Allen adopta un air pensif, passant sa main dans ses cheveux alors qu'il avançait dans le couloir. Il avait l'impression qu'il manquait quelque chose, comme si il y avait quelque chose qu'il était censé faire. D'après ce qu'il savait il n'y avait nulle part où il devait être. Il n'avait pas de missions – il en avait juste eut une petite depuis qu'il était revenu avec Harry la première fois. Evidemment il était surveillé. Link le suivant derrière lui en était une preuve concrète. Mais il était aussi celui qui devait surveiller Harry puisque l'Ordre ne pouvait pas se permettre d'assigner trois Exorcistes à la surveillance d'une seule personne, et donc pourquoi ne pas utiliser quelqu'un qui était pour ainsi dire assigné à domicile ?

Même s'il était probablement le meilleur choix pour ce travail. Il avait cela secret surtout parce qu'il ne savait pas ce que ça voulait dire. 'Cela' étant le fait qu'il puisse traquer Harry peu importe où il se trouvait. Il était presque certain que ça avait un rapport avec toutes ces fois où il avait été propulsé dans les visions d'Harry et rendant son œil douloureux. Maintenant, il pouvait voir Harry comme il le ferait un Akuma, même si il savait pertinemment que l'autre n'en était pas un. C'était une sorte d'image qui flashait et qui le menait dans la bonne direction, et toujours accompagnée par une sorte de noirceur qui flottait au-dessus du sorcier et qu'il ne pouvait pas expliquer.

Et Allen ne savait pas quoi penser de tout ça.

Il avança dans le couloir suivant qui le mènerait là où il voulait aller, et à la fin atteignit une lourde porte en bois. Il cogna avant d'entrer. L'intérieur de la pièce était vide, une pièce vide qu'Harry avait décrétée suffisamment confortable pour parler avec ses amis et s'entraîner à la magie.

S'entraîner à la magie. Même maintenant, cette pensée était étrange pour Allen.

Il entra, prétendant que Link ne se glissa pas à l'intérieur à sa suite, et sourit en direction du trio qui était assis autour d'une radio sans fil. Harry le salua de la main avec un sourire similaire, et ça soulagea Allen. Il s'était vraiment inquiété pour l'autre garçon quand ils étaient revenus de chez Xenophilius deux jours auparavant.

Harry avait insisté à détruire le loquet seul. Allen l'avait sût dès le début, mais les deux autres non, et ils n'avaient pas été content d'apprendre qu'Harry le ferait sans eux. Allen ne savait pas pourquoi Harry avait agi seul quand il était si clair qu'il était heureux que ses amis soient de retour, et malgré sa propre joie à apprendre que l'autre s'était confié à lui et à lui seul, il pensait qu'il aurait dût en discuter plus avec lui puisque çà avait apparemment affecté l'ambiance qui entourait les sorciers.

Et ce n'était pas pour le mieux.

Ron lui lança un rapide sourire avant de retourner son attention à la radio sans fil, marmonnant des mots qui ne disaient rien du tout à l'Exorciste et qui lui semblaient vraiment étranges. Hermione le salua de la tête. Elle était devenue un peu plus tolérante envers l'Ordre dans son intégrité, mais elle semblait toujours être sur ses gardes en présence d'Allen, et même si il ne comprenait pas pourquoi, il n'en n'était pas non plus offensé.

- Est-ce que je peux me joindre à vous ? Demanda-t-il poliment.

- Bien sûr. Le sourire d'Harry était un peu fatigué mais était tout de même chaleureux. – Prends-toi un morceau de sol.

- Merci. Remercia l'Exorciste en s'asseyant en indien en face du garçon à lunette. – Alors, um, est-ce que je peux demander ce que vous êtes en train de faire ?

- Bien sûr. Répéta Harry en tournant son attention vers Ron. – Apparemment il y aurait une émission qui s'appelle 'PotterWatch'à la radio, protégée par un mot de passe. Ron essaye de le deviner.

