5/ RETROUVAILLES:

Randy avait tout dit à ses amis, la vérité sur Ben, sur leur histoire, leur lien réel, et surtout le pourquoi de ses mensonges. Il leur avait demandé pardon, pardon pour tout, il s'était excusé plus particulièrement envers Maryse, mais bizarrement elle ne lui en voulait, elle avait comprit qu'il y avait quelque chose. En faite son histoire avec Randy lui avait servit à elle aussi, elle avait profitée de ça pour être tranquille, c'était une jeune femme très belle, douce et gentille, mais les mecs s'arrêtaient pour la plupart à son physique, alors son couple avec Randy l'avait protéger. Elle avait considérée leur histoire plus comme une association qu'autre chose, et elle comprenait la peur de Randy. En faite tous accepter Randy comme il était, bon ils n'étaient pas de son côté pour le mal qu'il avait fait mais comprirent la réaction de Ben quand ils l'avaient vus. D'une certaine façon les révélations de Randy leur avait permis de mieux le découvrir, ils formaient une vrai bande maintenant et tous voulaient venir en aide au couple Bendy. Randy leur raconta son histoire, son enfance avec Ben, la découverte de ses sentiments, le jeu de Ben pour voir sa réaction, l'affrontement, la révélation de leur amour, l'approbation de leur famille, leur vie à deux, leur mariage, bref ils découvrirent sa véritable histoire. Tous étaient unanimes, leur histoire d'amour était magnifique, forte et de celle qui dure toute une vie, celle que tous cherche et ne trouve pas forcément. Lui avait eut cette chance, il avait trouvé Shawn et Paul, il n'était pas seul, et puis Phil avait révélé sa Bisexualité, et pour les autres ils étaient Hétéro, mais ils n'étaient nullement dérangés pas leurs orientations sexuels. Bref ce soir là un groupe venait de se former, plus de secret, un renfort de choix, des amis solidaires et une mission: Réunir les Bendy.

Ils avaient beaucoup parlés, Randy avait à mainte reprise tenter de joindre son homme, mais il eut en retour un silence glacial, il aurait aimé même une réponse brutale plutôt que ce silence. Il prit la décision de rentré chez lui, il devait faire quelque chose, mais son retour ne serait possible que le surlendemain, à son grand regret. Ben aurait trop de temps pour agir et il le savait, mais il était bloqué, au prise avec ses démons, ses erreurs et ses regrets. Il ne savait pas comment il allait arrangé les choses, ce qu'il pourrait dire, mais laisser à son homme du temps n'était pas bon. En plus il savait que quand il rentrerait la famille serait au courant, non seulement il devrait tenter de récupérer son homme, sauver son mariage, mais il devrait faire face à ses parents et beaux parents. Il redoutait surtout son beau père, les garçons avaient chacun étaient prévenus, si l'un d'eux blesser l'autre alors là le père serait en première ligne, et Randy avait non seulement blesser Ben mais il l'avait trompé aussi. Il était prêt à subir les foudres de son beau père, à prendre des coups si nécessaire, à ramper au besoin, tout ce qu'il voulait s'était le pardon. Le pardon de tous, peu importe le temps qu'il aurait à attendre pour ça, aujourd'hui c'était son objectif, réparer le mal qu'il avait fait et en subir les conséquences, car sans son homme sa vie ne voulait plus rien dire. Sans Ben, peu importe son rêve, peu importe la vie, rien de tous cela n'était réel sans lui.

