Bonjour à toutes et à tous !
C'est enfin jeudi, c'est jour du nouveau chapitre !
Et on rentre dans le vif du sujet !
Bonne lecture !
Chapitre 5 : Une rentrée surprenante
Minerva pénétra dans le fumoir de son manoir et les conversations moururent aussitôt. Aliénor trônait dans un fauteuil, Pansy fumait tranquillement, Ginny et William se tenaient la main et semblaient abasourdis. Merlin observait Marylin qui était suspendue aux lèvres de la Française, et Chaka ruminait dans un coin, debout, les bras croisés sur son large torse.
- J'ai manqué quelque chose ? demanda l'animagus, tendue, en allant se servir un whisky.
- Cette femme dit être Aliénor d'Aquitaine... balbutia Ginny, visiblement perdue. Et lui, Merlin, elle, Marylin Monroe, et le grand silencieux, Chaka.
- C'est exact, répondit la Directrice de Poudlard d'un ton qu'elle espérait dégagé. Autre chose ?
- Non, on attendait que vous ayez terminé avec votre concubine pour entrer dans le vif du sujet, répondit la Sage déchue. Première Haute, vous expliquerez aux deux sorciers ce qui s'est produit il y a douze ans, je n'ai pas de temps à perdre.
Elle passa sa main sur son visage fatigué et inspira profondément.
- Comme je vous le disais, Vivianne va passer à l'action sous peu. Nous pensons que...
- Qui nous ? demanda Parkinson en soufflant sa fumée.
- Culann et moi pensons que la Dame du Lac va déclencher une guerre entre moldus et sorciers. Devinez qui seront les grands perdants de l'histoire, ironisa l'enchanteresse de soin.
- Culann n'est pas un traitre ? s'enquit Marylin.
- Effectivement, il est de notre côté. C'est grâce à lui que je suis ici, ce soir.
- Ok, une guerre et les sorciers vont mettre une raclée aux moldus. Je veux pas dire, mais ça nous arrange, nous sommes dans le camp des gagnants, fit remarquer Pansy.
- On s'en fout, grogna Chaka. Allons sur Avalon et bottons le cul des traitres et de leur dinde en chef !
- Calme-toi Sage, tempéra Aliénor. Nous ne pouvons pas nous permettre d'agir sur un coup de tête. Nous devons planifier nos actions sur du long terme. Vivianne a placé ses pions ces dernières années et il va falloir agir en conséquence.
Elle se tut quelques instants et son regard se posa sur Minerva qui sentit un regain de tension dans ses épaules.
- Culann, dans ce qu'on pourrait qualifier d'immense sagesse, a lu dans les astres que Miss McGonagall serait la stratège qui nous mènera à la victoire. Une plaisanterie de mauvais goût si vous voulez mon avis.
- Pourquoi moi ? demanda Minerva qui s'installa à côté de Pansy.
- Parce que vous êtes immortelle. On voit que la Source a créé Vivianne à son image car toutes les deux ont offert le don de la vie éternelle à la première fille qui a partagé leur couche, répondit la Sage avec dédain. Enfin, les badineries d'Hermione vont nous servir.
Les doigts de l'Ecossaise se crispèrent sur sa robe de sorcière et Pansy se racla la gorge, mal à l'aise.
- En parlant d'Hermione, commença la Serpentard, est-ce qu'elle est... enfin… est-il possible que...
- Non, répondit l'ancienne Conseillère.
- Bon, j'ai pas tout suivi, mais pas grave. C'est quoi le plan ? demanda William.
- Culann m'a confié quelques petits souvenirs d'Avalon. Des armes, des livres… Dans un premier temps, vous allez devoir faire des progrès en magie car votre niveau est pathétique. Nous aviserons ensuite selon les agissements de Vivianne.
- Super, je vais enfin faire des progrès et pouvoir soigner les furoncles au cul de mes patients, se moqua Pansy en se penchant pour écraser son mégot dans le cendrier. Trêve de plaisanterie. Minerva, plus besoin de chercher une infirmière pour Poudlard, tu as la meilleure devant toi.
- Effectivement... grinça McGonagall. Mais je ne suis pas sûre qu'Aliénor daigne être mon employée.
- Ma présence à Poudlard ne peut être que bénéfique. Vous aurez un enchanteur de plus à domicile et si Vivianne décide de visiter votre établissement, je saurai la retenir assez longtemps pour que vous puissiez évacuer les élèves.
