Coucou tout le monde !
Voici le nouveau chapitre, avec de la baston ! Je fais l'uploade rapide car je dois déposer la voiture au garage et je fais les réponses à vos reviews en rentrant, promis !
Enjoy !
Chapitre 21 : Les deux dernières Conseillères
Minerva observait avec autant d'appréhension que d'émerveillement le combat qui se déroulait sous ses yeux. Rose l'avait fait grimper sur le dos d'une de ses chimères, Arkhan, et cette dernière avait pris de la hauteur afin d'éviter des sortilèges perdus.
Jamais elle n'avait vu telle magie déployée. C'était absolument magnifique, et complètement hors de son niveau. Elle comprenait mieux à présent les paroles de sa fille quand elle lui avait ordonné de monter sur son oiseau fabuleux.
"Mamaidh, je t'aime, j'sais que t'es douée, mais tu ferais que me gêner..."
Ses doigts se contractèrent sur sa baguette, prête à servir. Si seulement Aliénor avait commencé son apprentissage plus tôt, elle aurait pu être utile.
- N'empêche, si ça tourne mal, enchanteresses ou pas, j'interviendrai quand même... se promit-elle.
Yuki s'approchait de sa Némésis, la haine la gagnant. Rose Granger représentait tout ce qu'elle méprisait. Cette gamine odieuse, insolente, indigne de sa charge de Sage avait tout ce qu'elle voulait, était pourrie gâtée par ses deux mères. Il était temps que quelqu'un lui mette le nez dans son incompétence, son imbécilité et son égo surdimensionné.
- Et ce sera moi, se promit la Haute en faisant apparaître une boule de magie dans sa main.
Elle la lança avec force sur le lion majestueux qui faisait barrage entre elle et la Sage. La chimère reçut l'attaque de plein fouet et, blessée au flanc, s'écroula sur l'herbe, emportant la Gryffondor dans sa chute. Rose, coincée sous une patte de la créature, vit l'ombre de la masse obscurcir la lune au-dessus d'elle. Le Maitre des Chimères se serra autant qu'elle le put contre le lion et la boule de métal s'encastra dans le sol à l'endroit où se trouvait sa tête un instant auparavant. Mais avant même qu'elle puisse bouger, une déflagration la rendit quasiment sourde alors qu'Hirfitt se tordait de douleur. Yuki ricanait.
- Je savais bien que tu ne me résisterais pas. Tu es faible, Sage ! se moqua la Haute en lançant une nouvelle attaque.
- Cause toujours, j'entends rien, s'exclama le Maître des Chimères en évitant de peu la boule de magie qui fusait dans sa direction. Lyfa ! Tu sais ce que j'attends de toi !
Une fée bleue se matérialisa derrière Yuki qui fit volte-face. La chimère du froid lui sourit indolemment avant de claquer des doigts. De la glace surgit du sol, emprisonnant les jambes de la Serpentard, rampant à la surface de sa peau pour gagner le reste du corps. Yuki agita rapidement la main et le gel éclata en des centaines de fines particules. Elle allait asséner un coup de masse à la fée quand une main se posa sur son épaule. La Haute tourna légèrement la tête et ne vit qu'un poing qui fusait dans sa direction, s'écrasant avec violence sur sa figure. Un craquement sec retentit suivi du rire moqueur de Rose.
- Et un dans ta tronche !
La Haute tituba, recula, mais resta debout.
- C'est tout ce que tu sais faire, petite Sage ? ricana la Serpentard avant de poser sa main ouverte sur le torse de la rouge et or.
L'instant d'après Rose avait l'impression de ne plus pouvoir respirer, la poitrine serrée dans un étau qui se refermait toujours plus fort autour de ses côtes. Dans un sursaut, elle frappa du tranchant de la main à la gorge de la Haute qui relâcha sa pression, libérant le Maître des Chimères. Les deux élèves, haletantes, se dévisagèrent un moment.
- Je vais te défoncer la gueule, connasse, siffla Rose en gaélique.
- Et je vais t'enterrer dans la pelouse de ton putain de collège à la con, souffla Yuki en japonais.
- Tu vas pleurer pour que ta mère vienne te chercher, menaça la Gryffondor en récupérant son arc.
- Et toi tu ne pourras pas, vu que la tienne ne bougera pas pour venir te sauver ! répondit la Serpentard narquoise en ramassant sa masse pour la faire tournoyer au-dessus d'elle.
