Hello everybody ?
Avez-vous passé un bon Noël ? Le père Noël vous a-t-il gâté ? ^^
Voilà le nouveau chapitre, en espérant qu'il vous plaira !
Bonne lecture !
Chapitre 14 : Tentative de meurtre
Après que Minerva eut accompli le rituel pour envoyer Morgane sur terre, Hermione avait pris la direction de la chambre que partageaient Vivianne et sa femme. Elle avait encore quelques minutes avant l'assaut final et ne voulait pas les passer à entendre la Dame du Lac convaincre, en vain, sa fille de partir rejoindre son autre mère.
- Têtue comme une mule... grommela la guerrière en montant les marches deux par deux.
Le récit qu'avait fait Minerva, bouleversée, l'avait intriguée. Ainsi, Pansy avait trahi Vivianne au profit de la Source. Avait-elle réellement cherché à tuer Morgane ? Il y avait quelque chose qui lui échappait : la raison de ce geste.
- Si elle a fait ça, c'est qu'elle est encore plus conne que je le pensais. Et pourtant, j'avais mis la barre très haute...
Elle pénétra dans la chambre et l'odeur cuivrée du sang embaumait l'air. Elle avisa aussitôt le corps immobile au milieu de la pièce, baignant dans une mare d'un liquide rouge poisseux. Hermione avança prudemment dans la pièce pour s'agenouiller près de Pansy. Elle posa deux doigts sur la carotide de la médicomage quand cette dernière eut une respiration brusque et bruyante, ouvrant des yeux agrandis par la peur et la douleur.
Le regard de la guerrière se durcit alors qu'elle ôtait ses doigts de la gorge de la conseillère.
- Ainsi c'est vrai. Tu nous as trahies, murmura froidement Hermione.
- Je voulais sauver ce qui pouvait l'être. Vivianne et sa folie nous feront tous mourir, haleta difficilement la médecin.
- Peut-être, mais tu vas être la première à y passer, gronda la guerrière.
Pansy se saisit de la main de la brune dans un spasme violent.
- Tu... tu peux... empêcher ça... Tu peux... les raisonner... Ou tu... peux les tuer... Tu as la... puissance...
Hermione se dégagea brusquement et eut une grimace de dégoût.
- Jamais je ne tuerai Vivianne ! rugit la guerrière.
- Ton... amour t'aveugle... Et ta dévotion... causera ta perte... Dans cette vie comme dans les suivantes...
- Dans cette vie, je vais te tuer. Et si jamais nous nous recroisons dans d'autres, je ferai de même, conclut froidement Hermione en posant sa main pour couvrir le nez et la bouche de Pansy.
La vie mit peu de temps à quitter le corps parcouru de soubresauts. Une fois assurée que la médecin ne respirait plus, Hermione se releva et quitta la chambre. Elle ferma soigneusement la porte et descendit rapidement l'escalier. Malheureusement, en bas des marches, elle remarqua que Minerva courait vers elle.
- Où est-elle ? demanda la stratège, bouleversée.
Hermione lui bloqua le passage et finit par emprisonner la femme dans ses bras, cette dernière cherchant à la contourner.
- N'y allez pas. Tout ce que vous avez à savoir, c'est qu'elle n'est plus, fit doucement la guerrière à la Ministre qui se débattait.
Minerva se mit à pleurer, posant sa tête sur l'épaule de la brune qui se sentit embarrassée. Elle n'avait jamais été très douée pour réconforter les gens, mais la détresse de cette femme la touchait inexplicablement.
- Euh... Je... Je suis désolée pour vous... fit Hermione en tapotant maladroitement l'omoplate de la stratège. Je ne sais quoi vous dire d'autre, si ce n'est que je tuerai nos assaillants pour vous et Vivianne.
- Pourquoi a-t-elle fait ça ? sanglota Minerva.
- Elle a été manipulée par la Source, mentit Hermione, ne voulant accabler sa Némésis. Je la vengerai. Maintenant, reprenez-vous, ou nous subirons tous le même sort !
Minerva releva la tête, plongeant ses yeux verts dans le regard noisette. Elle posa très brièvement ses lèvres sur celles de la guerrière avant de se reculer.
- Merci, je sais que ça vous a couté de me réconforter...
- Pourquoi m'avoir embrassée ? maugréa Hermione, dégoûtée, en s'essuyant les lèvres d'un revers de manche.