Il ne dormit pas cette nuit là, il guettait un signe, appeler où textoyer son homme toute les heures, mais toujours ce silence horrible. Ses amis vinrent le rejoindre, l'emmenant déjeuner, mais il n'avait pas faim, il restait silencieux, le regard sur son téléphone. Ils lui proposèrent même de venir avec lui le lendemain en renfort, un soutiens, pour tenter d'arranger les choses, mais Randy n'était pas sur que c'était une bonne idée. Paul et Shawn eux allaient venir avec lui, après tout ils vivaient la même chose et pourraient tenter d'expliquer à Ben les raisons de Randy. Enfin le pourquoi il avait eut peur de dire qui il était, pour ce qui était de ce qu'il avait fait à côté ça c'était à lui de faire quelque chose. La journée passa au ralentit, Randy entra en scène mais le cœur n'y était pas, il ne voulait pas être là, sur ce ring, devant tout c'est gens. Non il voulait être chez lui, seuls avec son homme, il voulait être dans son nid douillet auprès de son amour. Il prit conscience que son rêve lui avait couter cher, mais c'est surtout sa bêtise qui l'avait fait, un prix trop élever pour un résultat déplorable. La soirée passa lentement mais une fois le show finit Randy partit direct avec Paul et Shawn vers l'aéroport, ses amis lui avaient fait part de leurs soutiens et attendaient une bonne nouvelle en retour. Ce fût le vol le plus long qu'il avait fait, pas par le temps, mais parce qu'il avait l'impression d'avancé au ralentit, de perdre un temps infini. Jamais Randy n'était sortit aussi vite d'un avion et d'un aéroport, Paul et Shawn avaient d'ailleurs eut du mal à le suivre. Ils récupérèrent leurs bagages et foncèrent à la voiture de Randy qui était au stationnement, et l'instant d'après ils étaient en route pour le chalet. Il aurait été préférable qu'un autre conduise mais ne connaissant pas la route ce fut donc Randy qui prit le volant et disons qu'avec son taux de stresse élevé le trajet fut pour le moins rapide. Une fois arriver Randy vit de suite que la voiture de Ben n'était pas dans le garage, mauvais signe, et son anxiété monta encore quand il franchit le pas de la porte, pas de lumière et aucun signes de son homme. Il fit vite le tour et monta comme une flèche dans leur chambre, toujours aucun signe de Ben, mais un très mauvais pressentiment prit Randy au ventre, il ouvrit leur armoire, son côté était plein mais celui de son mari lui était vide. Pareil pour les commodes et la salle de bain, plus rien toutes les affaires de Ben avaient disparues. Alors que Paul et Shawn visitaient et découvraient le chalet il entendirent un cri et se ruèrent à l'étage trouvant Randy à terre hurlant comme jamais.

Paul: Randy qu'est-ce qui se passe?

Randy: Plus rien

Shawn: Quoi plus rien?

Randy: Il est partit, toutes ses affaires ont disparues. Mon dieu je veux mourir

Paul: Merde. Attend pas de panique si ça se trouve il est allez chez ses parents

Randy: Je savais qu'il fallait pas lui laisser autant de temps.

Shawn: Paul à raison, il doit être chez ses parents t'inquiète pas. Appelle les

Randy: Si c'est le cas alors je suis mort, de toute façon je le suis déjà.

Randy prit son téléphone et appela ses beaux parents, il était mort de trouille mais il devait savoir. Ben ne pouvait pas être partit comme ça, c'était impossible. La sonnerie retentit mais pas de réponse, alors il appela ses parents et son père décrocha, il confirma la présence des Cooper chez lui, mais au son de sa voix Randy comprit que tous savaient ce qu'il avait fait, il dit à son père qu'il arrivait et raccrocha.

Randy: Mes beaux parents sont chez mes parents et visiblement tous le monde sait

Shawn: Ok bon allons-y

Randy: Vous n'êtes pas obligés, ça va pas être beau

Paul: Raison de plus, allez en route.

Ils redescendirent et prirent la route pour chez les Orton. Randy ne parlait plus, il était muré dans le silence, son enfer ne faisait que commencé, mais au fond il savait qu'il le méritait. Quand il arriva, il vit la voiture de son beau père mais pas celle de son homme, il rentra dans la maison avec Paul et Shawn à sa suite. Il retrouva tous le monde dans le salon et à son arrivé un lourd silence se fit. Si des yeux pouvaient tués alors Randy serait mort sur le champ. Il prit une grande bouffée d'oxygène, peut être sa dernière.

Randy: Où est Ben,

Bob: Bonjour où bonsoir serait un bon début Randal

Randy baissa la tête, car quand on l'appeler comme ça c'était pas très bon.

Randy: Bonsoir papa, est-ce que tu sais où est Ben

Bob: Oui je le sais, mais il est pas là

Daniel: Et tu ne sera pas où est mon fils, tu lui as fais suffisamment de mal comme ça.

Germaine: Comment as-tu pus faire ça, je n'arrive pas a y croire.

Elaine: Moi non plus, jamais je n'avais eus honte de toi, mais là si.

Randy: Je sais que vous m'en voulez, mais je dois voir mon mari.

Daniel: Bah pas de chance, lui ne veut plus te voir et personne ici ne t'aidera. Tu n'imagine pas l'effort surhumain que je fais pour ne pas te tuer sur place espèce de petit connard.

Germaine: Daniel tu as promis à ton fils.

Daniel: Je sais et c'est le pire.

Elaine: Calme toi Daniel, ta femme à raison, on a promis à Ben de ne rien faire, et crois moi ma main me démange tout autant que ton point.

Bob: Alors Randal, tu as des explications pour justifier ce que tu as fais, pour avoir ruiné 7 ans d'amour et 5 ans de mariage? Et fais attention à ce que tu vas dire.

