Bonjour tout le monde !

Et voici un petit chapitre avec de l'action ! ^^

Bonne lecture !


Chapitre 28 : Une maison dans les bois

La journée était presque terminée, le soleil commençant à décroître à l'horizon, et Rose souffla, exaspérée. Pansy n'arrêtait pas de manifester son mécontentement et la Sage rêvait de lui donner un bon coup à l'arrière du crâne qui la plongerait dans l'inconscience. Cependant, elle devrait ensuite porter la Haute et cet élément seul faisait qu'elle renonçait à son projet.

- Pour le moment, grimaça-t-elle alors que la médicomage tapait dans une branche morte.

- Granger, on est où ? Franchement, comme guide touristique, tu es nulle... pesta la Serpentard.

- On est dans la forêt des Trolls, répondit Hermione, son regard balayant les alentours. Dans la Province de Kidahar, voisine de celle de Perguérie. Autant Perguérie était célèbre pour ses épices, sa culture, son raffinement...

- Et la beauté de son administratrice... susurra Parkinson.

- Autant Kidahar était réputée pour ses mines et le bois qu'elle exportait pour la confection de meubles haut de gamme, poursuivit la Source, ignorant le commentaire de son amie. La montagne que nous avons traversée, le Mont Kaliope, fournissait le minerai qui servait à frapper monnaie sur Avalon.

- Ouais, au final, t'es pas nulle comme guide touristique, t'es chiante, marmonna la médicomage.

- Non, continue, ça m'intéresse, fit Minerva en marchant à côté de la brune.

Hermione se mit à rougir subitement et regarda ses chaussures pour éviter de croiser les deux émeraudes qui la fixaient.

- Cette forêt était habitée par des acromentulas qui échangeaient leurs toiles contre du gibier. Les Tisserand de la province de Sisko, le prochain territoire que nous traverserons, confectionnaient avec ça des vêtements très solides, assez chers.

- Des acromentulas ? La forêt des Troll ? C'est bon, je me tire, je rentre en Perguérie, grogna Pansy en faisant mine de faire demi-tour.

Rose l'attrapa par le sac à dos et la tira derrière elle tandis que la médicomage râlait.

- Putain de forêt à la con ! J'en ai marre du camping ! Je veux dormir dans un lit ! Je veux une douche avec de l'eau chaude ! s'exclama vertement la Haute. Je veux la télévision câblée avec les chaînes pornos !

- Il y a un village de l'autre côté des bois. On y sera demain soir, coupa Hermione. Maintenant, arrête de brailler, tu vas alerter les trolls des environs.

Parkinson regarda autour d'elle et frissonna. La forêt était sombre, l'épais feuillage des arbres au bois quasi noir empêchait presque toute lumière de passer. Il se dégageait du lieu une atmosphère inquiétante.

- Hmmm, ce soir, je dors avec Hermione, annonça la médicomage.

Minerva se retourna vers elle, un sourcil levé, signe de perplexité.

- Ca va, me regarde pas comme ça. Je ne la drague pas. C'est juste que cette foutue forêt me fout les jetons, et que je préfère rester avec la Source... se justifia Pansy.

Un buisson bougea sur le côté et Parkinson se mit à hurler. Deux secondes plus tard, Rose grimaçait, la Serpentard ayant sauté dans ses bras.

- Mais tu vas descendre de là ? gronda la Sage.

- Non, non, non, répondit la Haute, enroulant ses bras autour du cou du Maître des chimères. J'attends que le lieu soit sécurisé et... AHHHHH ! DES MINIS TROLLS !

Elle enfouit son visage dans l'épaule de Rose qui roula des yeux.

- Ce sont des gosses, triple buse, siffla la jeune femme tandis que Minerva et Hermione s'approchaient des deux enfants qui étaient sortis des buissons.

C'était une petite fille et un garçon. Ils avaient l'air d'avoir dans les 10, 12 ans. Ils semblaient terrifiés et se serraient l'un contre l'autre. McGonagall fit un pas dans leur direction mais Hermione posa sa main sur son épaule.

- J'ai été professeur pendant des décennies, je suis apte à les aborder, murmura l'Ecossaise.

- Sans vouloir te vexer, tu étais certes pédagogue, mais surtout impressionnante, limite flippante... enfin, pour des gosses de cet âge là.

- Et tu penses faire mieux, Madame je découpe des cadavres ? répliqua sèchement l'animagus.

- Ouais...

La brune s'avança puis s'accroupit devant les enfants.

