Bonjour tout le monde !
Et voilà le nouveau chapitre ! En espérant qu'il vous plaira ! ^^
Bonne lecture !
Chapitre 9 : Une aide inattendue
Le vent froid de la tombée de la nuit saisit Hermione alors qu'elle approchait du lieu de l'accident. Les gyrophares bleus et rouges des voitures de police et des ambulances complétaient la lumière des réverbèrent qui peinaient à éclairer la chaussée. L'odeur cuivrée du sang se mêlait à celle de l'essence et la brune fut rassurée de voir un camion de pompiers prêt à intervenir au moindre départ d'incendie.
La zone avait été délimitée par les policiers qui repoussaient sans ménagement la meute de journalistes, caméra sur l'épaule et micro au poing, avides d'un scoop ou du témoignage d'une victime.
La légiste, accompagnée de son assistant et du vigile de l'institut médicolégal, se fraya un passage parmi la foule et certains détournèrent le regard après avoir vu son visage ravagé.
A quelques pas, une jeune femme en blanc tachée de sang lui fit signe de s'approcher. Hermione passa en grimaçant sous le cordon après avoir montré sa plaque et reconnut le Docteur Carter.
- Je ne pensais pas vous revoir aussitôt, fit la médecin. Bon sang, on dirait l'apocalypse.
« Pas encore, mais connaissant Vivianne, ça ne devrait pas tarder… » songea Hermione en se penchant sur le blessé qu'examinait l'urgentiste.
Elle sortit une petite lampe torche qu'elle alluma pour observer les yeux du jeune homme et se mordit la lèvre inférieure.
- Vous avez vu la couleur légèrement jaune ? Le foie est touché, il faut l'emmener immédiatement au bloc… marmonna la brune.
- Merde… Brancardiers ! Par ici ! hurla Carter en agitant les bras. Merci Docteur Gr…
Elle ne put finir sa phrase, la légiste s'était éloignée vers un autre patient.
- Elle est vraiment… bizarre, murmura Jane en se grattant la nuque.
Les mains à nouveau dans les poches, Rose marmonnait des jurons en gaélique tout en se dirigeant vers le bureau de la Directrice de Poudlard.
La gargouille pivota en la voyant arriver et la Gryffondor, maugréant toujours, s'engouffra dans l'escalier en colimaçon. Elle frappa quelques coups à la porte avant de pénétrer dans la pièce ovale. Minerva, occupée à rédiger une lettre, leva la tête pour sourire à sa fille.
- Tu as l'air grognon, dit-elle doucement. Un problème ?
- Ouais… J'espère que tu as une bonne mutuelle car ton infirmière vient de me diagnostiquer une myopie, grommela la Sage en se laissant tomber dans un fauteuil.
Elle ajusta sa cravate et jeta un regard noir à sa mère.
- Je me demande de qui je tiens ça… fit-elle, ironique, tandis que l'Ecossaise ôtait ses lunettes pour les essuyer.
- Tu as donc vu Aliénor. Que t'a-t-elle annoncé d'autre ?
La jeune Sage ne répondit pas, son regard étant attiré par une édition exceptionnelle de la Gazette du Sorcier. Elle fronça les sourcils en découvrant la une et se saisit du quotidien.
Les moldus découvrent l'existence des sorciers.
La police est mobilisée suite à une agression dans un night-club d'un groupe de femmes hier soir et par l'attaque d'un bus il y a une heure par d'anciens mangemorts. Les Langues de plomb ont fait leur possible pour couvrir l'incident, en vain. Un couvre-feu est décrété et l'armée moldue va être déployée dans les rues de la capitale. Le Premier Ministre va faire une déclaration en milieu de soirée devant les médias moldus. Le Ministre de la Magie tente d'amorcer un dialogue pour apaiser les tensions.
Suite page 2…
Son regard s'agrandit d'effroi et elle se mordit la lèvre inférieure.
