Bonjour à toutes et à tous !
Voilà le nouveau chapitre ! Rose et William seront en forme, on vous prévient !
Bonne lecture !
Chapitre 11 : Une farce de haut vol
Une fois dans le bureau de la Directrice de Poudlard, Rose se tourna vers cette dernière et fronça les sourcils.
- Tu vas voir ma mère ce soir... C'est pour lui mettre ton poing dans la figure ? demanda-t-elle abruptement.
- Non, ma chérie. J'y vais pour lui proposer mon aide, répondit doucement Minerva.
- Tu vas quitter ta copine pour te remettre avec elle ?
L'animagus fut surprise de la question et mit quelques secondes à répondre.
- C'est... compliqué, lâcha-t-elle, sachant que la réponse n'allait pas plaire à la jeune Gryffondor.
- Mais tu l'aimes ? insista le maître des chimères. Parce qu'elle t'aime, elle, je le sais.
- Ecoute, Rose, je ne peux pas présager de ce qui va se passer entre ta mère et moi. Il faut que tu comprennes que...
- Que les histoires d'adultes, c'est compliqué. Ca va, je connais le refrain, se renfrogna la gamine. Bon, j'te laisse, j'ai une Serpentard à encastrer dans un mur.
- Rose ! La violence n'est pas la solution à...
Elle ne put finir sa phrase, la Sage avait quitté le bureau en claquant la porte.
- Cette année ne va pas être de tout repos... soupira McGonagall.
Vivianne apparut dans la salle des Conseils et remarqua Rogue assis, occupé à lire un épais grimoire.
- Ma Source, la salua-t-il en se levant.
- Sors immédiatement, grinça Vivianne.
- Comme vous voudr...
- DEGAGE ! hurla la Dame du Lac, perdant son sang froid.
Severus inclina son buste une nouvelle fois et partit sans demander son reste. La blonde se laissa tomber dans son trône et se mordit la lèvre pour étouffer l'émotion qui l'envahissait. Rose avait protégé la Source. Sa propre fille s'était retournée contre sa mère. Sa fille qui n'avait aucun souvenir de leur vie sur Avalon et qui la haïssait.
Vivianne essuya d'un geste rageur l'unique larme qui roulait sur sa joue et inspira profondément. Elle avait demandé à la dixième haute de tuer la jeune Gryffondor. Mais maintenant qu'elle l'avait revue, sa volonté s'effilochait.
- Se pourrait-il que je puisse la ramener de mon côté ? murmura Vivianne.
Elle passa une main tremblante sur son visage las.
- Ca ne coûte rien d'essayer. Et si ça ne réussit pas, Yuki n'aura qu'à accomplir la tâche que je lui ai confiée.
Elle se leva et se rendit dans sa chambre. Elle avait besoin d'être au calme pour établir une stratégie que la Source ne pourrait déjouer. Elle ne laisserait pas sa fille sous le joug de l'Origine de toutes magies, quoi qu'il lui en coûte.
Rose grommelait des jurons en gaélique tout en déambulant dans les couloirs du collège. Elle avait fait le tour du château, sans pouvoir mettre la main sur Yamashi.
- J'suis sûre que cette garce de l'enfer prépare un mauvais coup... marmonna-t-elle en fourrant ses mains dans ses poches avant de repartir dans une litanie de grossièretés dans la langue d'une partie de ses ancêtres.
Au détour d'un couloir, elle bouscula quelqu'un et se retrouva le nez dans des robes de sorcier.
- Vous pouvez pas faire attent... commença à aboyer la fillette avant que la phrase meure sur ses lèvres. Pardon, professeur.
William McGonagall se tenait devant elle, son habituel sourire narquois étirant ses lèvres.
- Miss Granger... Toujours de charmante humeur à ce que je vois, ironisa-t-il.
La rouge et or eut un petit sourire d'excuse et le professeur de métamorphose se pencha légèrement pour ébouriffer les cheveux de son élève.
- Pourquoi ma cousine est-elle contrariée par un aussi beau vendredi matin ? lança-t-il nonchalamment.
- Vo... votre... cousine ? bégaya la Sage, surprise de la perspicacité du sorcier.
