Hello !

toujours en forme ?

Alors embarquez pour la lecteure du 3e chapitre, gracieusement mis à disposition par moi-même Sygui, en lieu et place de Link qui doit être en train de rendre tout le monde dingue autour d'elle ;-)

Sur ce, et dans le calme de vos demeure, Bonne lecture !


Chapitre 3 : Aliénor d'Aquitaine

Aliénor était installée à la grande table de la salle de réception et finissait son petit déjeuner quand un page fit irruption. Il s'inclina profondément devant la noble avant de prendre la parole.

- Majesté, je voulais vous avertir qu'un émissaire de la Dame du Lac arrivera d'ici une vingtaine de minutes.

- Je me demandais quand elle m'enverrait un messager... fit la souveraine, songeuse. Avez-vous une idée de son identité ?

- Pas encore, Majesté. Dès que nous aurons de plus amples informations, je viendrais vous en informer.

- Parfait. Je vais me préparer. Si cette personne arrive avant que je ne sois dans la salle du trône, vous la ferez patienter.

- Bien, Majesté.

Le page se retira et Aliénor gagna ses appartements. Elle ouvrit sa garde-robe et sortit sa plus belle tenue. Elle savait ce que voulait Vivianne et se ferait un plaisir de dérouter son ambassadeur. La province de Perguérie avait depuis longtemps son autonomie financière, politique et juridique. Elle n'était rattachée à la capitale d'Avalon que par de vieux traités poussiéreux signés par ses ancêtres. Vivianne était sa reine, mais sur le papier uniquement. L'Administratrice voyait dans le conflit entre la Dame du Lac et la Source l'occasion de prendre une indépendance complète. Son peuple semblait prendre parti pour l'Origine de toutes magies, qui ne voulait ni de la modernité imposée par Vivianne, ni des idées de conquête de la blonde.

Aliénor se coiffa élégamment et se para de ses plus beaux bijoux. Elle se moquait des moldus sur terre et des traditions ancestrales qui vénéraient la Source comme la Création de toute vie sur terre. Elle était très bien sur Avalon et n'était pas croyante pour deux sous.

On frappa à la porte et le page entra, se courbant devant l'enchanteresse.

- Majesté, la reine d'Avalon vous a envoyé une personnalité de marque.

- Qui est ? s'impatienta Aliénor en appliquant un léger maquillage.

- Son chef des armées.

Un mince sourire étira les fines lèvres de l'administratrice.

- Quelle surprise... Allons accueillir notre invitée selon son rang.


Vivianne fronçait les sourcils, frustrée de ne pas trouver la Présidente des Conseils dans les parages. Elle avait tant rêvé du moment où elle mettrait la main sur la Française afin de lui faire souffrir mille tourments ô combien mérités.

- Je pensais la trouver ici. Aurait-elle déjà fui ? Tant pis, ce n'est que partie remise, lâcha la blonde.

Elle fit apparaître son sabre et son regard devint fou.

- J'ai prévu de garder quelques Conseillers... Mais désolée, vous ne faites pas partie du lot, vous trois, dit-elle en dévisageant alternativement Marylin, Merlin et Chaka. Qui veut mourir en premier ?

- J'vais t'expliquer un truc, ma dinde, commença Merlin. Celui qui pisse debout, ici, c'est moi. Donc tu la fermes et tu retournes dans ta cuisine...

- Et plus vite que ça, femme, ajouta Chaka de sa voix rauque, en contractant les muscles de ses bras.

- Misogynes et vulgaires... Tout ce que je déteste, ironisa la Dame du Lac tandis que Rogue se relevait pour reculer de quelques pas. Bien, mettons fin à cette conversation dans le sang ! Yuki, regarde et apprends, lança-t-elle à la fillette qui acquiesça sans dire un mot.

Vivianne leva son sabre qui s'illumina vivement. Alors qu'elle allait se jeter sur les Conseillers, un trait ocre fusa dans sa direction pour frôler son épaule. La blonde se retourna et son rictus s'élargit.