- Merde… C'est pas possible... lâcha-t-elle en reposant le journal.
- Si. Je sors d'un entretien avec le Ministre de la Magie. Je ne te cache pas que la situation est très délicate.
- Maman H peut pas laisser faire ça… murmura la fillette.
- Tu peux me dire ce qui se passe ? Ce sera plus facile à gérer pour moi, si les problèmes arrivent jusqu'à Poudlard...
Rose se mordit la lèvre et Minerva eut un pincement au cœur, ce geste lui rappelant Hermione.
- Je... faut que je demande à Maman H... balbutia la fillette.
- Rose, c'est très important. Je dois savoir.
- Vivianne... Elle est en vie. Et y'a qu'elle pour faire ça, avoua la Sage en désignant le journal. Je vais contacter Maman H. Elle doit agir.
- Je pense que c'est déjà trop tard pour empêcher les desseins de la Dame du Lac, réfléchit McGonagall en tapotant son bureau du bout des doigts. Une guerre se profile et il y aura des morts dans les deux camps. C'est peut-être même dans les plans millénaires de la Source… faire prendre conscience aux sorciers et aux créatures magiques de la précarité de leur existence s'ils oublient à qui ils doivent allégeance...
Un fin sourire s'étirait sur les lèvres de la Directrice.
- C'est même un superbe coup d'échecs où tu amènes ton adversaire à jouer pour toi…
Voyant que le visage de Rose s'assombrissait, le sourire de l'animagus disparut.
- Quel est le problème ?
- Rien... je... je dois y aller ! marmonna la Sage avant de se lever et de quitter précipitamment le bureau.
Minerva ne chercha pas à la rattraper. Elle avait le cœur lourd et se sentait abattue. Sa fille ne lui faisait pas confiance. Elle rangea le journal, prit sa cape et lança une poignée de poudre dans l'âtre de la cheminée.
- Manoir McGonagall, annonça-t-elle clairement.
Un feu vert surgit de nulle part et la Directrice avança dans l'âtre avant de disparaître dans un tourbillon de flammes.
Aliénor allait regagner ses appartements quand on frappa à la porte de l'infirmerie. Elle quitta son bureau et eut un léger sourire en voyant la dixième sage pénétrer comme une tornade dans son antre.
- Que se passe-t-il, Maître des Chimères ? Madame la Directrice a refusé de débourser ne serait-ce qu'une noise pour tes lunettes ? plaisanta l'ancienne reine.
- Faut que tu ailles voir ma mère, commença la Gryffondor, bouleversée. Je sais qu'elle voulait mêler personne à ce conflit, mais là, ça se corse. Elle t'écoutera, j'en suis sûre !
Elle lui tendit un bout de papier avec une adresse griffonnée à la va-vite. La Française s'en saisit et le lut rapidement.
- Tu me promets de l'aider ? demanda Rose, blême.
- J'y vais de ce pas, assura la quatrième sage en ébouriffant gentiment les cheveux bruns. Ne t'inquiète pas, tout se passera bien.
Minerva et Rolanda se faisaient face dans la cuisine, chacune d'un côté de la table, une tasse de thé serrée dans leurs mains. Aucune des deux ne pipait mot, plongées l'une et l'autre dans la contemplation des volutes de fumée qui s'échappaient de leur mug.
- Tu as une fille… murmura Bibine, rompant le silence.
McGonagall acquiesça d'un geste de la tête et fit tourner la tasse entre ses doigts.
- Wha… lâcha l'ancien professeur de sport, abasourdie. Et tu l'as eue avec Granger… qui, tu viens de l'apprendre, est toujours en vie.
La mâchoire crispée, incapable de répondre, l'Ecossaise se contenta une fois de plus d'opiner.
- Je suppose que cette nouvelle remet en cause ce qui se passe entre nous, poursuivit Rolanda.
- Je ne sais pas, avoua la Directrice de Poudlard.