Randy: J'avais peur, peur d'être rejeter si j'avoué mon homosexualité. Je ne savais pas qu'en faite je n'étais pas le seul dans ce cas là.

Daniel: Tu avais peur où honte, parce que pour le coup je vois pas la différence.

Randy: j'avais peur pop, jamais je n'aurais honte de Ben où de nôtre amour, jamais.

Daniel: Ne m'appelle plus pop, tu as perdus ce droit quand tu as trompé et mentis à mon fils.

Randy: Je sais que vous m'en voulez, mais je voulais qu'on m'accepte pour moi, que les gens me découvre sans préjugés et voilà le résultat? Je me suis enfermé dans ce mensonge et aujourd'hui mon mari m'a quitté.

Bob: Que les gens t'accepte pour toi, mais c'est pas toi ça, toi tu es gay, amoureux, honnête et marié. Pas hétéro, menteur et célibataire.

Germaine: Tu as trompé mon fils, tu lui as mentis, et tout ça pour quoi, pour être accepté dans un univers où tu n'es pas toi, je suis plus que dégoutée.

Elaine: Je ne reconnais plus mon fils, jamais je n'aurais crus que tu ferais une chose pareil et surtout pas à ton mari. Et lève les yeux quand on te parle est au moins le cran d'assumer tes erreurs.

Daniel: Le cran je crois qu'il ne sait plus ce que c'est, tout comme la vérité, l'honnêteté et la fidélité.

Randy: Je mérite votre colère, votre haine, votre mépris, mais je dois voir Ben s'il vous plait.

Germaine: Il est partit loin, loin de toi et de vos souvenirs. Il ne pouvait plus être ici, alors il a accepté un travail dans un autre état. A cause de toi, mon garçon est partit loin des siens, seul pour penser ses blessures.

Daniel: Je te jure Randal, que s'il arrive malheur à mon fils, je te tue et ce n'est pas des paroles en l'air.

Randy: Comment ça partit, mais où?

Bob: Personne ne te le diras, Ben nous a expressément demander de ne rien te dire et nous comptons tenir cette promesses. Tu as beau être mon fils, mais ce que tu as fait est cruel. La seul chose qu'il te reste à faire maintenant et d'attendre la décision de Ben.

Elaine: Laisse le tranquille, maintenant la décision de l'avenir de votre couple est entre ses mains? Mais sache que quoi qu'il décide nous serons avec lui.

Germaine: Comprends aussi une chose, je ne te rejette pas, mais il me faudra du temps avant de pouvoir pardonner tes actes.

Randy: Je le sais, je voulais pas ça, j'aurais dus en parler avec Ben, il m'aurait aidé comme toujours, mais je voulais essayé par moi-même et j'ai foiré dans les grandes largeurs. Si seulement je lui avait parlé, si seulement j'avais sus que j'étais pas seul dans ce cas.

Randy se mit à pleuré, tous le monde était contre lui, il avait vraiment tout foutus en l'air. Maintenant il devait attendre le bon vouloir de Ben, ça pouvait être long et pas vraiment favorable pour eux. Pas de contact mais comment régler le problème comme ça. Et si Ben demandait le divorce, non ça il ne devait pas y penser. Et surtout Ben était partit, avait quitté l'état, leur maison, leur famille, pour ne plus être en contact avec lui, et personne ne lui dirait où le trouver. Shawn vint le prendre dans ses bras, essayant de le rassurer comme il le pouvait, pendant que Paul se présenta et leur raconta son histoire. La famille découvrit donc le 2e couple homo de l'entreprise, et tout comme Randy, ils avaient eux aussi eut un moment de doute quand au fait de dire la vérité, mais eux l'avaient fait. Aujourd'hui leur couple était connut de tous et pas de discrimination envers eux, mais voilà jusqu'à hier il ne connaissait pas Randy et si Shawn n'avait pas assisté à l'échange entre Ben et Randy, ils n'auraient rien sus. La famille comprit, seulement d'un côté, le soucis qu'avait eut Randy, mais ne rien leur avoir dit, n'avoir rien dis à Ben, avoir mentit et l'avoir trompé, était une autre chose. Paul leur dit qu'il pouvait comprendre ce point là et qu'il ferait en sorte que Randy ne fasse pas de bêtise. Le trio repartit quelques minutes plus tard, cette fois Paul était au volant, Randy n'était plus en état de faire quoi que se soit. Une longue attente commencée pour lui, la pire qu'il vivrait jamais, et il la vivrait seul.

