Bonjour à tous,

Et voici la dernière upload de la semaine ! Enjoy !

Bonne lecture !


Chapitre 10 : L'attaque de la morgue

Hermione poussa la porte de son bureau, appréhendant sa journée de travail. Vivianne avait semé le chaos en Angleterre en révélant aux moldus l'existence des Sorciers. La Dame du Lac la pressait à sortir du bois, tout comme son passager clandestin.

"Qu'attends-tu ?" gronda la Source. "Tu veux une lutte sanglante entre magiciens et sans pouvoirs ? Tu veux être l'unique responsable de milliers de morts ? La guerre d'Avalon ne t'a donc rien appris ?"

La brune ne répondit pas, se laissant tomber dans son fauteuil avant d'allumer son ordinateur. Elle n'avait pas besoin de jeter un coup d'oeil à son agenda pour connaître la masse de travail qui l'attendait, dont la dizaine de victimes de l'accident de la veille à autopsier. Elle passa une main dans ses cheveux et grimaça alors qu'un mal de tête puissant se faisait sentir.

- Sale garce... marmonna Hermione à son hôte qui lui collait une migraine de tous les diables. Fous-moi la paix...

Elle tenta de faire le vide dans son esprit, d'ignorer la douleur, et contacta Rose.

"Salut ma chérie... Comment vas-tu ? Comment ça se passe à Poudlard ?"

"Maman ! Ca me fait plaisir de t'entendre !"

"Moi aussi ma puce..."

"Mamaidh me pose plein de questions sur toi... Je crois que tu devrais lui parler."

Hermione cala sa tête contre le dossier et s'alluma une cigarette.

"Plus tard, promis. Rose, j'ai besoin que tu me ramènes au plus vite ce que je t'ai demandé."

"Pourquoi ? Il y a un problème ?" demanda avec angoisse la fillette.

"Non, tout va bien, rassure-toi..." mentit la brune. "J'ai juste des recherches à faire et je pense que ça me prendra du temps."

"D'accord... Je vais essayer d'avoir tes trucs pour vendredi. J'm'éclipserai pour te les apporter dans le week-end."

"Merci mon coeur. Je dois te laisser mais n'hésite pas à m'appeler si tu as besoin de quoi que ce soit. Je t'aime."

"J't'aime m'man."

Hermione coupa la communication et se leva, le visage crispé. Elle détestait mentir à Rose. Mais elle ne pouvait pas lui avouer la vérité. Car comment annoncer à sa fille qu'il y avait de très fortes probabilités que bientôt, sa mère ne soit plus ?


Merlin, Chaka et Marylin, sur les conseils d'Aliénor, s'étaient rendus chez Pansy pour briefer la médicomage sur son entraînement. Les séances étaient programmées pour la semaine à venir et Pansy était épuisée à l'avance du travail qui l'attendait. Maintenant, malgré l'heure plus que tardive, les trois conseillers regardaient la télévision avec stupeur. Les nouvelles étaient mauvaises et le vieil enchanteur se gratta la nuque.

- Merde... J'vois le topo : les moldus mettent de plus en plus la pression aux sorciers. Ces derniers vont pas aimer, vont vouloir se rebeller et les moldus vont prendre les armes, se sentant menacés. Et les porteurs de baguettes vont riposter... Quelle chiotte !

- Beau résumé de la situation, maugréa Chaka, le regard noir.

Une odeur de tabac se fit sentir et Parkinson pénétra dans la pièce, un paquet de pop corn à la main. Elle se laissa tomber entre Chaka et Marylin, attrapa la télécommande et changea de chaîne sous les hurlements des autres.

- La ferme, mon feuilleton va commencer, rétorqua sèchement la vert et argent. Et arrêtez de beugler, vous couvrez le bruit des pubs.

Merlin roula des yeux et avança la main pour piquer une poignée de pop-corn. Aussitôt, il se prit une tape sur les doigts.

- Ma chérie... Le destin du monde se joue actuellement et... commença Marylin.

