Bonjour à toutes et à tous !

C'est jeudi, c'est nouveau chapitre ! En espérant qu'il vous plaira, on vous souhaite une bonne lecture !


Chapitre 8 : Un événement médiatique

Rose renoua sa cravate rouge et or et tenta d'arranger ses cheveux en vérifiant son reflet dans une vitre. Sachant qu'elle ne pourrait faire mieux, elle s'approcha de la gargouille qui gardait l'accès au bureau de sa mère. Alors qu'elle allait donner le mot de passe, la statue ouvrit un œil.

- Bonjour Maître des Chimères. Vous venez voir la Directrice ?

- Exactement. Elle est disponible ?

- Elle le sera pour vous... répliqua la gargouille avant de pivoter.

La Sage grimpa deux à deux les marches de l'escalier en colimaçon et frappa trois coups à la porte du bureau. La voix teintée d'accent écossaise la pria d'entrer, ce que fit la fillette. L'animagus était à son bureau, sa plume semblant voler sur le parchemin qu'elle écrivait.

- Installe-toi, Rose. Je suis à toi dans deux minutes. Tu veux boire quelque chose ? s'enquit Minerva sans lever le nez du vélin, visiblement concentrée.

- La même chose que toi, répondit la Gryffondor, intimidée.

Elle prit place dans un fauteuil en face de sa mère et lâcha son sac à côté. Ses pieds ne touchaient pas le sol et elle se sentait minuscule face à l'imposante Directrice.

"J'espère que je serai aussi grande qu'elle..." songea le Maître des Chimères en regardant avec émerveillement sa deuxième mère.

Elle était heureuse de mettre enfin un visage sur son nom. La Source, qui n'avait pas pu garder de photos de la Directrice de Poudlard, avait tenté de faire une description physique de l'animagus à sa fille. Mais ce que lui en avait dit l'Origine de toutes magies, pourtant très élogieux, était loin de la réalité. Minerva McGonagall était encore mieux que ce que Maman H lui avait dit.

- Si tu continues de me fixer ainsi, je risque de me changer en statue de sel... plaisanta l'animagus avec un mince sourire, les yeux toujours vissés sur la lettre qu'elle rédigeait.

Rose se renfonça dans son fauteuil et baissa le regard, ses doigts s'entremêlant. La Directrice finit par poser sa plume dans son encrier, roula le parchemin d'un geste gracieux et y apposa le sceau du collège. Elle confia le courrier à un hibou qui s'envola aussitôt, croisa les mains pour y poser son menton et observa la rouge et or de son regard vert inquisiteur. La Sage se tortilla dans son fauteuil, se demandant avec inquiétude comment allait se dérouler leur entretien.

"Elle a l'air sévère... On doit pas rigoler tous les jours avec elle. A côté, maman H semble être un parangon de gentillesse et de permissivité..." pensa la petite Sage.

- Alors Rose... Tes impressions sur tes premières leçons ?

- Bien, répondit rapidement la fillette. Intéressant.

- Effectivement. William m'a fait part de tes exploits pendant son cours. Tu as apparemment un don en métamorphose.

- Les chats ne font pas des chiens... brava Rose.

- D'habitude, on dit l'inverse, fit remarquer Minerva, un sourcil levé.

- Peut-être, mais ton animagus, c'est le chat, rétorqua la fillette. Donc, c'est bien ce que je dis, les chats ne font pas des chiens.

Le sourire de l'Ecossaise s'élargit et, d'un mouvement de baguette, elle fit apparaître deux tasses de thé et une assiette de biscuits.

- Des tritons au gingembre ? s'enquit la rouge et or.

- Bien deviné. Tu connais ?

- Oui, répondit Rose avec un hochement de tête enthousiaste. Maman H m'en a parlé. Elle m'a dit que ce sont tes gâteaux préférés et que c'est absolument divins.

- Ta mère t'a parlé de ça ? demanda la Directrice. Et je peux savoir ce qu'elle dit d'autre d'aussi intéressant à mon propos, cette mère qui n'a pas cru bon de te présenter à moi avant ?

Le regard de Rose se durcit et elle croisa les bras sur sa poitrine dans une attitude fermée.

