Tout d'abord, avant de commencer ce nouveau chapitre, j'aimerai vous remercier vous, lecteurs qui suivez cette histoire.

Il y avait longtemps que je voulais écrire cette histoire, et que je gardais le premier chapitre dans mon ordinateur sans vraiment oser écrire la suite.

Cette histoire est ma première fic. Pas la première que j'ai postée, mais la première que j'ai jamais commencée. Et qui se suive.

Je sais, je dois me répéter. Mais, par conséquent, cette fic' on va dire que "je la surveille de près" ^^'

J'espère qu'elle vous plaira toujours, et que vous ne serez pas déçu.

Si vous avez une quelconque remarque ou juste, un commentaire comme ça à faire, sachez que ça ne fera rien de plus que de m'encourager ou m'aider dans mes écrits. Bien ou mal, n'hésitez donc pas.

NB: je suis sûre d'avoir fait des fautes d'orthographes. D'inattention, comme ça, comme tout le monde. Et bien que je déteste ça, je n'arrive plus à les corriger une fois en ligne. J'espère tout de même que ça ne vous dérangera pas dans vote lecture ceci dit.

Une review fait toujours plaisir. Ne vous en privez pas !

Bonne lecture~


CHAPITRE V

Trouver son téléphone

Des cris, beaucoup de cris.

John réussit à ouvrir les yeux après plusieurs tentatives.

La salle où il se trouvait était lumineuse, beaucoup trop lumineuse. Il essaya de s'asseoir, de se redresser, mais ses coudes lui faisaient trop mal, et ses jambes refusaient de bouger.

Il devina se trouver dans un hôpital. En fait, ça paraissait assez évident.

Il chercha du regard son téléphone mais ne le trouva pas. De dépit, le médecin appuya sur un bouton qu'il avait a disposition. Sûrement pour appeler une infirmière.

Celle-ci mit du temps à venir. Il ré-appuya.

Enfin, quelqu'un entra.

- Oui ? demanda timidement une jeune femme, un peu décoiffée, sûrement très pressée à en juger son essoufflement.

- Hm..., réussit-il à bafouiller.

John s'attendait plus à une infirmière d'âge mûr plutôt sûre d'elle. C'est généralement le genre de femmes qui sont embauchées dans un hôpital. Il suffisait de la regarder deux secondes pour comprendre qu'elle était nouvelle.

- Qu'est-ce que..., commença-t-il.

- Malissa, intervint un homme qui passait dans le couloir, ne restez pas là nous avons besoin d'aide.

Ladite Malissa tenta de se justifier :

-C'est que... ce monsieur a appelé, dit-elle.

L'homme qui s'apprêtait déjà à repartir haussa un sourcil.

- C'est pour quoi ?

- Heu... j'aimerai savoir où est mon téléphone, bredouilla-t-il encore, jurant intérieurement de paraître aussi peu sûr de lui.

Puis c'est à ce moment-là qu'il se demanda pourquoi est-ce qu'il avait posé une question aussi stupide et possessive au lieu de demander la raison pour laquelle il se trouvait là. Parce que, aux dernières nouvelles, il n'en avait aucune idée. Tout allait très bien dernièrement, et rien ne justifiait sa présence ici.

- Votre téléphone... votre téléphone... vous venez d'arriver, vous aussi... dit-il à voix haute, penseur, avant d'ajouter d'un air tout naturel : ah, votre téléphone ! Oui bien sûr il a été totalement écrabouillé dans l'accident.

Et il laissa John Watson sur ses mots. Seul, sur son lit d'hôpital, il n'en revenait pas.

Son téléphone avait été détruit dans l'accident ?

Il secoua la tête de droite à gauche comme pour se réveiller d'un mauvais rêve, avant de jeter un coup d'œil a ses bras. Des tuyaux étaient branchés partout. Il les arracha et fit le mouvement de se décaler sur le coté afin de sortir de cette maudite chambre.

Puisqu'il ne comprenait rien à ce qui lui arrivait, il allait les chercher tout seul, lui, ses questions.

Seulement, il ne s'attendit pas à ce qui se passa ensuite.

Il se cassa la figure.

Enroulé dans son drap, en moins d'une seconde l'ancien médecin militaire se retrouva au sol, la joue plaquée contre le carrelage, écrasé par la gravité comme une limace s'attachant à une feuille de salade.

Il jura.

D'un jeu de coups d'épaules – très peu commode – il réussit à prendre une position plus confortable. Il se déhancha comme un forcené afin de pouvoir se dégager du drap qui l'empêchait de se relever.

Et soudain, il se figea. Il comprit en un flash ce qui l'empêchait de se relever. Non pas le drap comme il s'entêtait à le penser, mais ses jambes. La base de l'équilibre de l'homme.

Il n'arrivait plus à tenir sur ses jambes.

Prenant son courage à deux mains – à proprement parler – il se traîna jusqu'au palier de la porte. Là, John s'appuya contre le mur pour respirer. Et empêcher son esprit de paniquer.

Si ses jambes ne marchaient plus, ça devait sûrement être temporaire.

