Bonjour tout le monde !

Voici un chapitre mouvementée, avec le début de la baston !

Bonne lecture !


Chapitre 20 : La Chimère de la Paresse

- Un peu de calme je vous prie ! lança Minerva d'une voix forte dans la grande salle.

Aussitôt, les conversations moururent et tous les élèves regardaient avec appréhension la Directrice de Poudlard.

- Le professeur Weasley a préparé une sortie par la salle sur demande, au septième étage, poursuivit l'Ecossaise.

- Une sortie pour aller où ? demanda le préfet de Poufsouffle.

- Dans un bâtiment sécurisé. Une fois là-bas, je demanderai aux septième année de faire transplaner, dans la mesure du possible, les étudiants des autres classes dans leur famille, répondit l'animagus. Vous serez aidés par les professeurs. Maintenant, maison par maison, vous allez vous lever sans précipitation et gagner le septième étage. Serpentard, vous pouvez y aller.

- Rendez-vous à ton manoir, tata, chuchota William.

Il se leva pour prendre en charge les élèves quand Neville fronça les sourcils.

- Mince... Où est passé Yamashi ?

Minerva fut dispensée de répondre quand le sol trembla violemment. Les murs de la grande salle crépitèrent et l'animagus sentit la magie du château quitter les murs.

- Que se passe-t-il ? demanda le professeur de potions.

- Les sortilèges de protection du collège viennent de tomber. Il faut accélérer l'évacuation. Les Serdaigles, vous suivez vos camarades ! ordonna la Directrice avant de jeter un regard par la fenêtre.

Elle eut un hoquet de surprise en contemplant une vague bleue avancer à grande vitesse en direction de la grande salle. L'animagus faillit crier aux élèves de se mettre à l'abri sous les tables quand l'impact tant redouté eut lieu. Alors qu'elle s'attendait à voir les fenêtres voler en éclats, elle sentit une magie nouvelle, puissante, imprégner les murs du château.

- Aliénor... murmura-t-elle, ébahie.


La quatrième Sage se tenait devant les grilles de Poudlard, côté parc. A quelques mètres, elle observait les militaires, armes au poing, en position, prêts à charger. Elle afficha un rictus amusé, se disant que décidemment, les moldus n'avaient pas compris qui étaient les adversaires qu'ils s'étaient désignés.

- Déjà, remplaçons ces protections pitoyables par des vrais sortilèges de défense.

Elle leva la main et l'abaissa rapidement. Elle sentit la magie du château se fissurer devant son pouvoir pour imploser, faisant trembler le collège jusque dans ses fondations. Puis, elle se frotta les paumes, ferma les yeux et tendit les mains. Ses doigts s'illuminèrent d'un bleu clair, la magie crépita avant de se propager à ses bras, à son corps. Le pouvoir était brûlant quand elle le projeta en une vague rapide sur les murs porteurs du bâtiment millénaire. Elle rouvrit les yeux pour admirer le résultat et eut un sourire satisfait.

- Une bonne chose de faite. Maintenant, passons à la partie délicate.

Elle s'éclaircit la voix puis effleura sa gorge de son index, lançant un sonorus.

- Qui que vous soyez, vous êtes aux portes du domaine de Poudlard ! lança-t-elle aux moldus attroupés. Un collège regroupant des étudiants âgés de 11 à 18 ans. La plupart vient de votre monde. Ils pourraient être vos enfants, vos neveux ou vos nièces. Alors, faites demi-tour et rentrez chez vous.

- Arrière, démon ! cria un homme.

Aliénor éclata de rire et croisa les bras sous sa poitrine.

- Je n'avais pas entendu cette insulte depuis le Moyen-Age. Démon ? Parce que je suis une femme, une sorcière, ou parce que ma chevelure est auburn ? plaisanta-t-elle. Maintenant, partez, et ne revenez jamais ici, reprit-elle plus sérieusement.

- Nous sommes deux cents, et vous êtes seule. Rendez-vous, et vous aurez la vie sauve.