- Te voilà enfin... susurra la Dame du Lac.

- Vivianne, salua l'ancienne reine, la voix teintée de mépris.

Merlin, Chaka et Marylin s'approchèrent pour se placer aux côtés de la Présidente des Conseils. La Française les ignora, ne daignant pas leur jeter un regard, et se contenta de lever rapidement la main pour l'abaisser promptement. Une fumée noire, épaisse et âcre, envahit subitement l'île. Marylin eut l'impression qu'une main enserrait son cou. Elle avait du mal à respirer et son sang semblait bouillonner. Puis elle se sentit comme compressée dans un tuyau. Quand elle rouvrit les yeux, elle se trouvait dans la cour d'une immense bâtisse qui était visiblement abandonnée depuis des années, en compagnie de Merlin et de Chaka. Elle eut un mouvement de stupeur en constatant qu'elle avait une enveloppe charnelle alors qu'elle était sur terre.

- Mais que nous a fait Vivianne ? murmura-t-elle en passant ses mains sur ses avant-bras, stupéfaite.

- Aliénor, tu veux dire, rectifia Chaka. Cette vieille bique est toujours aussi imprévisible ! Pourquoi ne juge-t-elle jamais utile de nous faire part de ses plans ?

- Parce qu'on est trop con pour les comprendre ? proposa Merlin.

Marylin ferma les yeux un court instant et soupira, frustrée.

- Elle nous a coupé les accès à Avalon.

- Ca tente quelqu'un de crécher dans ce taudis ? demanda Chaka en désignant la bâtisse délabrée.

- Allons trouver Minerva. Elle nous hébergera sûrement le temps de trouver une solution... proposa la huitième Sage

- Et si elle veut pas ? demanda Chaka.

- Marylin paiera de sa personne pour la faire changer d'avis, conclut Merlin. Ca sera toujours mieux que la vieille qu'elle a dans son plumard...


Hermione regardait la décoration de la grande salle dans laquelle elle se trouvait, sa cape de voyage posée dans le creux de son bras. Elle trouvait l'ameublement élégamment agencé, raffiné, subtil, rien à voir avec le vieux château d'Avalon qui était une forteresse sans aucun confort.

- Aliénor sait vivre, on dirait, murmura la guerrière, ses bottes poussiéreuses foulant le tapis.

Elle s'arrêta de marcher et grimaça en remarquant les traces blanches de ses pas sur les fils vermeils et dorés.

- Et merde... siffla-t-elle en tentant d'effacer les saletés.

Son armure cliquetait au moindre de ses déplacements et elle roula des yeux. Pour la discrétion, elle repasserait. Un serviteur entra par une porte latérale et Hermione lui jeta un regard désolé.

- Sa Majesté Aliénor, Souveraine de la province de Perguérie, annonça-t-il avant de s'effacer.

"Majesté ? Souveraine ?" s'étonna la brune.

La femme fit son entrée, tenant les pans de sa robe du bout des doigts, avançant d'une démarche lente mais assurée, gracieuse, pour venir s'asseoir sur son trône. L'enchanteresse dévisagea la visiteuse, puis lui adressa un mince sourire en lui tendant la main. Hermione s'approcha, se saisit des doigts graciles avec délicatesse, puis se pencha pour effleurer de ses lèvres le dos de la main.

- Hermione, nous nous rencontrons enfin, susurra la noble. J'ai beaucoup entendu parler de vous. Et de vos exploits.

- Vous me faites trop d'honneur, Administratrice, répondit la guerrière en se redressant pour ensuite reculer de quelques pas.

- Quelle est la raison de votre visite ?

- Notre reine requiert votre appui militaire dans le conflit qui s'annonce, expliqua la brune. Et en vertu des traités qui...

Aliénor leva la main pour l'interrompre et se leva de son trône.

