Hey hey !
Comment allez-vous ? Prêts pour les fêtes de fin d'années ? ^^
(j'imagine très bien Link en mère Noël, maillot rouge à fourrure blanche ! Sygui mdr)
Voici un petit chapitre qui va en ravir plus d'un ! Bonne lecture !
Chapitre 13 : La rupture
Pansy marchait d'un pas rapide dans les couloirs, serrant entre ses doigts un poignard. La situation était désespérée, alors autant se mettre du côté des vainqueurs et faire preuve de bonne volonté. Avec un peu de chance, elle serait épargnée par la Source et elle pourrait plaider la cause de Minerva.
- Marraine ?
Pansy se retourna vivement, surprise, pour croiser le regard inquiet de Rose. Aussitôt, elle afficha un sourire de façade alors que la jeune femme fronçait les sourcils à la vue de la lame que tenait la médecin.
- Un problème ? s'enquit Rose.
- Non ma chérie, tout va bien.
Le doute envahit Pansy alors que les grands yeux de sa filleule la dévisageaient. Elle retint un soupir triste et desserra légèrement l'étreinte de sa main sur le manche de son arme.
- Des ennemis ont été repéré à l'étage, mentit la médecin. J'ai envoyé une patrouille et j'allais voir ce qu'il en était. Va donc dans la salle des conseils avec ta mère et Hermione, elles sauront te protéger. Je vous amène ta mère d'ici quelques minutes.
- Ok, acquiesça Rose. Fais attention à toi.
- Promis, répondit doucement Pansy alors que la jeune femme tournait les talons pour s'éloigner.
La médecin respira profondément avant de reprendre son chemin.
- A nous deux, Morgane...
Minerva apparut dans son bureau, les nerfs à vif. Elle attrapa une bouteille de whisky qui traînait sur l'étagère d'une bibliothèque et s'en servit un grand verre qu'elle but en deux gorgées.
- Ce n'était que l'histoire d'une nuit ? A la bonne heure ! Débrouille-toi avec Vivianne, je m'en lave les mains ! dit-elle furieusement.
Elle se laissa tomber dans son fauteuil et soupira.
- Bien sûr que non... Je ne peux pas la laisser seule avec la Dame du Lac... murmura-t-elle, ravalant sa colère. Rose ne me le pardonnera jamais...
Sa cheminée crépita, des flammes vertes apparurent et le visage de Rolanda se dessina dans la braise.
"Ce n'est pas le moment..." gémit intérieurement McGonagall.
- Salut... commença Bibine. Ca te... euh... dirait de venir boire un verre et de discuter ?
- Oui, avec plaisir, répondit mollement l'animagus en repoussant sa chaise.
- Tu te souviens qu'on devait se voir ? s'enquit la jeune retraité.
La Directrice de Poudlard se mordit la lèvre inférieure. Avec les derniers évènements, elle avait complètement oublié son rendez-vous avec sa compagne.
- Oui, bien sûr, mentit-elle, mais j'ai eu une dure journée...
- Rien qu'un whisky et un câlin ne pourront guérir, fit Rolanda avec un sourire.
- Donne-moi cinq minutes le temps de ranger et j'arrive...
Bibine acquiesça et son visage disparut de l'âtre. Minerva mit un peu d'ordre sur son bureau et son regard s'arrêta sur le grimoire que lui avait donné Aliénor. Ses doigts effleurèrent le vélin des pages. Elle devait prendre sa décision maintenant. Rester avec Rolanda et tourner le dos au conflit qui se préparait entre la Source et Vivianne, ou quitter la femme qui partageait sa vie depuis neuf ans. Les paroles qu'Hermione avait prononcées plus tôt lui revinrent en mémoire et furent comme un coup de poignard dans son coeur.
" Que ce soit clair entre nous : je ne suis pas intéressée. Je ne l'ai jamais été ! Ce qui s'est passé entre nous était l'histoire d'une nuit !"
Cependant, une phrase prononcée avant attira son attention. Elle n'y avait pas prêté attention sur le coup mais maintenant...
" Qui voudrait de moi dans cet état ? A part me rendre la monnaie de ma pièce, je ne vois pas ce qui vous pousserez à vous étendre avec moi."
- Tu ne vois pas ? murmura l'animagus, songeuse. Si tu m'avais laissé parler, tu saurais que...