Rose avisa la main de la vert et argent dont l'arme bougeait de plus en plus vite et se concentra, calquant sa respiration sur les mouvements de son adversaire.
- Elle ne se déplacera pas pour si peu. Je vais te régler ton affaire avant qu'Aliénor danse sur le cadavre puant de la Pute du Lac.
Rose décocha sa flèche avant de jeter son arc au sol pour se ruer sur la Haute. Yuki réussit à éviter le projectile mais pas le plaquage violent asséné par la Gryffondor. Le choc fut rude et les deux fillettes tombèrent sur le sol. La Sage prit l'ascendant dans la chute et s'assit sur la Serpentard pour la maintenir à terre.
- Je vais te montrer de quel bois se chauffent les Granger ! Et quand j'en aurai fini avec toi, j'm'occuperai de cette salope de Vivianne ! s'exclama Rose en donnant coup de poing sur coup de poing dans le visage de la vert et argent. C'est à cause d'elle que j'ai pas pu vivre avec ma mamaidh !
Le genou de Yuki trouva l'estomac de la rouge et or qui se plia en deux de douleur. Un rictus étira les lèvres de la Haute qui posa son pied sur l'abdomen de la Gryffondor pour l'envoyer valser plusieurs mètres derrière elle.
Rose atterrit lourdement sur le sol, le souffle coupé par la chute.
- Tanaris... Fais-la swinguer... murmura la Sage en papillonnant des yeux.
Un nain à la peau mate apparut près de son maître et se frotta vigoureusement les mains avant de les poser sur l'herbe. Le sol se mit à trembler et Yamashi, qui s'était remise sur pied, avait des difficultés pour conserver son équilibre.
Rose roula sur le côté et souffla tout en poussant sur ses bras pour se mettre en position fléchie. Ses yeux verts se posèrent sur la Serpentard et sa mâchoire se contracta.
- Ok... fini de jouer... siffla-t-elle.
La magie s'activa et ses mains se couvrirent de poils, ses doigts raccourcirent pour devenir des coussinets et ses ongles se métamorphosèrent en griffes acérées. Elle sentit sa dentition changer tandis que son corps s'allongeait, devenant plus agile, plus musclé.
Elle poussa un rugissement qui hérissa les cheveux de Yamashi et passa sa langue râpeuse sur ses canines. Ses moustaches frémirent et sa truffe sentait l'odeur cuivrée du sang. Une sensation de faim la prit aux tripes tandis qu'elle avait le sentiment de voir son repas bouger à quelques foulées d'elle. La panthère se mit en mouvement, d'une démarche gracieuse, avant de prendre de l'allure pour courir vers la Haute. Les pattes arrières se ramassèrent avant de se détendre et le félin fit un bond de plusieurs mètres, toutes griffes dehors, prêtes à déchiqueter leur proie.
- Rose ! Ne perds pas le contrôle de ton animagus ! lui cria Minerva.
La panthère fut percutée en plein air par une boule de magie pure et réussit à se réceptionner sur ses pattes. Son encas osait se rebeller ? Le félin se réjouit. Ca le mettait d'autant plus en appétit.
"C'est un désastre..." songea Aliénor en grimaçant de douleur. "Rose ne doit pas tuer Yuki. Pas maintenant, sinon elle ne s'en remettra jamais."
Elle était étendue sur le toit de Poudlard et ses doigts s'accrochaient comme ils le pouvaient aux tuiles glissantes. Elle envoya un peu de magie dans le château et fut soulagée de constater qu'il n'y avait plus âme qui vive.
"Au moins, les élèves ont pu s'échapper."
Elle entendait le bruit des pas de Vivianne et eut le souffle coupé quand le pied de la blonde percuta violemment sa poitrine une fois de plus.
"Une fois de trop..." pensa-t-elle en entendant ses côtes craquer.
Elle sentit son corps faire une roulade sur plusieurs mètres tout en glissant sur la pente. Sa main droite attrapa les pattes d'une gargouille en pierre au moment où son bassin basculait dans le vide. Elle grimaça alors que son bras se tendait. Elle ne devait pas lâcher sa prise.
Vivianne s'agenouilla près d'elle et la blonde plongea ses yeux bleu dans le regard douloureux de la Présidente des Conseils. La pointe de la lame se posa sous le menton de l'enchanteresse pour le lui relever.
- Une dernière parole, Madame l'Administratrice ? susurra la Dame du Lac, goguenarde.
