait les lire tout de suite, mettant tout le reste de côté, mais il se retint. Il voulait rester concentré, et peut-être les utiliser comme une sorte de récompense à la fin de la journée, avant d'aller au lit. Alors, malgré son envie, il les posa délicatement sur le côté et prit une profonde inspiration.
Johnny et lui passèrent lentement en revu tout le reste, mettant ensemble des faits qui paraissaient important. Une fois fait, ils trouvèrent qu'il y avait peu de chances pour qu'un Horcrux se trouve là, mais Harry voulait tout de même visiter. C'était l'endroit où il était né, l'endroit où Dumbledore avait grandi, et il voulait voir cet endroit et s'en souvenir à travers ses propres yeux et non à travers des photos. C'est ce qu'il dit à l'autre, qui sembla comprendre tout à fait, même s'il semblait inquiet.
- Eh bien, c'est juste que ... Et si il devinait que tu y retournerait ? Il y aurait certainement un piège, tu sais ?
- Mais, si il y a une chance, alors c'est qu'il y a de grandes chances qu'il cache quelque chose, non ? Il répliqua. – Quoiqu'il en soit, je serais très prudent, je te le promets.
- Ce n'est pas de mon ressort, tu vas devoir demander à Komui. Sourit Johnny avec excuse. – Je ne sais pas ce qu'il va te dire, mais tu devrais rester prudent malgré tout, d'accord ?
-Je ferais de mon mieux. Harry se souvint du conseil que lui avait donné Lavi quelques semaines auparavant, et ajouta : - Non, je ferais mieux que ça.
Johnny ne répliqua pas, souriant simplement et se penchant en arrière. Il regarda autour de la pièce, détendu, avant de reprendre la discussion :
- Tu ne penses pas que tu devrais aller voir Komui maintenant ?
- Aller voir ... ? Oh ! Le sorcier rougit en se rendant compte qu'il avait oublié la note. – C'est vrai. Oui. Je vais y aller alors.
Harry se leva, étirant dans la même foulée son corps endolori du mieux qu'il pût. Il dit un rapide au-revoir à son nouvel ami, puis se dirigea vers la porte. Au dernier moment, il se souvint des articles qu'il voulait tellement lire, et se retourna pour les prendre, seulement pour voir que l'autre les lui tendait. Surprit, il retourna près de lui et les prit, et Johnny lui offrit un léger sourire avant de remettre son nez dans la pile avec un air que Harry avait rapidement apprit à reconnaitre comme étant sérieux.
Il faisait plus froid à l'extérieur de la pièce, et il passa une main dans ses cheveux. En revanche, au lieu de se rendre dans le bureau de Komui, il se dirigea vers la salle qu'il partageait avec Kanda, ne voulant pas que quelque chose arrive aux précieux documents.
Il ne rencontra personne sur le chemin mis à part ce qu'il pensa être un Traqueur prenant un autre couloir qu'il reconnut comme étant un des principal et qui menait à la cafétéria. Il ne vit pas l'enfant non plus, et quand il se retrouva devant la porte de bois, il cogna doucement dessus. Il attendit, ne sachant pas si Kanda était là ou non, et fut content de l'avoir fait quand il ouvrit la porte avec un air sombre.
Kanda resta silencieux, laissant simplement le passage libre et retournant dans la chambre. Harry ferma la porte derrière lui, allant vers l'autre côté de la pièce où se trouvait son lit. A côté se trouvait une table de chevet, et il gardait ses rares possessions sous son lit. Posant les papiers sur la table de chevet, il ouvrit le tiroir et en sortit des pilules pour décontracter ses muscles que la Matrone lui avait donnée plusieurs jours auparavant quand il s'était tordu la cheville. Il en prit une, remettant le reste à l'intérieur, ferma le tiroir et se retourna.
Ils ne dirent rien, même s'ils partirent au même moment. Il semblait qu'ils allaient dans la même direction, mais ça ne dérangeait pas Harry. Du moment qu'ils ne se disputaient pas, et que l'autre n'essayait pas de lui fracasser le crâne, leur silence était assez confortable. Quand ils atteignirent la cafétéria, Kanda changea de direction pour s'y rendre, et Harry lui fit un léger signe de la main et un 'à plus tard', recevant un grognement en réponse.
Il fut amusé par le Traqueur qui approchait par l'opposé, parce que l'autre avait une expression choquée. Se sentant joyeux, il le salua avant de le dépasser.
L'entrée du bureau de Komui était fermée, mais ça ne le surprenait pas vraiment. Il cogna, fortement cette fois-ci, et fut un peu surprit quand il entendit un bruit sourd de l'autre côté. Un peu inquiet, il appela :
- Komui ?