Elle ne finit pas sa pensée. Une autre parole de la brune lui fit froncer les sourcils.
"Juste pour votre information, au cas où vous l'auriez oublié, vous avez une bague à votre main gauche."
Un mince sourire étira ses lèvres, effacé rapidement par le pincement au coeur qu'elle ressentait. Elle venait de prendre conscience qu'elle avait encore une petite possibilité de renouer avec Hermione. Mais cela voulait dire qu'elle devait rompre avec Rolanda.
- Bon sang, déglutit l'animagus. Pourquoi ma vie affective ressemble-t-elle toujours à un de ces stupides soap qu'affectionne Pansy ?
Elle passa une main sur son visage et soupira. Elle devait réfléchir de manière rationnelle. Ce qui, en matière de sentiment, était une hérésie. Mais Minerva était plus à l'aise avec son intellect qu'avec les mots sucrés que lui susurrait son coeur. D'ailleurs, la plupart du temps, elle les ignorait et elle se demanda pour la première fois comment Rolanda avait pu vivre toutes ces années avec elle sans jamais lui reprocher son manque de romantisme.
- Bien... Prenons le temps de la réflexion... murmura-t-elle en s'installant dans son fauteuil.
Elle croisa les mains sur son bureau, ferma les yeux et laissa se dérouler le fil de ses pensées, pesant le pour et le contre. Quelques minutes plus tard, elle rouvrit les paupières, sereine de sa décision. Elle se leva dignement, vérifia sa tenue et, après avoir jeté une poignée de poudre dans l'âtre, s'engagea dans la cheminée pour disparaitre dans un tourbillon de flammes vertes.
Aliénor avait profité de l'absence de la Directrice de Poudlard pour quitter discrètement le collège afin de rencontrer Culann. Mais l'entrevue avec le veilleur n'avait pas été satisfaisante. Le géant lui avait donné un sac dans lequel se trouvaient pêle-mêle de l'argent sorcier et moldu, des faux passeports et permis de conduire, des faux diplômes et, le plus important, le katana de la Source et l'arc de Rose. Malheureusement, le forgeron n'avait pas d'information sur les projets de Vivianne et n'avait pas pris de livres intéressants pour aider dans l'apprentissage des deux McGonagall et de la Première Haute. Aussi l'ancienne reine fut obligée de faire un saut sur Avalon.
Elle avait décidé d'apparaître sur une petite crique isolée de l'île. Elle s'était métamorphosée en albatros et avait remonté les falaises pour voler en direction de la forêt. Elle avait slalomé entre les arbres pour finir par pénétrer dans la caverne aux trésors. Après s'être assurée d'être seule, elle avait repris apparence humaine et s'était dirigée vers la première bibliothèque.
Elle choisissait avec soin les ouvrages qu'elle allait emporter. Elle prenait tout ce qui avait trait à la métamorphose et aux sortilèges d'attaques. Les McGonagall étaient des guerriers, toujours à se jeter dans la gueule du loup. Autant qu'ils envoient du lourd, comme dirait Merlin.
Elle prit plusieurs grimoires et fourra le tout dans son sac. Elle allait quitter la caverne quand un objet posé contre un coffre attira son attention. Elle s'approcha et prit la claymore à deux mains pour l'observer de plus près. Un sourire étira ses lèvres. L'arme du célèbre William Wallace, grand sorcier de son époque. La claymore, entre plusieurs propriétés magiques très intéressantes, avait surtout la particularité d'être très légère, pouvant se manier d'une seule main, contrairement aux modèles moldus.
- Si avec ça elle ne me porte pas aux nues, c'est à désespérer d'elle... murmura l'enchanteresse.
Elle allait quitter la caverne avec l'intention de récupérer quelques plantes médicinales quand une ombre passa furtivement dans son champ de vision. Elle fit rapidement un pas sur le côté et une dague se ficha dans son épaule. L'ancienne reine ôta la lame en grimaçant et la jeta au sol.
- Je ne pensais pas que tu serais assez folle pour revenir, Sage... fit Néfertiti en quittant sa cachette pour s'avancer vers elle.
- Et je ne pensais pas que tu serais assez idiote pour m'affronter, Haute.
- Vivianne m'offrira une belle récompense en échange de ton cadavre.
- Mais elle ne trouvera jamais le tien, Reine aux six filles.
- Encore faudrait-il que tu me terrasses, Madame la Présidente des Conseils.
