Bon, j'ai quelques jours de retard, mais au moins je me suis souvenue de poster ce chapitre.


Harry s'attendait à être désorienté lorsqu'il ouvrirait les yeux – ça lui paraissait être quelque chose de normal. A la place, il vit et comprenait qu'il regardait un plafond de plâtre. Il y avait une large craquelure qui partait sur le côté, de plus petites s'éparpillant à partir d'elle. Il avala tout cela, ayant l'impression d'avoir toujours été réveillé, son esprit encore plus réveillé que son corps et réfléchissant frénétiquement. Il avait une clarté des choses qu'il n'avait jamais eu que lorsqu'il était pris dans une situation difficile. Il remarqua le vent venant frapper le côté de son visage, et s'assis.

La première chose qu'il fit fut de vérifier si la blessure était toujours présente. Son pantalon était toujours comme neuf, et une légère pression ne révéla que de la peau et aucune douleur. Il se sentit presque revigoré. Puis il tourna la tête en direction du vent.

Le mur de la pièce où il se trouvait avait été démolit, réduit en morceaux.

Il y avait des piliers de support sortant de ce qu'il restait peut-être à un mètre les uns des autres, et rien sur le haut ou le bas. Du plâtre, du bois, et du verre était rependu sur le sol, et une fine couche de poussière grise recouvrait le tout, provenant sûrement du mur brisé. A la gauche du trou se trouvait Link, peut-être à une dizaine de mètres de la position d'Harry, agenouillé et se tenant à couvert derrière ce qui restait du mur. Plus loin, il pouvait voir une rue couverte de débris de verre, et un trou dans le toit du bâtiment opposé au leur. Dans le ciel, les Akumas de niveau un flottaient, de petites formes noires allant et venant parmi eux, suivit par des explosions et des balles.

La poussière lui amena les larmes aux yeux et il toussa, couvrant sa bouche d'une main et s'aidant de l'autre pour se lever. Link se retourna au bruit, et ses yeux plissés apparurent soulagés, et s'assombrirent de suspicion.

- Potter ? Demanda-t-il avec précaution, changeant de position pour qu'il puisse donner autant d'attention à Harry qu'à ce qui se passait à l'extérieur.

- Oui. Murmura-t-il, ses yeux regardant un peu partout, prenant note des tableaux brisés, du canapé placé contre le mur, de la grande cheminée avec de la poudre de cheminée à côté, même si elle était rependue par terre. – Où est-on, au juste ?

- Dans une des maisons de la ville, pas très loin du cimetière. Apparemment satisfait, Links se retourna de nouveau, mais Harry ne manqua pas le regard fuyant. – Walker et les autres essayent de s'occuper des Akumas aussi rapidement que possible, mais il semblerait que le Comte veut causer autant de destruction que possible.

- Et les habitants ? Demanda Harry avec inquiétude, se souvenant au dernier moment de parler doucement alors qu'il s'agenouillait lentement derrière Link. – Où sont-ils ?

- Je ne peux pas dire pour sûr. L'autre passa sa tête de l'autre côté et apparemment ne trouva rien de dangereux. – En revanche, je les ait vu évacuer aussi rapidement que possible, utilisant plusieurs méthodes d'après ce que j'ai vu. Ils ont évacués les …

Link s'arrêta et lui lança un regard.

- Comment appelez-vous ceux qui n'ont pas connaissance du monde magique ?

- Moldus. Répliqua-t-il immédiatement, ignorant les mots qu'avait utilisés l'autre. – Ils se sont donc occupés des Moldus aussi ? C'est bien, on n'aura donc pas trop à s'inquiéter …

- C'est ce que j'avais pensé. Acquiesça l'autre. – Mais après plusieurs sorciers ont commencés à apparaître – et je veux dire littéralement – et ils ont posés pas mal de problèmes eux-mêmes. Même les menaces les plus vulgaires de Kanda n'ont apparemment pas été suffisantes pour les forcer à partir.

