Éclat de miroir

Auteur : Angelscythe

Genre : Romance, mystère, aventure, shonen-ai

Couple : Vanven et surprise )

Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney.

Note : Fic pour ma CrimsonRealm, pour toutes réclamations veuillez vous plaindre auprès d'elle !


Chapitre 17 : Roue du Destin

Lorsqu'ils arrivèrent en bordure du domaine de la princesse Merida, Sora observa les alentours, l'œil vif. Ils avaient rencontrés quelques Spasménas dans les alentours et s'étaient battus bravement pour arriver ici. Ils étaient toujours dans le flou, ne connaissant toujours pas ce qui faisait que, d'un coup, on les attaque. Ils passaient des fois à côté de troupeau complet qui les laissaient tranquille puis, quelquefois, ils voyaient une créature seule qui se jetait impitoyablement sur eux.

Merida avait relevé le pan de sa robe pour s'approcher dans les fourrées et observer les pierres. Mais surtout les foyers multiples où des hommes montaient la garde. Il y en avait où qu'ils posent l'œil. Roxas serra les dents et il se tourna vers la rousse.

- Venez… On doit retrouver une tapisserie. Expliqua-t-elle.

- C'est une quête spéciale tout de même. Releva-t-il.

- C'est le seul moyen de réparer mes erreurs. Souffla-t-elle. Réparer ce qui a été brisé par orgueil… Ajouta-t-elle d'une drôle de voix.

L'ours frotta sa tête contre la sienne, le regard doux et inquiet. La jeune fille la serra dans ses bras puis se tourna vers ses compagnons temporaires.

- On ne peut pas passer par là. Releva Sora.

- Vous avez une meilleure idée ?

La Reine lui tapota l'épaule et l'emmena vers un autre endroit. Ventus attrapa la main de Vanitas pour l'obliger à suivre, sentant qu'il n'en avait absolument pas envie. Et il n'avait pas besoin de ces milliers de soupirs pour le savoir.

Ils regagnèrent un des pans de la muraille où se dressait une vieille grille qui bouchait l'entrée vers les combles inondées du palais. Les grosses griffes se fermèrent sur les barreaux et tirèrent si fort qu'un pan du mur s'arracha. Elinor jeta les restes de son domaine sur le sol alors que sa fille lançait un regard vers les gardes de fortune.

Personne n'accourait.

Bien !

- Tout le monde ne devrait pas y aller. Dit Merida. Nous attirerions bien trop l'attention…

- On va s'occuper de distraire les gardes en cas de problème. Dit Donald.

Il lança un regard glacé à Vanitas avant de s'enfuir avec Dingo. L'Être des Ténèbres sourit de toutes ses dents.

- Il n'a pas tort. Qu'est-ce qui vous a attaqué encore ?

- Mordu, un immense ours. Expliqua l'archère.

- Nous pourrions le chercher. Proposa Vanitas.

- Oh ? S'étonna Ventus. Tu veux les aider ?

- Je veux éviter d'aller là-dedans. Rectifia son partenaire sans la moindre once de vergogne.

La lumière retint un léger soupir mais sourit. Il ne savait pas s'il devait en être heureux ou terrifié. Bon… Il n'avait pas spécialement envie que celui qu'il aimait change…

- Nous quatre, on descend. Vous, préparez-vous. Merci beaucoup Ven'.

- De rien mais c'est quand même Vanitas qui a proposé… Défendit-il.

Sora lui offrit un sourire et descendit dans le passage avec la princesse et sa mère. Il attendit que son Simili vienne à son tour et ils partirent dans les souterrains, l'eau s'infiltrant dans leurs chaussures.

Ils avancèrent jusqu'à survenir en contrebas de la cour, non-loin des immenses portes. Elinor aida sa fille à sortir puis les deux garçons avant de se hisser. Sans bruit, ils durent se glisser jusqu'à l'entrée qu'ils franchirent. C'est alors que des cris leurs parvint. D'immenses clameurs, des envies de se battre, des insultes, des menaces…

Les deux autochtones échangèrent un rapide regard. Les yeux de la jeune fille se baissèrent.