2 mois plus tard:

Ben avait intégré sa nouvelle unité, l'ambiance était bonne, ses collègues étaient supers, la ville toujours en mouvement, et il habitait un petit appartement tranquille avec une belle vue. Il appelait régulièrement sa famille comme il l'avait promit. D'ailleurs un nouveau rituel c'était installé, parents et beaux parents étaient réunis lors de ses appels ce qui faisait qu'il pouvait parlé à tous. Il avait apprit dés le lendemain de son départ, la visite et les dires de Randy. La rencontre avec Paul et Shawn et les remords de Randy, mais il ne répondait toujours pas aux appels et textos de celui-ci. En faite il n'ouvrait même pas les messages, trop dur pour lui, certes il savait pourquoi Randy avait fait ça, mais le mensonge et la tromperie surpassaient le tout. Un soir il avait même mit la chaine qui diffuser le show de catch, pour le voir, voir comment il était, comment il évoluait sur le ring, mais quand il apparut à l'écran la douleur fut telle que Ben coupa la télé. Il ne pouvait pas, le voir était trop dur pour lui. Depuis le jour de sa découverte beaucoup de questions trottées dans sa tête, une en particulier: Pourquoi? Est-ce qu'il avait fait quelque chose de mal pour que Randy est honte de lui. Mais l'instant d'après la colère, la rancœur et l'amertume faisaient rage en lui. Il avait tout donné à Randy et pour quel résultat, aujourd'hui il n'avait plus que son travail et sa famille, il s'était même exilé dans un autre état pour panser ses blessures. Il n'avait toujours pas réfléchis à ce qu'il voulait faire, demander le divorce où non. Il repoussait l'échéance, espérant au fond de lui que leur amour n'était pas totalement mort, mais seulement sérieusement meurtrit.

De son côté Randy avançait pas à pas, entourer de ses nouveaux amis, mais seul au fond de lui. Son cœur était en attente, l'attente d'une réponse au téléphone, à un texto, mais rien. Ce silence qui régentait sa vie depuis 2 mois se faisait plus cruel chaque minutes. Il appelait ses parents tous les jours, et sa mère lui donnait chaque fois la même réponse: il va bien. C'était tout ce qu'il savait, qu'il allait bien, qu'il était en vie, mais qu'il ne voulait plus le voir. Il devait attendre, savoir si un jour il aurait la chance de revoir son mari, où bien s'il finirait sa vie seul. Chaque relever de courrier était difficile, la peur de découvrir une demande de divorce le rendait malade. Chaque jours il s'entrainait, il donnait le meilleur de lui sur le ring espérant secrètement que son homme le regardait, chimère nécessaire à sa survie. Il rentrait chez eux aussi souvent qu'il le pouvait, jamais seul, ses amis le surveillaient de près, et à chaque fois la même cruelle vérité, Ben n'était plus là. Il avait envisagé d'appeler son ancien service pour savoir où Ben était, mais alors comment expliquer que lui son mari l'ignorer. Non il ne pouvait pas faire ça à Ben, il avait suffisamment fait d'erreur, et il méritait son supplice. La seul chose qu'il espérait c'est que Ben face attention à lui, et qu'il ne reçoive jamais cet appel que chaque femmes et époux de policier redoutés, celui vous annonçant la mort de l'être aimé.

Quelques semaines plus tard, l'unité de Ben reçut un appel, ils devaient intervenir rapidement dans le stadium de la ville, où un gros événement avait lieu. Un fou furieux avait prit des personnes en otages et son comportement indiqué que la situation était dangereuse. Ils arrivèrent sur place rapidement, les forces de polices locales, les ambulanciers, les journalistes, tous étaient déjà là. A l'arrivée de S.W.A.T, une cellule fut mise en place, un débriefing leur fut nécessaire. Ils devaient connaitre les lieux, chaque recoins, les sorties de secours, le lieu où la prise d'otage avait court, le nombres d'otages, ce que voulait le preneur d'otage, bref chaque détails dont-ils avaient besoin pour agir. Ben ne fit pas attention à l'énorme affiche signalant l'événement, non il était concentré sur les indications, et surtout sur le plan qu'il allait devoir suivre.

Le chef de l'unité vint les rejoindre avec les informations nécessaires pour eux, mais la situation se compliquer, le preneur d'otage n'était pas un novice, il connaissait sur le bout des doigts les moyens que l'unité allait employée. Ils apprirent qu'il avait tenté à deux reprises d'intégrer l'unité, il avait réussit les épreuves physiques, les mises en situations, mais il avait échoué aux tests psychologique, ceux-ci le révéler trop instable, bref ils allaient devoir improviser un plan pour le surprendre, sauver les otages et faire le moins de dégâts possible. Le nombre d'otage était de 8, ils étaient dans la grande salle et visiblement le forcené attendait l'équipe avec impatience ce qui le rendait encore plus dangereux. Rapidement l'état des lieux fait, la connaissance des lieux et du nombre d'otages, et les informations sur le forcené assuraient les ordres et positions furent données.