- On se retrouvera en enfer...
- N'y compte pas, se moqua Vivianne en se redressant. Vais-je écraser ta main d'un coup bien placé pour te faire tomber ou vais-je faire durer le plaisir en te cassant les doigts un à un ?
"MINERVA ! Prenez Rose avec vous et partez immédiatement !" cria la Présidente dans l'esprit de la Directrice de Poudlard.
Minerva frissonna en entendant le cri désespéré de la Sage. Elle avait réussi à descendre du dos d'Arkhan mais elle ne savait pas comment s'approcher des deux combattantes sans se prendre un mauvais sort. Elle regarda autour d'elle et déglutit. Des centaines d'éclairs apparurent dans le ciel tandis que la terre se mit à gronder. A une dizaine de mètres d'elle, une gerbe de magie rouge fusa pour percuter un trait de pouvoir vert. Les deux forces semblèrent s'affronter avant que les couleurs ne s'entrelacent. Une boule de lumière blanche, aveuglante, se forma, resta un suspend quelques instants avant d'exploser. Un cri aigu retentit dans la nuit et le cœur de McGonagall rata un battement.
"Calme-toi, c'est Yamashi qui hurle…" se dit-elle avec conviction en se mettant à courir.
L'Ecossaise accéléra l'allure et remarqua au loin une panthère noire qui éprouvait des difficultés à se hisser sur ses pattes. Le félin finit par se recoucher en grognant et entreprit de lécher sa patte avant ensanglantée. Arathi apparut à côté de la panthère et posa ses mains sur la blessure qui se referma lentement.
- Merci… fit le félin d'une voix rauque.
- De rien, Maître, répondit la Chimère de soin avant de disparaître.
Rose reprit forme humaine et grimaça en tentant de se mettre debout. Minerva vint à sa rencontre et prit sa fille dans ses bras.
- Ca va ? Tu n'es pas blessée ? demanda-t-elle en serrant la Sage contre elle.
- Je me suis foulée la cheville, souffla la Gryffondor.
McGonagall avisa la petite forme immobile au loin et son coeur se serra.
- Elle est vivante, juste évanouie... murmura le Maître des Chimères. Je... je crois que je lui ai arraché deux doigts. J'espère que je ne les ai pas mangés...
- Ce n'est pas le moment de penser à ça, ma chérie. On doit partir.
- Et laisser Aliénor ? Non, on va l'aider ! On doit l'aider ! supplia Rose.
Minerva leva la tête en direction du toit de Poudlard et son regard s'assombrit en voyant une femme prête à tomber dans le vide.
- C'est trop tard. Si on ne part pas maintenant, Vivianne va nous tomber dessus et Aliénor se sera battue pour rien.
Un éclair déchira le ciel, éclairant les hautes tours du château. Une ombre se dessina derrière la Dame du Lac. Le coeur de l'Ecossaise rata un battement.
- Mais que fait-elle là ? murmura-t-elle.
Vivianne se désintéressa d'Aliénor et se retourna brusquement au moment où un mégot de cigarette allumé lancé lui effleurait la joue. Elle plissa les yeux, essayant de reconnaitre la silhouette encapuchonnée qui s'avançait lentement vers elle.
Puis, elle éclata de rire en remarquant la femme vêtue d'un sweat aussi noir que la nuit qui prenait appui sur un katana.
- Quelle dégaine ! On dirait le méchant de cette série qu'affectionne Yuki... se moqua la blonde. Administratrice, devine qui vient te sauver ? "A" de... comment ça s'appelle déjà ? Ah oui, Pretty Little Liars.
- Heureuse de constater que tu as toujours ton sens de l'humour, grogna Hermione en rabattant sa capuche en arrière.
- Tu es venue sauver ta traînée ? minauda la Dame du Lac. Tu me fais des infidélités, chef des armées ? Ma foi, je t'y autorise. Tu comprendras que ton état actuel ne... m'émoustille pas grandement.
"Je t'avais dit de ne pas venir..." gronda Aliénor, raffermissant sa prise.
"Tu sais très bien que je n'écoute jamais ce qu'on me dit..." répondit doucement la brune.
- Tu n'apprécies pas mon physique ? Quel dommage, moi qui me suis maquillée avant de venir dans le seul but de te plaire, ma Reine, ironisa la légiste. Mais je peux faire quelque chose pour arranger ça...
