Bonjour !

Pour ceux qui voulaient la réaction de Rose, on démarre fort ! ^^

Bonne lecture !


Chapitre 24 : Chasse aux horcruxes

Deux hurlements distincts brisèrent la tranquillité du château de Perguérie. Minerva leva les yeux de sa tasse de café pour croiser le regard inquiet de Marylin.

- Rose et Pansy... fit l'enchanteresse de l'esprit en se levant. Occupez vous de votre fille, je me charge de la première haute.

McGonagall acquiesça et les deux sorcières quittèrent le salon pour se précipiter à l'étage des chambres. L'animagus prit à gauche dans le couloir tandis que l'ancienne actrice prenait à droite. L'Ecossaise accéléra son allure et entra dans la pièce sans même frapper. Elle trouva Rose assise dans son lit, dévisageant Hermione avec fureur. La brune était debout au pied du lit et semblait prête à encaisser l'ire de la dixième sage.

- Tu aurais dû me prévenir, à défaut de me demander ! explosa le Maître des chimères, les poings serrés.

- Je sais, répondit calmement Hermione.

- J'en ai assez ! poursuivit Rose. Bon sang, quand est-ce que tu comprendras que tu ne peux pas agir comme une boule de magie psychotique ? Tu es peut-être la Source, mais tu es aussi ma mère ! Mais c'est à se demander si tu es encore humaine !

La brune ne rétorqua pas, la réplique ayant fait mouche.

- Tu pensais à quoi en faisant ton tour de passe-passe ? rugit la Sage. Je m'endors avec un corps de fillette et ses souvenirs et à mon réveil, je me retrouve avec dix ans de plus et en bonus la mémoire d'un Maître des chimères qui a vécu des milliers d'années sur Avalon et qui a participé à une bataille sanglante à Poudlard ! Et des souvenirs incomplets, si j'en juge les trous noirs. Qu'as-tu voulu me cacher, ma Source ?

- Rien qui te concerne, ma chérie, répondit doucement Hermione.

Rose étouffa un cri de rage et se leva brusquement pour faire face à sa mère. Cette dernière faisait son possible pour rester calme.

- Va-t-en... siffla la jeune femme. Vivianne et toi êtes semblables dans votre folie. Vous êtes aveuglées par votre soif de victoire, de vengeance et vous en venez à mépriser les sentiments de ceux qui vous entourent. Alors oui, je vais t'aider à vaincre la Dame du Lac, puisque que je suis la dixième sage. Mais une fois ta quête accomplie, que feras-tu, quand tu seras seule, Origine de toutes magies ? Que tu auras éloigné toutes les personnes qui tenaient à toi ?

- Sois prête dans deux heures, se contenta de répondre Hermione, les mâchoires crispées.

Elle tourna les talons et quitta rapidement la chambre sans un regard pour McGonagall, claquant la porte derrière elle.

- J'en ai assez ! Elle n'écoute rien ! s'emporta Rose avant de se laisser tomber sur son lit.

Elle essuya rageusement de sa main les quelques larmes qui coulaient sur ses joues et soupira, amère.

- Qu'est-ce qu'on va faire d'elle ? demanda-t-elle en plongeant son regard dans les yeux émeraude de Minerva.

L'Ecossaise alla s'asseoir à côté de sa fille et posa sa main sur celle tremblante de la Sage dans un geste apaisant.

- N'en veux pas à ta mère, elle n'est pas aussi égoïste que tu peux le penser. Elle est juste... maladroite dans sa façon de nous protéger.

Rose renifla, autant de dédain que pour dégager son nez congestionné.

- Toi et moi devrons prendre soin d'elle, poursuivit la Directrice de Poudlard. Hermione a pris une grave décision et je m'inquiète de ce qui va se passer.

- Quelle décision ? Et pourquoi doit-on être prête dans deux heures ? On va où ?

- Ta mère a décidé de... se débarrasser de la Source en même temps que de Vivianne. Et pour cela, tu dois détruire les horcruxes que l'Origine de toutes magies a constitués.

Rose fronça les sourcils, l'incompréhension se lisant dans son regard.