- Vous seriez cinq milles de plus que je ne tremblerais toujours pas, rétorqua froidement l'ancienne reine. Je vous donne dix secondes pour ranger vos armes.

- Sinon quoi ? demanda un gradé.

- Neuf...

- Dernière sommation. Levez-les mains bien en évidence.

- Huit...

- En joue ! ordonna le responsable des troupes.

- Sept...

Le cliquetis des crans de sécurité résonnait tandis qu'Aliénor poursuivait calmement son décompte.

- Deux...

- Prêt à tirer !

- Un...

- FEU !

Des centaines de balles furent éjectés des canons des fusils d'assaut et fendirent l'air en direction de la Sage déchue. La Française leva la main et les projectiles s'arrêtèrent, immobiles, pour retomber lourdement sur le sol.

- J'ai assez perdu mon temps avec vous. Partez immédiatement.

Des murmures d'appréhension s'élevèrent des rangs et les officiers avaient du mal à faire régner l'ordre dans les rangs. Soudain, la Sage sentit un frisson lui parcourir l'échine et elle tourna légèrement la tête en direction de Poudlard.

- Rose...


Rose courait dans les couloirs de Poudlard pour se ruer vers les toilettes du deuxième étage. Elle poussa la porte d'un coup de pied bien placé et ne s'arrêta que devant le lavabo où était incrusté le symbole de Serpentard.

- C'est parti... fit-elle en passant son index sur le serpent doré.

Un déclic résonna sèchement et le lavabo disparut pour laisser place à un trou béant. Rose s'y glissa et la chute vertigineuse lui parut durer des heures. Elle finit par atterrir sur le sol crasseux des tréfonds de Poudlard, roulant sur elle-même pour se stabiliser contre un mur.

- Aie... Ca fait mal, grogna-t-elle en se relevant.

Elle ramassa ses lunettes qui avaient glissé et les rechaussa sur son nez. Elle jeta un rapide regard par-dessus son épaule avant de courir en direction de la chambre des secrets. Elle sentait le sang battre dans ses tempes et de la sueur ruisselait sur son front. Elle faillit déraper sur l'eau croupie de la vaste salle et réussit à conserver un équilibre précaire. Arrivée au pied de la statue de Serpentard, elle appuya sur le signe de la Source et l'entrée dans le mur apparut.

Avançant prudemment dans l'obscurité, elle tenta de calmer l'angoisse qui naissait en elle. Elle ne savait pas comment aller se dérouler les évènements de la soirée, mais il ne fallait pas être Cassandra Trewlaney pour deviner qu'il y allait avoir du grabuge à Poudlard.

Le sol se mit à trembler violemment et Rose frissonna en sentant les ondes d'un pouvoir gigantesque.

- En espérant qu'Aliénor sait ce qu'elle fait... murmura la jeune Sage.

Elle finit par apercevoir le cristal et la seizième chimère, endormie à son socle. La Gryffondor prit une grande inspiration et s'avança vers la créature.

- Debout Karshak, répond à ton maître, dit-elle d'une voix forte.

Un ronflement sonore lui répondit et Rose fronça les sourcils.

- Saleté de chimère de la paresse... maugréa-t-elle en lui donnant une forte tape sur les naseaux. DEBOUT !

Un rire aigu résonna dans la vaste cavité et la Gryffondor se retourna d'un bloc. Yuki se tenait derrière elle, une épaule appuyée contre le mur de pierre, les bras croisés sur sa maigre poitrine adolescente.

- Pas très efficace, on dirait... susurra Yuki, un rictus dément étirant ses lèvres.

Elle se décolla du mur d'un coup de hanche gracieux et s'avança d'une démarche assurée en direction de la rouge et or.

- On ne t'a jamais dit de ne pas réveiller le dragon qui dort, Sage ?


Marylin fut surprise de voir Pansy courir en sens inverse comme si elle avait vu le diable. La médicomage referma les portes menant à l'accueil d'un coup de baguette et les scella d'un sortilège.