- Sans vouloir vous insulter, vous n'êtes qu'une enchanteresse de soin. Je compte plus sur Chaka et Merlin pour retenir cette garce, répliqua Minerva.
- On me connait sous cette étiquette... Mais je suis une femme pleine de surprises, répondit Aliénor, mystérieuse. Monsieur McGonagall, pourriez-vous me conduire à ma chambre ?
- Laisse Willy, coupa Pansy avant que Minerva ait le temps de répondre, je m'en occupe. Et allez-y, sinon ça va vous coûter une blinde en baby-sitter...
- On se revoit demain à Poudlard. Aliénor, c'est un plaisir de vous connaître, fit le professeur de métamorphose en se levant en même temps que sa femme.
- Tu ne diras plus ça une fois que tu l'auras côtoyée plus de deux heures, marmonna l'Ecossaise.
Une fois son neveu et sa femme partie, McGonagall se leva à son tour.
- Pansy, peux-tu héberger la quatrième sage chez toi ? Je refuse de la voir ici. Bonne nuit et n'hésite pas à m'appeler. Aliénor, je vous veux demain à 15 heures à l'infirmerie du collège pour faire la passation avec Pomfresh. Ne remettez plus jamais les pieds dans mon manoir. Merlin, Chaka, Marylin, suivez-moi, je vais vous conduire à vos chambres.
Sur ces mots, elle quitta la pièce, suivie des trois Conseillers, laissant Pansy et Aliénor en tête à tête.
- J'ai le sentiment que tu ne nous dis pas tout, chère Aliénor, fit négligemment Parkinson en allumant une cigarette, les jambes élégamment croisées dans une pose décontractée.
- Effectivement. Mais j'ai besoin de vérifier certaines informations avant de vous les livrer, ce que vous comprendrez aisément, répondit la Française d'un ton détaché.
La médicomage hocha la tête et se leva de son fauteuil.
- Allons-y avant que McGonagall ne lâche les chiens... Tu vas voir, mon duplex est bien plus confortable que cette vieille baraque. Tu gagnes au change.
- Je n'en doute pas un instant, première Haute. Allez-vous tenter de me faire gagner votre lit ?
- Aucun risque, je te respecte trop pour ça, répliqua Pansy avec un sourire.
- Dites plutôt que je suis trop vieille pour vous...
- En fait, j'aime pas les emmerdeuses.
- Et pourtant, vous êtes sortie brièvement avec leur reine, conclut Aliénor.
- Je n'ai jamais touché Granger ! s'offusqua faussement Parkinson avant d'éclater de rire.
Le temps était étonnement gris en ce 1er septembre. D'épais nuages noirs obscurcissaient le ciel, les oiseaux volaient bas et ce n'était qu'une question d'heures pour que la pluie s'abatte sur l'Ecosse. Certains sorciers y auraient vu un mauvais présage, mais ce n'était pas la préoccupation de Minerva qui sirotait une tasse de thé en finissant les derniers préparatifs pour la soirée de rentrée. Le Poudlard Express n'allait pas tarder à arriver en gare de Pré au Lard et elle devait terminer les tâches administratives avant de se rendre dans la grande salle.
Elle parapha rapidement divers documents avant de les mettre sous plis et de les confier à des hiboux. L'animagus ouvrit son agenda et barra ses rendez-vous de la journée effectués et jeta un coup d'œil à ce qui l'attendait le lendemain. A dix heures, elle devait présider une audience au Magenmagot et à quinze heures, elle avait le conseil d'administration mensuel de Sainte Mangouste.
Elle ferma le cahier à la couverture de cuir et se laissa aller quelques instants contre le dossier de son fauteuil, jouant avec un petit écrin. Douze ans auparavant, elle avait accepté tous les postes proposés pour meubler ses journées, pour se plonger dans le travail, évitant de réfléchir à sa solitude. Et, trois années plus tard, elle s'était laissée séduire par son professeur de vol qui la voyait dépérir. Elle ne pensait pas que cette histoire déboucherait sur quelque chose de sérieux, mais maintenant que sa relation avec Rolanda fonctionnait, elle voulait se dégager plus de temps. Et la retraite commençait à devenir une idée séduisante. Cependant, le fait que Vivianne soit toujours en vie changeait la donne. Elle ouvrit la boite couverte de velours et son regard se posa sur un petit anneau argenté. Elle se demandait si un jour elle aurait l'occasion de faire sa demande à sa compagne.