- Nous devons traverser cette salle pour pouvoir rejoindre nos appartements… Et ils se déchirent. Nous devons…

- Il faut juste les calmer. Dit Roxas. Et détourner leur attention. Qu'est-ce qui capte l'attention des gens de votre mo… pays ?

- L'alcool et la fête. Répondit la rousse.

- Hm… Ressouder des personnes qui ont l'air de se détester à ce point… Chuchota le brun. Que s'est-il passé exactement ?

- Nous… nous sommes disputés. Je ne voulais pas épouser un des trois représentants de clan et maman voulait absolument que je le fasse, que je me comporte comme une princesse. Mais je suis faite pour la vie en grand air ! Je ne suis pas juste une main à offrir !

L'ours poussa un gémissement à défaut de pouvoir faire plus de bruit. Le jeune porteur de Keyblade opina lentement.

- Je vois le problème… Vous devez comprendre que vous vous aimez malgré les différents. Vous devez être capable de faire la part des choses et de faire des compromis… Merida… Ta mère est la Reine, elle veut le bien du peuple mais elle est aussi ta mère. Elle veut ton bien…

- J'en ai bien conscience. N'en doutez pas, mère. Je sais comme vous m'aimez et comme vous agissez toujours pour mon bien.

Elle tendit ses bras à la femme-ours qui la serra tout contre son cœur. Elle poussa quelques grognements presqu'inaudible.

- Madame la Reine… Je crois que vous comprenez bien que votre fille est jeune et a besoin d'indépendance. Un jour, elle se trouvera un mari. Peut-être un de ceux que vous lui prédestiniez…

Elle acquiesça et porta ses mains à son cœur en hochant la tête. Elle désigna sa fille, montra encore son cœur et approuvant une seconde fois.

La jeune fille se blottit plus encore contre le torse poilu.

- Magnifique. Et pour les gens là-dedans ? Demanda Roxas.

Il désigna la porte d'un coup de tête.

- Je vais les distraire en leur transmettant les paroles de ma mère. En leur donnant une raison de devenir ami au lieu d'être ennemi. Lorsque tout le monde sera concentré sur moi vous aiderez mère a passé !

- D'accord ! Sourit Sora.

Il regarda l'ours et lui prit la patte qui se referma sur lui. Il manqua de se recevoir les griffes dans la chair mais y échappa de peu.

- Sora… Chuchota Roxas.

Il acquiesça.

La princesse rentra en premier et entreprit de faire un discours aussi sincère que passionné. L'occasion pour les deux porteurs de Keyblade d'entraîner la Reine à leur suite. Ils grimpèrent les escaliers légèrement en colimaçon, le souffle court. Chacun de leur pas était calculé pour ne pas attirer l'attention sur eux. Heureusement, la clameur de leur nouvelle amie était plus forte que n'importe qu'elle envie de se retourner.

Ils escaladèrent ainsi toutes les marches et l'ours les emmena vers sa chambre. Là, il y avait une belle tapisserie malheureusement coupée en deux. Le cœur de Sora se serra un peu tandis que Roxas analysait la pièce. Il remarqua bien sûr le foutoir qu'il y avait partout et croisa une seconde les yeux de la femme. Elle semblait s'excuser pour tout se désordre, inclinant la tête au plus bas.

- C'est ceci alors…

Le jeune brun étendit la tapisserie sur le lit alors qu'Elinor allait chercher de quoi recoudre. Mais ils devaient maintenant atteindre Merida.

µµµ

La jeune rousse courait dans les escaliers, le cœur léger. Maintenant, rejoindre sa mère bien-aimée, tout réparer et mettre un terme à la malédiction.

µµµ

Fergus riait en buvant une longue rasade de bière, s'étouffant presqu'avec, lorsqu'il entendit du bruit.

Il tourna la tête et vit une ombre. Une ombre en forme d'ours ! Pire… Cet ours lui rappelait celui qui lui avait impitoyablement arraché la jambe !

Il attrapa son hache et se jeta en avant, hurlant sous le regard surpris de tous les clans et leurs sujets. Mais il était déjà élancé dans l'étroite cage d'escaliers, criant toujours toute la force de ses poumons.