- C'est déjà arrivé. Dans le rêve que la Source a envoyé à Hermione.
Néfertiti éclata de rire et se mit en position d'attaque.
- Ce n'était qu'un songe... En garde, Aliénor !
Les deux femmes étaient assises dans la cuisine, Rolanda une bière dans les mains, Minerva un whisky posé devant elle.
- As-tu eu... la possibilité de réfléchir à ce que tu souhaites ? demanda Bibine avec appréhension. Avant de répondre, sache que j'ai pensé à nous hier et aujourd'hui et que... ça peut marcher entre nous. Ca marche déjà depuis neuf ans. Je ne compte pas exclure ta fille de ta vie, bien au contraire. Je pourrais lui apprendre à voler sur un balai, à jouer au quidditch. Ce que je veux dire, c'est que je l'accepterai sans problème.
- Rolanda… tu es quelqu'un de formidable, sourit tristement l'animagus.
- Je sens le "mais" et la rupture arriver... soupira Bibine avant de boire une gorgée de bière.
- Je suis désolée. Je ne sais même pas si j'ai envie de reprendre quelque chose avec Hermione. Est-ce seulement possible ? Mais je sais que je tiens suffisamment à toi pour vouloir te préserver.
- Me préserver de la guerre qui se profile ou de ce qui risque de se passer entre toi et la mère de ta fille ? s'enquit Rolanda en haussant un sourcil.
- Les deux, Rolanda. La guerre qui s'annonce est au-delà des capacités des simples sorciers. Même moi avec mon immortalité, je ne suis pas à l'abri de la folie qui va se déchainer. Quant à mon hypothétique relation avec Hermione…
Minerva soupira.
- Je…
- Ne dis rien, chuchota Bibine en posant sa main sur celle de sa compagne. Je sais ce qu'elle représente pour toi. Ce qu'elle a été et ce qu'elle est encore. Est-ce que tu as pu discuter avec elle ?
- Hmmm... On s'est disputé et je l'ai giflée.
- Je pense que c'est un excellent début, plaisanta Bibine avec une pointe d'amertume et de déception. Vous avez toutes les deux un fort caractère.
- Très amusant, marmonna McGonagall entre ses dents.
Rolanda se leva, posa un baiser sur les lèvres de l'Ecossaise et eut un mince sourire.
- Je vais récupérer mes affaires...
- Je ne te chasse pas. Tu peux rester ici autant que tu veux.
- Je ne préfère pas. Trop de souvenirs...
- Quitte à partir... As-tu un endroit où t'installer hors d'Angleterre ?
- Une ancienne coéquipière à Rome pourrait m'héberger. J'ai le pressentiment que la situation va très vite dégénérer. A la lecture de la Gazette ce matin, j'ai failli prendre mes cliques et mes claques pour me tirer loin d'ici... avoua Rolanda. Mais je voulais avoir cette conversation. Pour la forme, bien que je connaisse déjà la réponse, tu veux t'enfuir avec moi ?
L'animagus regarda son amante, consciente que tout ce qu'elles avaient rêvé de vivre venait de mourir, dans cette cuisine.
- Je ne peux pas. On compte sur moi...
- Minerva McGonagall, l'héroïne du monde sorcier, sourit Bibine. Tu vas me manquer.
- Viens ici, murmura l'animagus en se levant.
Elle lui attrapa délicatement la main pour l'attirer contre elle. Elle l'embrassa doucement et sentit que Rolanda prenait sur elle pour ne pas se laisser complètement aller.
- Je t'aime... chuchota Bibine.
- Moi aussi, au-delà des mots. Mais parfois, malheureusement, ça ne suffit pas.
Aliénor apparut brusquement dans son bureau de Poudlard et vacilla dangereusement avant de se rattraper à une bibliothèque. Elle laissa tomber son sac à dos sur le plancher et essuya d'un revers de la main le sang qui coulait sur son visage. Elle ôta sa robe en grimaçant et se planta devant une glace pour estimer son état.
- La garce... siffla-t-elle en découvrant l'ampleur des dégâts.
Elle chancela jusqu'à sa pharmacie privée et en sortit plusieurs tubes et onguents. Elle gagna sa chambre et s'allongea difficilement sur son lit.
- D'abord les plaies, ensuite les brûlures, marmonna-t-elle en serrant les dents.