- Ouais, c'est sûr qu'elle allait débarquer dans ton nouveau couple avec un bébé dans les bras ! fit froidement la nouvelle Gryffondor. Si c'est pour balancer ce genre de propos sur ma mère, je préfère m'en aller. Je ne veux pas avoir le cul entre deux chaises, à avoir à choisir entre elle et toi !

Minerva se mordit l'intérieur de la joue. Ainsi, Hermione était au courant qu'elle entretenait une relation avec Bibine. Elle maudit son impétuosité. Elle ne devait pas abreuver sa fille de reproches. La pauvre n'y était pour rien dans toute cette histoire.

- Tu as raison, je n'ai pas à te parler de ta mère de cette façon, dit-elle en faisant l'effort de sourire à l'enfant. Excuse-moi.

Elle poussa l'assiette de biscuits en direction de la dixième sage. Cette dernière hésita mais finit par piocher un gâteau et mordit dedans avec appréhension. Puis un sourire naquit sur son visage.

- C'est délicieux… murmura-t-elle.

- Ta mère aimait beaucoup venir dans mon bureau pour discuter de ses cours, mais c'est lorsqu'on jouait aux échecs qu'elle mangeait ces tritons.

- Et elle perdait lamentablement à chaque fois. Elle a toujours été nulle, aux échecs, poursuivit Rose avec un sourire.

- Tu sais y jouer ?

- Elle m'a appris. Je ne suis pas très bonne, mais je la bats à chaque fois. Ce qui ne dénote pas non plus d'un niveau exceptionnel...

- Parle-moi un peu de toi Rose. Qu'est-ce que tu aimes faire ?

- Lire, dessiner, répliqua la Sage. Prendre soin de mes chimères. Et faire la cuisine. Maman est nulle pour ça…

- Alors elle n'a pas changé, fit l'animagus vaguement nostalgique durant un instant. Tes chimères ? Tu en as combien ?

- Quinze ! répondit la fillette d'un ton enjoué. Ma préférée, c'est Hirfitt. C'est un gigantesque lion, expliqua-t-elle en ouvrant largement les bras. Il est tout doux et gentil.

Minerva ferma les yeux un court instant, se remémorant la bataille à Poudlard, une Rose adulte défendant le collège avec l'aide de ses animaux fabuleux. La Sage l'avait impressionnée par son courage et sa détermination. En rouvrant les yeux pour les poser sur la Gryffondor qui sirotait son thé, l'Ecossaise se dit que la fillette déjà épatante allait devenir une jeune femme exceptionnelle, dont elle était fière d'être la mère.

- A quoi tu penses ? demanda le Maître des Chimères en reprenant un biscuit.

- A l'adulte accomplie que tu vas devenir, répondit doucement l'animagus en sortant de sa rêverie.

Rose s'extirpa de son siège et s'approcha de sa mère, quémandant muettement l'autorisation de s'asseoir sur les genoux de cette dernière. Minerva saisit la fillette sous les aisselles et l'installa confortablement sur elle avant de la serrer dans ses bras.

- En attendant, rattrapons le temps perdu... murmura la Sage en se blottissant dans l'étreinte maternelle. Je t'aime, Mamaidh.

Un sourire illumina le visage de Minerva à l'aveu de sa fille et son cœur se gonfla.

- Moi aussi, Rose...


La porte des WC s'ouvrit brusquement et un groupe d'étudiantes fit irruption dans la pièce. Les conversations moururent quand le regard des jeunes femmes se posa sur la personne présente, occupée à se laver consciencieusement les mains. Après avoir échangé un regard gêné qui n'échappa pas à la femme brune, les élèves s'engouffrèrent dans les toilettes en silence.

Hermione attrapa de l'essuie-main en papier et fit disparaître les gouttes d'eau sur sa peau en soupirant. Elle jeta le papier dans une poubelle, récupéra sa canne et sa sacoche avant de jeter un dernier regard à son reflet.

Une large cicatrice barrait son œil droit, partant du front, coupant en deux son arcade sourcilière, pour mourir sur le haut de la joue. Sa paupière était close, flasque, les muscles qui la composaient étant incapables de fonctionner.