Suivant l'ombre, il déboula dans sa chambre où Merida était penchée sur la toile.

Le Roi ne remarqua même pas les deux garçons qui se tenaient non loin, trop préoccupé par la créature qui se tenait derrière sa fille. Un ours.

- Éloigne-toi de ma fille, bête infâme ! Hurla Fergus.

Il se jeta dessus sans plus attendre, propulsant la lame vers la créature. Sora poussa un cri et eut juste le temps de se jeter entre eux et de faire apparaître une barrière. Il sentit la puissance le repousser et écarquilla les yeux d'horreur. Ses dents se serrèrent mais il s'obligea à tenir bon.

- Merida ! Partez !

La jeune fille attrapa la patte de sa mère, la tapisserie et elle partit en courant. Fergus écarquilla les yeux et jeta la hampe de son arme dans le ventre de Sora qui fut projetée sous le lit qui craqua sous son poids. Il s'effondra en deux, se réduisant aux mêmes ruines que tout le reste du mobilier.

Roxas arma sa propre Keyblade et menaça le Roi de celle-ci mais l'homme n'en avait que faire !

Il s'en retourna et partit à la suite de Merida et de sa femme, une lueur mortelle dans le regard.

Le Simili se précipita vers le jeune brun, oubliant tout de leur « mission ». Il se pencha sur lui et lui mit la main sur le front. Sora toussa en se redressant légèrement. Il serra les dents et pinça les lèvres.

- Ça va ?

- O… Oui… Plus de peur que de mal. Plaisanta-t-il.

Le blond vénitien lui releva le haut pour voir son ventre, l'air inquiet. Le jeune brun en fut frappé mais ne dit rien, laissant les doigts effleurer sa peau tendre. Roxas lança un sort de soin par sécurité puis souffla, rassuré. Il se laissa tomber à côté de lui.

- On dirait que ça va… Ce type a beaucoup de force. Il faudra se méfier de lui !

- Hm ! … Oh ! Madame Elinor est en danger !

- Ah !

Roxas se redressa et lui prit la main pour le faire se lever. Ils se lâchèrent immédiatement et partirent à la suite des deux autres.

Plutôt des trois autres.

µµµ

Donald poussa un cri alors que des dents se fermaient sur son épaule. Il envoya une attaque brasier et vit la joue de l'ours explosé. Alors qu'il se félicitait mentalement de cette prouesse, il vit la chair se reconstituer.

De la chair ? Vraiment ?

Un coup de patte l'envoya contre le mur où il fut assomer.

- Donald ! Hurla le Capitaine de la Garde.

Il se précipita vers lui, laissant au soin des vigiles de se jeter sur ce monstre pour s'en prendre à lui. Mais aucune lance, aucune épée, aucun poing ne parvenait réellement à lui faire de dégâts.

La créature vit alors une fille courir avec un ours qui la talonnait, derrière eux un grand homme qui hurlait en faisant tourner sa hache autour de sa tête comme si c'eut été le plus léger des bâtons.

Voilà sa nouvelle proie !

µµµ

Ventus attendait près de la barrière, accroupit pour pouvoir aider leurs amis lorsqu'ils sortiraient de là. S'ils sortaient ! Il se doutait qu'Elinor retruverait sa véritable apparence e til avait hâte de voir à quoi elle ressemblerait. Hâte de pouvoir lui parler. Il se doutait qu'elle les convierait au moins dans la salle du trône et qu'elle ne le laisserait pas faire le pied de grue là toute la nuit.

Il leva la tête vers Vanitas qui était debout, les bras croisés.

- Tu ne t'ennuies pas ?

- La prochaine fois, je me fonds en toi. Prévient-il.

- Tu n'as pas besoin de faire ça.

- Au moins, il y a un avantage à perdre son temps. Répliqua-t-il.

- Quel avantage ?

- Quel avantage ? Répéta-t-il, amusé. C'est très agréable d'être baigné par ta lumière. Avoua-t-il à voix basse.

Il ferma les yeux une seconde puis lui tendit la main.