- Histoire que vous connaissiez le vrai réconfort sans échange de pièces avant de mourir, fit sombrement Minerva en tournant les talons.
- Est-ce que j'ai le temps d'aller me brosser les dents avant l'affrontement final ? se demanda la brune en grimaçant.
Aliénor fronçait les sourcils tout en scrutant Minerva de son regard inquisiteur.
- Quel est le problème ? demanda sèchement l'animagus.
- Je crois que j'ai fait une erreur. La métamorphose n'est pas la magie dont vous devez pousser l'apprentissage, répondit l'ancienne reine en se caressant le menton.
- Quoi alors ?
La Française n'eut l'opportunité de répondre. Les vitres du bureau explosèrent de concert et Joséphine et Christophe apparurent dans la pièce.
- Tu es en bonne compagnie, Aliénor, ironisa la Haute.
- Deux pour le prix d'une, fit Christophe. Même si elle ne l'a pas expressément demandé, Vivianne va être ravie qu'on lui ramène l'Ecossaise. Suivez-nous sans faire d'histoire et il ne vous arrivera presque rien.
Aliénor s'avança, se positionnant entre Minerva et les deux Conseillers.
- Restez derrière, Miss McGonagall, ordonna l'ancienne reine.
- Et que comptes-tu faire, enchanteresse de soin ? se moqua Joséphine. Tu penses sincèrement être de taille face à nous ? Je pense que ton combat contre Néfertiti t'a épuisée et que je ne ferai qu'une bouchée de toi. Après tout, tu tiens à peine debout, Sage déchue.
Le sourire flotta sur les lèvres de l'ancienne la Présidente des Conseils et elle agita rapidement la main. Une vive lumière envahit la pièce, suivie d'une explosion assourdissante. Un vent puissant se leva dans le salon, emportant les débris de verre sur son passage pour former une tornade.
Aliénor fit une arabesque du poignet et les rideaux se détachèrent des fenêtres pour se métamorphoser en serpents de feu qui se jetèrent sur les deux traîtres. Les flammes léchaient les vêtements des Conseillers et les hurlements de Joséphine emplirent la pièce. Christophe claqua des doigts pour éteindre l'incendie avant de fondre sur la Française.
L'enchanteresse de soin fit un pas sur le côté, son corps frôlant celui de son agresseur et l'emprisonna dans ses bras. Elle posa sa main sur le torse du Sage et la paume de la Française s'illumina. Minerva lut la surprise dans les yeux de l'ancien navigateur avant que son corps explose en des milliers de particules blanches et bleues.
- Voilà ce qui se passe quand on surcharge une source de magie, expliqua Aliénor, satisfaite de sa démonstration.
Joséphine pointait son arme d'une main tremblante sur la Française qui avançait tranquillement vers elle.
- Tu n'aurais jamais dû trahir la Source, reprit posément l'ancienne reine en attrapant au passage le coupe-papier sur le bureau de sa supérieure.
Joséphine amorça un transplanage mais Aliénor lança son arme improvisée dans un geste sec et précis. La Haute s'écroula raide sur les dalles de la pièce ovale, la lame fichée entre les deux yeux.
- Une bonne chose de faite, fit la Française en se frottant les mains.
- Propre et sans bavure, quoique nécessitant un léger ménage par la suite, fit l'animagus en époussetant son bureau de la poussière du navigateur définitivement disparu. De quel affrontement parlait-elle ?
Aliénor s'assit dans un fauteuil et dégrafa le col de sa robe pour avoir de l'air, révélant ainsi plusieurs plaies en cours de cicatrisation.
- Une divergence d'opinion avec Néfertiti, rien de bien méchant.
L'enchanteresse claqua des doigts et la pièce reprit son aspect initial. La porte s'ouvrit brusquement et Rose apparut, les mains levées, prête à attaquer.
- Ca va mamaidh ? demanda la fillette, inquiète. J'ai senti un combat...
- Je vais vous laisser... J'ai à retourner sur Avalon prendre les bons livres, soupira la médicomage du collège.
- Vous me ferez la surprise. Mais essayez d'éviter les Conseillers de Viviane cette fois.
- J'en ai tué trois en moins de vingt-quatre heures. Je doute que les autres soient assez fous pour m'approcher. Pour le moment, du moins. Minerva, Rose, passez une bonne fin de matinée, on se revoit plus tard.
