Disclaimer : Rien ne m'appartient et je ne me fais pas d'argent sur cette story !
Note de l'auteur : Hello les amis ! Me revoilà avec un nouvel OS et je reviens en force évidemment ;) Je suis désolé pour cette absence, mais depuis la fin de la série j'avais perdue mon envie d'écrire sur Shoot. Seulement l'envie m'en revenu en voyant les épisodes de la saison 5 en français. J'arrête de parler et je vous laisses lire ;) On se retrouve en bas ;)
OS 18 : Une nouvelle air
La Machine avait gagné. Elle avait détruit Samaritain. Mais à quel prix ? Root était morte comme d'innombrable être humain. Le prix de la victoire était trop élevé pour moi. À peine quelques heures après nos retrouvailles, elle était morte et je n'ai pas pu lui dire ce que je ressentais. Tout était allé si vite ce jour-là et maintenant tout est différent. Harold est porté disparut tout comme Reese tandis que j'ai repris ma vie au côté de Beer. Seulement, je ne suis pas heureuse. Avant, il me fallait simplement un bon steak et j'étais la plus heureuse des femmes, mais maintenant, tout me sembler si fade, comme si la vie n'avais plus aucune saveur sans elle. Toutes les personnes que j'aime ne sont plus là. Elle n'est plus là. À certain moment, je m'attends à la voir surgir d'un coup dans mon appartement, mais quand je reviens à la réalité, celle où Root n'est plus de ce monde, la culpabilité et la colère se mélangeaient comme pour me punir de quelque chose, mais la vérité est que je veux me punir moi-même de la mort de Root. Je n'aurai pas dû la laisser seule au volant, avec Harold sur le siège passager, sans aucune couverture et protection.
Je souffre et personne ne peut me rassurer ou me soutenir. Je suis brisé de l'intérieur, moi Sameen Shaw, je suis anéanti. Je suis en colère contre moi-même pour ne pas m'être interposé à ses idées en montant dans la voiture avec elle. Je suis en colère contre Root pour m'avoir abandonné si facilement et pour avoir une telle influence sur moi. J'en veux également à la Machine d'avoir pris sa voix, me rappelant toujours un peu plus que je n'ai pas réussis à la sauver. Dans ces moment-là, où je n'avais plus aucun contrôle sur moi-même, je me faisais peur. Sincèrement peur. J'aurais pu tuer de sang-froid si j'avais été dehors. La rage et le désespoir se transformant en force hors du commun.
Quand j'étais dans cet état-là, je balançais souvent tout ce qui me passait sous la main sans aucune restriction. Mon appartement devenait souvent un champ de ruines après mon passage. Il arrivait même des jours où je ne pouvais plus me débarrasser de ce mal-être, de cette rage qui me bouffe de l'intérieur et dans ces phases, je me mutilais pour ressentir autre chose que cette peine. Bien sûr, je sais qu'elle n'aurait pas voulu me voir dans cet état. Elle n'aurait pas voulu que je me mutile pour elle, mais je ne peux pas m'en empêcher. Cela me vide la tête et la douleur disparaît un petit moment. Alors que je regardai mon propre sang coulé doucement sur le sol prenant la forme d'un fin filet rouge, je me remémorai ce jour où tout était fini, Samaritain détruit.
J'avais répondu à ce téléphone qui sonnait alors que je venais de récupérer Beer et de tuer l'assassin de Root. Je ne sais pas pourquoi j'avais répondu. Peut-être l'espoir d'entendre une nouvelle fois la Machine sous les traits de Root. À son décès, cette voix avait su me tenir à la surface jusqu'à que Samaritain fut détruit. Ce jour-là, cette voix m'avait surprise, certes, mais aussi m'avait redonné l'espoir. Alors que je venais simplement de mettre le combiné sur mon oreille, cette voix s'éleva, me procurant un bien fou.
- Est-ce que tu m'entends, Sweetie ? Le jeu n'est pas terminé. Des vies sont encore en danger, avait-elle dit d'une voix sérieuse.
Je n'avais rien trouvé à redire à cela. J'avais juste raccroché et eus un grand sourire à la caméra qui m'observait. Elle était de retour.
Depuis ce jour, je n'ai rien fait pour retourner à la station de métro. J'avais bien trop peur de ce que j'y trouverais. Cependant, je n'ai plus le choix. Si je n'y vais pas, je vais devenir folle. Je pris alors sa veste en cuir noir que Fusco m'avait donné ce jour-là. Je l'enfilai et sorti de mon appartement alors que Beer monté sur mon canapé. Il fait toujours ça quand je pars. Je souris en coin avant de fermer la porte derrière moi et de me diriger vers le métro. Arriver devant le distributeur, je sentis mon cœur se serrer au souvenir de mon équipe. D'une main tremblante, je composais le code. J'attendis quelques secondes avant que le distributeur ne laisse place à l'entrée de la station de métro. Je pris une grande inspiration avant d'entrer à l'intérieur. Je descendis l'escalier pour me retrouver dans la station.