- Un problème ? s'enquit la blonde.

- Ouais... souffla la vert et argent. Je leur ai demandé de décarrer leur cul de pécores loin de mon hôpital et ils m'ont tiré dessus, les salauds.

- Oui, forcément, si tu leur as parlé comme ça, fit la Sage en roulant des yeux.

- Non, je t'ai fait la version soft... Merde, j'ai pas l'habitude de me faire tirer par des hommes, moi. Bon, cherchons une autre sortie.

Marylin acquiesça et ferma les yeux quelques instants. Quand elle les rouvrit, Parkinson put lire l'inquiétude dans les prunelles de la Conseillère.

- C'est mauvais à quel point ?

- Vivianne nous a envoyé de la compagnie.

- Et ils sont où ? demanda la médicomage.

- Ils se dirigent droit vers nous. Il y a une sortie de secours dans le coin ?

- Au bout du premier couloir à droite.

-On n'aura pas le temps d'y aller.

La blonde agita rapidement la main et une explosion retentit, créant un trou béant dans le mur.

- Après toi, fit la blonde en indiquant la sortie.

- Marylin, j'adore quand tu forces les passages. Mais sache que le mien te sera toujours ouvert...

Pansy grimaça en se prenant une tape sur l'arrière du crâne et roula des yeux.

- Viens avec moi dans ce conduit étroit. J'suis sûre qu'il y a de la place pour deux... Si besoin, n'hésite pas à te coller contre mon corps de déesse... Aie !


Rose était dos au cristal, son regard ne quittait pas la Serpentard qui avançait vers elle, serrant quelque chose dans sa main droite. La dixième sage plissa les yeux et déglutit en reconnaissant un croc de basilique.

- Bien vu, Maître des chimères... Je vais t'égorger avec cette dent, récupérer la chimère et je vais aider Vivianne à réduire les moldus en esclavage. La société sorcière va reprendre le rôle qu'elle aurait dû avoir depuis toujours, celui de la classe dominante.

- Charmant programme, grimaça la Gryffondor. Je suppose que je n'ai pas mon mot à dire...

Yuki se mit à courir en direction de sa Némésis et Rose se baissa rapidement pour éviter le premier coup. Elle fit une roulade sur le côté et lança sa jambe au hasard, espérant toucher son adversaire. Son pied rata la rotule de Yamashi de quelques millimètres et la vert et argent eut un rictus mauvais.

- Pas de chance, petite Sage... susurra la Serpentard en se saisissant des cheveux de la brune qui se relevait pour l'envoyer violemment contre le cristal.

La tête de Rose percuta de plein fouet la surface lisse et froide de la pierre précieuse et un cri de douleur s'échappa de sa gorge. Elle se retourna vivement et ses yeux s'écarquillèrent d'horreur alors que Yuki fonçait sur elle, le croc empoisonné levé, prêt à s'abattre.

La Sage bougea au dernier moment, la dent du reptile effleurant sa cape d'uniforme avant de s'enfoncer dans la base du cristal qui se fissura en son centre. Un maelstrom de magie noire sortit de la pierre pour frapper les deux Conseillères qui se trouvèrent chacune expulsée à un bout de la caverne. Rose atterrit brutalement sur le sol et redressa la tête pour hoqueter de surprise. Le pouvoir échappé du cristal prenait une forme spectrale, celle de sa mère, avant de s'évaporer dans un cri déchirant, suraigu.

- Qu'est-ce que c'est que ce délire ? souffla la Gryffondor, apeurée.


Hermione était tombée à genoux sur les dalles de sa nouvelle cuisine, la main crispée sur sa poitrine, le visage congestionné de douleur. Son rythme cardiaque s'emballait et il semblait qu'elle ne se souvenait plus comment respirer.

"Et un horcruxe de moins..." se dit-elle tandis que la Source hurlait dans son esprit.