Aliénor les salua d'un geste de la tête et quitta le bureau. Le Maître des Chimères se précipita dans les bras de la Directrice de Poudlard et se blottit dans l'étreinte maternelle.
- J'ai eu peur pour toi. Ca va ? Tu n'as rien ?
- Je vais bien ma chérie, répondit Minerva en embrassant sa fille. Et toi ma puce, comment tu t'en sors ?
- Je sais pas trop... avoua Rose. Je vais avoir besoin que tu m'aides. M'man H m'a confié une mission et j'suis pas sûre d'y arriver seule.
- Je suis là pour toi, pour vous, la rassura l'animagus. Je ferai tout pour vous aider.
La jeune Gryffondor enfouit son visage dans la robe de l'Ecossaise et serra ses bras autour du cou de cette dernière.
- J'vous aime toutes les deux... murmura la Gryffondor.
- Moi aussi Rose, murmura Minerva dans les cheveux de sa fille, moi aussi.
Vivianne attrapa un vase et l'expédia violemment contre un mur. Rogue baissa la tête, ne voulant faire les frais de la fureur de la Dame du Lac.
- Pourquoi suis-je entourée d'une bande d'incapables ? hurla-t-elle. Severus, donne-moi ce que je t'ai demandé de me préparer !
Le neuvième Sage agita la main et une fiole apparut devant la blonde, flottant dans l'air. Vivianne s'en saisit et la fourra dans sa poche.
- Je récupérerai Rose, quoi qu'il m'en coute ! Et puisque vous n'êtes pas capables d'écarter Aliénor, je vais m'en occuper moi-même !
Elle disparut dans un craquement sonore et l'ancien maître des potions fronça les sourcils.
- On va au devant de très gros problèmes...
Hermione avait passé sa matinée à coordonner ses équipes pour remettre un semblant d'ordre dans l'institut médicolégal. Et elle accueillit avec soulagement l'heure de la pause déjeuner.
Elle quitta le bâtiment principal et se rendit à la cafétéria. Quelques collègues étaient attablés, finissant leur repas, dégustant leur café. Elle attrapa un plateau, y déposa une salade composée, un yaourt et une pomme et se dirigea vers la caisse pour payer. Un employé du service de restauration pénétra dans la vaste salle, poussant un lourd chariot réfrigéré.
La légiste salua l'homme d'un petit geste de la main, récupéra son plateau et alla s'installer près de la baie vitrée. Il faisait un soleil resplendissant et la douce chaleur qui caressait son visage la rasséréna. Elle déboucha sa bouteille d'eau et en but une longue gorgée avant d'entamer son repas.
Alors qu'elle finissait les dernières bouchées de sa salade, une petite ombre se refléta sur la table. Intriguée, elle leva la tête et vit un bout de papier virevoltant au-dessus d'elle. Elle tendit la main pour s'en saisir et étouffa un cri en découvrant une photo de Rose qui se trouvait encore le matin même devant son ordinateur. Elle tourna machinalement le cliché et trouva une inscription au dos.
« Au cas où tu voudrais un souvenir. »
Hermione eut la sensation que le paysage tournait. Un frisson glacial lui parcourut l'échine. Elle serra la photo dans son poing avant de regarder autour d'elle. Il y avait foule à présent dans la cafeteria, l'empêchant de transplaner discrètement. Elle abandonna son dessert, récupéra sa canne et se dépêcha de regagner la morgue.
Une fois dans le hall du bâtiment, elle remarqua que l'ascenseur était stationné au dernier étage et s'engagea dans les escaliers. Elle grimpa les marches en grimaçant et en rata une en arrivant sur le palier du troisième étage. Elle tomba lourdement sur le sol, s'écorchant les genoux et les coudes, mais se releva rapidement pour se ruer sur la porte de son bureau qui était entrouverte. Le souffle court, elle pénétra dans la pièce. Elle trouva un parchemin posé sur son clavier et s'en saisit d'une main tremblante.
3…2…
Hermione relâcha aussitôt le vélin et tourna les talons pour courir péniblement jusqu'à la sortie. Elle avait à peine posé un pied dans le couloir qu'une explosion retentit et le souffle emporta la légiste qui percuta le mur d'en face. Sa tête cogna violemment le béton, provoquant une douleur vive et intense et elle eut l'impression qu'un feu d'artifice avait lieu dans son crâne. Elle tomba sur le sol, sonnée, nauséeuse, tandis qu'un rire froid résonnait dans son esprit.