- Ah bon ? s'enquit Allen, curieux, mais il ne s'embarrassa pas de demander comment ça fonctionnait. Il avait appris depuis longtemps que la magie n'était pas quelque chose que l'on pouvait comprendre sans connaître les principes de bases, et les bases qu'il connaissait ne lui permettaient généralement pas d'apprendre des choses plus poussées.

- Je l'aie ! S'exclama soudainement Ron alors que des bruits étaient émis de la radio. – Je l'ai trouvé ! Le mot de passe était Godric !

- -de retour deux de nos contributeurs m'ont rejoint ce soir. Bonsoir les garçons !

- Salut.

- Bonsoir, River.

- River est Lee. Offrit Ron. – Ils ont tous des codes, mais tu peux en général dire-

- Shh ! Siffla Hermione. Allen sourit légèrement avant de se pencher en avant pour écouter.

- Avant de prendre des nouvelles de Royal et de Romulus, continua la voix. – On a une autre liste de morts que la Radio Indépendante à Transmission Magique et le Daily Prophet ne pense pas importantes à signaler. En premier on a les nouveaux morts qu'on a découverts suite au récent massacre de Godric Hollow. D'abord le brave Auror qui était en visite des Amériques, nommé Bastion. On envoi toutes nos condoléances à sa femme enceinte et ses deux enfants. Une autre personne de cette liste est-

Allen devait avouer qu'il était plus concentré sur l'expression que portait Harry que sur la malencontreusement longue liste récitée. Le visage de l'autre était fermé et détaché, mais il avait depuis longtemps apprit suffisamment pour dire que l'autre était peiné.

Il ne savait pas vraiment ce qu'était sa relation avec Harry. Professeur ? Gardien ? Ami ? Camarade ? Ou juste une connaissance ou un allié temporaire ? Il ne savait pas, mais il pensait que c'était un mélange de tous. Harry était quelqu'un de vraiment fascinant, et il pensait qu'ils se ressemblaient plus qu'il n'aimait l'admettre. Et il n'aimait pas l'admettre parce qu'on aurait dit qu'il se regardait si il était né dans une vie différente, et ainsi, il pouvait juger l'autre garçon un peu trop parfaitement.

- -Nous avons aussi appris récemment la mort de Ted Tonks et de Dirk Cresswell.

A ça, les visages des sorciers tombèrent dans une incrédulité et tristesse bien visible. Celui d'Hermione était déchiré par l'horreur tandis que Ron détourna le regard après juste moment. Harry resserra la mâchoire et les poings mais à part ça ne réagit pas.

- De plus, il y avait aussi un gobelin du nom de Gornuk. Il est à penser qu'un Né de Moldus, Dean Thomas et un deuxième gobelin qui auraient fait partie du groupe de Tonks, Cresswell et Gornuk se seraient échappés. Si Dean nous écoute, ou si quelqu'un a des renseignements sur sa position, ses parents et ses sœurs attendent désespérément des nouvelles.

- Ohh ... Marmonna Hermione avec détresse. Allen regarda autour de lui et vit qu'Harry le regardait.

- Dean est un ami à nous. Il expliqua calmement. – On est allés au collège ensemble.

Allen hocha la tête en compréhension. Lui-même n'avait jamais été à l'école avant, mais il savait que c'était probablement comme si c'était quelqu'un de la Congrégation, comme un Scientifique, était porté disparu. Il se sentit désolé pour ce monde magique détruit de l'intérieur.

- A Gaddley, une famille Moldu de cinq a été retrouvée morte dans sa maison. Ce sont des membres de l'Ordre du Phœnix qui ont confirmés que la cause de la mort était le sort de la mort. C'est une preuve supplémentaire que le massacre des Moldus est un sport de plus en plus prisé dans ce nouveau régime – pas qu'on en ait besoin de plus.

- Chers auditeurs, j'aimerais vous inviter à nous joindre pour une minute de silence à la mémoire de Ted Tonks, Dirk Cresswell, Gornuk, Bastion, les Moldus tués par les Mangemorts, et tous ceux perdus dans le massacre de Godric Hollow.