- Ce n'est pas une discussion que nous pouvons avoir en quelques minutes. Nous en reparlerons ce midi, autour d'un bon repas. Mettez-vous à l'aise, cette armure semble bien inconfortable.

L'enchanteresse tapa dans ses mains et un serviteur entra.

- Préparez une chambre et un bain pour notre invitée. Et vous dresserez deux couverts dans mes appartements, ordonna la souveraine.

- C'est fort aimable de votre part, Administratrice, mais une longue route m'attend... balbutia Hermione.

- Justement, autant prendre le repos que je vous offre, sourit Aliénor. A tout à l'heure, Hermione.

Elle tourna les talons et disparut par une porte. La guerrière se gratta la nuque, ennuyée.

- J'pourrais pas dire que Minerva ne m'avait pas prévenue...


- Aliénor, reine d'Aquitaine... Ou devrais-je dire, Aliénor, Administratrice de la province de Perguérie. Nous avons un vieux compte à régler, toutes les deux.

La Conseillère déchue leva fièrement la tête et croisa les bras sur sa poitrine.

- Si vous parlez du fait que j'ai participé à votre défaite lors de la bataille d'Avalon ainsi qu'à la mort de Morgane il y a douze ans, effectivement, je plaide coupable.

Le rictus de Vivianne se figea et l'enchanteresse sentit le pouvoir de la Dame du Lac vibrer dangereusement.

- Ainsi... tu ne te souviens pas... siffla la blonde. Laisse-moi te rafraîchir la mémoire.

Un trait de lumière blanche fusa des doigts de Vivianne pour frapper le cœur d'Aliénor. Cette dernière tomba à genoux, le souffle court, avant que sa vision se brouille et que l'obscurité se fasse.


Hermione avait passé ses plus beaux habits mais malgré cela, elle ne se sentait pas à sa place. Les plats qui défilaient étaient plus succulents les uns que les autres, des mets raffinés typiques de la cuisine perguéroise à laquelle la guerrière n'était pas habituée. Le salon privé de la noble était chaleureux, la décoration riche et délicate, à l'inverse de la chambre spartiate que la brune s'était aménagée au château d'Avalon.

- Le repas n'est pas à votre goût ? s'enquit Aliénor, reposant sa cuillère dans son assiette vide.

- Non, l'entremet était délicieux, la rassura Hermione.

Elle joua du col de sa chemise, sentant le rouge lui monter aux joues. Elle avait chaud, et les épices présentes dans le dernier plat n'arrangeaient pas sa situation.

- Bien, si nous parlions de l'objet de ma visite, reprit la chef des armées. La cavalerie de Perguérie est réputée pour...

- Hermione, la gronda gentiment la souveraine. Vous pourriez attendre le digestif pour parler de conflits. Parlons de sujets plus intéressants et légers, voulez-vous ? Avez-vous entendu ce sublime opéra qui se joue à guichet fermé ces derniers temps ? L'Orphéo du génial Monteverdi.

- Je ne suis pas très musique, sauf celle des sabots de mon cheval sur un champ de bataille, marmonna-t-elle avant de boire une gorgée de vin.

L'humeur de la brune s'assombrit. Elle n'avait que peu de discussion. C'était Minerva qui excellait dans cet art. Pourquoi Vivianne n'avait pas envoyé la stratège en Perguérie ? Après tout, la diplomatie était son rôle.

"Tu es la personne qu'il faut pour convaincre Aliénor." lui avait assuré Vivianne avec un sourire chaleureux.

- Foutage de gueule, maugréa la guerrière en finissant son verre.

- Un problème ? fit la souveraine en lui resservant une rasade d'alcool.

- Non, aucun. Je vais juste emprunter votre balcon pour prendre l'air, répondit la brune en repoussant sa chaise. Je n'ai pas l'habitude des repas aussi copieux.

Aliénor se leva à sa suite, attrapa son verre de vin et une petite boite en bois, finement ouvragée.

- J'ai quelques choses pour vous aider à la digestion, commença l'administratrice en ouvrant la porte vitrée menant à sa loggia fleurie.