Je fronce des sourcils en découvrant le métro de nouveau dans la station. En apparence, rien n'avait changé à par les serveurs de la Machine absent du métro ainsi que les débris de briques éparpillaient un peu partout. Tout avait changé, pourtant, d'une certaine manière, tout n'était pas si différent. Les ordinateurs de Finch étaient encore là. J'observe encore un peu les deux ordinateurs en m'approchant avant d'écarquiller les yeux. Ils venaient de s'allumer. Je posai un regard circulaire à la pièce en tournant sur moi-même.
J'aperçois alors une mallette contenant un petit ordinateur. Je compris ce qu'est cet ordinateur quand j'entendis une certaine voix derrière moi.
- Tu en as mis du temps, Shaw, répliqua la voix de la Machine derrière moi.
- Je devais faire mon deuil, lui dis-je simplement en me retournant. Comment le métro peut être ici ?
- Je possède des ressources dont tu ignores tout, Sweetie, me répondit-elle d'une voix joueuse.
- Si Fusco ne m'avait pas dit avoir vu son corps, je jurerais que c'est elle qui me parle, murmurais-je, le regard perdu.
- Peut-être que si tu arrêtes de te voiler la face, tu remarqueras que se que tu rêves d'avoir ce trouve juste devant toi, proposa-t-elle mystérieusement.
Je ne comprends pas ce qu'elle veut me dire. Je passais alors à nouveau un regard circulaire dans la pièce. J'écarquillais les yeux en découvrant une silhouette que je ne connaissais que trop bien appuyé contre le chambranle de la porte du métro. J'analysais ce corps de haut en bas. Je le redécouvrais. Ses cheveux bruns et ondulés. Cette façon de sourire. Ses yeux rieurs et emplis de malice. Puis cette façon de s'avancer vers moi en se déhanchant. Ce mouvement doux et calculer lorsqu'elle pose sa main sur ma joue. Oui, c'est bien elle. Comment ai-je bien pu ne pas la voir en entrant ?
- On dirait que tu as vu un fantôme, Sam, ricana-t-elle en caressant ma peau.
- C'est un peu l'effet que j'ai, figure-toi ! Comment peux-tu être là alors que Fusco m'a confirmé que tu étais morte ?! Lui hurlais-je dessus sous le coup de l'émotion.
- Ce que l'on voit n'est pas forcément la réalité. J'étais paralysé, mais bien en vie. Les médecins ont cru que j'étais morte. Cependant, ce n'était pas le cas, Sam, m'explique-t-elle en éloignant doucement sa main.
Je repris sa main d'un mouvement brusque et déterminé avant de la poser de nouveau sur mon visage. La chaleur de sa peau fit accélérer mon cœur. Cette chaleur caractéristique des vivants.
- Tu es bien là ? Je ne suis pas en train de rêver ? prononçais-je d'une petite voix alors que je sentis mes yeux se remplir de larmes.
- Je suis bien là, Sameen et je ne partirai plus, réagit-elle en s'avançant de nouveau vers moi.
Oubliant mes peurs et ma fierté, je me jetai dans ses bras alors qu'elle m'accueillit contre elle avec un petit rire. Elle me caressait les cheveux tandis que j'enfouis mon visage dans son cou, inhalant son odeur jusqu'à ce que mes poumons en explosent.
- J'ai cru t'avoir perdu pour toujours, dis-je dans son cou alors qu'elle resserrait son bras autour de ma taille. Fusco m'a dit que tu avais reçu une balle et que c'était cette balle qui t'avait tué. Comment as-t-tu fait pour survire depuis un mois ? Questionnais-je en me reculant pour rencontrer ses yeux bruns.
- Quand j'ai eu de nouveau le contrôle de mon corps, il a fallu que je m'échappe de la morgue. J'ai donc attendu qu'un agent de Samaritain arrive pour vérifier que j'étais bien morte, m'explique-t-elle avec un sourire étrange sur le visage. Puis, je l'ai tué et je me suis enfui de la morgue. Je n'avais aucune idée de comment vous retrouvez alors je suis revenu dans la station. J'ai découvert une deuxième version de la Machine, ma version précisément. Harold l'avait laissé ici et elle s'est activée quand la première version a détruit Samaritain. C'est comme ça que j'ai pu savoir que Samaritain était détruit, dit-elle dans un demi-sourire, pourtant je vis qu'elle hésitait à me dire la suite.
- Tu me caches quelque chose, Root. Dis-moi, lui intimais-je en prenant ses mains entre les miennes.
- John est mort, Sameen. Harold n'a pas non plus survécu, il a reçu une balle qui là petit à petit vidé de son sang. La Machine était présente pendant leur dernier instant. Reese a un message pour toi, il ne voulait pas que tu redevienne ce que tu était avant, un simple agent sans émotion. Il voulait que tu t'ouvres au monde et que tu continues notre combat, termina-t-elle en baissant les yeux.