- Des Aurors ? Dit-il à haute voix, plus pour lui-même que pour Links. – Bon sang … ils n'ont aucune chance !

- Ils sont plus dans le chemin qu'autre chose, et même si ils ont enfin réalisés qu'ils ne pouvaient pas gagner, ils essayent de s'occuper des autres parce qu'ils ne leurs font pas confiance, ou qu'ils essayent en vain de les aider.

Son esprit tournant dans tous les sens, Harry regarda de nouveau vers le ciel, et après un moment, une lumière rouge s'élança à travers le chaos, et il la regarda glisser sur l'armure de l'Akuma, forçant un des Exorciste – il ne pouvait pas dire lequel à cette distance – à l'éviter et manquer leur propre attaque. La lumière alerta l'Akuma, et des balles plurent dans la direction qu'elle venait. Il entendit vaguement des cris, et il réprima à peine l'envie d'aller voir.

- N'y pense même pas. Il tourna la tête, surprit, mais Links ne regardait même pas dans sa direction. – Une seule erreur, et d'après ce que j'ai entendu, tu es prône à en faire, et tu es cuit. Ne prend pas de risque. Ils sont trop têtus pour partir, et ce même si vous avez un moyen si simple de partir. De plus, ce ne serait peut-être pas une si bonne idée de te faire voir.

- Ce n'est pas important de savoir si c'est une bonne idée ou non. Contra-t-il immédiatement, se mettant sur la pointe des pieds pour être à côté de l'autre. – Si je n'essaye pas au moins, quel est l'intérêt de se défendre ?

- Il y a beaucoup de façon de se battre, Potter, et la tienne est te battre dans l'ombre.

Il hésita, simplement parce qu'il essayait de penser, pour une fois, sur les répercutions que sa présence pourrait avoir. Il entendit un cri, et décida alors qu'il s'en fichait.

Il utilisa ses pieds pour se propulser en avant, lui donnant une accélération supplémentaire, et sachant à quoi il devait s'attendre, esquiva les mains puissantes de Links. Il garda la tête baissée et ses mains contre lui. Sa cape se trouvait en-dessous de son manteau, et il abaissa légèrement la fermeture.

Les rues étaient un vrai désastre, et il ne connaissait pas du tout l'endroit. Heureusement le son d'une dispute violente devint de plus en plus élevé, et après quelques tournant et raccourcit, il était certain de n'être qu'à une rue de la source ou du moins, il espérait que c'était le cas.

Il pouvait entendre les pas de Links derrière lui, et il remarqua avec fierté qu'il pouvait maintenir sa course aussi bien que les autres. Il n'était pas dépassé, même si ça ne devrait pas être trop difficile, et il se demanda si l'autre était si porté sur les règles et la logique qu'il le pensait. Droit devant eux, les voix furent soudain silencieuses, et il s'inquiéta lorsqu'il sentit le poids dans l'air, sans compter ce qui se trouvait au-dessus de lui.

Il atteignit le bout de la rue et les vit. Ou plutôt, il en vit certain, car plusieurs étaient dissimulés hors de sa vue par une forme ronde familière. Il entendit le click lorsque plusieurs projectiles furent mit en place, pointant vers les personnes se trouvant devant lui. Il courait avant même de se rendre compte qu'il s'était arrêté.

Il atteignit l'Akuma mais ne ralentit pas, et à la place se força à avancer puis stopper ses pieds. Il se sentit tomber, et se tourna, sa main allant instinctivement en arrière pour amortir sa chute, et il glissa en avant, juste en-dessous du petit espace qui restait. Un morceau de verre égaré s'enfonça dans la paume de sa main, mais il le remarqua à peine, amenant son autre main vers son autre manche juste au moment où il bougea son poignet d'une certaine manière. Sa baguette fut éjectée de son portoir, et juste alors qu'il était à couvert de la chose au-dessus de lui, enfonça ses talons dans le sol, passant la baguette d'une main à l'autre tandis que l'élan le poussait debout. Juste avant que ses pieds ne quittent le sol, il utilisa la plante de son pied pour se retourner, balançant sa main dans la bonne position et sentant sa magie se concentrer dans sa poitrine, et cria juste au moment où un éclair de lumière et de son retentit :

- Protego !