Le silence tomba, et Allen le respecta. Il pleura même les personnes qu'il ne connaissait pas. La guerre était suffisante pour cela, et il était évident que ça énervait les trois autres. Même Link resta silencieux, assis et regardant la radio parce qu'il n'y avait rien de mieux à regarder.

- Merci. Avant qu'on ne poursuive avec les nouvelles informations sur comment le nouveau régime affecte le monde Moldu, je laisse la place à Romulus. Est-ce que tu maintiens, comme tu le fait depuis la première fois que tu es venu, qu'Harry Potter est toujours vivant ?

- En effet. A ça, Allen releva la tête. C'était une voix qu'il reconnaissait vaguement – le loup-garou Lupin. – Il n'y a aucun doute que sa mort serait annoncée aussi rapidement que possible par les Mangemorts si ça arrivait, parce que ça porterait un coup au moral de ceux qui résistent le nouveau régime. Je pense qu'Harry va bien, et je sais qu'il est avec de redoutables guerriers en ce moment même. 'Le Garçon Qui A Survécu' reste un symbole pour tout ce qu'on défend le triomphe du bien, le pouvoir de l'innocence, le besoin de continuer à se battre. Il les représente tous, et je sais qu'il continuera de se battre jusqu'à la fin.

Un fin sourire se dessina sur le visage d'Harry, et c'était une bonne chose à voir. Allen pensait silencieusement que malgré tout ce que le garçon devait porter sur ses épaules, au moins il avait de bons amis pour l'aider.

- Et que dirais-tu à Harry si tu savais qu'il nous écoutait, Romulus ?

- Je lui dirais qu'on est tous avec lui. Continua Lupin après une légère hésitation. – Je lui dirais de suivre ses instincts, qui sont efficaces et presque toujours bons. Et je lui dirais que ... qu'on est tous fier de lui.

Les yeux d'Hermione se remplirent de larmes tandis que Ron regardait le sol avec des yeux brillants. Harry baissa la tête et ses cheveux couvrirent ses yeux. Timcampy sortit de la poche d'Allen et vola vers lui, frottant la tête du sorcier dans une tentative de réconfort.

- 'Redoutables guerriers' en effet ! Une nouvelle voix s'exclama à la radio. – Presque aussi redoutables qu'un groupe de Mangemorts !

- Et laissez-moi vous présenter notre invité surprise, présenta Lee. – Un brave homme qu'on appellera Saber-

- Non, non, non ! Interrompit la nouvelle voix. – J'ai déjà dit que je ne prendrais pas de surnom ! Je m'appelle Simm Safarri et-

- Oui, oui. Soupira brièvement Lee avant d'ajouter. – Simm ici présent était présent lors du Massacre de Godric, et il est l'auteur de l'article qui fait en ce moment fureur à son sujet. Dites-moi, Simm- est-il vrai que vous avez vu Harry Potter ?

- Oui, oui, vous le sauriez si vous aviez lu l'article. Répliqua rapidement Simm. – Oui, je l'ai vu. Je lui ai aussi parlé. Je ne sais pas avec qui exactement il était, mais Potter semblait avoir acquis certains talents intéressants.

- Vous dîtes que vous lui avez parlé ? Et quelle a été votre impression est-ce qu'il semblait aller bien ?

- Oh très bien. En forme et entier. Il était très sérieux et semblait savoir ce qu'il faisait. En fait, il a échangé des coups impressionnants avec ces affreux Akumas. Il semblait aussi assez proche de ces étranges personnes qui l'accompagnaient.

-Et que diriez-vous aux auditeurs au sujet de Harry ?

- Eh bien, il a dit des quelques chose de très intéressant que je pense vous devriez tous entendre. Dit Simm, et Harry fronça des sourcils, curieux, tandis que Hermione et Ron le semblait encore plus. – Il a dit, et de cite, 'Juste parce que vous ne me voyez pas … ne veux pas dire que je ne suis pas là'. Je pense qu'il est très occupé à trouver un moyen de nous débarrasser de Vous-savez-Qui, et que tout le monde doit garder espoir.