- Ce regard vert qui en fait fondre plus d'une, ce don inimitable pour la métamorphose, des jurons proférés dans la langue de mes ancêtres et l'attitude bizarre de ma tante depuis la rentrée sont autant d'indices qui m'ont mené à la vérité, dit William d'un ton théâtral. Donc, quelle est la raison de ta mauvaise humeur, Rose ?
- La myopie de famille... J'vais devoir porter des bésicles, grogna le maître des chimères.
- Ah ça ! soupira le sorcier. C'est le désagrément d'être un McGonagall. Mais il y a beaucoup d'avantages pour rattraper cette petite tare. Viens donc dans mon bureau boire une tasse de thé et grignoter une collation, je te raconterai les bons points de notre famille.
- Et les mauvais ?
- Ils se résument en un mot : Cybèla... répondit sombrement William en posant sa main sur l'épaule de la Gryffondor dans un geste réconfortant. Et à part ta mauvaise vue ? Autre chose à me révéler ?
- Non, j'ai tout dit, marmonna la fillette en pénétrant dans l'antre de son oncle.
- Mensonge, répliqua William, amusé, en lui désignant une chaise. Qu'est-ce qui te tracasse ?
- Mes mères ont pas l'intention de se remettre ensemble... avoua-t-elle.
- Hmmm, réfléchit le professeur en se caressant le menton. Il faut leur donner l'occasion de se revoir, d'avoir un sujet de conversation. Tu es une bonne élève, donc ton carnet de note ne sera pas sujet à controverse. En revanche...
- Oui ? fit Rose avec espoir.
- Il y a un moyen, mais c'est extrêmement risqué. Et on va en payer les conséquences pendant longtemps, murmura William, le visage sérieux.
- C'est quoi ? Relever des morts ? Jeter une malédiction ? Jouer avec des forces obscures qui nous dépassent ? demanda la Sage, curieuse.
- Pire que ça, murmura McGonagall en jetant des regards en direction du couloir. On va complètement retourner le bureau de la Directrice de Poudlard…
Rose fronça les sourcils, se demandant si son cousin se moquait d'elle.
- Pardon ?
- Je te propose de la farce haut de gamme, pas le truc de potache. Pour toi, je vais faire une entorse aux règles qui ont toujours régi ma vie et m'attaquer à ma tante. Elle sera tellement furieuse de notre coup qu'elle sera obligée d'en parler à ton autre mère. Ca te tente ?
- Tope-là ! s'exclama Rose en tendant sa main.
William frappa énergiquement dans la paume tendue et afficha un rictus machiavélique.
- Bien, bien... Tu as le potentiel magique et les connaissances mais auras-tu le courage de m'aider à concrétiser ma plus brillante idée ? murmura-t-il sur un ton conspirateur.
- Des idées, j'en ai plein ! piailla la Gryffondor. Si elle est là, on fait apparaître une volée de moineaux, ça va la distraire et après on va rigoler…
- Pas de précipitation, jeune fille. Nous n'aurons qu'une seule et unique occasion. Et dis-toi qu'elle finira par nous attraper et que nous serons punis à titre d'exemple. Donc, il faut que le plaisir que nous tirerons de la farce nous fasse oublier les milles tourments que Minerva nous fera subir après.
Le professeur prit un parchemin, une plume et se mit à écrire.
- Donc, une volée de moineaux pour commencer… Pas mal. Ensuite, métamorphose simultanée de son fauteuil et de son bureau. Tu te charges du fauteuil. Temps suivant : ses bouquins… On pourrait ajouter une trentaine de gnomes de jardin ou de lutins de Cornouaille pour créer un peu d'ambiance.
Il s'arrêta de gratter quelques instants et lâcha un rire machiavélique qui fit sourire Rose.
- Ca va être dément ! s'enthousiasma-t-il en se frottant les mains.
Aliénor leva à peine le nez de ses grimoires en entendant la porte de l'infirmerie s'ouvrir.
- Mon bureau, dit-elle à voix haute.
Elle perçut un bruit d'étoffe en mouvement qui s'arrêta sur le seuil de la porte.