« Entre ça, les petites traces blanches ici et là et ma démarche incertaine, pas étonnant que je leur fasse peur… » songea amèrement la médecin légiste en quittant les WC.

Elle avançait dans le couloir menant à la sortie de l'hôpital universitaire quand quelqu'un l'interpella.

- Docteur Granger ! lança une voix enjouée.

La brune se retourna, étonnée, et vit une jeune femme blonde se diriger vers elle.

- Votre cours sur les poisons était passionnant ! fit la jeune médecin. Il va m'être très utile aux urgences. Auriez-vous des lectures complémentaires à me conseiller ?

- Je vous enverrai une bibliographie détaillée par mail, Docteur Carter. L'adresse sur votre fiche de renseignements est-elle toujours d'actualité ?

- Ca n'a pas changé, répondit la jeune femme. Merci beaucoup. Votre prochain séminaire se déroulera quand et portera sur quel sujet ?

- Les blessures par arme blanche, et c'est le mois prochain.

- J'ai hâte d'y être, assura Jane Carter. Encore merci !

La jeune femme lui fit un signe de la main tout en s'éloignant en direction de l'accueil des urgences. Hermione la regarda partir et haussa les épaules avant de tourner les talons et de rejoindre le parking de l'hôpital.


Le déjeuner venait de se terminer et Rose se trouvait pour sa première heure de l'après-midi dans le parc avec ses camarades rouge et or et les "crétins de Serpentard". A ses pieds, un balai qu'elle regardait avec animosité.

" C'est d'un ridicule achevé..." songea-t-elle, agacée, alors que le professeur Weasley expliquait comme faire décoller l'engin.

Elle fourra ses mains dans ses poches et jeta des regards autour d'elle. Les enfants issus de famille sorcière semblaient impatients de décoller, tandis que les nés de moldus appréhendaient visiblement l'instant d'enfourcher l'objet ménager.

"Jamais je ne monterai sur ce truc..." se promit-elle en tapant dans un petit caillou qui roula sur quelques centimètres.

Une main se posa sur son épaule et la fillette leva les yeux. Le professeur la regardait avec un amusement mêlé de tendresse.

- Quelque chose ne va pas, Rose ? demanda doucement Ginny alors que les élèves essayaient de faire décoller les balais.

- J'ai pas vraiment envie de voler là-dessus... grommela la Gryffondor.

Au lieu de se fâcher, la rousse éclata de rire.

- Avec cette tête, tu me fais vraiment penser à Hermione... Tu es son portrait craché. Sauf les yeux...

Elle se tut quelques instants.

- Elle aussi détestait voler... finit-elle dans un murmure.

La dixième sage sentit l'émotion et la tristesse émaner de son professeur.

- Vous la connaissiez bien ? demanda doucement Rose.

- Nous étions inséparables... Jusqu'à une erreur de ma part, soupira la rouquine. Que devient-elle ?

Rose eut une petite moue et se renfrogna.

- Je ne peux pas le dire...

- Je comprends, fit Ginny en ébouriffant les cheveux de son élève. Tu veux qu'on voit si tu es meilleure qu'elle sur un balai ?

- Honnêtement, ne perdez pas votre temps avec moi. Je ne ferai jamais partie de l'équipe de Quidditch et... ça a l'air vachement inconfortable, votre truc.

« Comparé à Arkhan… » ajouta mentalement la Sage.

Ginny eut un dernier sourire et s'éloigna pour aller aider Grace Londubat qui n'arrivait visiblement pas à diriger son balai. Le Maître des Chimères soupira et ignora les regards mauvais que lui lançait Yuki.

"Je sens que mamaidh va être déçue que je ne sache pas voler..." regretta-t-elle alors qu'elle levait la tête en direction de la fenêtre du bureau de la Directrice de Poudlard.


Hermione était appuyée sur les remparts et ses yeux balayaient l'horizon. Les troupes de Vivianne se tenaient devant les portes de la cité d'Avalon et les fantassins de l'Origine de toutes magies étaient comme une marée humaine qui allait déferler sur le château.

- Ils sont désorganisés... murmura la guerrière.

- Et c'est ce qui causera leur perte, poursuivit une voix douce.

Hermione se retourna et salua Vivianne.