- Salut, je suis Hermione, dit-elle d'une voix douce. Comment vous vous appelez ?

Le garçon se blottit contre la fillette qui paraissait un peu moins intimidée.

- Moi, c'est Greta, répondit-elle. Et lui, c'est Hans.

- Enchantée de vous connaître. Que faites-vous ici ? Vous êtes perdus ? s'enquit la Source.

- On habite dans une maison, un peu plus loin. On jouait mais des trolls sont arrivés et on s'est enfuis. Notre maman va s'inquiéter si on rentre pas, c'est bientôt la nuit...

Hermione tourna la tête pour croiser le regard de Minerva qui acquiesça brièvement.

- On va vous ramener, d'accord ? proposa la brune.

- Oui, merci madame...

La Source tendit sa main à la gamine qui la saisit, confiante. La sorcière se redressa et regarda autour d'elle.

- Dans quelle direction est votre maison ? demanda-t-elle.

- Par là ! fit Greta en tendant son doigt vers l'Est.

- C'est parti mon kiki...

Hermione se mit en route, encadrée des deux gamins, et Minerva lui emboita le pas.

- C'est bon, tu peux descendre maintenant... gronda Rose, Pansy toujours dans ses bras.

- Hmmm, non. Premièrement, j'suis toujours en mode flippe et, deuxièmement, j'y suis très bien, minauda la Haute en frottant sa joue sur la poitrine de la Sage.

Le Maître des chimères écarta les bras et Parkinson tomba lourdement sur le sol. La médicomage se releva en grimaçant, se massant les fesses.

- Comme ta mère, absolument pas délicate... marmonna-t-elle alors que Rose s'éloignait à grandes enjambées. Quelle famille !


Rose fronça les sourcils. Elle pencha la tête légèrement en arrière pour pouvoir embrasser du regard la totalité du manoir qui se dressait devant elle.

"Grand, sombre et glauque... Tout ce que je déteste." se dit-elle en frissonnant.

Elle se frotta les bras, tentant de chasser la sensation désagréable qui s'était emparée d'elle.

- Mamaidh, j'ai un mauvais pressentiment... murmura-t-elle tandis qu'Hermione grimpait les marches du perron, accompagnant les enfants jusqu'à la femme qui se tenait sur le seuil de la maison, les bras écartés.

- Mes chéris ! Vous êtes là ! Je me suis inquiétée ! s'exclama la mère, soulagée de voir sa progéniture de retour. Merci de les avoir ramenés, Madame.

- Je vous en prie, répondit la brune.

- Laissez-moi vous offrir à dîner. J'ai du ragoût sur le feu et du bon pain qui sort juste du four.

Pansy s'approcha de sa démarche ondulée et serra la main de la femme.

- Nous acceptons avec plaisir !

- Et nous repartirons ensuite, ajouta Hermione avec un regard d'avertissement pour la médicomage. Nous n'abuserons pas longtemps de votre hospitalité.

Le tonnerre retentit et un déluge de pluie s'abattit subitement.

- Non, vous ne reprendrez pas la route ce soir, dit la femme en faisant entrer ses visiteuses dans son manoir. Je vais vous préparer des chambres, c'est la moindre des choses pour vous remercier. Je suis Abélia, ravie de vous rencontrer.

Les sorcières suivirent leur hôtesse jusqu'à la cuisine et toutes s'installèrent pour partager le dîner.

- Quand nous nous sommes retrouvés ici mes enfants et moi, sur cette terre inconnue, nous avons emménagé dans cette maison abandonnée, expliquait Abélia en apportant une corbeille de fruit.

- Nous ne savons pas où est passé notre papa, murmura tristement Greta.

- Il a dû rester sur Terre, sans nous, ajouta Hans en reniflant.

Rose jeta un regard en biais à Hermione qui se sentit mal à l'aise.

- Ce matin, en allant au village, j'ai entendu des sorciers dire que des ambassadeurs d'une dénommée Vivianne étaient venus leur rendre visite. Vivianne serait une sorcière puissante qui travaille sur un moyen de nous ramener sur terre. Merlin seul sait si elle réussira... soupira la femme.

- Que faisiez-vous avant... d'atterrir ici ? demanda Minerva.

- Je travaillais au Ministère de la Magie à Berlin, au service des relations avec les moldus. J'étais toute qualifiée pour le poste, vu que mon mari en est un.

Une ombre passa dans son regard et, n'en pouvant plus, Hermione se leva brusquement. Tous les regards convergèrent vers elle et, mal à l'aise, la brune bailla faussement.