Puis le silence pendant plusieurs longues secondes avant qu'il n'entende :
- Oui, oui, tout va bien ici, qui est-ce ? C'était la voix de Komui, mais l'autre semblait un peu paniqué.
- C'est toi qui m'as demandé de venir. Répliqua-t-il en levant les yeux au ciel. – Et je voulais aussi te demander quelque chose.
- ... Oui, d'accord, attend !
Il y eu un autre 'crash', quelques mots intéressants, puis la porte s'ouvrit à la volée pour révéler un Komui troublé, son béret manquant presque de tomber et sa veste se travers.
- Comment puis-je ... Oh ! Harry, pardon pour ça. L'homme rit, et il crût voir quelque chose bouger derrière le Superviseur. – Entre, je suis juste uh ... en train de terminer.
L'intérieur était encore plus en désordre qu'à l'habitude, et il y avait des pièces mécaniques un peu partout. Komui fut rapide à les ramasser et à les placer dans une boîte avant de la pousser sous la table.
- Assis toi ! S'exclama-t-il, et Harry regarda avec méfiance le canapé plein de papiers, documents, et autres petites choses dont il ne savait pas comment étaient arrivées là. – Que voulais-tu me demander ?
- Eh bien, il prit place sur l'acoudoir du fauteuil à la place, - Déjà, je voulais te remercier pour ces articles et le reste, sur mes parents.
- C'était rien.
- Et je voulais te demander si je pouvais aller à Godric Hollow. J'aimerais y aller, et voir ce que je pourrais y trouver.
- Est-ce que c'est ta seule raison ? Les yeux de Komui se firent plus perçants et il se plaça contre le rebord de son bureau. Pendant un moment, Harry essaya de venir avec une réponse qui lui vaudrait une réponse positive, mais le regard de l'autre était tellement semblable à celui de Dumbledore, si connaisseur, que ce qui sortit de sa bouche fut :
- Non. Il se maudit intérieurement. – Je veux aussi voir la maison où … je vivais. Et la tombe de mes parents.
- Je vois. Les lunettes du chinois brillèrent, cachant ses yeux. – Il y a un petit problème avec ça.
- Quoi ? Un problème avec le fait que je veuille y aller, ou un problème avec mes raisons ?
- Eh bien, surtout tes raisons. Vois-tu, si tu pensais simplement qu'il pourrait y avoir quelque chose d'utile à Godric Hollow, je n'aurais aucun problème que tu y aille.
- Pourquoi est-ce que ce serait mal de vouloir voir la tombe de mes parents ? Demanda Harry, sa colère augmentant. – Ce n'est pas comme si ça prenait beaucoup de temps ! Une heure, plus ou moins.
- Il n'y a absolument rien de mal avec ça, soupira Komui. – Le problème réside dans le fait que tu es personne très émotionnelle, Harry, et il n'y a aucun doute qu'Il le saura. Et je sais qu'il ne manquera pas une chance de t'éliminer, à chaque chance qu'il aura.
- Tu pourrais te tromper, insista Harry. – Et si il n'y avait pas de pièges là-bas ?
- Tu pourrais avoir raison. Dit l'autre en levant ses mains en défense. – Mais tu pourrais aussi avoir tort, et ça a les conséquences les plus désastreuses que l'autre.
Il ouvrit la bouche pour le contrer avec colère, mais il fut coupé :
- Même si je n'ai jamais dit que tu ne pouvais pas y aller.
- ... Quoi ? Il cilla plusieurs fois, et dût remettre ses lunettes en place quand elles glissèrent de son nez.
- Tu es ta propre personne, et je ne suis pas ton Supérieur. Tu peux partir dès que tu les souhaite. Expliqua l'autre patiemment. – Bien sûr, le problème avec ça, est que les Exorcistes ont besoin de ma permission pour partir. J'ai dit que j'aiderais, et je le ferais. Je vais donner l'autorisation à Allen, Lavi, et Kanda, si il le souhaite, d'aller avec toi, mais je te demanderais d'attendre soit demain, soit le jour suivant.
Au début, rien ne rentrait, puis ça commença, et Harry sentit sa colère fondre. Quand avait-il un jour été autorisé à être sa propre personne ? Jamais, vraiment. Pas quand il était chez les Dursley, ni quand il avait été à l'école, même si plusieurs fois on l'avait laissé faire. Ni quand il était partit avec Dumbledore, pendant toute sa vie, parce qu'elle avait toujours dictée par les autres.
- ... Merci. Il se décida à dire, se sentant touché pour des raisons qu'il ne connaissait pas.
- C'est normal. Répliqua Komui avec un léger sourire. – Je te suggère de prendre Lavi avec toi, et deux autres, par contre je ne te limiterais pas à Allen et Kanda. Donne-moi une journée, reviens demain après-midi vers la même heure.
- D'accord ... Merci ... Tu voulais me voir pour autre chose ?