- Je savais que je te trouverais ici. Tu adores cet endroit, reprit la Dame du Lac avec un sourire réconfortant.

- Sauf que la vue est gâchée, marmonna la conseillère en désignant l'horizon.

Vivianne soupira et s'appuya contre les remparts, à côté de la brune.

- On va subir de lourdes pertes, chuchota-t-elle.

- Mais vous n'en ferez pas partie. Il faudra qu'ils me tuent d'abord avant d'accéder à la salle du Conseil, et ce ne sera pas chose aisée.

- Je sais. Tu es mon fidèle bras-droit. Et je ne pouvais rêver mieux, fit la blonde avec un clin d'oeil.

Elles se turent un instant, observant les troupes de la Source qui s'apprêtaient à attaquer la forteresse d'Avalon.

- Tu sais pourquoi je t'ai choisie ? demanda doucement Vivianne.

- Non, répondit honnêtement Hermione.

- Tu sortais du lot. Tu es la sorcière la plus puissante que j'ai rencontrée. Et tu te sers de ta magie pour ce qui est juste. Tu es courageuse, loyale, fidèle à tes principes.

La guerrière ne put s'empêcher de rougir et la Dame du Lac éclata d'un rire joyeux.

- Et toujours aussi timide...

- Ce n'est pas à mon âge que je changerai, bougonna la brune.

- Quand tout sera fini, je t'offrirai le siège d'Administrateur de Perguérie. Tu pourras prendre ta retraite militaire et t'installer avec Amaria dans cette région que tu aimes tant.

Hermione se retint de protester et se contenta d'acquiescer. Comment pouvait-elle dire que c'était loin de ce qu'elle envisageait pour elle ? Comment pourrait-elle avouer à sa souveraine que seul son devoir l'empêchait de tout plaquer et de s'enfuir avec Aliénor ?


Hermione secoua la tête, chassant le souvenir. Elle reposa son scalpel et entreprit de refermer le cadavre. Elle n'avait que peu dormi en 48 heures, aussi elle avait hâte de rentrer chez elle et de se coucher avec un bon livre.

Elle faisait le dernier point quand un de ses assistants déboula dans la salle d'autopsie et la brune dut se tourner pour le voir de son seul oeil valide.

- Docteur Granger ! C'est de la folie ! s'exclama le moldu en brandissant son téléphone portable. Lisez ça, c'est hallucinant !

Il posa l'appareil sur un coin de la table d'autopsie et Hermione blêmit en découvrant le site internet d'un grand quotidien.

Les sorciers existent : une nouvelle menace pour la société

Hier soir, le Premier Ministre a reçu Miss Vivianne Walkwood, émissaire du monde sorcier. Cette dernière aurait apporté des preuves que les sorciers projetteraient de prendre la gouvernance du pays par la force. L'armée est mobilisée et patrouille à présent dans les rues. Un couvre-feu est décrété et...

La légiste détourna le regard et secoua la tête.

- Pour une nouvelle... marmonna-t-elle.

Un sentiment de peur mêlé d'insécurité la submergea comme une lame de fond. Vivianne avançait ses pions et elle ne savait toujours pas quoi faire pour sortir gagnante de la lutte qui s'annonçait entre la Dame du Lac et la Source.

Un agent de la sécurité déboula à son tour, un talkie-walkie dans les mains, les yeux affolés, le visage rouge de sueur.

- Docteur Granger, c'est la panique ! Des… sorc… des magi… des gens bizarres ont attaqué un bus avec des bout de bois à trois rues d'ici ! Il y a des blessés et des morts ! Les flics viennent d'appeler, faut que vous y alliez !


La journée avait été extrêmement pénible. Le repas venait de se terminer et Rose marchait dans les couloirs, les mains enfoncées dans les poches de sa robe d'uniforme, et une moue inquiète froissait son visage. Quelques élèves lui avaient parlé de la nouvelle infirmière et la remplaçante de Pomfresh ne semblait pas commode.

"En tout cas, j'suis contente que l'autre soit partie à la retraite... De ce que j'ai compris, M'man H ne l'appréciait pas des masses. Faudra que je demande à Mamaidh pourquoi..."