- Bien sûr que si, fit doucement l'ancienne sportive en posant sa main sur celle de sa compagne. Sinon tu aurais prononcé un non franc et massif. Minerva, quand nous avons commencé notre relation il y a neuf ans, tu n'étais que l'ombre de toi-même. Je sais que Granger était la femme de ta vie et que je n'étais qu'un palliatif. Ca me peine énormément, au-delà des mots, de voir que notre couple va se dissoudre, mais si c'est ce que tu veux, je m'y résignerai.
- C'est tellement loin de ce que j'imaginais pour nous...
- Moi aussi, ma chérie, répondit doucement Rolanda. Je te propose de nous laisser la nuit pour faire le point et décider sereinement de ce que tu veux, de ce que nous voulons.
- Je suis désolée de cette situation.
- Tu n'y es pour rien, fit Bibine en se levant.
Elle posa délicatement ses lèvres sur celles de l'Ecossaise.
- Je vais me coucher. On en reparlera demain, d'accord ?
- Promis, murmura McGonagall.
L'ancien professeur de vol l'embrassa une dernière fois et monta dans les étages pour gagner leur chambre. Le cœur lourd, Minerva déposa les tasses dans l'évier avant de se diriger vers la cheminée pour regagner Poudlard.
Alors qu'elle pénétrait dans les flammes vertes, elle se demandait si c'était la dernière fois que Rolanda l'embrassait et si sa relation avait vraiment pris fin dans cette cuisine, là où elle avait commencé neuf années plus tôt.
Il était près d'une heure du matin quand Hermione regagna son appartement. Elle balança sa sacoche et ses chaussures dans l'entrée avec l'intention de s'affaler dans le canapé. Malheureusement pour elle, quelqu'un y était déjà confortablement installé. Malgré la semi obscurité qui régnait dans le salon, la silhouette lui rappelait une personne qu'elle avait bien connue.
"Non... Ce n'est pas possible..." songea-t-elle en s'avançant.
La brune sentit les battements de son cœur accélérer en reconnaissant sa visiteuse et, d'une main tremblante, elle suspendit son manteau.
- Bonsoir Hermione, fit doucement la femme en se levant.
- Salut Aliénor... Je m'étonne de te voir ici, marmonna la légiste. Comment m'as-tu trouvée ?
- Tu sais que Rose et moi avons toujours été complices, répliqua l'ancienne reine avec un sourire.
Elle s'approcha de la brune qui n'avait pas bougé d'un pouce et l'observa d'un œil professionnel.
- Tu as encore beaucoup de séquelles de la bataille sur Avalon. Je m'en occuperai, rien de problématique pour moi.
- Je sais que tu y arriveras, murmura Hermione. Mais est-ce vraiment la peine, avec ce qui m'attend ?
- Sur les bons conseils de Culann, je t'ai donné un coup de main. La Source et Vivianne ne pourront rien contre toi si tu me laisses t'aider. Nous avons beaucoup de choses à voir ensemble, j'ai énormément à te raconter. Mais avant cela, je dois t'avouer que...
La Sage eut une respiration plus appuyée et posa ses mains sur les hanches de sa Créatrice pour l'attirer contre elle. Elle avait décidé d'être téméraire, de tenter sa chance. Elle lut la stupeur dans le regard de la légiste qui visiblement ne comprenait pas ce que l'ancienne reine avait en tête.
- Je me souviens de tout, chuchota l'enchanteresse de soin. Toi et moi, avant la première guerre d'Avalon...
Puis, elle ferma les yeux et se pencha vers les lèvres de la brune pour y poser les siennes.
Hermione, elle aussi, se souvenait de tout. La douceur des draps de soie contre sa peau, la chaleur du corps d'Aliénor, les murmures étouffés, les cris de jouissance alors que la vague de plaisir les emportait. Elle s'abandonna quelques instants dans l'étreinte de l'ancienne reine quand des souvenirs douloureux envahirent son esprit. La première bataille d'Avalon, l'enchanteresse dans le camp de la Source, elle-même bras droit de Vivianne. La lutte qui s'était engagée avait été sanglante et la brune avait tué de ses propres mains la femme avec qui elle avait passé un après-midi torride.