Le garçon l'attrapa et se laissa redresser. Les mains de Vanitas se glissèrent sur ses hanches et il le souleva du sol, tournoyant léhgèrement. Il lui sourit alors que les joues du blond vénitien se teintaient de rouge. Mais dès que Ventus put remarquer cette joie, il la dissimula avec un orgueil qui l'agaçait lui-même.

- Tu es vraiment beau quand tu souris ! Tu devrais le faire plus souvent !

- Je note… Ce ne sera pas bien difficile. Ajouta-t-il plus bas.

Il s'appuya contre le mur et l'attira vers lui.

- Tu m'embrasserais ? Questionna-t-il.

La lumière ne put s'empêcher de s'empourprer un peu. Bien sûr qu'il pouvait le faire. Mais en publique ? Alors que leurs amis arriveraient peut-être bientôt. Enfin, ce n'était pas comme s'il n'avait pas déjà eu l'occasion de montrer ce genre de spectacle, un peu contre son gré, mais ça le perturbait toujours un peu.

Il acquiesça toutefois en voyant la mine de chien battu de Vanitas. Il n'y voyait aucune fourberie, il ne voyait que celle qu'il avait fait au dernier instant… Au moment où il avait détruit leurs cœurs.

- Vanitas…

Il se pencha vers lui et joignit leurs lèvres.

Comment lui signifier si ce n'était comme ça qu'il regrettait amérement d'avoir réduit leur existence à néant de la sorte.

Enfin… il l'avait cru à l'époque. Mais c'était la bonne chose à faire. N'est-ce pas ?

µµµ

Fergus courait toujours derrière l'ours et il se rapprochait de plus en plus. Il gagnait du terrain. Il allait venger sa femme ! Il allait sauver sa fille.

La rousse hurla en voyant son père se jeter sur eux.

- NOOOOOOOOON !

Un éclat métallique.

Devant elle, des fumerolles noires et mauves. Elle reconnut le dos de Roxas alors que le Keyblade était dressée à l'horizontal, empêchant la hache de s'abattre sur l'ours. Empêchant la hache de blesser sa fille par accident.

- Je vous en prie ! Arrêtez ! Vous ne vous rendez pas compte ! Vous allez faire du mal à votre fille et votre femme. C'est votre femme ! Hurla Sora.

Il avait la main sur le côté, épuisé. Mais il avait bien encore assez de force pour défendre sa nouvelle amie.

- C'est…

- Ne soyez pas aveuglé par les ténèbres de votre cœur ! Je vous en prie ! Voyez la !

Roxas sentit ses jambes fléchirent sous la force de mastodonte de l'homme.

Fergus planta ses yeux dans ceux de la bête. Ses pupilles s'écarquillèrent lorsqu'il reconnut la douceur et la force combiné des iris si enchanteur d'Elinor. Ceux qu'il aimait tant et qu'il contemplait si souvent…

- Elinor…

Il retira son arme. Roxas soupira et se laissa tomber à genoux. Sora se précipita vers lui et s'agenouilla à son côté. Le blond vénitien lui jeta un sourire alors que la fatigue se traduisait par la sueur roulant sur sa peau doucement halée.

- Elinor, ma mie ! Je suis tellement désolé.

L'ours tendit ses gros bras vers le Roi alors que Merida serrait la tapisserie contre elle, soulagée. Elle lança un sourire à ses nouveaux amis puis contempla ses parents avec soulagement.

Maintenant, elle allait pouvoir réparer ses erreurs.

Mais une ombre s'éleva.

Fergus tourna la tête juste à temps pour voir un gigantesque ours. Mordu ! Avec ses canines proéminante, son poil si particulier et ses yeux rouges.

- Mais… Ce truc sur son ventre ! Souffla Roxas.

- Père ! Cria Merida.

Le Simili se redressa, abandonnant Sora. Il courut vers la créature, glissa en-dessous et donna un coup de Keyblade tout en regardant le signe qu'il y avait au milieu des poils piquants.

Il l'avait déjà vu auparavant.

C'était…

- Le sceau des Nescients, Sora ! Hurla-t-il.