La lumière éblouie les alentours, et il perdit conscience de tout ce qui l'entourait à part sa baguette, comme si la gravité n'était soudainement plus. La lumière était si puissante qu'il ne pût rien voir pendant plusieurs minutes à part du blanc, et il le vit si clairement qu'il ne pouvait pas dire si ses yeux étaient fermés ou ouverts. Puis le son suivit, une grande explosion qui lui blessa le cœur et fit trembler le sol. Ses oreilles sonnèrent, puis il sentit son dos frapper quelque chose de solide, lui coupant la respiration, et il ne pouvait rien entendre à part l'explosion qui secoua le monde autour de lui.

Il était toujours vivant lorsque la lumière diminua et que le bouquant s'amoindrit, et il pouvait sentir qu'aucun virus mortel n'avait pénétré dans son corps et se propageait. Les yeux fermés sous la douleur de la lumière sur sa rétine, il prit sa baguette et balança sa main dans les airs. Il sentit plus qu'il ne vit, parce qu'il ne pouvait rien voir sur l'instant autre que la lumière blanche derrière ses paupières, son sort être lancé. Il savait que ça signifiait qu'un minuscule projectile doré s'était élancé vers le ciel, sans faire de bruit, et qu'à un moment il se disperserait dans plusieurs directions, toujours sans bruit, dans l'espoir que là où ils étaient, un des Exorcistes le remarquerait, même s'il n'avait pas vu la première partie fuser dans le ciel. Ce sort, il l'avait développé durant ses entraînements dans le seul but d'appeler à l'aide sous certaines circonstances. Ça avait été une idée de Komui, et il avait été assez insistant sur ce point.

On aurait dit qu'une seconde s'était seulement écoulée. Peut-être avait-il était chanceux et que quelqu'un s'était trouvé près, il ne le savait pas. Mais alors qu'il sentait ses sens lui revenir, il entendit une voix légèrement amusée dire :

- Ce n'était pas ta rescousse la plus gracieuse, je ne pense pas, mais on a tous besoin de commencer quelque part. Il ouvrit un œil, ignorant la légère sensation de brûlure, et vit Lavi lui lancer un rictus par-dessus son épaule. – Non ?

- Eh bien. Il frotta ses yeux et grimaça, abaissant le bras qui tenait sa baguette. – Je ne pense pas qu'on m'ait un jour appelé gracieux de toute façon.

Il entendit la nouvelle explosion et sentit la chaleur résultante sur son visage. Il ne s'en formalisa pas, et à la place ouvrit ses yeux qui, heureusement, n'étaient pas douloureux cette fois. Pendant un moment tout était plutôt flou, mais sa vision devint rapidement plus nette et il observa le dos de Lavi alors que l'Exorciste regardait autour de lui avait attention, attendant de voir si le bruit avait attiré de l'attention. Quand rien n'apparut immédiatement, l'autre se retourna.

Harry fronça des sourcils, se trouvant de nouveau contre un mur qui avait était suffisamment fragilisé pour qu'il commence à s'effondrer le moment où il l'avait percuté. Il n'était pas complètement tombé, mais ses jambes et son dos avaient créés une moulés une forme assez impressionnante dût au choc. Il remit ses lunettes en place, et questionna :

- Il s'effondrera avant même que je me détache, n'est-ce pas ?

- On dirait bien. Dit Lavi avec un sourire, son marteau par-dessus son épaule et observant le mur bancale. – Je pourrais penser à plusieurs choses à dire, mais c'est trop facile avec toi.

- Merci. Répondit Harry en levant les yeux au ciel, sa voix parfaitement sarcastique. – Tu sais vraiment comme illuminer ma journée.