La Sage ne sentit pas la gêne de la légiste. Elle avait tellement rêvé de cet instant qu'elle se pensait au paradis. Ses mains se glissèrent sous le pull de la brune et elle fit courir ses doigts sur la peau dans une douce caresse. Elle n'avait qu'une envie : allonger la légiste sur le canapé et lui faire passer une nuit mémorable. Elles auraient bien le temps de discuter après.
Alors que le baiser se faisait plus langoureux, Hermione reprit conscience et repoussa délicatement l'ancienne reine. Elle eut un regard gêné pour l'enchanteresse de soin et se mordit la lèvre inférieure.
- Je ne peux pas... dit-elle avec tact.
Aliénor roula des yeux, agacée et frustrée.
- Dire que je ne m'y attendais pas serait mentir, soupira-t-elle. A cause de ta Primate des Hautes-Terres ?
- C'est compliqué, murmura la brune, gênée. Le fait que je t'ai tuée lors de la première bataille d'Avalon, mon apparence physique, mon incapacité à gérer les relations sentimentales, ma date d'expiration qui approche... Tu as l'embarras du choix. Je suis désolée. Pour tout...
- J'ai horreur de me répéter mais je vais faire une exception pour toi. Pour ton apparence physique, ce sera long, mais je peux t'arranger ça, fit Aliénor en attrapant délicatement le menton de la légiste pour observer les cicatrices de près. Tu m'as tuée, nous étions en guerre, chacune dans un camp, on ne va pas en faire tout un plat. Surtout que je me souviens du regard que tu m'as lancé quand j'ai rendu mon dernier souffle. Ton désespoir et ton remord s'y lisaient et cela m'a permis de partir en sachant que tu m'avais aimée.
La rousse se pencha et appuya doucement ses lèvres sur celles de la légiste.
- Pour finir, ta date d'expiration n'est pas si rapprochée, tu n'as pas toute les données en main. Je t'ai fait gagner un peu de temps, il y a deux nuits.
- Comment ça ? demanda Hermione, perplexe. J'ai senti ta magie se déployer avec une formidable puissance, qu'as-tu tenté ?
- La dixième sage a un rôle important auprès de la Source, tu le sais, c'est écrit. C'est la Gardienne de l'Humanité. J'ai retourné cette carte maîtresse contre sa Créatrice. J'ai jeté une malédiction qui sonnera la défaite de Vivianne et de l'Origine de toutes magies à l'âge adulte de Rose qui, entre nous, est une adorable gamine.
- Non ! Je ne veux pas qu'elle soit mêlée plus que de nécessaire à cette histoire ! s'emporta la brune.
- Que tu le veuilles ou non, elle en fait partie intégrante en tant que fille de la Source et fille de Vivianne. Ne crois pas que la Dame du Lac la laissera en paix.
Hermione s'alluma une cigarette et souffla la fumée, tentant de faire du tri dans ses idées.
- Pourquoi as-tu envoyé Rose à Poudlard ? demanda Aliénor.
- Pour récupérer deux, trois bricoles pour moi... et pour faire connaissance avec sa mère. Elles doivent créer un lien avant que je disparaisse.
- Les... bricoles que Rose doit récupérer ont-ils un rapport avec des horcruxes que la Source aurait fabriqués ?
La brune se raidit sous le regard inquisiteur de l'ancienne reine et finit par acquiescer.
- Donc, mes suppositions étaient bonnes... marmonna la légiste.
- Ton Veilleur avait aussi cette idée et je lui ai fait confiance en jetant la malédiction. D'après lui, la Source a caché des parties de son âme dans les cristaux de magie. Seule Rose pourra les approcher pour détruire horcruxes qu'ils contiennent sans se faire tuer par les Chimères. Et, de ce que je décrypte dans tes propos, il y en a un à Poudlard. Où ?