« Notre jeu continue, Origine de toutes magies… Et d'autres participants vont entrer dans la partie. »
Rose se sentait minuscule, coincée sur le canapé entre Ginny et William. Un grand album photo était posé en équilibre sur leurs genoux et la rousse souriait, nostalgique.
- Alors… fit-elle en tournant précautionneusement les pages. Voilà Hermione quand elle avait ton âge. C'est Ron qui m'a donné la photo.
La Sage découvrit avec émerveillement le visage de sa mère sans les marques de son combat contre Vivianne. L'air de famille était flagrant. Mais ce qui toucha le plus la fillette, c'est que sa mère semblait heureuse, insouciante, respirant la joie de vivre.
- Elle est belle, murmura la dixième Sage.
- Et là, poursuivit la rousse en désignant un cliché, elle venait de remonter des tréfonds de Poudlard après avoir aidé Harry Potter à sauver la pierre philosophale.
Rose rit franchement en voyant l'uniforme de sa mère couvert de poussière. Elle était assise contre un mur et, penchée sur elle, elle reconnut sa mamaidh.
- Elle est vieille là-dessus... fit remarquer Rose en posant son doigts sur la photo.
- Ouais... J'aurais bien voulu bénéficier de son rajeunissement, renifla William. Mais il n'y a pas plus avare qu'elle.
- Si. Ta mère... susurra Ginny, perfide.
- Ma mère… répéta William, songeur, en passant sa main sur son menton mal rasé. Bonne idée, ma chérie.
Ginny n'eut le temps de demander la nature de l'idée qui avait traversé l'esprit de son mari qu'une créature bleue apparut subitement dans le salon pour s'incliner respectueusement devant Rose. Les deux professeurs tirèrent instinctivement leur baguette mais Rose leva la main, leur intimant de ne rien faire.
- Lyfa ? Il y a un problème ? demanda la Sage, surprise de la venue de la chimère. Tu devais surveiller ma mère...
- La Source est à l'hôpital. Vivianne a fait exploser son bureau à la morgue. Arathi n'a pas pu intervenir, il y avait trop de moldus dans les parages.
Le visage de la rouge et or se décomposa et sa lèvre inférieure se mit à trembler.
- Ok, Rose, reste calme, commença doucement Ginny en voyant la fillette était prête à pleurer. On va aller la voir, je te le promets. William, préviens Minerva et Aliénor. Tout le monde devant les grilles du collège dans 5 minutes, en habits moldus.
Le professeur de métamorphose acquiesça et agita rapidement la fine tige de bois qu'il tenait serrée entre ses doigts. L'uniforme de sa nièce se transforma aussitôt en vêtements de ville et, satisfait, il quitta rapidement leurs appartements.
Ginny ouvrit un placard et sortit un pantalon noir et un pull beige, sans quitter des yeux son élève dont le visage s'assombrissait au fur et à mesure des secondes qui s'écoulaient.
- Tout va bien se passer, Rose, crois-moi. Je connais ta mère, elle a déjà survécu à une explosion, c'est la routine pour elle... Elle est immortelle ! dit-elle fermement, autant pour rassurer la fillette qu'elle-même.
Hermione tenta d'ouvrir son œil alors que la lumière scialytique au-dessus de la table d'examen l'aveuglait. Elle voulut mettre sa main devant sa paupière mais sa coordination laissait à désirer. Elle abdiqua et abandonna ses doigts au contact froid de la barre de métal qui bordait le meuble. La légiste prit le parti de se concentrer sur les bruits pour suivre ce qui se passait. Elle sentait que des gens s'affairaient autour d'elle, que des mains parcouraient son corps. Elle eut soudain froid et finit par comprendre que les infirmières avaient achevé de découper ses vêtements pour que les médecins examinent les différentes lésions que les marques ensanglantées laissaient supposer. Hermione entendait les exclamations de surprise du personnel qui découvrait des cicatrices plus anciennes sur son corps. Elle aurait voulu attraper un drap et s'en couvrir mais une immense fatigue l'empêchait de réagir.
Un médecin leva ses paupières pour passer une lumière devant ses pupilles, la laissant avec une explosion de couleurs sur la rétine.