- S'il ne faut que ça, ta future femme n'aura pas de problèmes à le faire.

Il pensa brièvement à Ginny, dans une robe de mariée, le regardant, heureuse et avec joie. Il se demanda si les cérémonies sorcière utilisaient des robes. Il supposa que non – peut-être une sorte de robes avec de la dentelle à la place.

Puis une main lui fut présentée, et ses pensées passèrent par la fenêtre, remplacée par sa conscience toujours à vive et d'adrénaline. Il n'y pensa pas, attrapant le poignet derrière la main et se laissant être tiré hors de sa forme encastrée. Il le sentit commencer à bouger au moment même où il était déplacé, et le temps qu'il soit sur ses pieds, il pouvait entendre le mur s'effondrer et la poussière venir chatouiller son nez.

- J'dois y aller, est-ce que tu penses-

- Hey! Bastion ! Qu'est-ce qu'il y a ?! Allez, bon sang, c'est quoi cette saleté ?!

'Cette saleté' se révéla être le dessin maintenant familier de croix se répandant sur le visage et le corps d'un jeune homme séduisant. Il était surélevé par le bâtiment voisin à celui où Harry se trouvait avant, juste deux mètres plus loin. Il était entouré par quelques Aurors qui paraissaient horrifiés et impuissant. Un d'entre eux était en train d'utiliser ce qu'il pensait être un sort de diagnostic, mais il semblait devenir de plus en plus paniqué.

- C'est bon. Murmura-t-il à l'hésitation de l'Exorciste. – Je m'en occupe, tu dois aller aider les autres.

Lavi s'élança sans réfléchir plus, atterrissant sur un toit plus stable, même si il craqua horriblement, et salua :

- Bonne chance, et Link, fait attention à qu'il ne fasse rien de trop stupide !

Surprit, Harry tourna la tête et vit que Link lui lançait un regard noir. Il avait oublié que l'autre l'avait suivi. Il l'ignora la seconde d'après, se dirigeant vers le groupe bouleversé. Il y en avait deux qui étaient sensibles et continuaient d'observer, concentrés sur leur tâche, mais presque tous semblaient dépassés par les évènements.

Son arrivé attira des regards incrédules, méfiants, et impressionnés. Il les ignora ce qui était quelque chose de facile pour lui, après des années. Il parla, et essaya de prendre un ton calme :

- Vous devez tous partir, vous ne serez que blessés si vous restez.

Il les contourna doucement, s'agenouillant près du blessé, et ressentit un étrange calme l'envelopper, ainsi qu'une conscience aiguë des alentours. Il regarda l'homme, qui à son tour de regarda, essayant de l'atteindre désespérément. Harry le laissa faire, passant ses propres bras autour des épaules de l'autre, et il lui murmura de se détendre.

- Qu'est-ce qui lui arrive, est-ce que tu peux l'aider ?! Un jeune homme effrayé demanda, apparaissant comme étant un nouveau. Se sentant désolé pour lui, et pour l'homme dans ses bras, et pour tous ceux présent cette nuit, les Akumas inclus, Harry les ignora, observant les étoiles noires se propager et se rependre jusqu'à que finalement il se transforme en poussière et s'effondre sous son propre poids.

Pendant un instant, seul le silence pouvait être entendu. Puis :

- Qu'est ... Qu'est-ce que c'était ?! Où, quoi, comment ... ?

- Ces créatures sont appelées Akumas. Dit Harry aussi doucement que possible, enlevant doucement la poussière qui se trouvait sur lui et ignorant le fait qu'un homme vienne juste de mourir dans ses bras, pour pouvoir se lamenter dessus plus tard. – Leurs balles portent un poison, et si elles vous touchent, vous mourrez. Il n'y a pas d'antidote, rien.

- Rien ? Demanda le nouveau, suppliant. – Tu n'aurais rien pût faire du tout ? Il … Il était pourtant si sympa ! Il … Il venait d'Allemagne, mais il était un Auror américain, et il était venu ici sous une requête … il a une famille, son troisième enfant doit bientôt naître ! Comment … ?