- M'en fous. Là, c'est le destin d'Alejandro. Va-t-il enfin réussir à sauter Loana dans la piscine ? Ca fait 15 épisodes qu'ils sont dessus et je veux pas rater le dénouement, lâcha Pansy avant de monter le son de la télé.

- Faut vraiment que tu te dévoues pour coucher avec, ça la rendra peut-être plus aimable, marmonna Chaka à l'attention de Marylin.


Hermione avait attrapé ses clés et sa canne. Elle avait rangé consciencieusement son bureau et s'apprêtait à se rendre en salle d'autopsie quand une alarme suraiguë et assourdissante résonna dans l'institut médico-légal. Elle fronça les sourcils, inquiète, et se dépêcha de quitter la pièce pour gagner le couloir. Un vigile courait, l'air affolé, et la Source dut l'attraper par le col de l'uniforme pour qu'il daigne s'arrêter.

- Quel est le problème ? demanda-t-elle calmement.

- Les morts se réveillent ! hurla le moldu, au bord de la crise cardiaque. Par dizaines ! Ils sortent de la morgue ! Ils viennent de tuer Mrs Hopkins ! Et on est bloqué ici !

Il prit le temps de respirer avant de poursuivre.

- L'alarme a enclenché la fermeture automatique des portes. On ne peut pas quitter l'institut. On va tous mourir !

- Oui, effectivement, c'est notre lot à tous, mais on va éviter que ce soit aujourd'hui, répliqua posément Hermione. Calmez-vous et respirez profondément. N'allez pas faire un infarctus. C'est certes le bon endroit mais pas le bon moment…

- Il faut leur tirer dans la tête ! C'est ce qu'ils disent dans les films ! continua le vigile, paniqué.

- Ecoutez, dans votre état, vous allez vous faire tuer. Enfermez-vous dans mon bureau et restez-y. Je vais m'occuper de ça.

- Mais Doc… Vous n'êtes qu'un Doc !

- J'en ai vu d'autres, croyez-moi… soupira Hermione en se dirigeant vers une hache enfermée dans une boite en verre accrochée au mur.

- Mais vous êtes une femme !

- Vous avez remarqué ? Je vous en remercie… ironisa la légiste.

Elle brisa la protection d'un coup de coude précis et se saisit de l'arme.

- Mais vous êtes handicapée !

- Je m'en souviendrai. Cachez-vous dans mon bureau le temps que je revienne, lança-t-elle au moldu. Je couperai l'alarme quand j'aurai fini.

- Je viens avec vous ! brava le vigile.

- Non, franchement, ça va aller.

- Je suis en charge de la sécurité du bâtiment et je ne peux pas vous laisser aller au casse-pipe toute seule !

La Source agita mollement la main et le moldu se raidit.

- Oui… votre bureau… fit-il d'une voix lointaine, le regard vague, avant de tourner les talons et de s'enfermer dans la pièce qu'elle venait de quitter.

La brune eut un soupir avant de prendre la direction de la morgue.

- L'imperium est vraiment pratique… Je ne comprends pas pourquoi l'usage en est interdit…


Aliénor regardait par la fenêtre de son bureau le parc qui commençait à se parer des couleurs typiques de l'automne. Elle songeait à sa longue existence qui prendrait sûrement fin entre les murs de Poudlard.

Elle eut un doux sourire et ses doigts effleurèrent la vitre froide la séparant de l'extérieur. A la création des Conseils, alors que la Source lui avait confié la tâche de présider ces deux prestigieuses assemblées, elle s'était alors demandé ce qu'elle allait bien pouvoir faire des Hauts et des Sages.

Merlin l'horripilait par sa vulgarité et ses remarques misogynes, Attila l'incommodait par ses réponses monosyllabiques et ses manières brusques. Chaka, quant à lui, avait un franc parlé et une brutalité naturelle qui lui déplaisaient. Joséphine n'était qu'une imbécile, Cassandra une illuminée et Néfertiti la garce dans tout sa splendeur. Talleyrand trouvait à peu près grâce à ses yeux, quoi que trop obséquieux. Mais il y avait Rose...