- Madame la Directrice, Monsieur le Directeur-adjoint monte les escaliers, fit une voix grave et rauque.
Minerva mit de l'ordre sur son bureau, rangea l'écrin dans son tiroir et pria Flitwick d'entrer après que ce dernier eut frappé à la porte.
- Minerva, le Poudlard Express vient d'arriver à Pré Au Lard.
- Merci Filius. Je descends dans cinq minutes.
Le professeur de sortilège acquiesça et quitta la pièce. McGonagall passa sa cape vert émeraude, son chapeau, vérifia une dernière fois sa tenue dans le miroir et, satisfaite de son apparence, prit le chemin de la grande salle.
Elle traversa la vaste pièce avant de s'asseoir à la table des professeurs. Son neveu, qui avait décidé de rester enseigner au collège plutôt que de s'ennuyer au Ministère, la salua d'un signe de tête avant de reprendre sa conversation avec Isabel Swift, nouvelle professeur de potion. Neville Londubat, quant à lui, devisait gaiement avec Ginny Weasley et Edward Kraft, le professeur de défense contre les forces du mal. A l'autre bout de la table, Aliénor était plongée dans ses pensées, faisant abstraction de son environnement. Minerva lui jeta un rapide regard noir avant de reporter son attention sur les portes de la salle qui s'ouvraient.
Les élèves arrivèrent rapidement et prirent place à leur table habituelle dans un chahut bon enfant.
- Et une nouvelle année qui commence ! fit William, réjoui, en se frottant les mains. Et avec ce qu'Aliénor nous a annoncé hier, je suis sûr qu'elle sera pleine de surprises !
- On est à Poudlard, se contenta de répondre sa tante, qui réalisait pour la première fois de la journée que Rolanda avait vraiment quitté le collège.
Elle retint un soupir et se promit de passer voir sa compagne une fois le couvre-feu passé. Filius entra par une petite porte, suivi par une cinquantaine de jeunes enfants et le silence se fit dans la salle. Le professeur de sortilège portait sous le bras le Choixpeau Magique et un long parchemin comportant le nom des nouveaux élèves. Il agita rapidement sa baguette, faisant apparaître un tabouret devant la table des professeurs et eut un sourire satisfait. Il posa le chapeau sur le siège et une large déchirure en forme de bouche apparut sur l'artefact magique.
Je n'suis pas d'une beauté suprême
Mais faut pas s'fier à ce qu'on voit
Je veux bien me manger moi-même
Si vous trouvez plus malin qu'moi.
L'avenir se dessine, aux contours incertains,
Les deux camps placent leurs pions,
De la victoire la Désavouée prend le chemin.
Acculée, l'âme de ce monde sortira de son silence,
Après bien des années d'absence.
A la croisée des chemins, elle devra faire le bon choix,
Savoir s'entourer de personnes qui en elle ont foi.
Traquée par son égale, elle tentera de mettre fin au conflit
Qui depuis toujours cette terre pervertit.
Notre vénérable institution sera fortement ébranlée
Car s'affronteront ici même les dernières de chaque lignée.
Nous entrons dans une période bien sombre
Et certains d'entre vous devront sortir de l'ombre
Pour qu'enfin la Légende Oubliée
Ne soit plus réalité.
McGonagall fronça les sourcils alors que quelques applaudissements polis retentirent dans la grande salle, preuve que certains élèves n'écoutaient pas. La stupeur régnait et les professeurs échangèrent des regards abasourdis. Minerva, Ginny et William observèrent Aliénor qui semblait plus intéressée par le plafond magique que par les paroles du Choixpeau. Flitwick reprit contenance, déplia d'une main le vélin et s'éclaircit la voix.
- Alcamburrie, Franck ! appela-t-il.
Un garçon se dépêcha d'aller s'asseoir sur le tabouret et l'enseignant lui mit le chapeau sur la tête. Quelques instants plus tard, l'artefact cria Serdaigle et l'élève alla rejoindre la table des bleu et bronze. Cinq, six élèves défilèrent et Minerva écouta d'une oreille distraite les décisions du galurin. Qu'avait voulu dire le Choixpeau ? Ame du monde ? Légende oubliée ? Dernière de chaque lignée ? Etait-ce ce que la Sage déchue avait annoncé la veille ? Se pouvait-il que l'enchanteresse n'ait pas tout dit ?