Les autres Aurors avaient tous perdus quelqu'un à un moment donné. Ceux qui se tenaient plus dans la réalité aidèrent le nouveau à aller prendre l'air, mais les autres restèrent là, la mâchoire serrée et le regard attristé, acceptant que la première chose qu'ils aient à faire était de collecter autant d'informations que possible.

- Tu sais ce que sont ces choses, gamin ? Un grand homme musclé lui demanda impatiemment. – Comment est-ce qu'on s'en débarrasse ?

- Vous ne pouvez pas. Répliqua-t-il du même ton.

- Tes amis ne semblent pas avoir de problèmes. Contra l'homme hargneusement en jetant un regard vers le combat, puis marmonnant à voix basse : - Monstre.

Harry l'entendit, et ça l'énerva plus qu'il ne l'aurait pensé. Serrant les dents, il cracha :

- J'ai dit que vous ne pouvez pas, il y a une différence. Ils le peuvent pour une certaine raison que je ne peux pas dire pour le moment parce qu'on est resté là trop longtemps. Il regarda autour de lui et vit Link dissimulé dans l'ombre, les observant avec attention. – Et sachez cela :

- Rien que vous ne ferez ne pourra les tuer. Aucun d'entre vous, ni aucun autre Auror. Les seuls sorts qui fonctionnent sont ceux de protection. Je vous demande de vous protéger et de protéger ceux qui ne peuvent pas, mais sinon, restez en dehors de tout ça.

- Po-Pour qui tu te prends ?

- Attend ... Attend, je connais ce visage ... L'attention de tout le monde divergea vers un homme tremblant qui semblait avoir vu des jours meilleurs. – Toi ! Tu es ce ... ce gars, Harry Potter, non ?!

Il s'y était attendu quand tous les visages se tournèrent vers lui avec des opinons complètement différentes. Il mentirait si il disait que ça ne l'agaçait pas, mais il avait appris depuis longtemps à ne pas s'en formaliser. C'était, après tout, aussi normal pour lui que c'était pour un Moldu de se lever le matin pour aller travailler.

- Mon Dieu ! S'exclama l'homme, des larmes montant dans le coin de ses yeux alors qu'il prenait Harry dans ses bras. – Personne ne savait … il y avait tellement de rumeurs qui disaient que vous étiez mort que les gens … les gens ont commencés à perdre espoir ! Avec toutes ces étranges créature et- et Vous-Savez-Qui …

Vraiment embarrassé, il tapota l'épaule de l'autre et se retrouvait à court de mots. L'homme recula et lui donna un léger sourire, tremblant et plein d'espoir.

- Mais ... Mais vous n'abandonnez pas, hein ? Vous essayez toujours de Le détruire, nan ?

- Pourquoi je serais là sinon ? Demanda-t-il doucement. – Juste parce que vous ne me voyez pas … ne veut pas dire que je ne suis pas là.

Il y eut un flash de lumière, et il fut si surprit que sa main frappa par réflex, ruinant la lentille d'un appareil photo qui semblait coûter assez cher. Il cilla, puis sourit honteusement.

- Oops ?

- Qu'est-ce que tu fais encore là, demi-portion ? L'homme musclé questionna en levant une main menaçante. Harry se retrouva face à un homme plutôt petit avec un nez crochu et des lunettes fissurées. Il apparaîtrait presque piteux si ce n'était pour l'éclat de joie absolue et d'excitation présent sur son visage. Plus poli, un autre Auror fronça des sourcils de façon désapprobatrice :

- On t'avait demandé de partir, n'est-ce pas, Safarri ? Ce n'est pas une place pour un reporter débutant comme toi.