- Huh ? L'expression calme de l'autre fut remplacée par de la confusion.
- La note ? Elle disait de venir te voir quand j'avais le temps, tu te souviens ?
- Oh ! Le visage de l'autre s'éclaira. – C'est vrai. C'était parce que quelqu'un voulait te rencontrer, mais c'était il y a déjà un petit moment. Il est retourné dans sa Branche, mais il a dit qu'il reviendrait. Ça fait un moment, alors j'imagine qu'il ne devrait pas tarder.
- Me rencontrer ? Pourquoi ? S'enquit-il avec un froncement pensif des sourcils.
- Ah ça, je n'en suis pas sûr. Je n'écoutais pas vraiment, il a l'habitude de beaucoup parler et de choses stupides en plus. L'autre haussa des épaules, puis ajouta : - je t'enverrais quelqu'un lorsqu'il reviendra, si ça ne te dérange pas ?
- Non, fait-le. Harry cilla, haussa des épaules, puis se leva. – Bon, si c'est tout ... ?
- Vas y. Je te verrais demain.
- Okay, à plus tard. Il contourna le canapé, la tête pleine de pensées, et traversa la pièce. Il atteignit la porte, et entendit quelque chose d'étrange. Il stoppa.
Quand elle s'ouvrit brusquement, ce fut peut-être seulement parce qu'il était sur ses gardes qu'il fut capable de reculer assez vite. Il sentit le vent alors qu'il frôlait son nez, à un cheveu, et dans sa précipitation tomba en arrière.
Il fixa la porte avec incrédulité, celle-ci ayant été envoyée contre le mur, la poignée ayant créée des fissures.
- Komui ! La voix était forte et agité, et il leva ses yeux, toujours écarquillés. – Je suis revenu pour- ! Hey, gamin, qu'est-ce que tu fais au sol ? Je sais que l'homme parfait que je suis est génial, mais il n'y a aucune raison de te prosterner…
Je crois que tu viens juste de manquer de lui donner une contusion, idiot. Komui s'approcha rapidement, fronçant les sourcils en direction du nouveau venu et secouant doucement Harry. – Tu vas bien ?
- J'ai ... juste failli perdre ma tête. Répliqua-t-il choqué, fixant toujours l'autre. – Qu'est-ce que c'était ?! Est-ce que les gens ne cognent plus maintenant ?!
- Eh ? Qu'est-ce que tu faisais debout derrière la porte ? Demanda l'étranger en se frottant la joue. Pendant qu'Harry continuait de le fixer, Komui ricana et ajouta :
- Eh bien, au moins on sait que ces entraînements servent à quelque chose.
Harry tourna son regard pour en lancer un meurtrier au Superviseur, qui lui tendit une main pour l'aider à se relever. Il pensa à l'ignorer, mais au final l'attrapa. Il fut facilement remis sur ses pieds, et il fronça des sourcils en direction de l'étranger.
L'autre sourit : - Tu devrais faire plus attention, Bak, c'est inenvisageable de briser le crâne de personnes que tu veux rencontrer.
- Eh ?! C'est Harry Potter ? L'étranger fut soudainement face à lui, ses yeux écarquillés : - Ah, je m'excuse dans ce cas !
- C'est celui qui ... ? Il tourna son regard vers l'autre, qui lui rendit un léger hochement de la tête. Il retourna son attention vers l'étranger : - Um, d'accord. Et vous êtes ?
- Bak Chan, Superviseur de la Branche Chinoise de la Congrégation de l'Ombre. S'introduit l'homme, faisant un arc dans l'air avec son bras avant de se pencher en avant : - Enchanté, Harry Potter.
- J'aimerais pouvoir dire la même chose … Harry ne termina pas sa pensée puisqu'elle était claire. C'était difficile de dire que vous êtes ravi de rencontrer quelqu'un dans ces circonstances. L'autre ne sembla pas le remarquer.
- Je voulais discuter avec toi au sujet de la magie, expliqua Bak alors qu'il se redressait. – Ca m'a toujours intéressé, mais vois-tu, ma propre magie n'a jamais été suffisante, ni … suffisamment normale pour être inclue dans le monde magique.
- Tu es un sorcier ? La surprise d'Harry était suffisante pour lui faire oublier ce qu'il s'était passé l'instant d'avant.
- Oh oui ! Ma famille, à vrai dire. S'exclama Bak. – Mais on possède un certain type, et je voulais en savoir plus sur le tient. Peut-être pouvons-nous travailler sur un échange ?
- Es-tu sûr que ce soit une bonne idée ? Interrompit Komui.
- Quel est ton type exactement ? Demanda Harry en ignorant l'autre, observant l'autre Superviseur avec curiosité.