- Vous voilà enfin, dit-elle sèchement en finissant d'annoter une formule. Je vous ai préparé un nécessaire à pharmacie à donner à Hermione. Les potions, matin et soir, deux gorgées, et l'onguent sur sa jambe avant de se coucher, expliqua-t-elle à l'animagus qui notait mentalement la posologie. Et ne rentrez pas trop tard. Demain matin, je vous veux dans mon bureau.
- Pour quelles raisons ? s'enquit l'Ecossaise.
- Je vais tenter de vous apprendre à communiquer par télépathie.
- Vous ne lisez pas en moi comme dans un livre ouvert et ça vous contrarie ? ironisa l'animagus.
- Déjà que vous ne dites rien d'intéressant, je ne perdrais pas mon temps à lire les idioties qui traversent votre esprit avant que vous les prononciez, rétorqua la Française. Bref. Il faudra mettre nos sources de magie en communication et...
- Nos sources de magie ? Vous pouvez être plus précise ?
Aliénor leva les yeux et lui jeta un regard incrédule teinté de dédain.
- J'espère que vous vous gaussez, très chère, bien que ce ne soit pas le moment. Vous ne savez pas d'où vient votre pouvoir ?
- Non, avoua Minerva.
La Sage roula des yeux avant de se saisir d'un parchemin. Elle griffonna à la hâte quelques lignes puis roula la feuille pour la cacheter.
- Vous donnerez ceci à Hermione. Son aide sera la bienvenue. Et maintenant, retournez travailler votre métamorphose.
- Son aide pour quoi ?
- Pour vous faire trouver votre source de pouvoir. C'est un processus long et fastidieux, et nous n'avons pas le temps de passer par la méthode conventionnelle. Hermione sera la plus à même de vous faire progresser en un temps record, répondit la Sage avec un mince rictus.
- Où est le piège ? s'enquit Minerva en fronçant les sourcils.
- Un piège ? Qu'allez-vous imaginer ? susurra l'ancienne reine avec un regard dédaigneux.
L'Ecossaise sentit ses mâchoires se contracter. Elle préféra ne pas répondre et tourna les talons pour quitter l'infirmerie.
- Je vous veux ici demain matin. Nous commencerons vos leçons, ajouta Aliénor.
- Bien, votre Majesté, ironisa la Directrice de Poudlard sans se retourner.
Elle sortit de la pièce en claquant la porte et Aliénor se laissa aller contre le dossier de son fauteuil, un sourire goguenard aux lèvres.
- J'en connais une qui va passer une soirée exécrable... murmura-t-elle.
Jane Carter prenait sur elle pour ne pas éclater de rire et se força à afficher un air faussement agacé.
- Docteur Granger, arrêtez de gigoter, vous n'êtes plus une enfant, gronda-t-elle gentiment.
- Je vais parfaitement bien et j'ai une tonne de travail qui m'attend, grommela Hermione, assise sur la table d'examen.
- Vous avez la main gauche en miette... Je vais devoir vous poser un plâtre, répondit patiemment l'urgentiste.
- Je ne crois pas. Un bandage fera l'affaire, rétorqua la légiste.
- Votre spécialité est les morts, moi, les vivants. Laissez-moi exercer mon métier sans broncher, vous serez plus vite partie.
La brune soupira bruyamment et se mordit la joue pour ne pas s'emporter.
- Allez-y et éblouissez-moi par votre maniement de la truelle... maugréa Hermione. Mais faites ça bien, que je puisse tenir un scalpel.
- Promis. Mais vous ne couperez pas à la semaine d'arrêt. Et c'est non négociable ! ajouta-t-elle en voyant que la légiste allait rétorquer.
- On en reparlera...
Minerva se trouvait au milieu de son bureau, hébétée. Enfin… son bureau… C'était un bien grand mot. Plutôt ce qu'il en restait. La plupart du mobilier avait été métamorphosé en vieux lavabo et wc en formica, style année 20, qui fuyaient de toute part. Dégoulinante d'eau, l'animagus observait des dizaines d'oiseaux qui voletaient dans tous les sens et, ayant visiblement attrapé une grippe intestinale, s'amusaient à se vider sur le sol de la pièce.