Hermione fronça les sourcils et, sa coupe à la main, suivit la noble à l'extérieur. Elle resta debout, appuyée contre le parapet tandis que l'enchanteresse s'installait confortablement sur un fauteuil en osier. Aliénor ouvrit la petite boite et sortit une espèce de tube de papier fourré d'herbes.

- Qu'est-ce que c'est que ce truc ? demanda la guerrière alors que la femme l'allumait d'un claquement de doigts.

- Des plantes qui poussent dans ma région. Elles aident à la digestion et font oublier, le temps d'un moment, les soucis... répondit mystérieusement Aliénor. Vous voulez essayer ?

- Pourquoi pas...

La brune attrapa le tube, le coinça entre ses lèvres et inspira doucement. Elle sentit la fumée descendre le long de sa trachée et prendre possession de ses poumons. Elle se mit à tousser misérablement et rendit le tube à la souveraine qui riait gentiment.

- Bordel, j'ai la gorge qui me brûle... râla Hermione, une larme roulant sur sa joue.

- Laissez-moi voir, proposa l'administratrice en se levant gracieusement. Les sorts de guérisons sont ma spécialité.

Sans attendre de réponse, elle posa ses mains sur la mâchoire de la guerrière et fit glisser ses doigts le long du cou.

- Ouvrez grand et dite "Ah", se moqua gentiment Aliénor.

Hermione roula des yeux mais fit néanmoins ce que l'enchanteresse lui demandait.

- Ce n'est rien. Ce n'est pas donné à tout le monde de fumer ces plantes. A croire que les gens de Perguérie sont plus aguerris que les Avaloniens.

La brune, une lueur de défi dans le regard, prit le tube posé sur une pierre creusée et tira doucement dessus. La nouvelle bouffée n'était pas aussi désagréable, bien au contraire.

- C'est plutôt pas mal... Mais ça monte à la tête.

- Effectivement. Douce sensation, n'est-ce pas ? susurra la souveraine.

- J'ai l'impression d'être plus légère...

Aliénor se saisit d'une nouvelle cigarette et l'alluma pour respirer une bouffée.

- Dites-moi, Hermione, tout le royaume parle de votre attirance pour les femmes... Est-ce vrai ?

La guerrière haussa un sourcil mais finit par acquiescer.

- Je ne vois pas en quoi ça vous intéresse, Administratrice.

- Et il se murmure même entre personnes de haute influence que vous êtes une célibataire endurcie. Toujours exact ?

- Je ne vois pas en quoi ça... répéta la brune.

Un index se posa doucement sur ses lèvres pour la faire taire. Hermione se retint de ne pas loucher sur le doigt tendu et plongea son regard dans celui de l'enchanteresse.

- Personne n'a réussi à faire fondre le cœur sous l'armure ? chuchota Aliénor en posant son autre main sous la poitrine de la guerrière. A moins qu'il y ait une femme, inaccessible, déjà engagée, et que vous préférez souffrir en silence...

- Je... enfin... balbutia la brune.

- Je suis certaine que quelqu'un pourrait vous combler, Madame le chef des armées. Pour peu que vous vous laissiez cette chance...

L'index quitta les lèvres pour glisser le long de la mâchoire, passer sous le menton, caresser le chemin de peau laissé découvert par les vêtements pour s'arrêter à la naissance de la poitrine de la guerrière.

- Vous me plaisez, Hermione, susurra Aliénor avant d'embrasser langoureusement l'émissaire de Vivianne.

Les mains de la souveraine passèrent habillement sous le haut de la guerrière pour caresser la peau chaude dont le parfum l'enivrait. Elle retint un sourire alors qu'Hermione finit par réagir. La guerrière attrapa la souveraine par les fesses et la souleva. L'enchanteresse de soin enroula ses jambes autour des hanches de la brune qui l'emmenait en direction de la chambre de la noble. Les deux femmes tombèrent sur le lit et la brune se redressa pour retirer rapidement son haut, l'administratrice défaisant sa robe d'une main experte.