L'ancienne reine s'était tout de suite très bien entendue avec la jeune femme et une réelle complicité était née entre elles. La dixième sage n'avait jamais hésité à lui dire ce qu'elle pensait et Aliénor prenait généralement en compte les remarques du Maître des Chimères, qui étaient justes et pertinentes. Et grâce à Rose, l'enchanteresse de soin avait appris à connaître les autres Conseillers et à les apprécier.

Elle soupira et posa son front contre la fenêtre. Elle avait tant à faire et si peu de temps... Avec Hermione qui avait catégoriquement refusé toute aide, la Sage devait trouver rapidement soit une manière de convaincre la brune, soit un plan B.

Elle retourna à son bureau et se servit une tasse de thé, pensive. Déjà que Culann avait eu du mal à trouver un plan A, une autre réponse à leur problème était inenvisageable. Elle devait convaincre Hermione que sa solution était la bonne. Mais la brune était têtue et elle ne voulait prendre le risque d'impliquer des personnes qui lui étaient chères dans le conflit qui la coinçait entre la Source et la Dame du Lac.

« Comment lui faire comprendre que nous le sommes déjà tous ? » songea amèrement l'enchanteresse.

Elle prit un parchemin dans l'intention de faire la liste des onguents à amener à la légiste quand elle se raidit brusquement. Elle sentit un sombre pouvoir se déployer à des centaines de kilomètres de là et frissonna. Elle reconnaissait la magie de Vivianne.

- Hermione… murmura-t-elle avant de se lever précipitamment et de transplaner.


Hermione marchait silencieusement dans les couloirs déserts et sombres de l'institut médicolégal. La lumière avait été coupée une dizaine de minutes plus tôt et les générateurs auxiliaires ne servaient qu'à alimenter les panneaux « sortie de secours » ainsi que les réfrigérateurs qui contenaient les divers prélèvements, organes et corps des autopsies.

Le bruit des machines résonnait dans le sous-sol en un fond sonore sinistre et la Source maugréait intérieurement.

« J'ai l'impression d'être dans un mauvais film d'horreur… » pesta-t-elle, la hache ensanglantée posée sur son épaule, des morceaux de cervelles dégoulinants sur la blouse qu'elle avait passé à la va-vite.

En temps normal, elle aurait utilisé la magie pour se débarrasser des zombis, mais la présence des moldus lui compliquait la tâche. Elle eut un sourire désabusé en pensant qu'elle était à présent l'héroïne des secrétaires du deuxième étage, pour les avoir libérées d'une attaque de morts-vivants.

Un cri hystérique retentit et la Source se mit à claudiquer en direction du bruit, tenant fermement son arme entre ses mains.

- J'espère que la victime sera évanouie à mon arrivée… Je commence à avoir des crampes aux bras…


Rose n'écoutait que d'une oreille le cours de potions. Elle n'avait jamais aimé cette matière même quand sa mère, pourtant très pédagogue, la lui avait enseignée. Et c'était pas avec cette bonne femme qui concoctait du poussos comme un peintre en bâtiment préparait son enduis que ça allait s'améliorer.

Elle soupira en dessinant dans la marge de son parchemin et Grace lui fit un sourire timide.

- Ca va ? chuchota la fille Londubat en finissant de couper des herbes.

- Si seulement on avait le droit de jeter des sortilèges aux profs incompétents... marmonna le Maître des Chimères. Et aux hypocrites. Bon sang, quitte à ce que l'apocalypse déferle sur la Grande Bretagne, je ne serai pas contre que ce soit maintenant.

Son regard glissa vers Yuki Yamashi qui ajoutait avec soin les derniers ingrédients à sa concoction sous l'œil béat du professeur Swift qui, tout comme son prédécesseur le célèbre Severus Rogue, favorisait la maison Serpentard.