- Si l'histoire des cristaux de magie est vraie, il y en a deux : le Choixpeau et le cristal dans les fondations de Poudlard, gardé par la Chimère de la Paresse.
- Draco dormiens nunquam titillandus, murmura pensivement l'enchanteresse de soin.
- Il ne faut pas chatouiller un dragon qui dort... traduisit Hermione en faisant tomber sa cendre dans une coupelle en fer. La devise du collège.
Aliénor s'assit gracieusement dans le canapé et observa la brune.
- Quel est ton plan pour te débarrasser de la Source et de son alter-ego Vivianne ?
- Il y a un sort qui me permettrait de récupérer la magie confiée à Vivianne et d'enfermer son esprit dans un autre corps. Je pensais cloitrer les âmes de la Dame du Lac et de la Source dans la Chimère de la Paresse, expliqua la brune, tendue.
- Ce que tu as donné, tu peux le reprendre, murmura l'enchanteresse, songeuse. C'était le dernier conseil de la Source avant de sortir de ton rêve. Reprendre le pouvoir qu'elle avait offert à la Dame du Lac. Bonne idée... Mais en absorbant la magie de Vivianne, avec celle de la Source qui est déjà en toi, tu mourras.
- Ce sont les projets de la Source pour me punir d'avoir soutenu sa Némésis pendant la première guerre d'Avalon.
Aliénor se pencha légèrement en avant et eut un rictus.
- Et si je te dis que Culann a trouvé une solution pour que tu survives...
La légiste se raidit brusquement, sa cigarette manquant de lui échapper des mains.
- Par quel miracle ?
- Assois-toi, je vais tout t'expliquer. Mais il va falloir prendre des décisions ce soir. Car je n'y arriverai pas seule. Tu vas devoir désigner une personne de confiance qui m'aidera dans cette tâche.
Le lendemain matin, Rose descendit les dernières marches menant à la grande salle en compagnie de Grace Londubat, de James Potter et de Teddy Lupin. Cependant, ils ne pouvaient pas accéder à la grande salle car un attroupement dans le hall bouchait l'accès.
- Les moldus nous déclarent la guerre ! Nous ne pouvons laisser passer ça ! fit une voix fluette, mais néanmoins assurée.
La Sage grimaça en reconnaissant le timbre de Yuki. Elle allait fendre la foule pour donner le fond de sa pensée à la Haute quand un élève lui colla dans les mains l'édition du jour de la Gazette du Sorcier.
"UNE LOI LIBERTICIDE !
Pour assurer la sécurité des moldus, le parlement a fait voter hier l'état d'urgence. Tous les membres de notre communauté vivant en Grande-Bretagne doivent aller se déclarer au service de régulation magique et y déposer leur baguette dans un délai de quinze jours. Ce texte est une véritable provocation et le Ministre de la Magie a convoqué le Magenmagot en session extraordinaire pour voir quelle réponse apporter aux moldus."
- Merde... lâcha le Maître des Chimères en faisant demi-tour pour prendre le chemin du bureau de sa mère.
Minerva venait de raccrocher avec le Ministre de la Magie et contemplait à présent les courriers qui s'empilaient sur son bureau. Les parents d'élèves paniquaient. Certains voulaient juste être rassurés, d'autres souhaitaient retirer leur enfant de Poudlard et certains sang pur désiraient qu'on enseigne à leur progéniture à se battre contre les moldus.
Elle soupira, agacée, et décida d'aller trouver Aliénor. Cette dernière allait enfin lui dire ce qui se tramait et la raison de l'inaction d'Hermione. Elle descendit rapidement les marches en colimaçon et, une fois dans le couloir, elle avisa une petite silhouette courir dans sa direction.
- Miss Granger, on ne court pas dans les couloirs de l'établissement, lança-t-elle par automatisme.