Ben était affecté deux étages au dessus de la scène, il avait un plan d'ensemble et comme ses collègues ordre de tirer s'il le pouvait. Une fois devant la porte il attendit le signale de son chef pour pouvoir entrer sans se faire prendre, pas facile mais faisable pour lui car il était rapide et silencieux. L'attention du forcené détourner Ben se mit vite en position et vit que son collègue de l'autre côté aussi. Il se coucha à même le sol, mit son fusil en place et regarda la scène depuis son viseur. Il vit le visage du preneur d'otages, les otages qui étaient assit en cercle autour de lui sur le ring mais de dos. A cet instant le preneur d'otage prit un homme en joue et lui donna l'ordre de venir le rejoindre, il avait comprit que l'unité était en place et voulait s'assurait de ne pas être toucher et se servant de cet homme en bouclier. C'est au moment où l'homme se mit devant le forcené que le cœur de Ben eut un rater, dans son viseur il vit le visage de son mari, Randy était là devant lui à quelques mètres à peine, mit en joue par un fou. Le sang de Ben se glaça d'horreur, il était confronté à une situation qu'aucuns flics ne voudrait avoir affaire, son mari était en danger et visiblement terrifier. Peu importe leur situation actuelle, peu importe de savoir s'ils allaient où non s'en sortir, la seule chose que Ben voulait c'était abattre ce fils de pute qui menaçait son mari. Il prit une inspiration et calma son rythme cardiaque, il fallait qu'il reprenne vite le dessus, beaucoup de personne étaient en danger et le forcené commencer à montrer des signes d'impatience. Son téléphone sonna, les policiers de l'extérieur entrer en contact avec lui voulant savoir surement ce qu'il voulait, Ben lui savait ce qu'il voulait, tirer une balle en pleine tronche de ce connard. Ce qu'il voulait été simple qu'on lui donne une chance supplémentaire d'intégrer le S.W.A.T, il était obséder par ça et rien d'autre, il voulait voir le chef de l'unité et avoir ce qu'il voulait et vite, sinon il tuerait un otage rapidement. Le début des négociations se mit en place, mais l'homme connaissait le jeu, il se mit à crier, tirant en l'air montrant ainsi qu'il ne plaisanter pas, Ben devenait de plus en plus inquiet, car Randy avait peur, il essayait de ne pas le montrer mais Ben savait, il le connaissait par cœur. Le fou mit fin à l'appel et serra Randy encore plus contre lui. Le petit jeu du téléphone dura en tout et pour tout 30 min, 30 putains de minutes surtout quand vôtre mari est en joue, un supplice pour les otages mais aussi pour Ben. Voyant que le fou ne lâcher rien, le chef donna l'ordre à son unité d'intervenir, Ben lui fit savoir qu'il l'avait en ligne et l'un de ses collègues, lui signala sa présence derrière les rambardes, prêt lui aussi. Ben devait absolument faire savoir à Randy qu'il allait agir, il savait comment mais il fallait que le forcené tourne légèrement là tête afin de ne rien voir. Il expliqua à son chef qu'une diversion était nécessaire, et quelques minutes plus tard une musique se fit entendre et des feux d'artifices se déclenchèrent de la rampe. Ben profita du fait que le barge tourna la tête pour signaler sa présence à Randy. Il alluma son laser et le pointa direct sur le cœur de Randy, celui-ci le vit et leva les yeux dans la direction de Ben puis regarda encore la lumière attendant les instructions à suivre. Randy savait, il connaissait ce code, donc il connaissait le tireur, son mari était là, son Ben allait le sortir de là et régler son compte à ce salop. Randy vit le voyant rouge allait vers le bas et remonter, puis s'éteindre, a partir de là il se mit à compter dans sa tête:

Randy: 10. 9. 8. 7. 6

Ben: 5 . 4. 3. 2. 1.

Randy donna à ce moment là un coup de coude énorme dans les côtes du forcené qui le lâcha de surprise et de douleur. Un bruit retentit à ce moment:

Banggggg

Le forcené était touché à l'épaule, tire parfait et le collègue de Ben arriva sur la scène et le neutralisa. Les otages furent rassurés et d'un coup la salle se mit à bourdonner, des flics, des ambulanciers arrivèrent d'un coup. Le preneur d'otage fut escorter dehors où l'attendait ce qu'il enviait tant le S.W.A.T de Washington, la meilleur unité qui soit.