Ron haussa un sourcil en direction d'Harry et Harry rougit légèrement.

- C'est courageux de dire ça. Pensa Lupin à voix haute.

- Oui, ça l'est. Confirma Lee. – C'est quelque chose que quelqu'un de confiant dirait. Est-ce qu'il y a autre chose dont vous vous souviendriez ?

- Il semblerait qu'il y ait une sorte d'Ordre dédié à combattre ces Akumas. Allen cilla et tourna la tête pour voir qu'Harry évitait soigneusement son regard. – Il y avait trois personnes avec Potter quand il est apparu, et ils ont détruits cette armées assez rapidement. D'après ce que je sais, ils n'étaient pas de notre monde, mais ils connaissaient le vrai secret de ces créatures.

Allen écouta l'émission continuer, les rapports concernant ceux qui étaient proches d'Harry ainsi que les quelques mots censés d'un autre ami du nom de Fred, même si son identité était mise en question. Il écouta les rapports sur les endroits que le Seigneur Noir avait visités, que ce soit ici ou à l'étranger. L'ensemble sembla détendre l'atmosphère autour des trois autres, ce qui était bien, mais alors que l'émission touchait à sa fin, Allen vit qu'Harry avait une expression de résignation.

- C'est génial, hein ? Demanda Ron avec joie.

- C'est très courageux de leur part. Admit Hermione avec admiration. – Si on les trouve …

- Il n'est plus sur le continent ... Murmura Harry. – C'est comme si il ... cherchait quelque chose.

- Tu ne penses pas qu'il soit après la Baguette de sureau, Harry ? Demanda Hermione avec une expression qui disait clairement ce qu'elle en pensait. – Elle n'existe pas !

- Bien sûr que non. Répliqua Harry en roulant des yeux. – Parce qu'évidemment si tu n'as pas de preuves alors ça n'existe pas.

- Harry ! Cria-t-elle. – C'est ridicule ! C'est juste une histoire pour enfants ! Dumbledore voulait qu'on aille chercher les Horcrux, et c'est ce qu'on devrait faire ! Pourquoi veux-tu qu'on aille à la recherche de quelque chose qui n'existe sûrement pas !

- Je ne veux pas. Contra-t-il, secouant la tête en se levant. – Non, tu as raison, désolé. Je vais aller m'allonger un peu. J'ai mal à la tête.

Les deux autres ne dirent rien au sujet de ce départ impromptu, mais Allen le regarda partir. Quand l'autre eut disparut derrière la porte et qu'un moment ou deux furent passés, il se leva et partit à sa suite. Il lança en même temps un regard à Link, et fut soulagé de voir l'autre rester au lieu de le suivre comme il le fait d'habitude.

Il rattrapa Harry après seulement un moment à trottiner et resta silencieux, marchant simplement à ses côtés. Timcampy voletait au-dessus de leur tête, inquiet. Après plusieurs tournants et changements de couloir, ils approchèrent de la zone qui abritait les dortoirs.

- ... Est-ce que quelque chose ne va pas ? Demanda finalement Allen quand ils approchèrent. – Tu sembles perturbé depuis qu'on est revenu.

- Oui, quelque chose m'inquiète. Répliqua à contre cœur Harry. – Mais quand y a-t-il rien qui cloche ?

- Est-ce que tu veux en parler ?

- Je ne sais pas si tu comprendrais ... Allen était conscient que l'autre le dévisageait avec attention, et il resta là pendant quelques longues secondes avant que l'autre ne reprenne - Non, non, à vrai dire, tu le pourrais peut-être. Beaucoup mieux que les autres en tout cas.

Il sût immédiatement que l'autre s'inquiétait pour quelque chose d'autre, quelque chose qui était probablement dangereux et lié à ses devoirs. Donc, au lieu de s'arrêter devant la porte de la chambre de Kanda, il lui fit un geste de le suivre jusqu'à sa propre chambre.