- Mais vous ne voyez pas ?! C'est l'endroit parfait ! Imaginez – moi, le seul avec suffisamment d'informations sur cet incident ! Et Harry Potter ! Il regarda Harry dans les yeux sans flancher, son excitation augmentant alors qu'il réparait son appareil sans même regarder ce qu'il faisait. – Mon nom est Simm Safarri, mon vieux, mais tu peux m'appeler Simm si tu veux. Maintenant – quelles sont vraiment les nouvelles récemment ?

Harry grimaça, surtout quand une explosion retentie même pas deux rues de leur position. Ce fut Link qui le sauva en mentionnant que ce serait vraiment le moment de se cacher. Tout le monde acquiesça unanimement, et ils descendirent la rue dans une formation serrée qu'Harry fut surprit d'apprendre déjà connaître. Ils trouvèrent une ancienne poste qui était en grande partie intacte, et ils se dépêchèrent d'aller à l'intérieur, les Aurors commençant rapidement à placer des sorts de protections.

- Ce serait mieux si vous partiez. Essaya de nouveau Harry, essayant de paraître convaincant avec une once d'autorité. – Il n'y a vraiment rien que vous ne puissiez faire ici.

- J'aurais pensé que les forces de l'ordre magique auraient découvert ce fait d'eux-mêmes, et beaucoup plus tôt. Dit Link avec dédain, mais comme si il ne faisait que dire les faits. – Après tout, vous étiez plutôt protecteur, Potter.

- Pas pour le Ministère. Contra Harry avec un profond froncement des sourcils. – Certainement pas pour le Ministère.

- Et qui es-tu d'ailleurs ?! Explosa l'homme musclé. – Je suis presqu'à bout là ! Je m'en fous si tu es le Garçon-Qui-A-Survécu, tu ferais mieux de commencer à répondre aux questions maintenant !

Les Aurors parurent horrifiés, sifflant des réprimandes étranglées à l'autre, dont le nom semblait être Boda Kadsadra. Harry devait l'admettre – Boda semblait vraiment être à bout. Il fronça des sourcils et lança un regard à Link, qui regardait de l'autre côté, mais il s'arrêta pour donner au jeune sorcier un regard d'avertissement.

- Son nom ... n'est pas important. Commença-t-il lentement. – Mais il est notre ... enfin non, il est du côté de l'Ordre.

- L'Ordre du Phœnix ?! S'exclama Simm, ses yeux semblant presque sur le point d'exploser.

- Non. Harry secoua la tête, puis stoppa pour rassembler ses pensées sur ce qu'il pouvait dire, gardant dans son esprit le fait que Voldemort tirait maintenant les ficelles du Ministère. – Non, pas celui-là. Vous n'avez pas besoin de savoir ça non plus, et je crains ne pas pouvoir vous en dire plus à part que leur but est de détruire ces créatures les Akumas.

- Tu en as déjà parlé qu'est-ce que c'est ?

- Pour faire simple, ils étaient à l'origine des personnes vivantes, mais à cause du … chef, elles sont utilisées pour détruire, et s'opposer à l'Ordre. Leur chef est un peu comme Voldemort – Là, les Aurors tressaillirent. – Et d'après ce que je sais, les deux ont vaguement joins leurs forces. Les Akumas peuvent seulement être détruits par une substance spéciale qui ne fonctionne pas pour tout le monde, qui choisit son partenaire comme le fait une baguette. Vous ne pouvez pas les détruire. Vous ne pouvez pas gagner contre eux. N'essayez pas. Protégez juste ce que vous pouvez. Et si vous rencontrez quelqu'un avec une peau grise, des yeux dorés, et sept croix sur leur front, courez. Il y en a plus que un, et ils peuvent facilement paraître normaux, mais si vous voyez quelqu'un comme ça, n'essayez même pas de les combattre.

- Que sont-ils ? S'enquit Body en serrant fermement sa baguette, et Harry se demanda si la baguette avait, depuis le temps, des marques de doigts de ce qu'il devinait étaient une habitude.