"Tu me le paieras, stupide humaine ! Qui crois-tu être pour oser t'élever contre ta Créatrice !" rugit l'Origine de toutes magies.

"Je suis celle qui va mettre fin à ta folie... Tu n'aurais jamais dû me posséder."

"Ton agonie sera longue et douloureuse !" prévint la Source avant de déclencher un puissant mal de tête qui fit gémir la brune.

Cette dernière ferma l'oeil sous le coup de la douleur et se força à respirer profondément. Elle ne mourrait pas. Enfin, pas tout de suite. Pour le moment, la Source avait besoin d'elle.

"Et ça, c'est le défaut de ton plan, Origine de toutes magies."

"Laisse-moi le repenser et, d'ici quelques temps, tu riras moins..."


"Minerva, où en êtes-vous de l'évacuation ?" s'agaça Aliénor.

"D'ici dix minutes, tous les élèves auront quitté l'établissement." répondit la Directrice.

La Sage agita rapidement la main pour dévier un obus et soupira. Cependant, un craquement se fit entendre derrière elle et elle tourna aussitôt les talons. Deux yeux bleus la dévisageaient avec haine et l'enchanteresse dut user de tout son self-control pour ne pas paniquer.

"Je vous en donne cinq."

"Mais c'est impossible !" pesta l'animagus.

"Allez donc dire ça à Vivianne..." conclut l'enchanteresse avant de couper la communication.

- Enfin... On se retrouve, toi et moi... susurra Vivianne en faisant tournoyer la lame de son sabre.

- Oui, pour une dernière danse, répliqua calmement Aliénor en tirant son arme de Sage.

Le sourire de la Dame du Lac s'élargit tandis qu'elle s'approchait de sa démarche légère de son adversaire.

- Et bien soit, valsons, très chère.

Et sur ces mots, la lame fendit l'air dans un geste précis et puissant. Aliénor sauta sur le côté et plissa des yeux en remarquant qu'une mèche de ses cheveux avait été coupée.

"Minerva... Trois minutes, c'est tout ce qu'il vous reste..."

Sur ces mots, elle fit une large arabesque du poignet et une vague de magie apparut derrière elle pour balayer le parc en détruisant tout sur son passage. L'enchanteresse fut submergée par son pouvoir mais resta debout, les pieds bien ancrés le sol tandis que Vivianne fut emmenée sur plusieurs mètres par l'onde magique déchainée qui finit par se briser sur les murs de la grande salle dont les fenêtres explosèrent de concert.


Rose se releva péniblement, encore sonnée par le choc. Ses oreilles bourdonnaient et elle ressentait une légère envie de vomir. Elle prit quelques secondes pour stabiliser ses appuis avant de regarder autour d'elle. Elle fronça les sourcils en remarquant que le cristal semblait intact.

- C'est quoi ce truc ? marmonna-t-elle, ne sachant pas ce qu'il venait de se passer.

Elle avisa à l'autre bout de la salle Yuki Yamashi, étendue sur le sol, encore dans les vapes.

- C'est le moment de dégager, murmura-t-elle en levant la main au-dessus de sa tête.


Minerva sortit la tête de son abri de fortune. Quand les vitres de la grande salle avaient explosé, elle s'était jetée sous la table des Gryffondor pour éviter le déluge de débris de verre qui jonchaient à présent les dalles de la pièce.

- J'espère que la reine mère ne va pas raser le château. J'en ai assez de devoir le reconstruire une fois par décennie...

Elle s'extirpa de son refuge et épousseta sa robe de sorcière.

"Mamaidh, y'a encore du monde dans la grande salle ?" demanda Rose par télépathie.

"Juste moi, ma chérie." répliqua l'Ecossaise, soulagée d'entendre sa fille.

"Va dans le hall, faut que je sorte la chimère... t'as dix secondes."

McGonagall allait rétorquer quand une violente secousse se fit ressentir. Elle perdit l'équilibre et se rattrapa à la table qui semblait tanguer sous ses yeux.