Elle baissa les yeux et remarqua que les cinq elfes de maison qu'elle avait appelé à la rescousse couraient après les livres de sa bibliothèque qui avaient pris vie et se battaient avec acharnement, se déchirant les pages pour disséminer des bouts de papiers dans toute la salle. Des lutins de Cornouaille grouillaient dans tous les sens, grimpant aux rideaux, faisant leur dent sur les quelques meubles restants.
C'était de la très belle magie. Elle ne connaissait que deux personnes capables de faire ça. Et ils allaient être sévèrement punis.
- William, Rose… Vous allez récurer les toilettes de Poudlard jusqu'à la fin des temps… marmonna-t-elle dans un grognement.
Ils paieraient cet affront… Dès qu'elle aurait réussi à remettre un semblant d'ordre dans son bureau.
Pansy parcourait les couloirs de Sainte Mangouste, songeuse. Son personnel, par l'intermédiaire des différents chefs de service, lui avait fait part de l'inquiétude qui régnait au sein de l'institut. Les tensions entre moldus et sorciers s'affirmaient de plus en plus et les soignants avaient peur que des exactions aient lieu contre l'hôpital.
En tant que Doyenne, Parkinson se devait de veiller aux bonnes conditions de travail des salariés placés sous sa responsabilité et les rassurer.
Elle gagna l'aire de transplanage et disparut dans un craquement sonore pour réapparaître quelques instants plus tard dans le hall du Ministère de la magie. Elle avait rendez-vous avec un Auror, et pas n'importe lequel. Ron Weasley.
- Bon sang, je dois avoir un karma pourri. Il y a pléthore d'Aurors et je tombe sur le rouquin de ça pour glaner une poignée de crétins pour assurer la sécurité du bâtiment.
Elle poussa un soupir douloureux et grimpa les marches menant au troisième étage. Devoir demander de l'aide à Ron Weasley, quelle pitié. Ca allait être un moment difficile, mais elle se promit de faire son possible pour le rendre aussi pénible pour le rouquin.
Rose était à quatre pattes et nettoyait le sol du bureau de sa mère sous l'œil inquisiteur de cette dernière. La fillette masquait avec difficulté l'air narquois qu'elle affichait. Certes, la punition était pénible mais son cousin avait raison : la fureur de l'animagus valait bien un peu de ménage. Après avoir fait la blague avec William, les complices s'étaient réfugiés dans les cuisines de Poudlard pour fêter leur victoire avec des pâtisseries. Malheureusement, Minerva leur était tombée dessus vingt minutes après le début de leur repas festif, et tous les deux avaient été sévèrement réprimandés.
- Nettoie plus vite sinon tu y passeras la nuit, gronda la Directrice avant de boire une gorgée de thé.
- J'aurai terminé avant que cousin Willy ait fini de récurer les latrines du troisième étage, marmonna la Sage en plongeant la microfibre dans un sceau d'eau.
- Vas-tu enfin me dire ce qui t'as poussé à agir ainsi ? demanda Minerva.
- Vas-tu enfin me dire pourquoi tu caches le fait que je suis ta fille ? répliqua le Maître des Chimères du tac au tac.
Elle se leva, sa serpillière trempée à la main.
- Tu as honte de moi ? ajouta-t-elle dans un murmure, la tête baissée.
Minerva posa sa tasse de thé sur son bureau qui avait repris son aspect d'antan et s'approcha de la rouge et or. Elle leva le visage de la fillette vers elle d'un doigt sous le menton et plongea son regard dans les yeux verts de sa famille.
- Rose, je n'aurai jamais honte de toi, tu m'entends ?
- Mouais... Tu vas parler de quoi, avec m'man H ce soir ? marmonna la Sage en retournant à son ménage.
- Tu viens de nous donner un excellent sujet de conversation, répliqua la Directrice, pince sans rire.
Rose tourna la tête pour masquer son sourire. Son cousin avait raison. Elle contempla sa serpillère avec amusement. Si chaque bêtise devait provoquer une rencontre entre ses mères, elle devait s'habituer dès maintenant à devoir récurer les dalles du château.