- Mais... elle est la Source ! rétorqua la jeune femme.

- Je sais. Mais il est apparu que la Dame du Lac n'avait pas tous les torts dans le conflit qui l'opposait à la boule de magie psychotique.

Le Maître des chimères tapa rageusement du poing sur le matelas. Minerva lui caressa doucement les cheveux avant de poser une bise sur le front de sa fille.

- Va te préparer, je t'attends dans la cuisine pour le petit-déjeuner.

- Mouais... Enfin, dans mon malheur, y'a une chose positive. J'ai enfin l'âge de boire du café... maugréa la Sage.


Minerva finissait son café et grimaçait car il était froid. Rose, quant à elle, ne pipait pas un mot, se contentant de grignoter une tartine, plongée dans ses pensées. Marylin trempait des biscuits dans sa tasse de thé, son regard allant de la mère à la fille. La porte de la cuisine s'ouvrit et Pansy apparut, parfaitement habillée, coiffée et maquillée, comme à son habitude. Elle s'arrêta sur le pas de la porte, surprise, avant que son sourire s'élargisse.

- Bon sang ! C'est mon anniversaire avant l'heure ! Granger y a enfin pensé ! Avec deux mois d'avance, certes, mais quel cadeau ! Une Rosie chérie adulte ! Je me présente...

- Mes hommages, Première Haute, marmonna Rose sans lever le nez de son assiette.

- De bonne heure et de bonne humeur, à ce que je vois, tout le portrait de sa mère... Mais on ne peut pas lutter contre l'atavisme, ma chérie, je l'ai toujours dit, fit la médicomage, guillerette, en s'installant en face du Maître des chimères.

- Je peux savoir ce qui t'a fait crier de bon matin ? s'enquit Minerva en repliant sa serviette.

- Trois fois rien, éluda la Serpentard avec un geste de la main. Pas une femme, malheureusement.

- Pour une fois que j'ai l'occasion de te mettre dans l'embarras, je ne vais pas la rater... susurra Marylin. Imaginez la scène, Minerva : je pénètre dans la chambre et je vois une silhouette figée dans la salle de bain. Mon arme de sage à la main, je me précipite et je vois Miss Parkinson, tétanisée, blême, devant la glace, avec...

- Marylin... gronda Pansy, menaçante.

- Avec un cheveu blanc qu'elle tenait entre ses doigts tremblants. N'écoutant que mon courage, je le lui ai arraché, d'où un deuxième cri.

- Un cheveu blanc ? A ton âge ? se moqua gentiment l'animagus.

- Et oui, la Première Haute est suffisamment superficielle pour se mettre dans tous ses états pour si peu, grommela Rose.

- T'imagine même pas, Rosie Chérie, minauda Pansy en se penchant en direction de la Sage. J'en étais tellement retournée que j'en ai oublié de mettre des sous-vêtements...

Rose rougit subitement en détournant son regard de la Haute tandis que Minerva, qui s'était levée, donnait une légère tape à l'arrière du crâne de la médicomage.

- Ne commence pas sinon on ne t'emmène pas, rabroua l'animagus.

- Malheureusement, et crois bien que je le regrette, on a besoin d'elle, fit une voix sèche.

Les trois sorcières se retournèrent et virent Hermione qui pénétrait dans la pièce.

- Et il ne manquait plus que la Source pour illuminer ma journée de sa beauté ! Mais dis-moi... à quand remonte ta dernière couleur ? Je vois les rayons du soleil se refléter dans tes cheveux gris, fit Pansy en attrapant le pot de confiture.

- Un conseil, ne me cherche pas sur ce terrain, grogna la Source.

- Surtout qu'il y a tellement d'autres sujets pour se disputer, aboya Rose. Comme les vieillissements précoces ou les voyages sur Avalon.

Minerva se mordit légèrement la lèvre inférieure, se demandant comment désamorcer au plus vite le conflit qui menaçait d'éclater.

- Donc, tu as envoyé toutes les créatures magiques sur Avalon, poursuivit Rose, furieuse.

- Tout à fait, répondit Hermione.

- Et les nés de moldus ? s'enquit le Maître des Chimères.