- Je suis désolé pour le manque de place. S'excusa-t-il même en sachant que la chambre de Kanda était sûrement de la même taille. – Assied-toi où tu veux.

Lui-même prit place sur le bord de son lit et regarda l'autre prendre la chaise de son bureau, la retournant pour pouvoir lui faire face. Après un moment passé dans un silence inconfortable, il dit :

- Alors, qu'est-ce qui te tracasse ?

Harry gigota inconfortablement avant de répondre

- J'ai commencé à réfléchir sur l'histoire que Mr Lovegood nous a racontée. Sur les Reliques de la Mort. Je pense qu'elles existent. Je l'ai dit à Ron et à Hermione, mais ils ne sont pas du même avis.

Il s'arrêta pour réfléchir, puis continua

- Au début, je voulais vraiment les trouver pour moi-même. Le maître de la Mort ! Je pensais que ça me donnerais peut-être le pouvoir de détruire Vol- … le Seigneur Noir. Et que je pourrais peut-être vous aider aussi. Mais après je me suis souvenu que je ne le pouvais pas vraiment, et quel était l'intérêt si je ne pouvais pas l'utiliser ?

Allen ravala sa surprise en apprenant que l'autre avait pensé à aider la Congrégation de l'Ombre après que sa propre guerre soit terminée, ou que ce serait un élément décisif dans son intérêt envers les Reliques de la Mort.

- Puis je me suis dit que le Seigneur Noir les voudrait peut-être, et je pense qu'il est à l'étranger, en train de chercher la Baguette de sureau. Je suis sûr qu'il l'est. Je ne pense pas qu'il sache l'histoire, ou les autres Reliques, parce qu'il a été élevé par des Moldus. J'ai deux des trois Reliques.

- Deux ? Il cligna des yeux sous la surprise. Il regarda l'autre sortir une petite boule de sa poche. Elle avait une légère ressemblance avec Timcampy, mais elle ne bougeait pas.

- La pierre est là-dedans. Admit Harry. – J'ai vérifié. Quand j'ai attrapé ce Vif d'or la première fois, je l'ai presque avalé, et j'ai réalisé qu'il ne s'ouvrirait peut-être pas tant que je ne le mettais pas dans ma bouche. Quand je l'ai fait, il s'est ouvert, et il y avait une pierre à l'intérieur, et je sais que c'est la pierre de résurrection. J'avais déjà la cape.

- Et c'est ce qui te préoccupe ?

- C'est que je ne sais pas quoi faire ! S'exclama Harry. – Je veux dire, Dumbledore m'a dit de trouver les Horcrux. Et pourtant il a donné ce livre à Hermione, et quelle pourrait en être la raison si ce n'est pour qu'on trouve quelque chose à l'intérieur ? Puis il m'a donné cette pierre, et c'est comme si il me disait secrètement de toutes les trouver.

- Dumbledore semblait être un personnage mystérieux. Se permit de dire Allen. – Ça ne m'étonnerait pas qu'il laisse des indices comme cela. Mais il … il avait parlé de ce Maître de la Mort lors de sa visite. Je n'y aie pas pensé parce que c'était parmi toutes les autres choses qu'il avait dit, mais … mais je pense que tu dois plus t'occuper des Horcrux.

- Pourquoi ?

- Parce qu'il a dit qu'il n'y n'existe pas de Maître de la Mort. Les Horcrux permettent à une personne de rester en vie, c'est bien ça ? Quel est l'intérêt de devenir le Maître de la Mort, si c'était possible, si le Seigneur des Ténèbres continu de revenir ? Tu devrais rechercher les Horcrux pour faire en sorte que ça ne se reproduise plus.

Harry resta silencieux pendant un long moment, son expression pensive, et Allen continua

- Mais est-ce que c'est vraiment tout ce qui t'inquiète ? On ne dirait pas ...

- Ce n'est ... pas juste ça. Soupira Harry, apparaissant plus vieux qu'il ne l'était. – En dehors de tout ce qui ne va pas, j'ai beaucoup pensé aux Horcrux. Sur où ils pouvaient être. Et je pense …

Sa main s'égara sur sa cicatrice, la frottant sans vraiment y penser.