- Excusez-moi, mais je suis épuisée. Cela vous ennuie-t-il si je vais me coucher ?

- Non, absolument pas, sourit Abélia. Je vais vous préparer deux chambres au troisième étage. Vous y serez au calme.

- Je dors avec Rosie Chérie ! lança gaiment Pansy.

- Non, rétorqua sèchement Hermione. J'ai bien entendu tout à l'heure que tu voulais t'étendre à mes côtés. Ton vœu va être exaucé.

- Et merde... soupira la médicomage.

Une demi-heure plus tard, Pansy se couchait, rabattant sur elle un édredon bien moelleux, et tapota de la main la place à côté d'elle.

- Viens te coucher avec moi, Granger... susurra la Serpentard. Tu ne le regretteras pas.

- Non, je suis très bien par terre, gronda la brune qui avait jeté une couverture sur le sol, près de la porte.

- Comme tu veux. Si nous reprenions notre conversation d'hier ? murmura la médicomage en éteignant la lumière.

- Sur Vivianne ? Bien.

La Haute cala confortablement sa tête sur l'oreiller et eut un mince sourire.

- Parfait. Raconte-moi avec tes propres mots ce qui s'est passé ce soir-là...


Rose se réveilla, la gorge sèche. Elle se redressa dans le lit et jeta un rapide regard à Minerva qui dormait profondément. Elle quitta la couche sans bruit et traversa la chambre à pas feutrés. En posant la main sur la poignée, un frisson désagréable la parcourut.

"Et c'est pas une envie de pisser..." songea-t-elle en sortant dans le couloir. "Bon, où sont les gogues dans ce taudis ?"

Elle tourna la tête et aperçut une silhouette ouvrir une porte pour se faufiler dans la chambre qu'Hermione partageait avec Pansy. Les sourcils froncés, elle marcha précautionneusement sur le parquet pour éviter de le faire grincer. Un hurlement strident accompagné d'un juron brisa le silence de la maison. La Sage se précipita jusqu'à la pièce et agita la main pour allumer la lumière. Les yeux écarquillés, elle découvrit Abélia allongée sur le sol, le manche d'un poignard tenu fermement dans sa main droite, la lame plantée dans une latte de parquet. La femme avait dû trébucher sur Hermione qui dormait par terre. La Source, parfaitement réveillée, tendit sa main pour se saisir de son katana et le tira de son fourreau. Abélia se releva, retirant d'un geste sec la lame du sol, et se jeta sur la brune qui roula sur le côté pour l'éviter.

- Je vais te tuer, chef des armées ! hurla la femme.

Hermione lui décocha un coup de pied dans l'estomac, la projetant sur le mur d'en face. Pansy se leva, abrutie de sommeil, et se frotta les yeux.

- Mais c'est quoi ce bordel ? demanda la médicomage. Tu la connais ?

- Non... répondit Hermione en se mettant en position d'attaque.

Abélia se redressa, faisant face à la Source et se métamorphosa en démon. Une lueur de surprise traversa les yeux noisette de la brune qui se figea.

- Abalam... Prince de l'enfer au visage de femme... déglutit Hermione en levant sa lame, prête à se défendre.

- Tu as détruit mes légions de démons... siffla la créature. Tu vas me le payer de ta vie. Et ensuite, ce sera au tour de la Dame du Lac. J'ai attendu la réapparition de ces terres et votre retour pendant des milliers d'années. L'heure de ma vengeance a maintenant sonné.


Vivianne pénétrait dans une grotte vaste à l'air sec. Le bruit de ses pas résonnait contre les murs et seule une petite boule de lumière éclairait son chemin. Son sabre bien en main, elle longea le couloir qui déboucha sur un vaste espace, un cristal en son centre.

Elle s'arrêta en entendant un raclement de griffes sur le sol pierreux. Un lion majestueux à la taille démentielle marchait lourdement dans sa direction.

- Va-t-en, âme impure, tu n'es pas la bienvenue ici, gronda Hirfitt.

- Je m'en doutais, ironisa Vivianne en faisant tournoyer sa lame. Et tu vas m'empêcher de détruire l'horcruxe, créature esclave de ma fille ?

- Bien deviné... sourit la chimère de la force, en dévoilant ses crocs.

Rose retourna dans sa chambre en courant et poussa la porte si violemment qu'elle claqua contre le mur.

- Mamaidh ! On se tire ! Baraque hantée ! s'exclama-t-elle en passant prestement ses bottes.