- Je ... Harry regarda Link, qui l'observait mais ne disait rien d'autre à part son expression inchangée. – Je ne peux pas dire. Mais est-ce que c'est vraiment important ? Vous devez juste les éviter. J'ai déjà dit plus que je n'aurais dût.

- Mais tu laisses beaucoup de choses dans le noir, n'est-ce pas ? Demanda Simm.

Harry ne répondit pas, et à la place écouta les sons dehors pendant un moment avant de changer de sujet.

- Je ne sais pas à quel point c'est connu, mais Voldemort est derrière le Ministère, lui dictant ses actions. Alors soyez prudent sur ce que vous dîtes et faîtes – ça vous causerait plus que des 'ennuis'.

- On devrait y aller. Dit la personne polie. – Ils nous ont probablement laissés pour morts, puisqu'il n'y a eut aucun renfort. On doit rentrer et prévenir la population.

- Si il y a eu des renforts d'envoyés. Un qui n'avait pas encore parlé marmonna de façon morbide.

- Ne soit pas stupide. Claqua la voix de Boda. – Evidemment qu'ils l'ont fait. Ces salauds essayent de jouer à Dieu ou quelque chose du genre, et j'aim' pas ça !

- N'allez pas chercher les problèmes. Prévint Harry. – Je dois y aller, je vais aller voir si il y a des survivants quelque part.

- Pareil ici. L'autre homme musclé répliqua avant de lui tendre la main avec hésitation. - … et merci. Pour les actes héroïques, je s'ppose. Ne meurt pas.

Il prit la main géante et sourit chaleureusement. – Je crains que ce soit les problèmes qui me trouvent, mais je ferais de mon mieux pour suivre vos conseils.

- Est-ce qu'il y a des messages que tu veux faire passer ? L'homme poli demanda. Il hésita, puis secoua la tête :

- Non. C'est trop risqué. Mais j'apprécie vraiment l'offre. Je n'ai pas entendu votre nom – qu'est-ce que c'est ?

- Ta curiosité m'honore. Sourit l'autre qui lui tendit la main.

- Je ne suis pas Dieu, juste quelqu'un de chanceux.

- Je ne suis pas sûr de cela, maintenant que je te t'ai rencontré. Ils se saluèrent. – Et je suis Vila. Vila Dedstromm. Mais tu peux m'appeler comme tu veux. Et je crois que je te dois aussi des remerciements, Harry.

- Aucun problèmes, et merci Vila. Harry recula. – C'était sympas de tous vous rencontrer. On se reverra peut-être quand tout ça sera terminé.

- Tu es vachement confiant. Et si ce n'est pas le cas ? Demanda Boda en croisant ses bras.

- Eh bien ... je ne vais pas abandonner, alors du moment que je suis en vie ... il y a toujours de l'espoir, même s'il est petit.

- Confiant et prétentieux. Boda sourit pour la première fois avant de placer sa main sur la tête d'Harry. – Mais ce n'est pas encore trop présent. Par contre fait bien attention que ça ne te monte pas à la tête. Ne voudrait pas terminer comme certaines personnes.

- Sans blagues. Acquiesça Harry. Il se tourna, et, à l'entrée, salua par-dessus son épaule. Puis il fut dehors, et l'air était brûlant. Il pouvait voir un feu au loin, et il ressentit une profonde tristesse pour tous ceux qui venait de perdre leur maison aujourd'hui. Il ne savait pas vraiment à quel point la magie pouvait réparer les choses telles qu'elles étaient Seraient-ils capables de reconstruire la ville comme elle était avant ce désastre ? La scène ressemblait à une image de guerre. C'était une scène de guerre.

Link était juste derrière lui lorsqu'ils émergèrent, et il parla doucement :

- Ton monde te tient en respect.

- Tu n'imagines pas. Répliqua Harry en roulant un peu des yeux. Même si il était content que, même si c'était peu, son nom pouvait donner de l'espoir aux gens, alors qu'il n'y en avait presque plus. Link fit un son qui pouvait être d'agrément. Il commença à courir dans les rues, cherchant un bâtiment qu'il pourrait escalader. La plupart étaient détruits ou ne paraissaient pas assez stables pour lui. Son compagnon ne dit rien, perdu dans ses pensées. Ce qui était parfait pour Harry, ses propres pensées menaçantes de le plonger dans état proche d'une transe.