« Mais comme les profs peuvent-il être aussi aveugle ? » pesta intérieurement la Gryffondor en reposant sa plume pour remuer vivement le contenu de son chaudron.

Doucement, Rose, fit timidement Grace Londubat. Tu vas faire rater la potion…

- Qu'est-ce qu'on s'en fout ? C'est juste un truc qui schlingue pour réparer les abrutis qui jouent au quidditch… maugréa le Maître des Chimères.

- On n'a pas mis assez d'essence de jasmin. Tu peux aller en chercher pendant que je surveille le feu ?

Rose hocha la tête et se dirigea vers l'armoire à ingrédients. En passant derrière la paillasse de Yuki, cette dernière lui attrapa vivement le coude et attira la Sage à elle d'un mouvement brusque.

- Aujourd'hui… chuchota-t-elle avec un sourire dément avant de repousser la Gryffondor.

La rouge et or pâlit subitement et eut l'impression qu'une main glacée enserrait son cœur. Elle prit néanmoins l'ingrédient que Grace avait demandé et retourna à sa paillasse.

- Un problème Rose ? T'es toute pâle… s'enquit Londubat.

- Ouais… J'ai l'impression que je digère pas le petit déj'… marmonna la Sage en posant une main sur son estomac.

- Tu devrais aller voir la nouvelle médicomage.

- Bonne idée… Professeur ! J'vais à l'infirmerie ! lança-t-elle.

- Après le cours, miss Granger, répondit Swift en haussant un sourcil dédaigneux.

- Vous ne voudriez pas que je provoque une explosion en vomissant dans mon chaudron ? fit la Sage, narquoise.

- Ce serait dommage d'avoir un zéro pour si peu, répliqua sèchement la femme.

- Sale garce... marmonna Rose sous le regard choqué de Grace.

Elle reprit la préparation de sa potion quand un sombre pouvoir fit écho en elle. Le Maître des Chimères sursauta et remarqua que la Haute en faisait autant. Les deux dernières Conseillères se toisèrent du regard et un rictus étira les lèvres de la Serpentard.

- Orpheline, articula la vert et argent sans bruit.

Rose lui répondit en brandissant son majeur ce qui n'échappa malheureusement pas à son professeur de potions.

- Granger ! Dix points de moins à Gryffondor ! Je ne tolère pas les gestes grossiers pendant mon cours. Allez expliquer à la Directrice pourquoi je vous exclus de mon cours.

- Avez plaisir, lança avec insolence la rouge et or.

Elle ramassa rapidement ses affaires et sortit des cachots. A l'abri des regards, son sac jeté sur son épaule, elle se mit à courir en direction du bureau de sa mère.


Hermione poussa du pied la porte entrouverte et remarqua cinq zombis tentant d'escalader une armoire sur laquelle s'était réfugiée une femme. La moldue paraissait hystérique et hurlait à s'en déchirer les cordes vocales.

- Fermez les yeux ça va être plutôt moche à voir ! prévint la Source en levant son arme.

La femme lui obéit et cacha son visage dans ses jambes repliées contre son buste. La légiste agita rapidement la main et les têtes des créatures éclatèrent de concert. L'Origine de toutes magies attendit quelques instants, histoire de donner le change, balançant négligemment des coups de hache dans les corps, faisant craquer les os.

- C'est bon, madame, vous pouvez descendre, fit doucement la brune en tendant la main à la moldue.

La femme leva la tête, regarda autour d'elle et eut un mince sourire pour la légiste. Elle accepta l'aide offerte et descendit de son perchoir. Une fois les pieds sur terre, elle garda la main de sa sauveuse dans la sienne.

- Merci beaucoup, Docteur Granger…

- Je vous en prie, répliqua Hermione.

- Merci d'être venue… La fête aurait été moins réussie sans toi, fit la femme alors que son visage changeait.

Un rictus froid apparut sur les lèvres et les cheveux virèrent au blond. Les yeux d'Hermione s'écarquillèrent d'horreur alors que la poigne de Vivianne se resserrait pour lui briser les phalanges.