- Aussi, fit la Source, se demandant où sa fille voulait en venir.

- Et leur famille ?

- Vu qu'ils ne sont pas sorciers, mais moldus, non, rétorqua Hermione.

- Formidable ! fit la Sage en levant les mains. Tu as séparé des enfants de leur parents ! Comment peux-tu être aussi monstrueuse ? As-tu conscience de ce que tu as fait ? Peux-tu imaginer un instant la peur de ces gosses ? Leur souffrance de ne plus voir leur famille ?

- Oui, siffla la brune entre ses dents. Car j'ai vécu la même situation, à peu de chose près... J'étais venue vous dire qu'il vous reste une heure pour vous préparer. Je vous attends à l'écurie.

Elle tourna les talons et quitta la pièce, les poings serrés.

- J'aime l'ambiance dans cette famille...se moqua Pansy alors que Rose, se souvenant que sa mère n'avait plus ses parents depuis ses 18 ans, affichait un visage mortifié.

- Pansy, tu te tais, gronda Minerva. Rose, tu viens avec moi. Et Marylin, je te laisse t'occuper des orphelins avant que Vivianne ne mette la main dessus.

Le Maître des chimères suivit l'Ecossaise dans le salon et toutes deux s'installèrent sur un divan.

- Je comprends ta colère et je sais que ton analyse de la situation est bonne. Mais ce n'est pas en accablant ta mère de reproches que tu vas arranger les choses. Elle a certes fait des orphelins sorciers dans un monde de sorciers mais dis-toi qu'il y aurait plus de victimes, et donc plus d'orphelins, si la guerre civile s'était poursuivie et propagée. Je te laisse quelques instants pour réfléchir à tout ça avant d'aller t'excuser auprès de ta mère, conclut-elle en tapotant la cuisse de la jeune femme.

- Je suis allée trop loin, murmura Rose.

- Tout comme Hermione, il va falloir que tu apprennes à réfléchir avant de dire ce qui te passe par la tête, ma chérie.

Rose hocha la tête et se mordit la lèvre inférieure.

- Ca va être sympa, notre périple... maugréa-t-elle. Va y avoir une de ces ambiances...

- Nous pourrons compter sur Pansy pour détendre tout le monde... soupira Minerva.

"Ou pour canaliser sur elle toutes les crispations."


L'humeur était sombre ce matin-là dans la salle du Conseil. Viviane présidait avec son habituelle tempérance, mais sa stratège et son général ne semblait pas trouver d'accord pour la prochaine campagne de pacification de la région. Trois mois qu'elles collaboraient et les deux sorcières étaient irréconciliables.

- Qu'est-ce qu'il y a de difficile à comprendre dans le terme pacification ! s'énervait Hermione. On prend trois pécores dans chaque village, on en fait des exemples et c'est réglé. Vite fait, bien fait, pas de perte militaire et j'en profite pour leur faire faire de l'exercice.

Minerva s'efforçait de conserver son calme devant sa souveraine, les mains à plat sur la table.

- On ne veut pas entretenir un feu qui couve, général, on veut la paix dans ce pays, une notion qui vous échappe visiblement.

- La paix c'est une conquête comme le reste, alors laissez faire les professionnels.

- Sans vouloir paraître ...

- Bonne idée, ironisa le chef des armées.

La stratège respira lentement en comptant jusqu'à dix, tandis que Morgane apparaissait dans la salle.

- Ma chérie, tu as quelques instants ? demanda la femme de la souveraine. Rose refuse de faire sa sieste si tu ne lui lis pas l'histoire de Fée Mélusine contre les ogres. Il paraît que je ne fais pas les voix aussi bien que toi.

Le regard de Vivianne s'illumina et elle acquiesça.

- J'arrive dans deux minutes.

Morgane eut un sourire chaleureux pour sa femme et quitta la salle. La souveraine reporta son attention vers ses deux conseillères.

- Je reviens dans un petit quart d'heure. Tentez de trouver un terrain d'entente ou, à défaut, essayez de ne pas vous entretuer. Je compte sur vous ?

Hermione roula des yeux mais eut un petit signe de tête.