Il trouva finalement un bâtiment – l'ancienne banque, très ancienne, et reconstruite lorsque les moldus avaient encouragés la construction de bâtiments résistant aux séismes. Il n'était pas certain de savoir quand il avait passé la frontière de la zone moldue, mais la banque en témoignait. Ce fut facile de trouver l'échelle, et il la grimpa. Link resta en bas dans le but d'être surtout un éclaireur, même si Harry ne savait pas trop ce qui le préoccupait. Il monta jusqu'en haut et trouva rapidement l'endroit le plus pratique pour se dissimuler. Puis il commença à utiliser sa propre technique.

Ce n'était pas grand-chose, et au début il avait presque craqué à cause de toutes les choses passives qu'il apprenait – 'pour que tu puisse te protéger', 'pour que tu puisses être utile' (même si personne ne l'avait dit ainsi, il était conscient des connotations silencieuses dans ce qu'ils disaient), 'pour que tu sache quelque chose, puisque tu ne peux pas vraiment détruire les Akumas'.

C'était ... simple en théorie, mais pas si simple en pratique. C'était simplement envoyer une barrière qui n'arrêterait que d'un côté et protéger les Exorcistes autant que possible. Mais pour ça il fallait prendre des décisions à la seconde près et la capacité d'observer ce qui pouvait être un large périmètre. Et en plus, les Exorcistes étaient si rapides il lui avait fallu beaucoup de temps pour pouvoir les suivre avec ses yeux et sa baguette. Et il avait tout de même raté pas mal d'opportunités.

Tout le monde insistait pour dire que c'était une tâche importante. Que se passerait-il si quelqu'un ne voyait pas quelque chose et était sur le point d'être poignardé ou recevoir une balle, mais qu'Harry le voit à temps ? A vrai dire, quand il avait entendu ça, son esprit se demandait plutôt 'et si je ne le vois pas ?'

Ça devait être cette étrange concentration, l'adrénaline, et son esprit vide avec lequel il s'était réveillé qui lui permettait de bouger aussi vite. Il lançait les rares sorts de protections qu'il connaissait, renvoyant balles après balles, et il vit une fois Lavi lever la main vers lui, suivit par le sourire fier d'Allen.

Il se demanda pourquoi c'était si stimulant.

On aurait vraiment dit que des feux d'artifices étaient lancés dans le ciel, et il se demanda si quelque part une ville pouvait peut-être les voir. Il ressentit un frisson glacé courir le long de son dos, et pour une raison ou pour une autre, vit quelque chose apparaître dans le bas de sa vision, accompagné par une profonde envie de regarder. Et il le fit, contre son jugement.

Il vit un bras humain traverser sa poitrine, coude vers le bas.

Il n'avait pas mal. Il n'avait pas du tout l'impression que c'était là, mais pourtant il était bien là, devant ses yeux. Il remarqua vaguement qu'il ne saignait pas. Ses habits n'étaient pas abimés. C'est alors que quelque chose de chaud frôla son dos et qu'une respiration caressa son oreille.

- Tu pauses un peu trop de problèmes à mon goût, jeune homme. Part, et je te laisserais vivre.

Il sentit des gouttes de transpiration glisser le long de son cou, glacées contre sa peau brûlante. Il ne répondit pas, même si il ne savait pas vraiment si c'était par peur ou juste parce qu'il ne voulait pas répondre.

- Non ? C'est dommage. Tu sais, je pensais que tu étais un peu intéressant. Mais bon. Adieu.

Et il regarda la main tourner et commencer à se retirer violemment en vitesse ralentit.


Je suis certaine que vous avez devinez qui c'était. Sur ce, à la prochaine !