Elle poussa avec appréhension la porte de l'infirmerie et fronça les sourcils en remarquant la pénombre qui obscurcissait la pièce. Elle avança prudemment, regardant autour d'elle. Un silence pesant, angoissant, régnait dans l'endroit, entrecoupé de bruits de bouillonnements de chaudrons invisibles.

- Y'a quelqu'un ? appela Rose.

- Juste ici, répondit une voix derrière elle.

La Gryffondor sursauta et fit volte-face pour se retrouver face à la médicomage. Cette dernière avait sa blouse blanche tâchée de sang et elle tenait une seringue à la main. La dixième sage eut un mouvement de recul involontaire et avait subitement envie de fuir à toute vitesse à la vision de cette femme.

- Rose Granger, quel plaisir de te rencontrer, murmura la femme. Je t'attendais.

- On se connait ? demanda la fillette, apeurée, reculant de deux pas en direction de la sortie.

- Bien plus que tu ne l'imagines, Maître des Chimères. Je suis Aliénor d'Aquitaine, la quatrième sage auprès de ta mère.

Le regard de Rose s'agrandit de stupeur et elle bafouilla un moment avant de retrouver ses mots. Elle fit une révérence maladroite qui fit sourire l'enchanteresse de soin.

- Mes hommages, Présidente des Conseils. Que faites-vous à Poudlard ?

- Je suis venue vous aider, toi et ta mère. Quelque chose me dit qu'une enchanteresse de plus ne serait pas du luxe. Mais nous parlerons de tout cela plus tard. Pourquoi venais-tu me trouver ?

- J'ai de grosses migraines en ce moment, et ça ne passe pas... grogna Rose en donnant un coup de pied dans un caillou imaginaire. Et mes yeux me brûlent.

Aliénor eut un sourire et désigna un fauteuil à la jeune élève.

- Hmm, ce n'est pas sorcier. Tu es myope.

- Comment vous savez ça ? demanda Rose, impressionnée. Vous avez jeté un sort ?

- Non, ton Ecossaise de mère a eu ses premières lunettes à ton âge.

La Française claqua des doigts et un tableau comportant plusieurs lettres apparut sur le mur d'en face.

- Lis-moi la première ligne en cachant ton oeil gauche, ordonna gentiment l'enchanteresse.

Rose obéit et grimaça.

- Ouais... J'vois que dalle.

- Myopie, ma chère. Voyons à quel degré.


Hermione rentra d'un pas lourd dans la bibliothèque et y trouva Minerva, assise à une table, le nez dans un bouquin.

- Vous avez trouvé ? lança-t-elle sèchement.

- Bien sûr. Je ne suis pas une brute épaisse qui brûle les livres au lieu de les lire, répliqua sèchement la stratège. Le sort est complexe mais je pourrais le lancer si la situation dégénère.

- La Source serait folle de savoir qu'on a trouvé le moyen de se barrer d'Avalon. Bon boulot, Minerva.

- Un compliment ? Vous avez réussi à trouver du temps pour que votre gueuse vous saute avant la bataille ?

- Non, mais votre morue s'est dévouée. Elle voulait quelqu'un de jeune et dynamique pour changer, répondit sèchement la guerrière. Maintenant, bougez votre cul, l'assaut va être donné d'ici quelques minutes. Ne quittez pas Morgane des yeux.

- Vous vous prenez pour qui ? aboya Minerva en se levant brusquement.

- Votre boulot de stratège est fini, fit froidement la brune en pointant son index vers la sorcière. On n'a plus besoin d'intellectuels, mais de guerriers. Et ça, c'est mon job.

- Vous voulez briller devant Vivianne ? se moqua Minerva. Laissez tomber, elle ne quittera jamais Morgane pour vous. Et Rose vous tuera avant même que vous tentiez de séparer ses mères.

- Vivianne m'a déjà récompensée au-delà de mes espérances, répondit Hermione avec un rictus avant de tourner les talons.

Elle quitta la pièce et Minerva soupira de soulagement.

- Vivement que cette guerre se finisse, que cette garce perde de sa superbe.


Et voilà ! Hermione revient peu à peu ! Alors... heureux ? lol

Passez un excellent week-end,

Bises,

Link9 et Sygui