Des étincelles de magie naquirent à la pointe du katana pour remonter le long de la lame et se propager sur le corps d'Hermione. Les cicatrices s'effacèrent progressivement, sa jambe droite perdit de sa raideur et son oeil gauche s'ouvrit. La Source cligna des yeux quelques instants avant de sourire.
- Ca m'avait manqué, soupira-t-elle. Maintenant, Vivianne, passons aux choses sérieuses.
- Douze ans que j'attends ça, ma Source, fit la blonde en se mettant en garde.
Hermione fit un mouvement de poignet et fendit l'air de son katana. Une gigantesque bourrasque balaya le toit et Vivianne fut une nouvelle fois éjectée plusieurs mètres en arrière. Son dos rencontra le haut de la tour Gryffondor et elle glissa longuement pour percuter la toiture en contrebas.
Hermione ne perdit pas de temps à constater les blessures qu'elle avait pu infliger à sa Némésis. Elle courut vers Aliénor dont la main perdait prise. Alors que la Présidente des Conseils basculait dans le vide, la brune fit une glissade pour la rattraper. Les deux femmes tombèrent du toit, la Sage dans les bras de la légiste qui la serrait contre elle. Elle les fit transplaner et toutes deux réapparurent aux pieds de McGonagall.
- Salut ! lança la Source en souriant à sa fille et à l'animagus. Pas trop le temps de bavarder, désolée. Je vais m'occuper de Vivianne histoire de vous laisser le temps de filer. Emmenez Aliénor à la Fontaine de Jouvence, elle en a besoin.
- Pas question ! Je reste avec toi ! rétorqua Rose.
Hermione n'eut pas le temps de répondre. Elle sentit une légère vibration dans l'air et se remit immédiatement sur pied, s'éloignant de quelques pas des trois sorcières. Vivianne apparut devant elle et la brune s'accroupit rapidement pour éviter de se faire scalper par un coup de sabre.
- Bien... Si vous ne voulez pas partir... commença la brune.
Elle réussit à parer le coup de pied de la Dame du Lac en lui attrapant le talon et tira brusquement dessus. La blonde perdit l'équilibre et Hermione lui attrapa le col de la chemise.
- C'est moi qui vais m'éloigner, finit-elle en disparaissant dans un craquement sonore, emmenant Vivianne avec elle.
Aliénor respira difficilement et déglutit en tentant de se mettre debout.
- Je savais bien que ça tournerait au désastre... siffla-t-elle, une main sur ses côtes.
- Où sont-elles ? demanda avec angoisse McGonagall alors que la dixième sage enfouissait son visage dans son cou.
La Présidente des Conseils se concentra un court instant et grimaça.
- Sur Avalon...
Le froid pénétrant. L'odeur de l'humidité. Le bruit assourdissant du silence. L'un après l'autre, les sens d'Hermione s'éveillaient et elle prenait conscience de son environnement. Sans ouvrir les yeux, elle se laissa envahir par ces sensations, fit remonter à la surface ses souvenirs qui lui échappaient encore. Il lui fallait une balise pour la guider dans la brume de son cerveau.
Comment avait-elle échoué dans cette pièce ? Elle fouilla dans sa mémoire et quelques bribes de sa lutte contre Vivianne remontèrent à la surface. La salle des Conseils, elle luttait contre la Dame du Lac aidée des conseillers qui s'étaient retournés contre la Source. Elle avait réussi à décapiter Attila quand un sort l'avait touché de plein fouet par derrière. Puis elle eut vaguement conscience que sa Némésis l'avait emmenée dans les soubassements du château et avait profité de l'effet de surprise pour lui en coller une sévère.
Hermione sentait maintenant les contusions sur son corps, et les dalles inégales du sol sur lequel elle avait été jetée meurtrissaient ses côtes déjà malmenées. Elle ouvrit les yeux en grognant et s'assit difficilement. Elle recula pour s'adosser contre un mur de ce qui était un des cachots de la forteresse.
- Je suis vraiment une Source merdique… grommela-t-elle en passant une main sur sa nuque douloureuse.
- Je ne te le fais pas dire, se moqua une voix.
Ses poignets furent capturés par des chaînes qui apparurent au mur et le tintement métallique résonna sinistrement à ses oreilles. Vivianne s'avança vers la légiste, se détachant de l'obscurité comme un fantôme, et la lame de son sabre qu'elle tenait à la main semblait briller dans la noirceur de la geôle.