La fin de la journée avait été extrêmement pénible et Hermione n'était pas mécontente de retrouver la quiétude de son appartement. Elle lança les clés de sa voiture sur le meuble de l'entrée, se débarrassa de ses chaussures et de son manteau avant d'aller s'écrouler quelques instants dans le canapé. En voyant l'heure sur la pendule accrochée au-dessus de la télé, elle grogna et se rendit dans la salle de bain. Ses vêtements déchirés et tâchés de sang atterrirent directement dans la poubelle et elle prit une douche rapide pour se nettoyer. L'eau chaude n'eut pas l'effet apaisant escompté et elle était toujours aussi énervée quand elle passa son peignoir.
La sonnerie de l'entrée retentit tandis qu'elle branchait le sèche-cheveux.
- Merde, j'suis en retard, souffla-t-elle en ouvrant la porte de la salle d'eau. Entre Pamela, c'est ouvert ! L'argent est sur la table. Installe-toi, j'arrive ! cria-t-elle avant d'actionner l'appareil.
Deux minutes plus tard, la tignasse encore légèrement humide, la légiste regagna son salon et se raidit en remarquant Minerva, assise dans le canapé.
- Je croyais vous avoir dit que pour ce soir, c'était non... commença la brune en glissant deux doigts sous son plâtre pour gratter le dos de sa main qui démangeait affreusement.
- Et je sais maintenant pourquoi, fit sèchement l'Ecossaise. Qui est Pamela ? Je pense le deviner mais j'aimerais avoir une confirmation.
Hermione allait répondre quand la sonnette retentit de nouveau. Elle boita jusqu'à l'entrée et ouvrit la porte. Une femme rousse se trouvait dans l'encadrement et McGonagall haussa un sourcil en la détaillant du regard. Elle portait une micro jupe en faux cuir, des bas-résilles noir, un débardeur aux couleurs aussi criardes que vulgaires sous un blouson en sky. Des bottes léopards aux talons vertigineux complétaient la tenue. La Directrice de Poudlard s'attarda un instant sur le visage de la femme. Maquillée comme un balai volé, cette dernière ruminait bouche ouverte un chewing-gum, faisant voir ses dents à chaque mastication. Elle portait un sac à dos rapiécé sur son épaule et un paquet de cigarettes dépassait d'une des poches.
- Salut Hermione, ça roule ? demanda Pamela en se penchant pour claquer une bise sur la joue de la légiste. Prête à t'éclater pendant deux heures ? Fais gaffe, j'suis en forme... Rose est là ?
- Rose ? répéta froidement Minerva en serrant les poings.
- C'est qui elle ? demanda la moldue en désignant l'Ecossaise. Nouvelle partenaire de jeu ?
- On va dire, soupira la brune tandis que son invitée faisait claquer la bulle de son chewing-gum. Rose est à l'internat.
- Dommage, j'l'aime bien, ta gosse. Très inventive. Enfin... j'espère qu'elle assure autant que ta fille. J'aime pas trop les débutants, fit Pamela en entrant dans le salon.
- Je peux savoir de quoi vous parlez, siffla l'animagus, qui commençait à hyperventiler.
- Herm, je te laisse tout préparer, comme d'hab, j'vais me mettre à l'aise... J'espère qu'elle arrivera à suivre le rythme.
- Fais comme chez toi, invita la Source. On fait quoi, ce soir ?
- Ce dont tu as envie, répliqua Pamela en se dirigeant vers la salle de bain. Sors le matos.
- Hermione, tu as deux secondes pour m'expliquer ce qui se passe ici, murmura furieusement Minerva.
La légiste haussa les épaules et ouvrit le tiroir d'une commode pour en sortir deux jeux de cartes.
- Pamela, belotte ou tarot ? lança-t-elle en direction de la salle d'eau.
- Je rêve du jour où tu me proposeras un strip poker ! répondit la moldue. Mais bon, va pour un tarot, ça fait longtemps !
- Tu joues aux cartes avec une prostituée ? demanda la Directrice de Poudlard, abasourdie.
- Vous imaginiez quoi ? demanda Hermione en s'installant à table pour distribuer les cartes.
- Et Rose joue avec vous ?
Pamela regagna le salon, vêtue d'un jean déchiré aux genoux et d'un pull gris ample. Elle avait ôté son maquillage et semblait maintenant plus jeune, plus fragile. Minerva lui donnait à peu près le quart de siècle. La moldue s'installa à droite d'Hermione, attrapa un cendrier et s'alluma une cigarette.