Aliénor lut dans les yeux d'Hermione la frustration qu'elle avait décrite plus tôt, la lente agonie qu'elle ressentait à vivre continuellement avec une femme qui ne serait jamais sienne. La souveraine leva la main et ses doigts effleurèrent une fine cicatrice sur le flanc de la guerrière avant qu'elle y pose les lèvres pour goûter la texture de la peau. La brune eut un gémissement de plaisir et la noble poussa son exploration. Elle allongea son amante sur le dos et lui ôta son pantalon, puis ses sous-vêtements.

- Magnifique... murmura-t-elle avant de donner un léger coup de langue sur un téton.

Un grognement résonna et Aliénor eut un petit rire qui se transforma en hoquet de surprise quand la guerrière s'assit rapidement et attrapa la noble pour l'asseoir sur ses genoux. Cette dernière rejeta la tête en arrière pour laisser libre accès à la bouche de la brune qui l'embrassait dans le cou, sur la gorge, sa poitrine.

Elle soupira d'aise quand des lèvres enserrèrent son mamelon et ne put retenir un cri de plaisir alors qu'un doigt se promenait sur son intimité, jouant négligemment avec sa toison. Le désir grandit en elle, douloureux, et alors qu'Hermione capturait ses lèvres et approfondissait le baiser, elle sentit la guerrière entrer en elle. C'était un geste doux, maîtrisé, avec ce qu'il fallait de force pour donner du plaisir. Puis, le langoureux va et vient commença, enivrant, un pouce jouant avec le petit bouton de chair qui décuplait le plaisir. La respiration de la souveraine s'accélérait, devenant pantelante au gré des mouvements de la brune et Aliénor crut perdre la raison quand un deuxième doigt vint se mêler à la danse et que la bouche revint sur sa poitrine.

La vague brulante monta en elle, incontrôlable, et elle eut l'impression que des feux d'artifice étaient tirés derrière ses paupières closes. Elle cria pour libérer son orgasme et se laissa aller dans les bras de la brune.

- Donnez-moi quelques instants, Hermione. Le temps de reprendre mes esprits, et je vous montrerai la fameuse hospitalité perguéroise...


Hermione jouait négligemment avec une mèche de cheveux auburn de la femme blottie dans ses bras et souriait. Les deux dernières heures avaient été exceptionnelles et elle regrettait de devoir reprendre la route. Mais avant cela, elle devait discuter de la position militaire de la province de Perguérie.

- Aliénor, désolée d'amener le sujet, mais Vivianne attend une réponse. Allez-vous vous ranger à ses côtés dans le conflit contre la Source ?

- Non, répondit l'enchanteresse de soin en se dégageant de l'étreinte.

Elle quitta le lit, ignorant le regard stupéfait de la guerrière.

- Quoi ? Enfin, Aliénor ! Nous venons de...

- De coucher ensemble. Et nous recommencerons autant que vous le souhaiterez. Vous pouvez même vous installer ici, dans mes appartements, je n'y vois aucun inconvénient, bien au contraire, coupa la noble. Mais la politique et ma vie privée sont deux choses bien différentes. Et les intérêts de mon royaume ne sont pas dans une guerre contre l'Origine de toutes magies.

- Votre royaume ? Votre province, vous voulez dire, corrigea froidement Hermione.

Aliénor se contenta pour réponse d'un sourire narquois et la guerrière se leva brusquement, repoussant les draps.

- Vivianne ne laissera jamais passer ça. Et moi non plus. Vous n'aurez jamais votre indépendance.

- Ma chérie, je l'ai déjà. La Dame du Lac a un genou à terre mais elle est trop aveuglée par l'ambition démesurée de Morgane pour s'en rendre compte. Un conseil pour vous, Hermione. Rangez-vous du côté des gagnants. Je n'aimerais pas que la Source s'en prenne à vous.