- Ouais, et bien, ça peut pas être plus grave que Yamashi qui te fait un soulèvement de sorciers dans le hall.
- Il ne manquait plus que ça... souffla la Directrice.
Elle agita sa baguette et deux chats argentés apparurent devant elle.
- Dites à William et Filius de disperser l'attroupement d'élèves devant la grande salle.
Les animaux éthérés s'éloignèrent, flottant dans l'air, et l'animagus sourit à sa fille.
- Merci de m'avoir avertie, fit-elle doucement.
- De rien, répliqua Rose en fourrant les mains dans ses poches.
Le Maître des Chimères se sentait mal à l'aise. Elle avait donné l'adresse de sa mère à Aliénor et pas à la Directrice de Poudlard. Elle voulait faire confiance à l'Ecossaise, mais elle doutait que l'idée de réunir les deux femmes dans une même pièce en soit une bonne.
- Faut que je file... J'ai à peine le temps d'avaler un truc avant de devoir aller en cours, lâcha-t-elle.
- Vas-y, on se voit plus tard.
Alors que la fillette se mettait à courir dans les couloirs, Minerva reprit sa route. Quelques minutes plus tard, l'Ecossaise pénétra dans l'infirmerie de Poudlard et trouva Aliénor assise à son bureau, buvant une tasse de thé, lisant avec attention la Gazette du Sorcier. La Sage avait un air sombre que Minerva avait déjà vu des années plus tôt et qui n'annonçait généralement rien de bon.
- Je vois que vous êtes déjà au courant, commença l'animagus.
- Que préconise le Ministre de la Magie ?
- Nous ne pouvons que réagir. Je dois me préparer à faire évacuer Poudlard. Je vais devoir cacher tous les livres de l'école et surtout les registres des élèves. Les moldus ne doivent pas mettre la main dessus.
La Sage déchue se contenta d'hocher la tête, ses sourcils se fronçant pour former une ligne rousse.
- Quelque chose vous tracasse ? s'enquit McGonagall.
- Nous allons devoir commencer sérieusement votre apprentissage magique, répondit sobrement l'ancienne reine. Nous n'avons plus de temps à perdre.
- Cela vous enchante, visiblement, fit remarquer l'Ecossaise. Savez-vous pourquoi Hermione ne réagit-elle pas ?
- Aucune idée, mais je ne désespère pas de trouver, mentit l'enchanteresse. J'ai des livres à vous donner. Je les ai annotés pour faciliter votre apprentissage. Vous ferez des copies pour Parkinson, votre neveu et sa rousse.
L'enchanteresse récupéra deux grimoires d'un tiroir qu'elle fourra dans les bras de l'animagus.
- Ce soir, je vous interrogerai sur les deux premiers chapitres. Si votre leçon n'est pas sue...
Elle le sera, maugréa McGonagall en roulant des yeux.
- Vous êtes encore d'une charmante humeur. Un problème avec votre concubine ?
- Rien qui vous concerne, rétorqua sèchement l'Ecossaise avant de tourner les talons et de quitter l'infirmerie.
Sur le chemin qui la menait à la Grande Salle, Minerva se demandait si elle voulait vraiment rompre avec Rolanda. Après tout, rien ne l'empêchait de poursuivre sa relation actuelle, d'entretenir un lien maternel avec Rose et d'aider Hermione si cette dernière le souhaitait.
Ses épaules s'affaissèrent et elle soupira. Non, ça ne sera pas aussi simple, elle le savait. Elle devait maintenant être honnête avec elle-même et faire le point sur ce qu'elle désirait. Mais le problème était bien là. Elle ne savait pas ce qu'elle voulait ou encore ce qu'il était possible de vouloir. Une discussion avec Hermione pourrait l'aider à éclaircir certains points. Mais comment mettre la main sur un fantôme ?
Et voilà le travail ! Ca vous a plu ?
La suite jeudi prochain !
Bises,
Sygui et Link9