- Docteur Granger, vous m'entendez ?
- Mmm…
- Bon, on s'occupe de tout. Vous avez été pas mal secouée par la bombe posée dans votre bureau. Heureusement qu'elle était de faible intensité sinon vous seriez déchiquetée. Mais tout de même, l'effet blast a pas mal abimé vos poumons et votre crâne a fait une rencontre assez musclée avec le mur. Vous me comprenez ?
- Mmm…
- Il y a aussi quelques à-côtés, mais c'est de la rigolade. On va vous garder ici pour quelques jours. Pour l'instant une infirmière va vous emmener au scan qu'on vérifie tout ça. Vivianne, vous finissez de la préparer ?
Dans le brouillard qui enveloppait son cerveau, une douleur tétanisa la brune. Que venait de dire le toubib ? A qui venait-il de la confier ?
- Bien sûr Docteur, je m'occupe des injections et je vous l'amène, fit une voix qu'Hermione reconnaissait entre mille.
La brune commença à s'agiter sur la table d'examen, tentant de retenir le médecin qui enlevait déjà ses gants pour les jeter en sortant.
- Ne vous en faites pas, Docteur Granger, continua l'infirmière en se penchant à l'oreille de la Source, je vais prendre un très grand soin de vous.
La légiste faisait des efforts surhumains pour reprendre le contrôle de son corps, mais l'infirmière avait suffisamment de force pour s'opposer à ses maigres défenses. Elle sentit une aiguille entrer dans son bras avec tellement de délicatesse que cela lui arracha un gémissement.
- Ne vous affolez pas, Docteur Granger, je peux vous appeler Hermione ? Je pense que oui. Après tout, on se connaît déjà bien.
- Qu..
Hermione n'arrivait pas à articuler et sentait le produit épais commencer à courir dans ses veines.
- Doucement, ma Source, il faut te détendre, tout se passera bien si tu restes calme.
La légiste avait l'impression qu'une lave incandescente s'immisçait dans chaque fibre de son corps. Des tremblements commençaient à l'agiter et des spasmes douloureux eurent tôt fait de se propager à l'ensemble de son corps qui tressautait sur la table. L'infirmière tenait délicatement la tête de la Gryffondor entre ses mains, et les paumes glacées plaquées sur ses tempes lui apportaient bizarrement un soulagement.
- C'est bientôt fini, chuchota la femme en posant son front contre celui de la brune, avant d'essuyer délicatement l'écume qui se formait aux lèvres de la légiste. Rogue a parfaitement dosé sa potion... Tu ne sentiras presque rien.
Elle se pencha et embrassa délicatement les lèvres d'Hermione qui se sentait partir.
- Je sais que tu en rêvais sur Avalon… murmura la blonde. Je n'allais pas te laisser mourir sans découvrir ce plaisir.
Le bruit violent d'un chariot d'urgence qui percuta la porte de la salle d'examen fit sursauter l'infirmière qui lâcha un instant la légiste. Celle-ci, dans un ultime sursaut de volonté, réussit à se laisser tomber au sol. Les ambulanciers qui s'étaient trompés de pièce virent une femme entrain de convulser à terre, seule.
Rose déboula en courant dans le hall de l'hôpital, Minerva sur ses talons, et se précipita à l'accueil. William et Ginny étaient restés dehors afin de vérifier et de sécuriser les alentours. Deux infirmières discutaient tranquillement, un café à la main, quand elles virent la fillette se jeter sur le comptoir.
- Bonjour, j'viens voir ma mère, le Docteur Granger, on m'a dit qu'elle avait été admise plus tôt, dit précipitamment la Sage.
- Tu dois être Rose, répondit doucement une des moldues. Ta mère… se repose en ce moment. Tu veux attendre ? Qui est avec toi ?
- C'est ma mamaidh. Elle est où maman H, je veux la voir maintenant !
Les deux infirmières échangèrent un regard interloqué.
- Mamaidh ? balbutia l'une d'elles. Euh... Elle est chambre 215.