- Vous avez ma parole, Majesté, répondit solennellement Minerva..

La blonde sortit et, à peine la porte refermée, Hermione eut un rictus narquois.

- Vous avez ma parole, Majesté, singea-t-elle d'une voix grotesque. Je lèche très bien les culs, Majesté.

- Enfin un aveu d'une de vos spécialités ? se gaussa la stratège.

- C'est pas moi qui vais toutes les semaines à l'infirmerie pour faire soigner les aphtes chopés à force de lécher les troufions.

- Effectivement, vous allez y guérir des maladies que vous ramassez dans les maisons de passes où vous traînez toutes les soirées.

- Jalouse ? Pansy vous ramone juste une fois le mois ?

- En tout cas, je ne paye pas pour ça !

- Pas en argent sonnant et trébuchant, mais elle doit bien avoir une compensation autre pour coucher avec vous ! Vous seriez la dernière femme sur terre que j'irais me vautrer dans les draps du premier con venu !

- Ca ne m'étonnerait même pas, vous êtes incapable de discernement, à peine le niveau intellectuel d'un géant. Remarquez, vous êtes au moins adaptée à votre tâche.

Hermione tira rapidement une dague de sa ceinture et la planta entre l'index et le majeur de la main droite de la Ministre en face d'elle.

- La prochaine fois, c'est dans votre gueule que je la fous. Bref, votre plan est merdique. Car si on joue à faire ami-ami avec les pégus du coin, on passera pour des fiottes et la tribu d'orcs d'à côté va se soulever pour nous péter les ovaires.

La conseillère regarda un instant l'arme fichée dans le bois avant de la retirer délicatement et d'en apprécier le ballant.

- Et si vous continuez à jouer avec vos muscles à défaut de vous servir de ce qui devrait être un cerveau, fit-elle doucereusement, nous aurons un soulèvement à mater, conclut-elle en lançant d'un mouvement sûr le poignard en direction de la brune.

La lame alla se planter dans une boiserie, laissant une fine estafilade sur la pommette du chef des armées.

- Mais vous êtes complètement malade ! hurla Hermione en portant sa main à sa joue pour en essuyer un fin filet de sang.

- Heureuse que vous vous en rendiez compte, parce qu'il serait dangereux pour vous de continuer à me chercher des noises, à moi ou à ma femme.

La générale tira son épée de son fourreau et, d'un mouvement vif, l'appuya légèrement sur le cou de la stratège. Une goutte vermeille apparut, suivie d'une autre.

- C'est votre cataracte qui vous empêche d'ouvrir les yeux ? Le soulèvement général n'est qu'une question de mois, d'années tout au plus, fit Hermione d'une voix froide. Il doit y avoir un truc pas net dans l'eau ou dans l'air, mais les différentes tribus du territoire veulent nous chercher querelle. Et là, on comptera non pas sur votre cerveau, mais sur mes muscles. Alors, si vous voulez pas que je vous laisse crever quand la bataille éclatera, je vous conseille d'arrêter de me chier dans les bottes.

- Je vois que je peux compter sur vous pour des négociations pacifiques, fit la voix de la Dame du Lac depuis la porte de la grande salle.

Hermione fit un pas de retrait et remis son épée à sa ceinture, l'air pincé, tandis que Minerva serrait les mâchoires. Viviane s'avança vers sa conseillère pour apposer sa main sur son cou avant d'essuyer lentement de son pouce la coupure de son général, prenant le temps de plonger ses yeux clairs dans les regards sombres de chacune à son tour.

- Je suis navrée d'avoir failli ma reine, intervint la stratège, amenant un sourire sur les lèvres de la blonde retournée à son trône.

- Que nenni mon amie, je pense que vous avez fait le tour des avantages et inconvénients de la situation pour finalement trouver un excellent compromis entre vos deux visions. Hermione sera ferme dans les contrées qui nous sont les moins acquises et saura faire preuve de mansuétude auprès de nos alliés.

Les deux femmes se courbèrent en recevant les ordres puis quittèrent la salle du Conseil. Elles prirent chacune une direction opposée sans échanger un regard.