- Putain, ça fait du bien de ne plus porter les fringues du boulot, fit-elle avec un sourire. En parlant de fringues, tu comptes rester en peignoir, Herm ?
- Depuis le temps que tu me demandes d'ôter mes vêtements, tu devrais être heureuse, répliqua la légiste, narquoise, en posant les trois dernières cartes sur son tas. Vous connaissez les règles, Minerva ?
- Bien sûr, répondit l'Ecossaise en s'asseyant.
Pamela se frotta les mains énergiquement avant de prendre ses cartes et d'analyser son jeu.
- Petite, dit-elle avec un sourire avenant.
- Passe, enchaîna Hermione en posant les figures.
- C'est quand tu veux, chérie, minauda faussement Pamela avant d'éclater de rire.
- Whisky ? proposa la légiste, ignorant la remarque.
Les deux autres joueuses acquiescèrent et la brune revint rapidement avec une bouteille et trois verres sur un plateau qu'elle tenait d'une seule main.
- Garde, conclut posément McGonagall.
Pamela retourna le chien et siffla.
- Deux rois et le 21 ! Putain, elle va nous laminer ! gémit la moldue. Et Rose n'est même pas là pour tricher avec moi...
- Ca fait combien de temps que vous... jouez aux cartes ? demanda l'animagus en constituant son écart.
- Sept ans déjà, répondit Pamela en faisant claquer la bulle de son chewing-gum. Et elle a jamais voulu que je la saute. Pourtant, c'est mon... domaine d'expertise.
- Pamela... fit Hermione en entamant la manche, concentrée sur son jeu.
La voix était légèrement menaçante et la moldue eut un regard ingénu. Elle posa une carte à son tour et porta son attention sur la nouvelle venue.
- Et vous, Minerva ? Vous avez déjà eu la joie de vous étendre avec le médecin légiste en chef ?
- Pamela ! aboya Hermione en tapant de la main sur la table, perdant son calme.
Le regard de la moldue alla de la légiste à l'Ecossaise et ses yeux s'illuminèrent.
- C'que j'peux être gourde quand j'm'y mets ! Minerva ! Vous êtes son ex ! Elle m'a beaucoup parlé de vous. Mais jamais de votre rupture... Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Encore un mot sur ce sujet et tu t'en vas, prévint Hermione d'une voix glaciale.
- Vous savez ce que c'est, répondit doucement McGonagall en récupérant le pli qu'elle venait de remporter. Incompréhension mutuelle due à une mauvaise communication qui a entraîné des décisions qu'on regrette ensuite...
L'Ecossaise plongea ses yeux verts dans le regard noisette qui se rembrunit.
- Si vous ne voulez pas jouer, je vais me coucher, fit Hermione en se levant.
- Fais pas ta tête de lard et viens prendre ta raclée. Car ton ex a l'air d'avoir un putain de jeu qui va nous mettre à genoux à en avoir des brulures ! Enfin, moi, j'ai l'habitude et une bonne crème cicatrisante... plaisanta la prostituée avec un large sourire.
Devant l'air furieux de la légiste, elle posa ses cartes et écrasa son mégot dans un cendrier.
- Va te changer, tu vas attraper la crève. Pendant ce temps, Minerva et moi on va préparer un truc à grignoter. Ok ?
Hermione hésita mais finit par acquiescer. Elle boita jusqu'à sa chambre et claqua la porte derrière elle. Pamela soupira et essuya son front.
- Bon sang, elle est tendue ce soir...
- Elle est toujours comme ça ? s'enquit McGonagall.
- Non. Souvent renfermée, pas causante mais là, y'a autre chose. Notre mission est de lui faire passer une bonne soirée ! Deal ? fit la moldue en tendant la main à l'animagus.
- Marché conclu, répondit Minerva en serrant la main de la jeune femme.
Et voilà le travail !
Bien, je vous dis à dans deux semaines et je confie les clés de la boutique à Sygui. J'ai passé l'aspi, la serpillière et j'ai fait la poussière ! C'est tout propre ! ^^
Bises et bon week-end,
Sygui et Link9