Elle fixa rapidement son carquois sur son dos et encocha une flèche sur la corde de son arc. Minerva réagit au quart de tour, se saisissant de la claymore que lui avait offerte Hermione.

Mère et fille récupérèrent leur sac à dos et se rendirent dans le couloir au moment où Hermione et Abalam surgissaient de la chambre pour percuter la rampe de l'escalier. Le démon avait ses mains sur la gorge de la brune dont les pouces cherchaient les yeux de la créature pour les crever. Pansy arriva par derrière, sa baguette à la main, et jeta un stupefix. Cependant, le sort n'atteignit jamais sa cible. La magie déployée semblait avoir été absorbée par les murs du manoir.

Des ricanements se firent entendre et Hans et Greta apparurent. Ils n'avaient plus rien d'humain et Parkinson ne put retenir un cri d'effroi.

- Putain ! On est dans Evil Dead où quoi ? s'exclama-t-elle, effrayée.

Les deux enfants avaient la peau grisâtre, en décomposition partielle. Leurs yeux vitreux semblaient prêts de tomber de leur orbite. Ils tenaient dans leur main un grand couteau de cuisine et avançaient lentement en direction des sorcières. Rose décocha rapidement une flèche qui se planta dans la boite crânienne de la fillette qui eut un rire macabre.

- Nous sommes Hansel et Gretel, fit-elle avec un rictus dément. Les jumeaux maléfiques. Mi-mort, mi vivant, nous n'appartenons à aucun monde.

- Putain… siffla le Maître des chimères en tirant deux nouveaux projectiles dans les pieds des démons.

Les flèches traversèrent les membres pour se planter dans le parquet, les clouant au sol. Pansy alla se cacher derrière la Sage et jeta un coup d'œil à Hermione. Cette dernière planta de toutes ses forces sa lame dans le corps d'Abalam qui grimaça.

- Tu ne me tueras pas, tu en es incapable, grogna le démon.

- On parie ? fit la brune avant de pousser le corps par-dessus la rampe.

Abalam disparut dans l'obscurité et un bruit sourd indiqua un impact brutal, des mètres plus bas.

- Ok, faut qu'on parte… grommela Hermione. Rose, Minerva, vous couvrez le couloir pendant que je récupère nos affaires avec Pansy.

La Serpentard suivit la Source dans leur chambre et en ressortit quelques instants plus tard avec les deux sacs à dos. Hansel et Gretel les foudroyaient du regard et tentaient de les rejoindre pour les égorger, malgré les flèches qui les empêchait de se mouvoir.

- M'man, on a un problème… murmura Rose.

- La maison absorbe notre magie, répondit Hermione. J'ai remarqué. On va devoir sortir d'ici à la force du poignet.

Des mains surgirent du sol et agrippèrent les mollets de Minerva. La Source les trancha proprement d'un coup de katana et, passant son bras dans le dos de l'animagus, elle l'attira à elle.

- Ca va ? murmura la brune, inquiète.

- Juste une sensation désagréable, ça va passer, la rassura l'Ecossaise.

Des grognements montèrent du deuxième étage et Pansy déglutit.

- Des goules tueuses grimpent les marches… dit-elle en serrant nerveusement sa baguette entre ses doigts.

- Rose, aide-moi à faire du ménage. Pansy, Minerva, vous fermez la marche, ordonna Hermione en levant sa lame.

Mère et fille s'engagèrent dans l'escalier, Rose tirant des flèches avec précision, Hermione tranchant dans le vif. Rendues à mi-chemin entre le deuxième et le premier étage, une chose sauta sur le Maître des chimères qui tomba sous la violence du choc. La gueule aux dents acérées d'Abalam n'était qu'à quelques centimètres de son visage et la Sage pouvait sentir l'haleine putride du démon.

- Appétissant... susurra la créature en tranchant d'un ongle la chemise de la jeune femme.

Rose allait donner un coup de boule quand la créature fut tirée en arrière. Hermione avait saisit le cou de Abalam pour l'envoyer valser en bas des marches. Elle tendit sa main à sa fille pour l'aider à se remettre debout.

- On y retourne, fit la brune quand les escaliers se mirent à trembler.

Il se scinda en deux et Pansy et Minerva n'eurent le temps de rejoindre Hermione et Rose qui furent emportées dans l'éboulement de la structure.

- Merde ! siffla Pansy en s'accrochant à la rampe.