Alors qu'une fillette gagnait la table de Serpentard, Flitwick marqua un temps d'arrêt, haussa les sourcils et jeta un regard interloqué à l'animagus.
- Granger, Rose … finit-il par dire, abasourdi.
Minerva crut que son cœur s'était arrêté de battre alors qu'une petite fille brune aux cheveux indisciplinés s'avançait timidement vers le tabouret. Elle observa, tétanisée, la première année qui lui fit un mince sourire avant de s'asseoir. Les yeux vert émeraude de la gamine disparurent alors que le Choixpeau lui tombait sur la tête.
« Rose Granger… Non… C'est impossible… » pensa la Directrice, comme frappée par la foudre.
Le même jour, tôt dans la matinée
La gare Kingcross connaissait un regain d'affluence après le calme des deux mois d'été. Une petite fille poussait un chariot avec une grosse et lourde valise dessus. Autour d'elle, des londoniens pressés marchaient à vive allure pour prendre leur train, leur métro, et quelques familles plaisantaient, accompagnant leurs enfants vers la voie neuf et dix. La fillette jeta un regard réprobateur à un homme vêtu d'une robe étrange qui tenait à la main une cage contenant un hibou.
- Ils pourraient être discrets… grommela la petite fille. On est chez les moldus, tout de même ! Bande d'inconscients !
Elle se dirigea vers le passage qui menait à la voie 9 ¾ et soupira tristement. Alors qu'elle s'approchait de la barrière magique, elle se souvenait de la conversation qu'elle avait eue avec sa mère avant de descendre de la voiture.
- Je ne veux pas y aller… grommela la fillette, les sourcils froncés en une unique ligne noire inquiétante.
- Mon coeur, on en a déjà discuté. Tu seras bien à Poudlard. Tu te feras des amis et… commença sa mère de sa voix traînante.
- Je n'en veux pas. J'ai mes chimères, ça me suffit.
- C'est important d'aller à l'école, tu vas y apprendre des…
- Maman, j'y vais en tant qu'élève, je ne vois pas comment je pourrais m'intéresser au cours. Je suis sûre que c'est moi qui vais apprendre des sorts aux profs…
- Rose ! Ne va pas attirer l'attention sur toi, gronda la femme. Et n'oublie pas d'utiliser ta baguette, ajouta-t-elle plus doucement.
- Pfff… Pourquoi suis-je obligée de prendre le train ? On peut passer la journée ensemble et ce soir, je transplane pour les grilles de Poudlard. Ca te va ?
Hermione Granger se pencha pour embrasser le front de sa fille.
- Il faut que tu agisses le plus normalement possible… murmura la Source.
- Je ne veux pas y aller ! J'ai l'impression de t'abandonner ! Je ne veux pas te laisser seule… chuchota Rose, des larmes dans les yeux.
Sa mère la prit dans ses bras et la serra contre elle avant d'essuyer d'un geste maternel les yeux verts de sa fille.
- Tout va bien se passer, je te promets. Si tu vois quelque chose d'étrange à Poudlard, tu m'appelles aussitôt, d'accord ?
- Oui m'man, renifla la petite fille.
Hermione se redressa et regarda sa montre.
- On a encore un peu de temps. Dis-moi ce qui te tracasse vraiment.
Rose baissa les yeux et tortilla nerveusement ses doigts.
- Tu crois qu'elle va m'aimer ? demanda, inquiète, la fillette.
La Source se cala confortablement dans son siège et attira la gamine contre elle.
- Elle sera en colère au début. Mais ce sera contre moi, pas contre toi, murmura Hermione. Et oui, elle va t'adorer.
- Et moi ? Si je ne l'aime pas ? murmura la Sage.
- Je crois au contraire qu'elle va devenir ta maman préférée… plaisanta Hermione.
- Impossible ! rétorqua Rose, catégorique.
La petite fille se tut un instant, se mordant la lèvre inférieure.
- Et si elle me pose des questions sur toi ?
- Tu joueras la petite ingénue de onze ans ?
- Ingénue ? je ne l'ai jamais été… fit le Maître des Chimères, vexée.
L'Origine de toutes magies eut un sourire et embrassa une dernière fois sa fille sur le front.
- Il faut que tu y ailles, mon cœur.
- Tu viens avec moi sur le quai ?