- Prête pour un tête-à-tête, ma Source ? susurra-t-elle alors que la brune grimaçait de douleur.


Minerva lisait avec attention le traité de métamorphose que lui avait donné Aliénor. C'était passionnant mais, malgré ses nombreux diplômes en la matière, c'était d'un niveau bien supérieur au sien. Malgré tout, elle s'efforçait d'apprendre les nouvelles formules, de décrypter les mouvements de poignets complexes, de comprendre les termes d'ancienne magie qui étaient utilisés. La porte de son bureau s'ouvrit brusquement et Rose déboula dans la pièce ovale, visiblement paniquée.

- Vivianne a retrouvé maman ! Faut qu'on aille l'aider ! lâcha la fillette, au bord des larmes.

- Où est-elle ? demanda l'animagus en refermant brusquement le grimoire.

- A l'institut médicolégal de Londres !

- Fais-nous transplaner, fit Minerva en sortant sa baguette.

Rose lui attrapa la main et toutes deux disparurent dans un craquement sonore.


- Prête pour un tête-à-tête, ma Source ?

Le regard de la Dame du Lac brillait d'une folie malsaine. Sa main qui serrait toujours celle d'Hermione accentua la pression et la Source sentait ses os craquer. Elle retint un cri de douleur et prit une grande inspiration.

- Rassure-toi, je ne vais pas te tuer ici, tout de suite, poursuivit Vivianne. Je vais te tabasser un peu, pour la forme, ensuite je t'enfermerai dans une des geôles d'Avalon et après je…

Elle ne put finir sa phrase. Hermione, sur une respiration plus appuyée, avait lancé violemment sa tête en avant et son front percuta dans un craquement sinistre le nez de la blonde. L'ancienne Gryffondor put dégager sa main et envoya d'un mouvement ferme le plat de la hache dans le ventre de sa première conseillère qui se plia en deux sous le choc. La brune relâcha son arme puis, d'un mouvement fluide et rapide, elle attrapa de sa main valide le haut de Vivianne et la jeta tête la première contre l'armoire métallique. Sans lâcher le vêtement, Hermione exerça une pression sur la blonde, la forçant à reculer, avant de l'expédier une nouvelle fois avec violence contre le meuble.

- Tête dure mais pleine de vide, marmonna l'Origine de toutes magies alors que la tôle se cabossait, prenant la forme du crâne de la Dame du Lac.

Vivianne jeta son pied en arrière et trouva le genou de la brune. La jambe déjà abimée fléchit sous le coup et la blonde put se dégager avant de se retourner vers Hermione pour lui expédier son poing couvert de glace en plein visage. La Source chuta lourdement au sol, complètement sonnée. Elle remarqua, parmi les mille chandelles qui tournoyaient devant ses yeux, une boule d'énergie noire qui flottait au-dessus de la paume de la Dame du Lac.

- Celle-là, tu vas la sentir passer… fit froidement la première Conseillère.

- On verra… murmura la Source tout en agitant la main pour créer une protection entre elle et Vivianne qui lança son sort.

L'attaque de la blonde pulvérisa le sortilège d'Hermione qui serra les dents, se préparant à encaisser le maléfice. Cependant, l'impact ne vint jamais et une femme se matérialisa entre la légiste et la blonde.

- Toi ? cracha Vivianne, ivre de rage. Tu es encore en vie ?

- Tu pensais vraiment t'être débarrassée de moi, Dame du Lac ? se moqua Aliénor avec un regard méprisant pour la première Conseillère.

- Je vais corriger cette erreur... siffla la blonde en levant les mains.

Aliénor se mit en position de défense et se préparait à parer les coups quand un craquement sonore se fit entendre. Un trait de lumière rouge fusa de la baguette de Minerva et Vivianne dut faire un pas de côté pour éviter le maléfice.

- Tu ne toucheras pas à ma mère ! s'exclama vivement Rose. Tanaris, Lyfa, répondez à l'appel de votre Maître !