- Eh bien, tu pourrais appeler ça de la Magie du Sang, mais ce n'est pas vraiment le cas. Répliqua Bak. – Comme je l'ai dit, un échange peut-être ? Est-ce que ça te dirais de venir visiter la Branche Asiatique pendant un moment ?
- Hey, Bak, je n'ai jamais dit que tu pouvais faire ça. Interrompit de nouveau Komui. – De plus, il a plein de choses à faire en ce moment. Peut-être la semaine prochaine.
- Tu n'es pas sa mère ! Bak fit la moue. – Laisse le garçon prendre ses décisions tout seul ! Alors, Harry, qu'est-ce que tu en dis ?
Harry était conscient que Komui, qui s'était déplacé juste en dehors de la vision de Bak, mimait de se couper la couper la gorge avec sa main avec une grimace. Harry fronça les sourcils, se demandant pourquoi l'autre ne voulait pas qu'il y aille, mais il voulait vraiment en savoir plus sur cette 'Magie du Sang', alors il haussa les épaules.
- Aujourd'hui je ne peux pas, ni demain, et je ne sais pas quand. Quand j'en aurais l'occasion, ça ne me dérangerait pas. Les yeux de Bak s'illuminèrent de joie, tandis que Komui laissait sa tête tomber en avant. – Mais je ne sais pas quand ça sera.
- Oh, aucun problème ! Je suis sûr que Komui te laissera venir quand tu pourras. Dit l'autre en souriant. – N'est-ce pas Komui ?
- Certainement. Répondit-il, même si sa voix était morte.
- Et de toute manière, viens à n'importe quel moment, pas besoin d'être formel !
Harry leva un sourcil, curieux. Il se demanda comment, exactement, il était censé 'venir' quand, si la Branche était correctement nommée, il devait se rendre en Chine. Il ouvrit la bouche pour acquiescer, mais Komui le devança :
- Oui oui, il a eu ton message, maintenant sort de mon bureau, veux-tu.
- Mais, l'homme parfait qu-
Bak fut poussé en dehors de la pièce, la porte claquée sur son visage. Pendant un moment, le silence régna.
- Est-ce que c'était nécessaire ? Demanda finalement Harry.
- Tu n'as aucune idée. Vint la réponse, suivit par un soupir. L'autre alla vers son bureau, s'affaissant sur son siège.
- Pourquoi est-ce que tu ne veux pas que j'aille à la Branche Asiatique ? S'enquit Harry en jetant un coup d'œil vers l'autre alors qu'il posait sa main sur la poignée de la porte.
- C'est juste que je ne veux pas que tu sois distrait, c'est tout. Soupira de nouveau l'homme. – La 'Magie de Sang' de Bak … je ne sais pas à quel point c'est populaire dans votre communauté, mais c'est autre chose. Honnêtement, je ne pense pas que tu puisque y réussir, et je ne veux pas que tu t'inquiètes parce que tu n'y arrive pas alors que tu essayes déjà de faire tellement de choses.
- Oh ... Il regarda ses pieds, un peu embarrassé. – Pardon. Je suis juste curieux.
- Ce n'est rien. Tu pourras y aller quand tu auras plus de temps, mais tu dois me promettre quelque chose en retour.
- ... D'accord.
- Promet-moi qu'après cette visite, si tu ne peux pas matérialiser ou utiliser n'importe quelle magie qu'il te montrera, ou si tu ne penses pas pouvoir, puisque je suis certain que tu vas essayer de l'apprendre, que tu n'insisteras pas.
L'expression de Komui était sérieuse, et donc Harry hocha la tête sans un mot. Après un moment, l'autre sembla satisfait.
- Très bien. Tu peux y aller, termine ta journée. Souviens-toi, reviens demain, avec ceux qui t'accompagneront, d'accord ?
- Okay. Merci pour ton aide.
Et c'était sincère. Il était vraiment reconnaissant pour tout ce que l'Ordre avait fait pour lui. Il quitta le bureau, avançant dans le couloir, perdu dans ses pensées. Il croisa quelques Traqueurs et deux Scientifiques sur le chemin. Les Traqueurs le regardèrent avec curiosité, alors que les Scientifiques le saluèrent poliment de la tête. Il répliquait toujours de même, et au départ il comptait retourner dans la librairie, mais décida par la suite qu'il ne serait pas capable de se concentrer, et il s'arrêta.
Il était au centre de plusieurs choix. Un à sa droite, un sa gauche, et un autre couloir qui continuait tout droit. Il cilla, ne reconnaissant pas vraiment l'endroit où il était, puis haussa les épaules. Qu'est-ce qu'Allen avait dit une fois ? 'Toujours avancer'. Même s'il ne savait toujours pas ce que ça voulait dire, il sourit légèrement et prit le couloir qui continuait devant lui. Il se demanda où il allait le mener.
Voilà pour cette fois. A la prochaine !