L'escalier se mit à bouger dans un grondement sourd, pivotant vers une fenêtre. Puis, les marches disparurent sous leur pied, donnant un effet toboggan. La rampe se dématérialisa à son tour et les deux sorcières glissèrent jusqu'à la vitre qu'elles traversèrent dans un fracas de verre pour tomber lourdement quelques mètres plus bas, dans le jardin défraichi du manoir.

Minerva, sonnée, roula sur le ventre et poussa difficilement sur ses bras pour se lever. Elle secoua la tête, se débarrassant des éclats de vitre qu'elle avait dans les cheveux, et se rendit aux côtés de Pansy, pâle comme un cadavre.

- Tu vas bien ? demanda l'animagus.

- Ouais... souffla la médicomage. Juste quelques estafilades. Mais si on ne retourne pas dans cette baraque, Rose et Hermione n'auront pas autant de chance que nous.


Hermione observait l'horizon. A cheval, elle était en première ligne de la cavalerie qui allait donner la charge contre les deux cents légions d'Abalam. Elle jeta un dernier coup d'oeil à un parchemin avant de le fourrer sous son armure.

Un cavalier s'approcha et la salua d'un geste de la tête.

- Tom, est-ce que Ginny est prête avec ses troupes ?

- Ouais... Ils vont voler à mi-hauteur et tirer à vue pour éclaircir les rangs ennemis. Albus lui a demandé de couvrir le bataillon de Gellert qui va foncer dans le tas pendant qu'on les prendra à revers pour couper toute retraite.

La brune tira son épée de son fourreau et regarda la lumière se refléter dans la lame.

- En tout cas, je ne te quitte pas d'une semelle, poursuivit Tom. Nous serons les plus près de la porte menant au deuxième cercle des enfers et Vivianne s'inquiète de ce qui pourra en sortir tant que nous ne l'aurons pas scellée.

- J'ai son sortilège sur moi, je vais m'en occuper, le rassura le chef des armées. Prêt pour une victoire éclatante ?

- Toujours... sourit Tom.

Les deux militaires échangèrent un court regard avant de lancer leur monture au galop.

- Pour la Dame du Lac ! crièrent-ils en choeur.


Vivianne remit une mèche de cheveux derrière son oreille. La chimère de sa fille gisait, inconsciente, quelques pas derrière. Le combat avait été rapide, assez facile, mais la créature avait eu quelques traits de génie qui avait conduit à mettre un peu de désordre dans sa coiffure.

Faisant tourner son sabre entre ses doigts, elle s'approcha du cristal et l'observa avec attention. Puis, elle sourit en remarquant l'endroit ou se trouvait l'horcruxe.

- Bien... Source, notre final approche. Savoure tes derniers moments, murmura-t-elle avant de plonger sa lame dans le cristal.

Elle ferma les yeux et sentit l'âme de l'Origine de toutes magies s'extirper de la pierre millénaire pour la traverser de part en part.

Rose et Hermione étaient dos à dos, entourées de dizaines de démons plus féroces les uns que les autres.

- On est dans la merde sans magie... marmonna le Maître des chimères.

- J'suis trop vieille pour ces conneries, grommela Hermione. On va passer à la méthode brute.

- C'est à dire ? s'enquit la jeune femme en clouant une créature sur le mur à l'aide d'une flèche bien tirée.

- Je vais surcharger la maison de magie qui, absorbant ma puissance incommensurable, va exploser. Je te laisse le soin de lancer un protego sur nous au moment opportun.

- Pas de soucis.

Hermione leva la main et s'apprêtait à faire parler son pouvoir quand une vive douleur explosa dans sa poitrine. Les yeux écarquillés, la main maintenant crispée sur son coeur, elle s'écroula sur le sol, secouée par de violentes convulsions.

- M'man ! s'écria Rose qui n'eut le temps de porter secours à la brune.

Abalam se jeta sur elle et la coinça, dos contre un mur. Le démon désarma d'une main agile la Sage pour ensuite effleurer la joue tiède de ses griffes acérées.

- Je vais te dévorer le coeur, siffla la créature. Mais avant, je vais peut-être jouer avec toi. Imagine toutes ces choses que je pourrais te faire...

Hermione, à travers ses yeux mi-clos, ne pouvait que contempler le désespéré de la situation.

"Vivianne... Rose est en danger..." appela-t-elle avant que son coeur batte difficilement une dernière fois, pour s'arrêter définitivement.


Alors ? Vos impressions ? lol

En vous souhaitant un super bon week-end,

Plein de gros bisous,

Sygui et Link9