Rose tourna les talons et se précipita vers l'ascenseur. Elle appuya plusieurs fois sur le bouton, nerveusement, et tapa du pied en attendant l'arrivée de l'appareil. Minerva ne disait rien, se contentant d'observer sa fille. Elle était pâle comme un cadavre et ses mains tremblaient de manière intempestive. L'ascenseur finit par atteindre le rez-de-chaussée et les deux sorcières s'engouffrèrent dans cabine. Deux minutes plus tard, la Sage courait dans le couloir et ouvrait la porte de la chambre 215 à la volée. Elle s'arrêta sur le seuil, blême, et déglutit en voyant sa mère qui était allongée, inconsciente, reliée à une machine qui émettait un bip régulier. Le visage de la Source semblait encore plus pâle que les draps blancs de son lit, et sa tête était entourée d'une bande. Une perfusion était plantée dans sa main non plâtrée qui reposait le long de son corps.
- Par Merlin… murmura-t-elle, horrifiée.
Elle se retourna et enfouit son visage contre sa mère, luttant pour retenir les larmes qui menaçaient de couler.
- Ca va aller ma puce, fit Minerva doucement en posant sa main sur la tête de sa fille.
Cependant, rien ne lui paraissait aussi sûr que ça. Elle n'avait aucune idée de ce à quoi servaient les instruments qui tiraient leurs tentacules vers Hermione, mais la vision de la brune ne lui disait rien qui vaille. Elle s'avança vers le lit et posa sa main sur celle glacée de la légiste. Le bip tressauta et Minerva recula, inquiète.
- Où est Aliénor ? Elle devait nous rejoindre... murmura Rose, affolée.
- Elle…
Mais l'animagus ne put finir, le bip étant devenu strident, déclenchant une cavalcade dans le couloir. Quatre personnes en blouse blanche déboulèrent en courant dans la pièce, bousculant Minerva et Rose qui s'agrippa fébrilement à la main de sa mère. La Directrice se pencha pour prendre la fillette dans ses bras tandis que le personnel sortait du nouveau matériel et commençait à dénuder la poitrine de la brune. L'animagus sortit avant que Rose ne pique une crise d'hystérie. Quelques instants plus tard, le bip régulier se fit de nouveau entendre et les blouses blanches quittèrent la petite pièce l'air soucieux.
- S'il vous plait… interpela Minerva.
- Oui, fit une femme en se retournant. Vous êtes ?
- Minerva McGonagall et voici Rose, la fille d'Hermione. Que se passe-t-il ? Comment va-t-elle ?
- Son bureau a explosé, un attentat. Le docteur Granger n'était pas dedans fort heureusement et ses blessures sont relativement superficielles, hormis le trauma crânien qui nous pose des problèmes. Cependant, on a relevé un poison non répertorié dans son organisme et on essaie de l'évacuer. Ca prendra du temps.
L'urgentiste posa sa main sur l'avant-bras de Minerva et lui fit un sourire chaleureux.
- Ne vous en faites pas, c'est impressionnant, mais c'est sous contrôle. On va vous la retaper en un rien de temps. Nous aussi on l'aime bien notre légiste. Je suis le Docteur Carter, n'hésitez pas à me demander.
Minerva hocha la tête.
- Une dernière question. Vous avez évoqué un traumatisme crânien qui vous posait des problèmes. Est-ce qu'elle est … consciente ?
- Non, pas pour le moment. Et de toute façon, ce n'est pas préférable.
Un appareil accroché à sa ceinture sonna et elle s'en saisit.
- Désolée, une autre urgence. Je repasserai tout à l'heure, s'excusa le médecin avant de s'éloigner de son pas vif.
Minerva tourna les talons et pénétra à nouveau dans la chambre. Le spectacle était encore plus affligeant que cinq minutes avant. Un nouveau tentacule s'étirait entre les lèvres d'Hermione et une machine qui semblait respirer à sa place.
L'animagus s'installa dans un fauteuil près du lit et serra fortement Rose contre elle.
- Tout va bien se passer… chuchota-t-elle d'un ton apaisant.
- Elle va s'en sortir, hein ?
- Oui ma puce, elle va s'en sortir. On va tout faire pour ça.
- Où est Aliénor ? Elle devait venir, répéta Rose, inquiète.
- Je n'en sais rien. Elle n'a pas répondu quand je l'ai contactée. Mais quand je mettrai la main sur elle, je lui ferai passer l'envie d'arriver en retard...
Et voilà le travail ! ^^
Ca vous a plu ? On a le droit à une petite review pour Noël ? ^^
Bonne fin de semaine et à mardi,
Sygui et Link9