- Je pense que je pourrais en être un. Si Nagini – le serpent – peut en être un, alors pourquoi pas moi ? Dumbledore m'a dit une fois qu'il pensait que Vol- je veux dire, le Seigneur Noir, m'avait transmis le don de Fourchelangue par accident quand il m'a attaqué, quand il m'a donné cette cicatrice.

C'est là qu'Allen réalisa. Si Harry était vraiment un Horcrux – et ça semblait être le cas, puisque ça expliquerait l'ombre qu'il voyait tout le temps – alors il y avait un seul moyen de résoudre ce problème. Et ce serait la mort de Harry.

Son visage devait avoir montré qu'il avait compris, parce que Harry sourit piteusement.

- Je ne peux pas vraiment le dire à Ron et à Hermione. Mais je devais le dire à quelqu'un. Je ne pensais pas le faire, mais maintenant que c'est fait, je me sens mieux. Merci d'avoir écouté.

Il se leva avec l'intention de partir, et Allen se leva lui aussi, hésitant pendant un moment avant de se lancer

- Je ne comprends pas la magie, alors que je ne sais pas quelles sont les réelles conséquences ce que tu m'as dit. Mais je pense que tu ne devrais pas abandonner l'espoir. Tes amis s'inquiètent vraiment pour toi. Tu as de la chance de les avoir.

- Oui, j'en ai beaucoup. Répondit Harry, son sourire s'élargissant.

- Et une fois ... une fois que tu auras fait ce que tu dois faire, tu pourras nous rendre visite quand tu voudras, tu sais. Ce serait bien que tu viennes nous voir.

- Venir ? Il semblait si surprit que l'Exorciste sourit et élabora.

- Bien sûr. Tout le monde t'aime bien, tu sais. Les Scientifiques sont pressés d'en apprendre plus sur toi, et je sais que Johnny parle souvent de toi. Lenalee s'inquiète toujours pour ta santé, et Lavi s'amuse bien avec toi. Et je n'ai jamais vu Kanda si patient avec quelqu'un, et c'est vraiment un compliment.

- Merci.

Allen vit le regard content de l'autre et lui sourit.

- Maintenant ... j'ai faim. Tu veux venir ?

- Okay, pourquoi pas ? Rit Harry.

Ils se dirigèrent alors vers la cafétéria, parlant calmement sur tout le trajet. Johnny les trouva juste devant l'entrée et leur montra le fourreau que la division Scientifique avait crée pour l'épée de Griffondor, fourreau que Komui avait suggéré de faire et dont Harry avait approuvé l'idée. Il leur avait confié l'épée à peine une journée auparavant, et il ne pût s'empêché d'être surprit quant à leur rapidité.

Allen admira aussi le nouveau fourreau, même si il était classique comparé à l'épée elle-même.

Dans la cafétéria, en revanche, quelque chose arriva, quelque chose qui prouva que tout n'allait pas bien. Parce qu'au beau milieu de son repas, Harry reçu une vision douloureuse qui le fit perdre connaissance.

Et Allen se retrouva prit dedans une nouvelle fois.

Ce fut quelques semaines plus tard qu'Harry se retrouva dans la forêt qui entourait l'Ordre Noir. Il était avec Ron et Kanda, et ils n'étaient pas loin de la Congrégation. Ils étaient surtout en train d'entraîner Harry à l'extérieur pour une fois, et Ron avait décidé d'aller avec eux. Il était fasciné avec l'entraînement depuis qu'il avait vu un échange la première fois.

Harry était complètement concentré sur Kanda, essayant de s'habituer au poids de l'épée de Griffondor qui se balançait sur sa hanche. Il ne l'utiliserait jamais en tant qu'épée, et il comptait ne jamais le faire. Il l'a portait pour la simple et bonne raison qu'il voulait être préparé à la possibilité d'être enlevé et se retrouver face à Nagini ou à un autre Horcrux. Mais il ne voulait pas qu'elle soit reconnaissable à première vue, alors avec les conseils de Kanda, il gardait le fourreau et le manche enveloppé.