- Incapable, lança l'une.

- Mal baisée, répliqua l'autre avant qu'elles ne disparaissent à chaque bout de couloir.


Merlin était accoudé sur un box et regardait, l'air grave, Hermione sceller un deuxième cheval.

- Tu es sûre de ce que tu fais, gamine ? demanda-t-il, inquiet.

La brune se contenta d'hocher la tête, harnachant le destrier comme si elle avait fait ça toute sa vie. Ce qui était techniquement vrai, si on prenait en compte sa première vie sur Avalon.

- Et tu es sûre que tu ne veux pas que je t'accompagne ? insista le vieil enchanteur. Ca me rassurerait d'être avec toi pour cette quête. T'as vraiment pas l'air en forme, petite.

- Ca ira, murmura Hermione. Et puis, avec les sortilèges d'apprentissage accéléré que j'ai pratiqués sur William et Ginny, tu vas avoir du travail avec ces deux-là.

- Oui, et j'ai dans l'idée que Vivianne nous enverras très prochainement des travaux pratiques pour nos bleus, grimaça le premier sage.

Il caressa sa barbe, pensif, puis ses doigts martelèrent la surface boisée du box.

- Et tu comptes user du même procédé avec Minerva et Pansy ?

- Ce soir, quand elles seront endormies, histoire qu'elles ne se tapent pas une migraine à se cogner la tête contre les murs.

Elle s'éloigna du cheval, essuya de sa manche son front et attrapa une selle pour s'occuper du troisième destrier.

- En tout cas, si la situation devient ingérable, appelle-moi et j'arriverai immédiatement, dit sérieusement l'enchanteur.

- Promis, répondit Hermione en pénétrant dans un box.

Des bruits de pas se firent entendre et le regard de Merlin pétilla de malice.

- Je te laisse, je sens qu'une discussion sérieuse va commencer et j'ai eu ma dose pour la journée. J'vais plutôt aller faire des conneries avec Willy avant que sa rousse pète l'ambiance. Bisous poulette et prends soin de toi !

L'enchanteur la salua d'un geste de la main avant de s'éloigner et Hermione sentit un regard posé sur elle.

- Pourquoi m'emmènes-tu ? fit la voix de Minerva. Rose, j'ai saisi. C'est le Maître des chimères, elle pourra détruire les horcruxes sans que les gardiens des cristaux de magie s'en prennent à elle. Pansy, la médicomage, très utile quand la Source se rebellera dans ton corps et provoquera des arrêts cardiaques à répétitions. Toi, pour ta connaissance du terrain, de la faune et la flore qui le composent, vu que tu es la seule à avoir conservé des souvenirs d'Avalon. Mais moi ?

Hermione prit le temps d'harnacher le cheval avant de se retourner pour croiser le regard vert pénétrant qui attendait sans impatience.

- Comme je te l'ai dit cette nuit, il faut quelqu'un de réfléchi. Si je suis dans... l'incapacité de prendre une décision, je sais que tu prendras la situation en main.

- Hermione, commença Minerva en s'approchant, tandis que la brune faisait un pas en arrière avant de passer de l'autre côté du cheval sous prétexte de serrer une bride.

L'animagus soupira avant de s'appuyer contre une balle de foin, restant loin.

- Je te remercie de la confiance que tu mets en moi, advenant ton incapacité à faire face. Mais ne crois-tu pas que tu pourrais aussi en profiter lorsque tu as tous tes esprits ? Pas que je me considère comme meilleure stratège que toi, mais au moins tu ne porterais pas l'odieux des décisions toute seule. Et Rose tempèrerait peut-être ses réactions. Non ?

- Si tu veux qu'on soit deux à être abreuvées d'injures... marmonna la Source. Mais sache que ça ne m'ennuie pas d'être la salope de l'histoire. Un rôle qui me va comme un gant. Tu sais monter à cheval ?

- Ca ne me gêne pas non plus de jouer les martyrs, fit l'animagus sur un ton désinvolte.

Hermione se redressa pour lui jeter un regard furieux par-dessus le cheval et Minerva enchaîna sans lui laisser la possibilité de parler.