- Et merde... jura l'animagus alors que la table des professeurs disparaissait dans l'effondrement du sol. Pourquoi suis-je entourée de personnes qui ont un problème de gestion du temps ?

Elle se mit à courir en direction de la sortie, le bruit de ses pas couvert par un vacarme assourdissant. Elle sentait les dalles se détacher et tomber juste derrière elle. Un nouveau tremblement secoua la salle et le sol se déroba sous ses pieds. Elle se sentit partir en arrière quand une main enserra son poignet. Son bras droit se tendit brusquement et elle grimaça de douleur. Son dos percuta quelque chose de dur et froid et elle en eut le souffle coupé. En levant les yeux, elle vit sa fille, les joues rouges, couchée sur un immense dragon. La fillette la tenait de toutes ses forces et des étincelles de magie crépitaient au bout de sa main.

- T'es pas légère, haleta le maître des chimères tandis que le gigantesque reptile déployait ses larges ailes, finissant de démolir le mobilier de la grande salle.

- Oui, je me suis laissée aller ses dernières années, s'excusa Minerva dans un mince sourire.

Le dragon lâcha une gerbe de flammes pour montrer son mécontentement d'avoir été réveillé et fit s'effondrer tout un pan de mur d'un puissant coup de queue. Il volait pour gagner l'extérieur et Rose éprouvait des difficultés à le maitriser. Les militaires moldus hurlèrent à la vue du dragon et ce dernier, ressentant la peur des dizaines d'hommes qui fuyaient à toutes jambes, s'énerva d'autant plus.

- Karshak, calme-toi ! tonna-t-elle tout en raffermissant sa prise sur le poignet de sa mère.

Elle jeta un regard en bas et fronça les sourcils.

- Mamaidh, tu te sens d'essuyer tes pompes sur la tronche d'une blonde ? demanda-t-elle avec un rictus.

Aliénor avait perdu sa concentration une petite seconde, le temps que l'image d'Hermione et elle nues dans un lit s'impose malgré elle à son esprit, et cela avait suffi à Vivianne pour prendre l'ascendant.

- Je savais bien que ta réputation était surfaite, quatrième sage, ricana la Dame du Lac en appuyant plus fortement son pied sur la joue de l'enchanteresse qui se retint de crier de douleur. Tu n'as rien d'une souveraine. Tu n'es qu'une pauvre fille que le pouvoir confié a rendue inconsciente de sa place.

- Hey ! Vivianne ! l'interpella une voix fluette.

La blonde tourna vivement la tête pour voir une seconde avant l'impact les semelles des chaussures de la Directrice de Poudlard tendues dans sa direction. Le choc fut violent et la Dame du Lac fut propulsée plusieurs mètres en arrière, libérant Aliénor qui poussa sur ses bras pour se relever.

- Mais de rien, très chère ! lança l'Ecossaise avec un sourire narquois pour la Française.

- Bien visé ! la félicita la rouge et or.

- Je sais. Hmmm, navrée de te dire ça, Rose, mais je glisse.

La Gryffondor sentait la main de sa mère qui lui échappait mais n'arrivait pas à inverser la situation.

- Désolée mamaidh, mais ça va être froid.

La dixième sage relâcha son étreinte et l'animagus atterrit dans le lac de Poudlard. Effectivement, l'eau était glacée et l'Ecossaise lâcha une bordée de jurons une fois la tête hors de l'eau, priant pour que sa fille ne les ait pas entendus. Elle se dépêcha de nager jusqu'à la rive et se jeta un sort de réchauffement. Une fois sèche, elle regarda autour d'elle et son visage s'assombrit. Aliénor et Vivianne n'étaient plus dans le parc.

- Mais où sont-elles passées ?

Elle n'eut le temps de trouver une réponse à sa question. Yuki Yamashi, visiblement furieuse, sa magie électrique formant une aura autour d'elle, venait d'émerger des décombres de la grande salle et se dirigeait vers elle, son arme de haute à la main. La masse tournoyait au-dessus de sa tête et l'animagus déglutit.