Ben se releva doucement, il avait prit le temps de souffler un grand coup, son plan avait marcher, Randy n'avait pas oublié leur code et dieu merci. Ce code ils l'utilisaient quand ils étaient mômes. Quand ils jouaient à la guerre où qu'ils se cachaient, ils avaient un petit viseur et ça leur permettaient de faire savoir à l'autre sa position. Leur jeux d'enfant leur avaient servit encore une fois, son mari avait comprit et avait agit avec synchronisation comme quand ils étaient mômes. Ben regarda l'effervescence autour du ring, mais il s'assurait surtout que Randy allait bien, quand il fut convaincu, il se retourna et se dirigea vers la porte, son job était finit, la situation sous contrôle bref mission accomplit et permission de partir. Mais au moment de franchir la porte il entendit:

Randy: BENNYYYYYYYY

Ce hurlement lui fit mal, car il reflétait la douleur de Randy, une douleur justifiée certes mais une douleur quand même. Ben ne se retourna pas complètement mais tourna légèrement la tête sur le côté droit, c'était pas grand-chose mais il prouvait à Randy qu'il l'avait entendu et reprit sa route. Il franchit la porte le cœur lourd, une partie de lui avait eut envie de descendre ces putains de marche, de monter sur ce ring et de prendre son amour dans ses bras, mais voilà il n'était plus sur de rien, et ce n'était ni le lieu, ni le moment, y aurait-il encore un moment d'ailleurs. La seule chose importante était que les otages étaient en vies, le fou mit hors jeu et la situation sous contrôle.

Randy avait hurlé, essayant désespérément de retenir Ben, ils étaient si proches, quelques mètres à peines les séparés et pourtant il semblait qu'il y avait un gouffre entre eux. Randy avait eut peur, peur de mourir sur ce ring, peur de ne jamais avoir eut la chance de revoir son mari et d'avoir obtenu son pardon, il avait eut peur et il avait toujours peur mais plus pour la même raison. Tout s'était passé si vite, mais à la perfection, comme l'était leur couple, leur complicité jusqu'à ce que Randy face cette erreur. A la minute où il avait vu le voyant rouge sur son cœur il avait su, c'était leur signe, personne à part eux ne connaissait ce code là. Le point rouge sur le cœur signifiait: je suis là, le point qui se déplace de haut en bas signifiait: à 10 dégage toi où baisse toi, et c'est-ce qu'il avait fait, encore une fois leur liens les avaient sortis de cette situation catastrophique. Mais voilà malgré le cri de Randy, Ben ne s'était pas retourné et le cœur de Randy se brisa encore un peu plus. Ses amis le regardaient comme s'il était fou, appeler un homme en tenus de camouflage devait leur paraitre complètement dingue, mais même si Ben n'avait pas fait leur signe Randy l'aurait reconnu, il le reconnaitrait n'importe où, habillé n'importe comment, il connaissait tout de lui, sa façon de bouger, sa façon de faire, alors oui même sans le signal il aurait su.

Paul: Randy tu vas bien?

Randy: Benny il était là, c'est lui le tireur, je le sais.

Shawn: Randy ce n'est pas parce que ton mari fait parti du S.W.A.T que s'était lui.

Randy: C'était lui Shawn, seul Ben connait nôtre signal a part moi bien sur

Paul: Quel signal?

Randy: Le voyant rouge sur mon cœur et le déplacement de celui-ci m'indiquant quoi faire et quand. C'était nôtre code étant enfant et ça l'est toujours.

Phil: Je me demandais justement comment tu avais su quoi faire.

Randy: Vous le savez maintenant.

John: Bon ok c'était Ben mais tu compte faire quoi?

Randy: Je dois lui parlé, il est si proche, a quelques mètres de moi, c'est ma chance de pouvoir m'expliquer et tenter de réparer le mal que je lui ais fait.

Shawn: Oui mais comment tu vas faire ça? Et puis il est sans doute plus là à ce moment précis.

Randy: Je dois y allé, je dois récupérer mon mari.