Elle attrapa une compresse, vida le contenu d'une fiole et appliqua le linge imbibé sur une longue estafilade. La chair se mit à crépiter et à fumer et ses doigts se crispèrent sur les draps.
Un long hurlement monta le long de sa gorge et des larmes perlaient aux coins de ses yeux.
- Si elle n'était déjà morte, je la tuerai à nouveau... En lui faisant souffrir mille tourments...
Minerva trouva Morgane dans le couloir du premier étage. La compagne de Vivianne était couverte de sang et d'ecchymoses. Quand son regard croisa les yeux verts de la stratège, elle leva la main, prête à se défendre.
- Vous venez achever le travail de votre femme ? murmura difficilement Morgane.
- Que voulez-vous dire ? Que vous est-il arrivé ? demanda avec effroi Minerva.
- Pansy... était un agent de la Source. Elle a essayé de me tuer.
Elle toussa durement et essuya ses lèvres rougies de sang.
- Pas de chance pour elle, Vivianne m'a appris quelques trucs, en mille ans d'existence.
Minerva chancela sur ses appuis, tant des coups de boutoirs qui faisaient vibrer le château que de la forfaiture de Pansy. Mais elle n'avait pas le temps d'éclaircir ce point. Son esprit se focalisa sur sa mission, ses sentiments passaient après.
- Je suis là pour Viviane, n'en doutez pas, répondit l'Ecossaise en écartant les bras, mains ouvertes, pour montrer qu'elle n'avait pas d'arme. Il faut vous replier. Hermione fait ce qu'il faut avec la Dame du Lac. Vous allez vous retrouver sur terre, avec Rose, et nous retiendrons la Source sur Avalon le temps que vous soyez en lieu sûr.
- Vous me le promettez ? chuchota Morgane, à bout de forces.
- Assurément. Venez avec moi dans la Salle du Conseil.
Vivianne avait passé toute la nuit à réfléchir. Elle faisait les cent pas dans la salle des Conseils, les mains croisées dans le dos, pesant le pour et le contre de chacune des options qu'elle avait envisagées. Et à chaque fois, le même grain de sable venait gripper les rouages de la mécanique bien huilée qu'elle concevait.
Elle s'arrêta de marcher et jeta un regard glacial à l'homme qui se trouvait dans la pièce. Severus, agenouillé devant elle, attendait ses ordres.
- Cette garce d'Aliénor est un frein à mes ambitions... gronda la Dame du Lac. Et elle a réussi à s'infiltrer ici pour tuer un de mes Conseillers ! Sage, ordonne à Joséphine et Christophe de me l'amener. Qu'ils ne reviennent pas sans elle !
Rogue se redressa, fit une profonde révérence, et quitta la vaste pièce. Ses robes noires claquaient derrière lui à chaque pas alors qu'il prenait la direction de l'aile des chambres des Conseillers.
"Comme si ces deux imbéciles étaient capables de mettre la main sur le bras-droit de la Source." songea le neuvième Sage. "Enfin... Laissons-la se bercer d'illusions."
Aliénor fut réveillée par quelqu'un qui frappait vigoureusement à la porte de sa chambre, au fond de l'infirmerie. Elle bougea dans son lit et grimaça, son corps encore douloureux du combat de la veille. Elle se redressa avec une lenteur qui l'exaspérait et enfila une sortie de lit pour cacher les marques restantes de l'affrontement avec Néfertiti.
- Entrez, marmonna-t-elle en frottant ses yeux.
La Directrice de Poudlard pénétra dans la pièce, parfaitement coiffée et habillée, comme à son habitude, et se planta au pied du lit. L'enchanteresse roula des yeux avant de regarder son réveil.
- Il est sept heures du matin et nous sommes samedi. Donnez-moi une seule bonne raison de ne pas vous étriper, fit sèchement la Sage avant de bailler de manière distinguée.
- Je viens pour ma leçon de magie, répliqua McGonagall. Vous m'aviez dit de venir ce matin, il me semble.
- Ce matin, oui, pas à l'aube, siffla la Française en se levant, cachant le plus possible la douleur qui saccadait ses mouvements. Je ne ferai rien tant que je n'aurai pas bu un café.
- Le temps de vous habiller, ce sera sur votre bureau. Mais, à l'avenir, soyez ponctuelle.