- Et bien je…
- Je sais, tu ne veux pas qu'on te voit… murmura la fillette. Mais je me moque de ce que pensent les gens. Pour moi, tu es la plus belle.
- Merci ma chérie, lui sourit Hermione. Mais attends de voir ton autre mère pour avoir un jugement aussi catégorique.
- J'te parie que dès la fin du repas, j'suis convoquée dans son bureau.
- C'est une évidence. Pourras-tu lui dire de ma part que...
La Source se tut quelques instants puis secoua la tête.
- Non, rien. Sois sage avec elle.
La Source lui fit un dernier câlin et la fillette quitta la voiture aux vitres teintées, récupéra ses affaires dans le coffre et s'éloigna en direction de King Cross.
Rose, après un coup d'œil rapide autour d'elle, passa dans la partie sorcière de la gare. La fillette balaya rapidement la foule du regard et avisa au loin, près de la porte d'un wagon, une femme à la chevelure rousse qui embrassait un garçon aux cheveux noirs incoiffables.
A quelques mètres d'elle, un homme blond serrait son fils contre lui sans un regard pour personne, un sorcier au visage plutôt rond et à l'air sympathique chuchotait des mots réconfortants à une petite fille visiblement inquiète.
Rose passa rapidement sa main sur sa valise qui devint aussitôt plus légère. Elle s'en saisit et, le cœur gros, monta dans le Poudlard Express. Retenant ses larmes, elle chercha un compartiment vide pour s'y installer. Elle finit par en trouver un en queue de train, rangea sa valise au-dessus des banquettes et sortit de son sac à dos l'Histoire de Poudlard que sa mère lui avait offert et annoté. Le livre ouvert sur ses genoux, elle était plongée dans ses pensées. Elle appréhendait la rentrée pour plusieurs raisons. Elle ne savait pas dans quelle maison elle allait être répartie, elle était séparée de sa mère pour la première fois et espérait que tout irait bien pour cette dernière.
- Elle va être toute seule… murmura la jeune fille, triste. Saleté d'internat !
La porte du compartiment s'ouvrit et trois élèves s'arrêtèrent sur le seuil.
- Euh… Ca t'ennuie si on s'installe ici ? demanda l'un des garçons avec un sourire charmeur.
- Non, pas du tout, répondit Rose en se forçant à sourire.
- Merci. Je suis James Potter. Je rentre en troisième année. Lui, c'est Teddy Lupin qui est en 5ème année et notre nouvelle amie, Grace Londubat, qui fait sa rentrée.
La Dixième Sage frissonna au nom de Potter mais elle garda contenance pour afficher une mine affable.
- Je suis Rose, et je rentre en première année. Vous êtes dans quelle maison ?
- Gryffondor ! La meilleure ! L'ancienne maison de la Directrice de Poudlard ! répliqua James en s'asseyant nonchalamment en face de Rose. Le père de Grace y a été aussi, il est prof de botanique, le père de Teddy idem, le mien, ma mère. Mon beau-père est allé à Serpentard mais il est cool…
- Ton beau-père ? demanda Rose, ingénue.
- Ouais, mon père est mort quand j'étais petit et ma mère s'est remariée. Mais William est super sympa, expliqua James. Et c'est le prof de métamorphose. Tu aimes le quidditch ?
- Je connais un peu ce sport, mais je n'ai jamais joué, répondit le Maître des Chimères.
- Je suis poursuiveur dans l'équipe de Gryffondor et ma mère jouait dans l'équipe des Canons de Chudley. Elle a arrêté la saison dernière et commence cette année à Poudlard. Elle est prof de vol et arbitre de Quidditch.
- Les Canons… C'est la première équipe du championnat ? fit timidement Grace Londubat.
- Oui, et c'est grâce à elle ! s'enthousiasma Teddy. Avant son arrivée, il paraît qu'ils étaient derniers du classement.
Rose se désintéressa de la conversation et replongea dans sa lecture. Cependant, au bout de la deuxième page, elle leva brusquement le nez, fronçant les sourcils. Elle ressentait une magie puissante, envoutante et sombre.
« Et merde… Je ne suis pas encore arrivée à Poudlard que les ennuis commencent déjà… »
Alors, ça vous a plu ? Le retour de Rose ! Et croyez-moi, elle est en forme la gamine !
Bises et bon week-end,
Link9 et Sygui