- Et pour répondre à ta question, ma famille possédait un haras renommé, petit mais constitué de fières montures écossaises. Autrement dit, continua-t-elle en faisant quelques pas à l'intérieur du box, elles étaient difficiles à approcher, finit-elle en posant sa main sur celle de la brune en saisissant la bride.

La Source recula vivement pour se trouver le dos collé contre la paroi de bois. Son cœur battait à toute allure et la gêne se lisait dans son regard. Elle se mordit la lèvre inférieure, maudissant son réflexe. Elle ne voulait pas être touchée mais ne voulait pas blesser Minerva. L'animagus ne devait pas savoir ce que Vivianne lui avait fait vivre la veille au soir et ce n'était pas en agissant comme une hystérique qu'elle allait pouvoir le cacher.

- Je... J'ai les mains sales, marmonna-t-elle en les essuyant sur son pantalon.

- Ca n'était pas très grave, mais merci, répondit l'Ecossaise haussant subrepticement un sourcil, troublée par les réactions d'évitement de la brune qui se multipliaient. Si tu veux, je peux sortir les montures, proposa-t-elle pour éviter qu'un malaise ne s'installe, avant de repérer Rose qui approchait.

- Je veux bien, s'il te plait. Je vais me rafraichir un peu, je reviens, lâcha Hermione avant de quitter précipitamment les écuries.

Elle manqua de bousculer le Maître des Chimères qui retint avec peine un juron.

- Qu'est-ce qu'elle a encore ? rouspéta la Sage en rejoignant Minerva. J'ai même pas eu le temps de m'excuser...

- Je ne sais pas ma chérie, répondit l'animagus en tendant une des brides à sa fille.

"Mais je compte bien le découvrir..."


Rose avait sauté souplement pour se mettre en selle et vérifiait à présent que l'arc et le carquois fixé dans son dos n'allait pas la gêner. Minerva, confortablement installée, arrangeait le fourreau de sa claymore qui pendait sur son côté gauche. Hermione, quant à elle, avait mis un pied dans l'étrier, prête à grimper sur sa monture quand elle remarqua Pansy qui regardait avec animosité son cheval.

- Un problème ? demanda la brune.

La médicomage hocha la tête et lui faisait signe de s'approcher. La Source fit les quelques pas qui la séparaient de la Haute et fronça les sourcils.

- Tu ne sais pas monter à cheval ? s'enquit-elle.

- Non, avoua la Serpentard.

- Je croyais que tu avais eu une éducation complète. L'équitation devait en faire partie, fit remarquer Hermione.

- C'était le cas. Sauf que...

Pansy se pencha à l'oreille d'Hermione et baissa la voix.

- J'ai jamais monté sur ce genre de bestiole. En fait, la seule chose que j'ai montée c'était... la fille d'écurie, une belle rousse aux formes enchanteresses. Je n'ai jamais raté une seule leçon, expliqua Parkinson avec un sourire nostalgique.

- Mais t'es vraiment la pire des traînées ! s'exclama Rose, outrée, qui s'était approchée pour entendre les explications de la médicomage.

- Rose, ça suffit ! tança vertement Hermione. Je crois que tu en as assez dit pour la matinée !

La Sage la foudroya du regard et mit son cheval au trot pour quitter la cour du château.

- Je vais la rejoindre, fit Minerva avant de donner les ordres à sa monture.

Elle partit rapidement dans un nuage de poussière et Hermione soupira.

- Je sens que le voyage va être pénible...

- Ne t'inquiète pas, chérie, je serais là, fit Pansy avec un sourire. Alors, tu es plus devant ou derrière ?

La brune roula des yeux et aida Parkinson à grimper sur le dos du cheval.

- Oh oui Granger, mets-moi la main au cul, j'adoooore ça ! gloussa la médicomage tandis que la Source poussait de toutes ses forces pour mettre son amie en selle.

- Décidemment, ça va vraiment être pénible...


Et voilà le travail ! La semaine prochaine, la chasse commence vraiment ! Et je peux vous dire que ça va pas être une promenade de santé ! ^^

Bisous et à mardi,

Sygui et Link9