A cet instant, Randy sauta de la scène, suivit de ses amis, tous coururent vers l'extérieur pour essayer de voir si Randy aurait enfin la chance qu'il attendait depuis des mois, s'il y avait un moyen qu'enfin le couple soit face à face. Au moment de sortir ils furent interceptés par les agents de police leur refusant l'accès à l'extérieur. La colère de Randy fit rage et il bouscula tous le monde, peu importe les conséquences pour lui son homme était là, au même endroit, au même moment, une chance qu'il n'aurait peut être pas d'aussi tôt, il devait tenter le tout pour le tout. Il sortit comme un fou et cria le prénom de son homme, toutes les personnes présentent se retournèrent pour voir pourquoi il crié comme ça. Ne voyant pas Ben, Randy monta sur un muret et il vit l'unité du S.W.A.T toujours présente à quelques mètres de là, alors il cria à nouveau, guettant une réaction. Certains les regardaient comme s'il était fou, il s'en fichait, oui il était fou, fou d'amour, de douleur, de regret, fou de son homme. Ses amis le regardaient faire espérant eux aussi que Ben viendrait le voir, qu'ils auraient enfin une chance de se retrouver.

Ben avait rejoint ses collègues, attendant les ordres, a savoir s'ils rentraient où s'ils escortaient les athlètes. Tous entendirent les cris de Randy, certains se retournèrent mais pas Ben, il était en mode agent, pas en mode mari. Son patron le prit à part voulant sans doute lui parler de l'intervention.

Chef: D'abord bravo Ben, bon boulot comme d'hab.

Ben: Merci chef

Chef: je vais te poser une question indiscrète mais bon, est-ce que tu connais cet homme là-bas?

Ben: Oui Mr. Je le connais même très bien.

Chef: Tu devrais peut être y allé, car il semble choqué

Ben: Ce n'est pas nécessaire Mr, ses amis sont avec lui.

Chef: Comme tu veux. Bon on doit les escortés jusqu'à leur hôtel et après nous avons finis.

Ben: Bien Mr. Allons-y.

Ben et son chef rejoignirent le groupe et prirent les disposition pour que les athlètes regagnent leur bus. Mais Randy refusa d'y monté, il était assit derrière le muret, ne voulant plus bouger. Malgré l'insistance de ses amis il refusait de bouger, savoir son homme là tout prêt et ne pas pouvoir lui parler lui avait ôter ses dernières forces. Ben regarda de loin et d'un coup il vit s'approcher un homme qui se présenta sous le nom de Paul et qui lui signala le problème. Son chef fit signe à Ben d'y allé car il fallait vraiment bouger de là. Ben se dirigea donc vers le groupe qui se décala à son approche. Ben s'arrêta et regarda son homme qui lui avait la tête baissée. Le cœur de Ben était partagé, il n'aimait pas voir son homme comme ça, mais cette situation Randy l'avait provoqué, mais à cet instant là n'était pas la question, il fallait que Randy se lève et qu'il aille dans le bus et seul Ben pouvait le faire réagir.

Ben: Debout Orton.

Randy leva la tête, son cœur fit un bond, l'homme de sa vie, son âme sœur, son mari était là devant lui et lui parlé enfin, après des mois de silence il entendait enfin sa voix.

Randy: C'est Orton Cooper Bébé

Ben: Orton est ton nom, parce que tu n'es pas digne du nom Cooper, alors lève toi.

Randy: Ben s'il te plait arrête fais pas ça

Ben: Tu te lève et tu vas dans le bus maintenant

Randy: Il faut que je te parle je t'en prit mon cœur.

Ben: Ce n'est ni le lieu ni le moment, pour l'instant tu te lève et tu monte dans le bus. On doit vous escortez a votre hôtel.

Randy: Pas avant que tu m'écoute.

Ben: Randal ne me cherche pas, soit tu monte de toi-même, soit je te traine dans ce putain de bus de force c'est claire là. Bouge ton cul

Shawn: Randy Ben à raison ce n'est ni le lieu ni le moment, il faut y allé. Fait un effort s'il te plait.

Randy: D'accord mais à une condition

Paul: Laquelle?

Randy: Que je puisse te parler après Ben s'il te plait.

Ben: On verra maintenant monte dans ce bus et vite.

Randy: D'accord bébé.

Randy se leva regardant son homme, et suivit les autres jusqu'au bus, marchant à côté de son mari. Arrivez au bus il monta en regardant où allez Ben et il constata que Ben monta lui aussi . Le trajet jusqu'à l'hôtel se fit en silence, certains étaient choqués et d'autres rassurés qu'un officier du S.W.A.T soit avec eux. Randy lui ne lâcha pas son homme des yeux, espérant qu'il pourrait enfin lui parler après. Une fois l'hôtel atteint ils descendirent tous du bus et regagnèrent leur hôtel en toute sécurité.