- Je vais prendre une douche, ne vous en déplaise. Ca vous laisse le temps d'aller quérir des croissants qui s'accorderont parfaitement avec le café. Et vous pourrez ensuite me raconter votre petite soirée avec Hermione... J'espère que vous avez réussi à trouver votre source de magie et la sienne, susurra avec ironie la médicomage, attrapant des vêtements propres pour se rendre dans la petite salle de bain attenant à sa chambre.
Le visage de l'animagus s'assombrit. Elle tira sa baguette de sa manche et fit un rapide mouvement du poignet vers la tuyauterie avant de se diriger vers la sortie, un cri résonnant sous la douche au même moment.
"Je savais bien qu'elle m'avait piégé... Si elle veut jouer, on sera deux."
Poudlard était en ébullition depuis la promulgation de la loi contraignant les sorciers à déposer leur baguette. Les élèves discutaient dans les couloirs, se regroupaient pour échanger et les Serpentard, Yuki Yamashi en tête, jetaient de l'huile sur le feu.
Après avoir essayé, en vain, de tempérer l'ardeur de ses camarades, Rose avait trouvé refuge dans la bibliothèque et tentait de s'intéresser à l'ouvrage qu'elle feuilletait. Madame Pince lui jetait des regards mauvais à chaque soupir qu'elle poussait.
La Sage renifla, agacée de l'attention que lui portait la bibliothécaire, et fit tourner entre ses doigts sa baguette. Si elle le pouvait, elle serait la première à la rendre. Cet objet était tout bonnement impensable et l'handicapait sérieusement pour jeter des sorts.
"C'est ce qu'avait prévu la Source pour punir les sorciers..." maugréa-t-elle intérieurement.
La porte de la bibliothèque s'ouvrit et William McGonagall accompagné de Ginny Weasley pénétrèrent dans l'antre de Pince. La rousse semblait furieuse et le professeur de métamorphose grimaçait en roulant des yeux.
- Trois mois de retard ! Tu te moques de qui ? Je te préviens, je ne paierai pas les pénalités ! pesta le professeur de vol.
- Et bien, avec le temps, tu deviens de plus en plus Ecossaise... se moqua William avant de se prendre un coup de coude.
Ginny poussa son mari en direction du comptoir de la bibliothécaire avant de parcourir la salle du regard. Ses yeux s'illuminèrent en remarquant Rose et l'ancienne poursuiveuse se dirigea vers son élève.
- Bonjour Rose, comment vas-tu ? demanda la rousse avec un sourire.
- Comme on peut avec le bazar dans le collège... répondit le Maître des Chimères, maussade.
- Je te propose de venir boire un bon chocolat chaud dans mes appartements cet après-midi. J'ai quelque chose à te montrer qui pourrait te faire plaisir.
- Quoi ? fit la fillette, méfiante.
- Un album de photos avec ta mère quand elle était étudiante ici...
Le regard de la fillette s'illumina et elle acquiesça vivement.
- Après le déjeuner ? 14 heures ?
- C'est parfait, répondit Rose, enchantée.
- Comment va ma cousine ce matin ? lança gaiment William en gagnant leur table. Tu t'es remise de ta punition ?
- Ouais... On recommence quand tu veux, vu que ça a eu l'effet escompté.
- Super ! Ca tombe très bien car j'ai un plan génialissime qui ne demande qu'à être exécuté. Tu fais quoi ce soir ?
- Ah non, je t'interdis de mêler Rose à tes bêtises ! rétorqua vivement Ginny.
- Au temps pour les liens familiaux... grommela l'ancien Serpentard. Bref, on va se le boire, cet irish coffee ?
- Chocolat chaud, rectifia la rousse avec un regard noir. Et après le déjeuner.
- Mais elle a l'âge de boire du whisky... En plus, j'en ai du très bon ramené tout droit des Highlands.
Ginny ne répondit pas. Elle salua sa jeune élève et prit la direction de la sortie, plantant là William. Ce dernier se gratta la nuque et soupira.
- Le mariage rend aveugle... Pourquoi ne rend-il pas sourd ? lâcha-t-il, théâtral, sous le regard perplexe de sa cousine.
"Les adultes sont vraiment bizarres..." songea Rose. "Pas étonnant que le monde aille si mal..."
Alors ? Ca vous a plu ? ^^
Encore un grand merci à Sygui qui a assuré pendant deux semaines !
Bon week-end et à mardi !
Link9 et Sygui