Je vis alors un éclat humide dans ses orbes puis des ruisseaux de larmes coulant sur son visage. C'était rare que Root pleure, elle ne l'avait jamais fait en ma présence. Je fermais les yeux sous les nouvelles émotions qui me gagnaient, la tristesse et le soulagement. Reese a toujours voulu me protéger, encore maintenant même dans la mort. J'ouvris alors les yeux en souriant doucement. Je rencontrai les yeux de Root qui me regardait avec étonnement. Elle porta ses doigts à mes yeux avant de les retirer. Je pus alors voir des larmes sur sa peau. Je portai alors mes propres membres à mes yeux découvrant avec stupéfaction que j'étais en train de pleurer.
- Reese doit être heureux en nous regardant, je ne suis plus sans émotion, ricanais-je essayant de contrôler ma voix qui partait en vrille.
- Il serait tellement fier de toi, Sweetie, tout comme je le suis, répliqua la brune en face de moi.
Je lui souris alors qu'elle me prit de nouveau dans ses bras. Je répondis à l'étreinte avec bonheur. Oui, je n'étais définitivement plus la même. Alors que l'on reculait l'une de l'autre, elle fronça des sourcils en observant mes bras. Sachant ce qu'elle fixait comme ça, je voulus me retourner. Cependant, je sentis la main de Root me retenir et elle me plaqua contre le mur du wagon. Je plongeais alors mon regard dans le sien et vis de la colère, mais aussi de l'inquiétude. Je baissais donc les yeux devant son regard insistant.
- Tu peux m'expliquer pourquoi tes bras sont couverts de scarification, Shaw ? Demanda-t-elle alors que sa voix me fit tressaillir.
- Aucune importance, dis-je d'une petite voix, toujours les yeux baissés. Oui, j'avais bien changé.
- Tu crois vraiment que je vais laisser passer le fait que la femme que j'aime se scarifier depuis ma presque mort ?! Cria-t-elle sans pouvoir s'en empêcher, la colère prenant le dessus sur son calme habituel.
- Tu crois que j'étais dans quel état quand j'ai appris que tu étais morte ? D'ailleurs, pourquoi tu as mis autant de temps pour me dire que tu est vivante ? Tu dis que je suis une ligne droite, mais toi, tu es un putain de cercle vicieux ! On s'attache à toi, on tombe amoureux de toi, tu nous abandonnes puis tu réapparais et ainsi de suite !
J'essayais de reprendre mon souffle une fois ma tirade terminée. Elle m'avait mise hors de moi et je n'avais pas pu me contrôler. C'est alors qu'elle me sourit doucement. Je fronçais des sourcils en poussant un petit cri de frustration.
- Tu trouves ça drôle en plus ? Non, mais tu te fous de moi là !
- Tu as dit que tu m'aimais, que tu es tombée amoureuse de moi, dit-elle simplement, s'adossant au mur.
- Oh, fut le seul mot qui sortti de ma bouche à ce moment-là.
Je pense que mon expression était à mourir de rire puisqu'elle se mit rapidement à rire ce qui m'énerva encore plus. Tandis qu'elle essuyait une larme coulant sur sa joue, je pris sa nuque et collai mes lèvres aux siennes. L'effet fut immédiat, elle arrêta net de rire avant d'encercler ma taille de ses bras musclés. Après quelques instants, je rompis le baiser en ouvrant les yeux, voyant que ma belle brune les avait encore clos. J'attendis alors quelques secondes avec un sourire aux lèvres et elle finit par ouvrir les paupières, me regardant avec tendresse et émotion. Je lui fis un clin d'œil avant de me diriger vers les ordinateurs de Finch.
- On n'en a pas fini, Sweetie, murmura-t-elle à mon oreille alors que j'étais penché au-dessus des ordinateurs.
- J'en suis sûr, ricanais-je en appuyant sur une touche du clavier qui fit apparaître une page de code. Je pense que c'est pour toi, souris-je avant de me redresser et de me tourner vers la grande brune.
Nos visages n'étaient plus qu'à quelques centimètres de l'autre. Dans un sourire carnassier, elle prit possession de ma bouche, me soulevant du sol pour me faire asseoir sur le bureau. Je souris dans le baiser. Oui, c'était bien Root, aucun doute là-dessus. Alors qu'elle allait m'embrasser dans le cou, une voix nous fit soupirer. Root me tendit la main tendrement. Je la saisis avec un sourire joueur et descendis du bureau avec sensualité. Je la vis me fixer d'un regard lubrique ce qui me fit rire doucement avant d'être interrompue par la même voix. Je m'approchai alors de Root, mes lèvres à quelques millimètres de son oreille.
- On finira plus tard, le lit sera tellement plus confortable pour nos retrouvailles.
Je lui fis ensuite un clin d'œil avant de prendre la chaise du bureau, la tournant vers la Hackeuse qui mit quelques minutes pour réagir. Elle s'assied donc et se tourna ensuite vers l'ordinateur, pianotant rapidement sur le clavier. Je continuais de l'observer tout en écoutant la Machine nous expliquer les nouvelles règles. Protéger non seulement les numéros, mais aussi nous-même. Tel était le but de la Machine depuis sa naissance.
Voilà pour cet OS ! Alors votre verdict ? Des petites Reviews pour mon retour ? :-3
Rythme de publication : Aucune idée, on verra bien xD ;)
Bisous les Shooters ;)