Il attaqua avec acharnement. Il était aussi déterminé que jamais, surtout depuis qu'il avait eut la vision de Voldemort mettant la main sur la Baguette de sureau. Il ne l'avait pas attendue ni ne l'avait voulu, mais il n'y avait rien qu'il puisse faire à ce sujet dorénavant.

Il était déterminé à trouver les autres Horcrux, et là-dessus, il pensait avoir découvert un bon indice sur où se trouvait l'un d'eux. Il était en train d'amasser plus de preuves qui montraient qu'un était à Gringotts, mais même avec l'aide de Komui ce n'était pas facile.

Il esquiva un coup dangereux qui lui aurait sûrement cassé le nez. Timcampy voletait paresseusement autour de sa tête. Il ne savait pas pourquoi il les avait suivis. Peut-être est-ce que ça avait à voir avec le fait qu'Allen ait été étrangement prit par la paperasse, il n'en n'était pas sûr. Il avait appris qu'il une personnalité plus à lui que les autres golems, et que si il voulait aller quelque part, alors il irait.

Son coup de poing toucha presque sa cible, sentant le tissu glisser sur ses doigts.

Le mois de Mars commençait à peine, et il se sentait un peu inutile. Malgré qu'il apprécie l'aide de ceux qui l'entourait, l'année scolaire touchait bientôt à sa fin, et Voldemort avait la Baguette de sureau. Il se dit d'être patient. Il devait l'être.

C'était comme s'entraîner avec Kanda. Bouge trop rapidement ou sans réfléchir, et ça fera mal. Vraiment mal.

Il utilisa son avant-bras et son bras pour bloquer un autre coup de pied, et tenta d'attraper la jambe de l'autre, mais elle fut mise hors de portée et il se retrouva proche de l'autre quand il évita un coup. Il prépara un coup de tête, et l'autre pencha sa tête en arrière pour l'éviter, mais il semblerait qu'il n'ait pas vu Harry lever sa jambe. Lorsque l'autre recula, il lui donna suffisamment de place, et il frappa, se félicitant intérieurement d'avoir réussi son premier coup.

Puis Kanda attrapa sa jambe et la tourna.

Tout devint flou quand il se retrouva soudainement dans les airs à tourner beaucoup trop rapidement. Puis il était sur son estomac avec une botte lourde appuyant sur son dos. Il sût immédiatement que le combat était finit. Malgré sa jambe douloureuse, il ne pût s'empêcher d'être fier de lui.

Il se releva avec un sourire contrôlé et Kanda lui donna un signe de tête approbateur.

- C'est mieux. Dit-il à contrecœur. – Ne prend pas la grosse tête, ou tu finiras comme la pousse de soja.

- Ce que je ne voudrais pas, n'est-ce pas ? Plaisanta Harry. – Je ferais de mon mieux, merci.

- C'était géant ! S'exclama Ron de sa place un peu plus loin. – Voldemort ne saura même pas ce qui va lui tomber dessus !

- Peut-être étaient-ils tous trop prit sur le moment, parce qu'ils oublièrent tout deux quelque chose de très important.

- Je ne pense pas que Voldemort me laissera être aussi près de lui, Ron, et j'espère que je n'aurais pas à me placer si près.

Un moment de silence passa que tout ne s'arrête alors qu'un mauvais pressentiment ne remplisse l'air. Le visage de Ron se figea en horreur, et il se leva immédiatement. Cependant, quand il ouvrit la bouche, un bruit sourd retentit, suivit par plusieurs autres.

Kanda alla pour dégainer son épée, et le temps qu'ils apparaissant, il avait la lame directement sur la gorge de l'un d'eux. Un moment de silence extrême et des baguettes furent pointées en direction de Kanda, Harry et Ron.