- Super… Je vois que tu as les mêmes fantasmes que ta défunte Morgane. Une belle équipe de folles, brava la légiste.
- Pas encore mais tu me donnes des idées, sourit sadiquement la blonde. Ca te ferait plaisir de renouer avec notre complicité d'autrefois ?
- Nous n'avons jamais eu ce genre de... complicité, rétorqua froidement Hermione.
- De façon définitive, non je le reconnais. Et pourtant, tu l'aurais voulu, ton corps le réclamait dès qu'il était en ma présence.
- C'est ça, dans tes rêves. Ne me fais pas trop languir, tu sais que je ne suis pas patiente, brava la légiste, cherchant une position plus confortable.
La Dame du Lac inclina la tête sur le côté avec un petit sourire en regardant la brune grimacer.
- Pas bien installée ? J'en suis navrée, mais vois-tu, ce sont tes cachots, c'est toi qui en as pensé l'aménagement, alors je ne veux pas te priver de leur usage trop vite. Et puis, pour la patience, ça s'apprend très bien, j'en ai fait l'expérience.
- Je t'ai raté deux fois... Mais la troisième sera la bonne, crois-moi, gronda la Source.
- Oui, oui, on en reparlera. Bon, j'ai à faire… Je vais voir si les Hauts et Sages morts font d'aussi beaux zombis que des sorciers normaux. Je reviens tout à l'heure te les montrer. Je suis sûre qu'Attila et Mata-Hari que tu as froidement exécutés voudront te saluer.
- Une armée d'ombres ? C'est tout ce que tu es capable de m'opposer ? Ma pauvre Viviane, pas d'amis dans ce vaste monde, ricana la brune avant de faire s'entrechoquer ses fers en tentant à nouveau de trouver une position confortable.
- En attendant, qui va se retrouver seule dans son cachot humide pendant que je boirai une coupe de champagne avec mes Conseillers pour célébrer ta capture ? D'ailleurs, je file, ils m'attendent. A plus tard !
La blonde tourna les talons et s'effaça lentement aux yeux de la brune. Hermione se laissa aller contre le mur et se mordit la lèvre inférieure.
- Putain… Faut que je me tire d'ici… soupira-t-elle.
Rose s'était endormie d'épuisement sur la couchette d'Horgar. Minerva veillait sur elle tout en gardant un œil sur Aliénor qui se baignait dans la Fontaine de Jouvence. La rousse finit par sortir de l'onde, des gouttes d'eau ruisselant sur son corps nu. L'enchanteresse attrapa une serviette et se sécha les cheveux.
- Hmm, toussota McGonagall.
- Un problème ? s'enquit l'ancienne reine.
- Couvrez-vous, je ne suis pas Hermione.
- Impossible de vous confondre, ironisa la Présidente des Conseils en s'enroulant dans le drap de bain.
- Comment allez-vous faire pour la récupérer ?
- Je vais me rendre sur Avalon, évidemment, répondit Aliénor en roulant des yeux, comme si on venait de lui poser la question la plus bête du monde.
- Et Vivianne vous assassinera. Mauvais plan, trouvez autre chose.
- J'ai fait ma part du travail. Hermione doit accomplir sa mission.
- Mais si vous mourez, ça la tuera. Et Rose aussi. Je l'ai bien compris.
- Vous arriverez aisément à prendre ma place, Minerva. En fait, pour être plus précise, vous récupérerez la place qui vous est due.
L'Ecossaise se leva et se planta devant l'enchanteresse. Elle hésita un instant mais posa sa main sur l'épaule de la Française.
- Ne faites pas ça...
- Tout ce que je vous demande, c'est de prendre soin d'elles... murmura Aliénor. Elles sont votre famille.
- Je vous le promets. Mais si vous le pouvez, essayez de revenir toutes les deux.
- N'y comptez pas trop, Primate des Hautes-Terres. Emmenez Rose dans la nouvelle maison d'Hermione. Votre femme rentrera dans la nuit.
L'ancienne reine passa rapidement ses vêtements et s'approcha de la fillette endormie.
- Tu vas me manquer, Rose. Occupe-toi de tes mères. Elles ne sont pas finies, si tu veux mon avis.
Elle appuya ses lèvres sur le front du Maître des chimères et se releva en soufflant.
- Vous avez un plan ? s'enquit Minerva.
- Bien sûr ! A qui croyez-vous parler ? Machiavel était mon élève le moins brillant...