Ben alla rejoindre son équipe et s'apprêtait à regagner le poste, mais Shawn vint le voir et lui demanda s'il partait sans voir Randy, ce à quoi l'officier Cooper répondit par l'affirmatif. Shawn était dépité, il avait eut l'infime espoir que le couple serait enfin réunit et d'un coup plus rien, Randy allait encore sombrer, surtout après avoir était aussi proche de son mari. Ben retourna au poste et son chef le convoqua dans son bureau. Il avait entendu Shawn et savait que Ben n'allait pas bien, il lui demanda des explications en tant qu'amis et pas en tant que chef cette fois. Ben lui raconta tout, qui était Randy pour lui, leur vie et ce qu'avait fait Randy, son chef l'écouta avec peine mais ne dit rien et le laissa parler. Une fois finis il conseilla à Ben d'allez voir son mari, mettre carte sur table, tout se dire et enfin trouver une solution car il ne pouvait pas rester comme ça. Ben accepta et alla se changer avant d'allez affronter son mari, c'était quitte où double, mais une chose était sur leur rencontre serait décisive.

Randy attendait, certes Shawn lui avait dit que Ben était partit mais il restait confiant quand même. Il était persuadé que son homme allait revenir, il refusait de croire le contraire c'était impossible. Ses amis étaient là avec lui, le voyant sombré un peu plus, assister impuissant à cette descente, sachant parfaitement que cette fois Randy allait sombrer et ne jamais se relever si Ben ne venait pas le voir. Tout était écrit dans les yeux de Randy, sa joie d'avoir vu son homme, sa peur quand Ben ne s'était pas retourner, sa détresse à l'idée de devoir partir sans lui parler, sa surprise quand il avait entendu sa voix et maintenant l'espoir que bientôt ils seront réunis, tout y était.

Ses amis étaient à ses côtés, mais chacun doutés sérieusement que Ben allait revenir, il était partit comme il était venu, doucement, en silence, bref une vipère numéro 2. Ils voyaient Randy guettait le moindre bruit dehors, regarder son téléphone toute les 30 secondes, mais malgré sa détermination et sa croyance, son regard perdait de son éclat de minutes en minutes, une bataille faisait rage en lui. D'un côté il y croyait dur comme fer, de l'autre il doutait que d'ici peu il aurait son mari avec lui et c'était bien le pire pour eux, devoir assister à ça sans ne rien pouvoir faire, sauf être là pour colmater les brèches. D'une fissure, il était passé à un fossé, puis à un gouffre, est-ce qu'ils allaient enfin pouvoir se retrouver, être à nouveau sur la même route, le même continent, le même univers, rien n'était moins sur. Car qui peu dire combien de temps il faudra à Ben pour guérir du mensonge de son homme, pour enfin accepter ce face a face déterminant pour eux, personne à part Ben avait la réponse.

Ben avait quitté le poste, il était proche de l'hôtel où se trouvait Randy qui devait surement l'attendre ça il en était certains, mais voilà il était là et ne pouvait pas se résoudre à descendre pour le voir, lui parler et l'écouter. Cette soirée avait été haute en émotions, colère, détermination, joie, rejet, tout avait été trop pour un soir, il n'avait pas décompresser et tout ce mélanger en lui. Il était heureux que Randy et les autres soient en vie, mais il était en colère d'avoir dut allez chercher Randy, l'engueuler comme un môme de 4 ans qui fait un caprice, parce que c'est-ce qu'avait fait Randy, un caprice. Il avait détesté devoir se déplacer jusque là, jusqu'à lui et jusqu'à elle, il avait fait un effort surhumain pour ne pas déraper, voir associer son mari et sa maitresse était une chose que Ben ne pouvait toujours pas affronter. Mais voilà une fois de plus il avait prit sur lui, ne montrant pas la douleur de les voir ensembles, il avait agit en professionnel et pas en mari meurtrit qu'il était au fond de lui, chaque jours, chaque minutes et chaque secondes depuis ce fameux jour où il avait tout découvert. Il avait serré les poings quand Randy avait le culot de dire qu'il s'appelait Orton Cooper, il n'était plus digne de porter ce nom, au yeux de Ben, Randy ne le méritait plus, c'était un rappel de leur vie, de leur amour bafouer par le mensonge, la honte et la tromperie. Comment faire pour parvenir à être face à celui qui vous avez offert le plus grand des bonheurs mais aussi le plus grand des malheurs, qui vous avez réduit le cœur en miette. Ben ne pouvait pas le faire, pas ce soir, non trop d'émotions contradictoires pour qu'il puisse être suffisamment calme et faire face à Randy. Il remit son moteur en route et rentra chez lui, seul, seul depuis que l'amour de sa vie avait renier leur amour, leurs vœux, leurs promesses, il était seul face à sa douleur et ses questions.