Il fallait qu'il réussisse à rejoindre le secrétariat ou quelque chose dans le genre.

De là ou il était, il aperçu une rampe à portée de main. Il l'attrapa et mit tous ses muscles dedans, plantant son bras gauche dans le sol afin de se faciliter la tâche. Avant de retomber lourdement au sol. Encore.

De colère plus que de dépit, le médecin souffla bruyamment dans un soupire très agacé.

Il s'allongea et regarda le plafond. Il se remémora ses séances de médecine, les opérations qu'il effectuait sur ses patients, ses propres conseils. Il inspira, expira. Lentement.

Il n'y avait rien de plus stressant et angoissant que de se retrouver dans un endroit que vous ne connaissez pas – ou du moins où vous n'auriez jamais dû atterrir, et encore moins, lorsque vous êtes docteur, en tant que patient – et d'en plus ne pas en connaître les raisons. Enfin, comble du comble, les raisons, personne n'avait l'air d'avoir le temps de les lui expliquer.

Il pensa à Harry.

John roula sur le côté encore et encore, passa sous le lit, puis sous un autre – tient il n'avait pas remarqué que c'était une chambre à deux patients – et enfin se cogna contre la fenêtre. Il leva les yeux et sourit. Les rideaux, où qu'ils soient, n'étaient jamais solides. Mais il devait essayer. Et puis, avec un peu de chance, la barre se détacherait et quelqu'un serait rameuté par le bruit ? Il prit le tissu à deux mains, et tenta de se relever pour la énième fois. Son corps s'éleva un peu. Il pu attraper la poignée de la fenêtre et se maintint dessus tout en continuant de tirer. Lorsqu'il releva enfin le regard, il vit à deux pas – mais vraiment deux pas – une chaise roulante.

Ou le Seigneur était avec lui, ou l'autre occupant l'avait oubliée, ou bien il était la Reine d'Angleterre.


Vingt minutes plus tard, John avait finalement atteint la chaise. Il était trempé de sueurs, et il se haïssait d'avoir volontairement voulu se mettre dans une chaise roulante – ça lui rappelait trop la blessure à la jambe qu'il avait eue pendant la guerre.

Il roula – après avoir débloqué la sécurité – vers la porte de la chambre, tout de même assez fier de son autonomie. Mais il ne faudrait pas que ce genre de situation se reproduise tout de même. C'était assez... handicapant. John jeta un coup d'œil d'un côté, puis de l'autre, avant de se décider ) prendre la droite. Il grimaça lorsqu'il constata que les pneus du fauteuil crissaient – peut-être finalement avait-il été abandonné là à cause de ce petit problème ? Il progressa ainsi le long du couloir, qui, par chance était désert, pendant quelques minutes avant d'arriver au bout. Et au bout, il trouva un mur.

Impasse.

Encore une fois, John jura.

Décidément, il aura été dit qu'il serait le joujou favoris du sort.

Il fit donc demi-tour, n'ayant pas tellement d'autres alternatives. Toujours en essayant de se déplacer discrètement, il repassa devant les chambres des autres patients, ralentissant petit à petit inconsciemment. Il arriva à nouveau devant sa chambre, puis il remarqua que la chambre d'en face était ouverte. Cela n'avait rien de très étonnant, beaucoup étaient ouvertes. Rien dans celle-ci n'était différent, à part le numéro 275 accroché au milieu de la porte qui commençait un peu à se casser la figure, mais sinon rien de très exceptionnel.

Il continua tout droit, comme il l'avait fait peu de temps auparavant dans l'autre sens.

Soudain, il vit une horde d'infirmiers – mais vraiment une horde, on ne pouvait pas appeler ça autrement – qui courrait juste devant lui. Il était finalement allé plus vite que ce qu'il ne pensait. Il décida de reculer un peu, histoire de ne pas se faire rappeler à l'ordre et de finir encore dans ce lit où il n'avait rien à faire.

Mais la curiosité l'emporta et il prit le risque de se faire voir en observant la scène de loin. Les infirmiers – et un ou deux médecins – s'écartèrent soudainement les uns des autres pour se diriger vers une porte qui, visiblement n'était pas celle d'une chambre mais bien celle de... John Watson ne connaissait que trop bien les salle d'opération.

Aïe. Un cas d'urgence.

Tandis que les employés de l'hôpital se dépêchaient d'ouvrir la porte et de s'organiser – malgré un manque évident de celle-ci – comme une huée d'abeille se délaissant d'un pot de miel, resta sur le côté un lit sur roulette. Un drap blanc recouvrait le corps de l'homme.

Des cheveux bruns courts dépassaient. John fronça des sourcils.

Pris d'une soudaine intuition, il fonça. Sans réfléchir.

Parce que s'il avait réfléchi, il aurait juste attendu et aurait prit le premier ascenseur pour aller au secrétariat ou il ne savait où pour passer un coup de fil et demander enfin ce qu'il lui était arrivé.

Mais c'était dans la nature de John de réagir impulsivement et selon son instinct.

Alors il fonça.