Hermione émergeait difficilement. Vivianne était revenue la voir, un peu plus tôt. Légèrement éméchée. Et la brune avait découvert que la blonde maniait à la perfection le doloris. Des vagues de douleurs annihilaient régulièrement la cohérence de ses pensées.
- Salope...
Elle bougea pour trouver une position plus confortable et fronça les sourcils. Elle n'était plus attachée au mur, mais au plafond. Elle était maintenue debout, les bras au-dessus d'elle. Finalement, elle n'était pas plus à l'aise.
- Besoin de quelque chose ?
- Même pas dans tes rêves, laissa tomber la brune d'une voix étouffée.
- Je me suis dit que tu devais avoir besoin de te détendre un peu. Après tout, Aliénor et Minerva t'ont abandonnée alors...
Hermione se crispa en voyant la Dame du Lac s'avancer vers elle, un sourire vaguement sadique au visage. L'enchanteresse semblait la regarder avidement et Hermione sentit son cœur s'affoler. Elle regarda les fers au-dessus d'elle, tira, mais savait qu'elle se trouvait à la merci de sa tortionnaire.
Viviane la rejoignit sans vraiment marcher et son souffle chaud caressait maintenant la peau de la Source qui sentait les lèvres de la blonde s'approcher des siennes. Elle détourna la tête.
- Tu as toujours été timide avec moi... Hermione la terrible chef des armées qui rougissait dès que je lui parlais. Tu te souviens, avant l'assaut dans les plaines de Kidahar ? susurra-t-elle à l'oreille qui s'offrait à elle. Toi, moi, la baignoire... Je me souviens du regard perdu que tu m'as offert pendant ton orgasme.
Viviane taquina le lobe de sa langue avant de continuer son chemin sur la joue, vers le coin de la bouche de la brune. Pendant ce temps, ses mains dessinaient déjà d'autres formes. Hermione tenta d'oublier le lieu et les gestes, mais son corps ne lui appartenait plus. Sa volonté s'effilochait, soumise à sa tortionnaire qui jouait de sa bouche et de ses doigts.
- Tu as bien fait de te soigner ce soir, sur le toit de Poudlard. Tu es vraiment agréable à regarder, comme dans mes souvenirs... murmura la Dame du Lac. Et cet air sauvage me donne envie de te dompter, poursuivit-elle alors qu'elle caressait les secrets de la brune.
Le silence d'Hermione se transformait, sa gorge laissant passer de courts gémissements qui se changeaient déjà en râles. Ses yeux clos refusaient pourtant encore toutes les images que lui suggéraient son corps, mais cela ne changeait rien. Elle était impuissante, épuisée et n'arrivait pas à s'opposer. Des souvenirs d'une autre vie se frayaient un chemin dans son esprit et elle lutta pour les chasser.
L'agitation régnait dans le campement. La nuit n'allait pas tarder à tomber et l'offensive contre une armée de vampires allait débuter dans une petite heure. Les suceurs de sang faisaient régner la terreur dans la région de Kidahar et son Administrateur, un certain Sirius, avait fait appel à l'armée du pays pour éradiquer cette menace.
Alors que ses troupes se préparaient au combat, Hermione profitait d'un moment de calme sous la tente de commandement. Elle avait congédié ses lieutenants et s'était fait couler un bain chaud. Les bras posés sur le rebord en bois, elle avait les yeux fermés et se délectait de la tranquillité de l'endroit. Elle tendit la main pour attraper une grappe de raisins mais ne la trouva pas tout de suite au bout de ses doigts. La brune ouvrit une paupière avant de sursauter et de glisser de son assise. Elle se retrouva la tête dans l'eau savonneuse et se redressa en crachant.
- Ma reine ? demanda-t-elle en tentant maladroitement de ramener un peu de mousse au-dessus de sa poitrine.
Vivianne se tenait devant elle, la grappe de raisins dans la main. Elle lui souriait, visiblement amusée de prendre son général dans une situation aussi peu guerrière. Elle détacha un grain de raisin et l'approcha des lèvres de la brune.
- Bonsoir ma chère. Je venais voir où en étaient les préparatifs et saluer les soldats.
Hermione ouvrit la bouche mécaniquement et la referma sur les doigts de sa souveraine. La Dame du Lac lui sourit à nouveau en dégageant son pouce de cette prison involontaire et le laissa trainer un instant sur les lèvres rosissantes de son chef des armées.