- Lâche cette épée. Ordonna l'homme qui avait l'épée pointée à sa gorge. – Ou tu seras mort tellement vite …

- C'est ce que tu penses ? Cracha Kanda. – Est-ce que tu crois que tes camarades seront assez rapides ? Ils ne me paraissent pas très rapide …

- Peut-être pas, mais vas-tu risquer la vie de tes amis ?

Un hochement de tête attira l'attention de Kanda vers Harry et son ami, qui étaient aussi la cible de baguettes. L'Exorciste grogna silencieusement, et Harry avala son sentiment de culpabilité. Il essaya de la lui montrer avec ses yeux, et il eut l'impression que l'autre l'avait compris.

Mais cela n'empêcha pas la douleur qu'il ressentit en voyant le fier Exorciste abandonner Mugen.

- Les épées sont tellement démodées. L'un d'entre eux marmonna alors qu'il prenait l'épée qui était attachée aux hanches d'Harry. – Quel sorte de club est-ce que c'est ?

- Un stupide apparemment. Commenta le premier en faisant un pas en arrière. – V'savez qui aim' bien dire l'nom du Seigneur Noir ?

Quand personne ne répondit, il continua comme s'il ne s'était pas arrêté

- L'Ordre du Phœnix, 'là qui. Ça vous dit quelque chose ?

- Non. Essaya de mentir Ron, même s'il n'y parvint pas. Mais c'est alors que le premier se pencha en avant.

- Attend voir ... ta tête me dit quelque chose. Marmonna l'homme en regardant Harry. – Oui … où est-ce que je t'ai déjà vu avant ?

Il se rapprocha, et Harry pria que l'autre ne voit pas sa cicatrice. Apparemment la chance était contre lui, parce que soudain l'expression sur le visage de l'homme changea.

- Harry Potter ! Son visage s'éclaira d'excitation et de plaisir malsain. – J'n'aurais jamais imaginé qu'je mettrais mes mains sur 'arry Potter lui-même ! Oh, le Seigneur des Ténèbres va apprécier, je ne peux qu'imaginer c'qu'il va me donner en récompense.

- Scabior. L'un d'en eux appela frénétiquement. – Tu es sûr ? Qu'est-ce qu'on devrait faire de lui ?

- On va l'amener chez les Malfoys. Répondit Scabior avec un sourire sinistre. – La chance est avec nous. On en a ramené hier, et maintenant 'arry Potter ! Oui, oui, on y va maintenant.

- Mais peut-être ... peut-être qu'il vaudrait mieux les amener au Ministère ? Suggéra l'un d'entre eux, et Harry espéra qu'ils choisiraient le Ministère parce qu'ils auraient peut-être une chance, mais non, c'était impossible.

- Non. Je suis certain que c'est Potter, et c'est probab'ment Weasley. Et je n'sais pas qui c'est. Dit Scabior en passant son regard sur Kanda. – Mais si les rumeurs sont vraies alors c'est un des monstres q'voyagent avec Potter, et on aura quelq'chose pour lui aussi. Mais il semble trop dangereux pour amener com'ça alors – stupefy !

Harry écarquilla les yeux quand il vit Kanda s'écraser au sol, paralysé et incapable de bouger. Il frappa le sol avec un bruit sourd, et il regarda les yeux vitreux avec horreur. Puis les yeux vitreux retrouvèrent leur attention, et il se souvint – les loups garous ont une très haute tolérance à la magie. En revanche Kanda resta au sol et immobile, et Harry espéra qu'il resterait dans cet état, au moins pour laisser un effet de surprise.

- E'bien, partont. Dit Scabior. – On Transplanne à trois. J'prend Potter.

Il les contourna et agrippa les cheveux d'Harry qui avait été attaché comme Ron avec des cordes. L'autre prit Ron et hésita vaguement avant de faire de même avec Kanda. Harry sentit Timcampy s'enfoncer dans le devant de son manteau, et il bougea légèrement pour le rassurer.

- Un – deux – trois !

Puis ils étaient projetés à travers l'espace et Harry regarda les couleurs passer devant lui avec un soupir exaspéré. Pourquoi est-ce que ces choses lui arrivaient toujours ?