D'abord, ses pneus crissèrent horriblement puis, tenant compte de la vitesse à laquelle il allait – en fait, il ne savait pas trop ce qu'il faisait ; allait-il parler aux infirmiers ou comptait-il juste foncer pour aller plus vite au secrétariat ? (ce qui était, il faut l'avouer, assez stupide en fait) – puis tenu compte de la vitesse, le bruit s'effilocha et disparu presque en ne laissant entendre qu'un faible « crr crr » répétitif.

Coup de chance, les infirmiers étaient occupés à installer la salle.

Apparemment c'était vraiment un cas d'urgence. Quelques mains apparurent pour tirer le lit du patient. Un médecin tira le drap pour commencer à l'installer. John arriva à son niveau à ce moment-là.

Puis ses pupilles se dilatèrent. Il resta sous le choc.

Ce n'était pas un homme. Une femme d'âge assez mûr en assez mauvais état – très mauvais en fait... – respirait bruyamment. Des croûtes de sang coulait son visage.

Un nom s'imposa à l'esprit du docteur.

Martha Louise Hudson.


Le médecin qui était intervenu dans sa chambre le repéra le premier.

Il s'empressa de sortir de la salle tandis que le lit s'y engageait et prit le siège de John à deux mains avant de le repousser vers la chambre 375.

- Monsieur, grinça l'homme entre ses dents, vous n'êtes pas autorisé à sortir de votre chambre.

Il lui jeta un coup d'œil avant de reprendre :

- C'est déjà un miracle que vous puissiez bouger aussi bien, et que vous ayez repris conscience aussi vite.

John sembla reprendre ses esprits.

- Q... Que se passe-t-il ? Pourquoi cette personne est-elle emmenée d'urgence, comme ça ?

Le médecin se mordit les lèvres.

- Vous l'avez vue, évidemment.

John ne répondit pas.

- C'est un cas imprévu. Je n'ai pas le droit de divulguer des informations, monsieur. Et j'aimerai que vous retourniez bien sagement dans votre chambre afin que je puisse aider mes collègues, dans l'intérêt de cette dame.

- Oui... oui, oui, bien sûr, bafouilla-t-il.

John Watson se senti soudainement honteux. Oui, honteux.

Il se sentait très égoïste. Depuis le début, il n'avait pensé qu'à lui, mais pas à ce que ses actes pourraient avoir comme conséquence. Comme d'enlever un chirurgien à l'opération de cette femme.

On le ramena dans sa chambre et il fut laissé, en position assise, sur son lit.

Il ne comprenait plus rien, se sentait perdu et vulnérable.

Et une image le hantait. Le visage de cette femme.

Soudainement, il se plia en deux.

Une voix hurlait dans sa tête. D'un cri suraigu et strident.

Il se boucha les oreilles, se prit le front entre le main, tentait de faire quelque chose pour que ça s'arrêta.

Mais il ne trouva rien.

Alors, il réagit comme réagit tout être humain désespéré.

Il hurla.


Il hurla, mais combien de temps, il ne savait pas. Tout ce qu'il savait, c'est que quand des infirmiers arrivèrent, il n'avait plus de voix, et le hurlement qui le tuait s'était tu aussi.

La jeune femme timide, Malissa, lui planta une aiguille dans le bras tandis qu'il se tordait de douleur dans le lit.

- Il faudrait encore une dose, hurla-t-elle.

Évidemment. Les médecins s'en étaient douté. La guérison soudaine de John, se bien-être miraculeux ne pouvait pas durer. C'était un faux espoir des anesthésiants. La douleur commençait à réapparaître au grand jour. Et ils savaient que ça serait dur, mais qu'il s'en sortirait.

Ils avaient consulté son dossier, ils savaient qu'il en avait bouffé des vertes et des pas mûres.

John frappa involontairement un homme à la mâchoire alors qu'il tentait de le calmer. L'infirmier resta sonné un moment avant de reprendre le contrôle de la situation.

Une deuxième dose lui fût administrée.

Au moment où John commença à voir flou, et, à vrai dire, à sentir son corps s'engourdir tout entier, il entraperçu la silhouette d'un homme de grande taille, cheveux bruns/noirs, au grand manteau long.

- Il ne s'endormira pas, précisa l'infirmière à l'homme. Ce sont juste des tranquillisants.

Il ne répondit pas.

- Monsieur, dit-elle. Il faut que nous vous parlions.

Cette fois, John décela un certain agacement visible chez l'intrus. Il n'arrêtait pas de le fixer et n'avait visiblement pas envie de quitter la chambre.

- C'est important... insista la jeune femme d'une voix qui virait dans l'aigu.

Les employés de l'hôpital quittèrent la chambre.

L'infirmière les suivit, laissant l'homme seul dans la chambre avec John.

Il devait apparemment se dépêcher. John avait beaucoup de mal à garder les yeux ouverts. Fichus anesthésiants. Ils lui en avaient administré beaucoup trop !

Le grand brun s'approcha rapidement du lit, posa sa main sur son front et trembla. Il la retira comme s'il s'était brûlé. Puis il se pencha sur la commode à sa gauche et y déposa quelque chose.

Puis il se retira.

Et John senti que s'était bien parce qu'il y était contraint.