Attrapant une chaise, Vivianne s'installa près de la brune. Cette dernière tenta de sortir de l'eau mais la reine posa une main sur l'épaule de la guerrière, l'empêchant de se lever.
- Profite de ton bain... Nous pouvons aussi bien parler stratégie ainsi. Tu y es plus à ton aise ici que debout autour d'une table.
- Bi... bien... ma reine. Que voulez-vous savoir sur la bataille de ce soir ?
- Allons-nous gagner ? demanda Vivianne.
- Bien sûr ! répondit vivement la militaire. Il ne peut en être autrement.
- Je te taquinais, ne t'énerve pas. C'est mauvais pour ta tension, plaisanta Vivianne.
Elle abandonna sa chaise pour se placer derrière Hermione. Elle posa ses mains sur les épaules mouillées du général et commença à les masser délicatement.
- Je te sens tendue... chuchota la souveraine à l'oreille d'Hermione. Ferme les yeux et essaie de vider ton esprit.
"Plus facile à dire qu'à faire..." pensa la brune qui avait de plus en plus chaud.
Le mouvement souple et continu à la base de son cou amena cependant la guerrière à se relâcher et à laisser sa tête aller de l'avant pour profiter de cette force qui déliait doucement mais surement les tensions de ses muscles. Les pouces s'activaient maintenant sur le haut du dos d'Hermione, passant inlassablement sur les nœuds douloureux, les faisant céder un à un. Il fallut un moment à la brune pour se rendre compte que quelque chose avait changé. Son pouls résonnait à ses oreilles et elle prit conscience d'ouvrir la bouche pour respirer. Les mains de la Dame du Lac avaient tranquillement migrées vers l'avant de sa personne et les longs doigts fins de la souveraine commençaient à effleurer ses seins.
- Laisse-moi faire quelque chose pour toi, lui murmura Viviane lorsqu'elle la sentit se raidir. Tu as attendu si longtemps, continua-t-elle alors que ses pouces venaient énerver les tétons de la guerrière qui parlaient pour elle.
Le souffle de la Dame du Lac sur sa nuque envoya dans le corps d'Hermione un signal qu'elle ne put maitriser. Son envie sans cesse refoulée la submergea comme une immense vague, la laissant brulante de désir, sans défense. Elle laissa sa tête partir en arrière pour offrir à sa reine un meilleur accès à son corps.
La souveraine sourit en voyant l'abandon de son chef des armées. Ses lèvres déposèrent de multiples baisers sur la peau brûlante de la brune, sur son cou, ses épaules. La respiration de la militaire devint saccadée et un hoquet de surprise resta bloqué dans sa gorge quand la main de Vivianne s'aventura plein sud.
"Ce n'est pas possible... Je rêve. C'est sûr, j'suis en plein rêve. Non, je rêve pas. Ca veut dire que je vais mourir ce soir. C'est pas possible autrement." pensa-t-elle alors que Vivianne jouait délicatement avec son plaisir à l'en faire devenir folle. Puis elle eut conscience que la blonde se déplaçait pour se mettre à côté d'elle.
Hermione se mordit la lèvre inférieure fortement alors qu'un doigt s'insinua en elle. Sa main gauche agrippa violemment le rebord de la baignoire, ses mâchoires se contractèrent et le goût cuivré du sang envahit son palais. Elle ne devait pas crier. Surtout pas. Ses lieutenants débarqueraient dans la seconde et Vivianne ne devait pas être prise dans une telle situation.
- Hermione, tu peux te laisser aller, chuchota Vivianne avec un doux sourire. La tente est insonorisée.
Et alors qu'un deuxième doigt se mêlait à la danse, la brune obéît à sa reine et laissa libre cours à l'expression de son plaisir.
- Ouvre les yeux ! gronda Viviane, ramenant la brune dans un maelstrom de sensations passées et présentes, tandis qu'elle atteignait l'apogée de son supplice. Tu m'appartiens Hermione, hier comme aujourd'hui, et la Source en mourra !
Son sourire fou accueillit le regard de défi d'Hermione qui se cambra pourtant sous la violence d'un spasme orgasmique. Sans s'écarter de sa victime, Viviane se fendit d'un doloris qui perpétua encore quelques temps les soubresauts du corps abandonné qu'elle tenait dans ses bras.
Et voilà le travail ? Alors ? Des commentaires ? ^^
Bon week-end et à mardi,
Bises,
Link9 et Sygui