La guerrière ramassa rapidement ses vêtements avant de toiser du regard la souveraine.

- Vous vous en mordrez les doigts, Aliénor. Si vous osez vous retourner contre la Dame du Lac, vous m'en rendrez compte.

- Restez ici. Vous n'avez rien à faire en Avalon. Je vous offre l'asile. Jamais Vivianne ne viendra vous chercher ici.

- Je ne suis pas une lâche à abandonner mes amis, cracha la brune.

- A abandonner Vivianne que vous aimez et qui ne quittera jamais Morgane pour vous, rectifia la souveraine. Vous avez fait votre choix, Hermione. La prochaine fois que nous nous reverrons, nous serons ennemies. Je vous laisse cependant quitter mon royaume sans entrave. Vous avez mon sauf-conduit.

L'enchanteresse de soin passa dans sa salle de bain et ferma la porte derrière elle. Elle s'adossa contre la surface boisée et soupira douloureusement.

- Pourquoi est-elle aussi têtue ? Elle va se faire tuer...


Aliénor rouvrit les yeux et sentait la colère résonner dans son être. Elle se releva et toisa froidement Vivianne du regard.

- Tu m'as trahie, siffla Vivianne, dégainant son sabre. Avec ton aide militaire, j'aurai gagné la guerre contre la Source. Mais tu as fait passer tes intérêts avant ceux des sorciers et pire, tu as tenté de retourner mon bras-droit contre moi.

- Ta folie a causé notre perte, Dame du Lac, rétorqua calmement l'enchanteresse de soin. La Source t'avait confié notre communauté et tu as été incapable de la protéger de Morgane. Ton incompétence a éclaté aux yeux de tous et c'est pour cela que tes soutiens t'ont lâché.

- Je te ferai ravaler ces paroles ! hurla la blonde en jetant un sort d'un geste rapide du poignet.

Aliénor contrattaqua aussitôt et les deux boules de magie explosèrent de concert, le souffle violent balayant la cour intérieure.


Des coups secs furent frappés à la porte du manoir. Ginny et William échangèrent un regard tandis que Minerva, surprise, jeta un rapide coup d'œil à sa montre.

- Tu attends quelqu'un ? demanda Rolanda.

- Non, répondit l'animagus en se levant pour traverser le salon, fermant la porte derrière elle.

- C'est notre signe... murmura Pansy à William. J'en suis sûre.

- Quel signe ? s'enquit Ginny en fronçant les sourcils.

- Rien. Notre médicomage préférée lit trop d'horoscopes, répondit le professeur de métamorphose.

Minerva se figea dans l'encadrement de la porte, dévisageant les visiteurs.

- Quelle surprise... ironisa l'Ecossaise. Douze ans sans aucune nouvelle, pas un seul signe de vie, et vous voilà tous les trois.

- C'est le décalage horaire entre Avalon et l'Ecosse... répondit Merlin, goguenard, tandis que Chaka grognait.

- Désolée de vous déranger à une heure aussi tardive, fit Marylin.

- Je ne vois pas ce qui vous autorise à... commença McGonagall.

- Le retour de Vivianne, c'est assez pourri comme situation pour venir vous emmerder ? coupa Chaka.

L'Ecossaise blêmit subitement et tenta de réprimer le violent tremblement qui s'était emparé de ses mains.

- Oui, bien sûr, marmonna-t-elle en laissant entrer les Conseillers. Je ne vois pas Aliénor. C'est elle qui vous envoie ?

- On peut dire ça comme ça, répondit Merlin en haussant les épaules. Je pense qu'elle aurait voulu vous présenter ses hommages, mais elle est présentement occupée à se faire assassiner par la Dame du Lac.


Et voilà ! Ca vous a plu ? ^^

Avec un peu de chance lLa semaine prochaine, on retrouvera Link, si elle réapparait !

Gros bisous et bon week-end,

Bises,

Link9 et Sygui