Vivianne tourna la tête au moment où deux chimères apparaissaient devant une petite fille vêtue d'un uniforme scolaire. Des yeux vert émeraude la dévisageaient avec haine et la Dame du Lac pâlit légèrement.

- Rose... murmura-t-elle.

La fureur de la jeune Sage était presque palpable dans l'air et la Reine d'Avalon avança instinctivement d'un pas dans l'idée de prendre sa fille dans ses bras et la serrer contre elle. Cependant, elle reprit conscience de la situation et afficha une expression glaciale.

- On se reverra très prochainement, ma Source. Quant à toi, Aliénor, tes jours sont comptés.

La Dame du Lac disparut subitement et la Présidente des Conseils poussa un soupir de soulagement. Minerva balaya rapidement la pièce du regard pour s'assurer que tout danger était écarté et posa les yeux sur la femme brune couchée sur le sol.

- Par Merlin... murmura l'animagus, horrifiée, alors qu'Hermione essuyait un filet de sang qui s'écoulait d'entre ses lèvres.

Toute la colère et la haine qu'elle avait ressenties ces derniers jours disparurent en découvrant le visage ravagé de l'ancienne rouge et or. Les cicatrices témoignaient de la violence de la bataille qui s'était déroulée douze ans plus tôt et l'Ecossaise imaginait ce qu'avait dû vivre son ancienne amante. Elle tenta de masquer ce qu'elle ressentait pour ne pas gêner la brune et s'avança vers elle.

- Je ne pensais pas vous dire ça un jour, Miss McGonagall, mais merci d'être venue, murmura Aliénor en tendant la main pour aider Hermione à se relever.

- Ca ira, merci, fit la brune, repoussant gentiment l'aide offerte.

- Maman, ça va ? s'inquiéta Rose.

- T'inquiète pas ma chérie, rien qu'une aspirine ne pourra soigner, la rassura la légiste en se remettant debout, prenant appui sur les débris d'une armoire éventrée au sol.

- Bonjour Hermione, tenta la Directrice de Poudlard avec un mince sourire.

- Minerva, salua la brune avant de s'allumer une cigarette. Ne vous forcez pas à être aimable alors que vous avez toutes les raisons du monde de me mettre une bonne droite en pleine figure. Allez-y, faites-vous plaisir, je ne bougerai pas d'un pouce.

- M'man ! Commence pas à faire ta mauvaise tête, fit Rose en fronçant les sourcils dans une moue contrariée.

- Et toi, commence pas à sécher les cours, répondit Hermione, autoritaire.

- Je sèche pas, je me suis faite virer ! se défendit la Sage.

- Encore mieux ! rétorqua la légiste, mécontente. Partez maintenant, il faut que je libère mes employés. Rose, on discutera de ton comportement en classe plus tard. Et merci pour l'aide.

- Je passerai ce soir chez toi, vingt heures, prévint McGonagall d'une voix qui ne souffrait pas la contestation. Une discussion s'impose, ajouta-t-elle en posant sa main sur l'épaule du Maître des Chimères.

- Je ne serai pas disponible, fit la brune en tirant sur sa clope. Filez maintenant, les flics ne vont pas tarder à débarquer.

- Je ne t'ai pas demandé ton avis, conclut Minerva, vexée de s'être fait éconduire de cette façon devant Rose et surtout Aliénor. A tout à l'heure.

Sans laisser le temps à la légiste de répondre, l'animagus transplana avec Rose dans un craquement sonore.

- Tu veux que je sois présente ce soir au cas où ça se passerait mal ? demanda Aliénor.

- Non, j'arriverai à gérer, si jamais elle vient. Je te contacte demain.

L'enchanteresse lui fit un dernier sourire avant de disparaitre à son tour. Hermione soupira et frotta sa joue endoloris.

- Maintenant, faut réparer les dégâts. Vivianne, t'es vraiment une emmerdeuse de première...


Enfin un peu d'action ! ^^

En vous souhaitant une bonne fin de semaine, à mardi !

Bises,

Sygui et Link9