- Je passe une très mauvaise soirée. Et pas de chance, c'est sur vous que j'ai choisi de passer mes nerfs... siffla Yuki.


Chaka et Ron avaient presque fini l'inspection des derniers bureaux du Ministère. Ils se déplaçaient silencieusement dans les couloirs, guettant les bruits que faisaient les militaires moldus qui investissaient, fusil au poing, le bâtiment sorcier.

- On va faire comment pour sortir d'ici ? chuchota Ron, ses doigts se resserrant sur sa baguette.

- Laisse-moi faire gamin. Tout ce que je te demande, c'est de m'obéir au doigt et à l'oeil, grogna le Sage.

L'Auror acquiesça, blême, et les deux sorciers prirent le chemin des escaliers de secours.

"Mon vieux, j'ai fini mon boulot ! Et avant toi, apparemment !" lança joyeusement Merlin dans l'esprit de son collègue. "C'est jour de fête !"

"Magnifique. Arrange-toi pour sortir de là sans encombre et va au point de rendez-vous."

"C'est comme si c'était fait ! Le dernier arrivé paye une pute à l'autre !" plaisanta le premier sage avant de couper la communication.

- Compte là-dessus, mon gars... feula Chaka. Gamin, on accélère le mouvement, fit-il pour Ron. J'nous donne cinq minutes pour sortir d'ici.


- Je vais vous tuer ! hurla Yuki en envoyant pour la troisième fois sa masse en direction de Minerva.

L'animagus évita souplement l'attaque mais il s'en fallut de peu. En restant stable sur ses appuis, elle se demanda combien de temps encore elle pourrait éviter d'être réduite en bouilli par la dernière haute.

- Je vais vous tuer ! Ensuite, ce sera au tour de Rose, de Merlin, de Chaka, de Marylin... poursuivit la Serpentard tandis qu'une boule de magie apparut, flottant au-dessus de la paume.

Elle lança le sortilège et Minerva leva les mains, cherchant un moyen de contrecarrer l'attaque. Alors que le pouvoir allait la frapper de plein fouet, un blizzard se leva, faisant disparaître le maléfice dans une tempête de glace. Une sorte de fée bleue se matérialisa entre l'Ecossaise et la Japonaise et elle claqua des doigts.

La neige disparut aussi vite qu'elle était apparue et Yuki fronça les sourcils.

- C'est quoi ça ? grogna la vert et argent.

- Lyfa, la chimère du froid, répondit Rose en apparaissant aux côtés de sa mère. Viens ici, Yamashi, et réglons nos histoires de Conseillères entre nous.

La Haute eut un rictus mauvais et recommença à faire tournoyer sa masse.

- Tu vas goûter à mon pouvoir, Sage... Et tu ne t'en relèveras pas.

Un éclair déchira brièvement le ciel, illuminant subrepticement le toit du château. Minerva leva rapidement les yeux et aperçut deux silhouettes qui semblaient danser sur la corniche de la tour d'astronomie.

- Rose, dépêchons-nous de raisonner ton amie, murmura McGonagall. J'ai l'impression qu'Aliénor est en difficulté.

- Hirfitt, répond à mon appel ! tonna Rose.

Une boule de feu gigantesque fendit le ciel pour frapper durement l'herbe du parc. La chimère se dressa sur ses pattes arrière, dépliant son corps massif.

- Que puis-je pour toi, Maître ? demanda le félin de sa voix grave et rauque.

- Aide-moi à corriger cette gosse mal élevée, marmonna la rouge et or en faisant apparaître son arc.

Elle encocha une flèche et tendit la corde de son arme. Son regard devint dur, son visage abandonnant toute expression.

- Mamaidh, recule, ça va pas mal secouer.


Et voilà le travail !

La suite jeudi prochain, avec toujours plus d'action ! ^^

Bisous,

Sygui et Link9