Hey hey !

Merci pour reviews, c'est super chou !

Voilà la suite, en espérant que le chapitre vous plaira ! Nous, on a adoré l'écrire ! ^^

Bonne lecture !


Chapitre 38 : Le retour du Général

- Oh bordel ! lâcha Hermione alors que ses doigts se crispaient sur le matelas. Ne t'arrête pas...

Des trompettes retentirent à l'extérieur et la brune fronça les sourcils avant de devenir blême. Amaria remonta et s'assit à côté de la militaire.

- Quelque chose me dit que c'est fini pour aujourd'hui, soupira-t-elle avec regret.

Hermione se leva prestement et alla jeter un coup d'oeil par la fenêtre.

- Je vais vraiment lui fumer la tronche... râla-t-elle. Minerva m'a tendu un piège.

- Elle vient te faire arrêter par tes propres soldats ?

- Pire. Elle a conduit la reine jusqu'ici.

- C'est la taulière qui va être aux anges avec un telle publicité, sourit la belle. A mon avis, tu vas bénéficier d'un abonnement gratuit, et je sens que je vais adorer ça, minauda-t-elle en venant s'enrouler autour de la brune. Tu veux cacher ta parfaite nudité de mon corps ou de tes vêtements ?

Hermione jeta un dernier coup d'oeil par la fenêtre et poussa un juron en remarquant que Vivianne n'était plus en vue. Ginny était dans une conversation qui semblait animée avec la stratège.

- La reine est en bas. Merde, merde et merde...

Elle attrapa rapidement son pantalon et elle l'avait à peine boutonné que des coups furent frappés à la porte.

- J'entre ! lança Vivianne avant de pousser le panneau de bois.

Hermione eut juste le temps de courir jusqu'au lit et d'en arracher le drap pour couvrir Amaria.

- Bonjour Hermione, lança la Dame du Lac sans se formaliser outre mesure de trouver son général en pantalon sans chemise devant elle. Amaria, comment allez-vous ? enchaina-t-elle avec un sourire avant de s'asseoir sur le bord de la couche. Encore chaude, et toi encore essoufflée, vous m'en voyez navrée, taquina-t-elle la brune qui piqua un fard.

La Reine retapa machinalement un oreiller avant de sourire aux deux femmes.

- Minerva m'avait prévenue que tu serais difficile à convaincre, reprit-elle. D'une part parce que le message viendrait d'elle et d'autre part car tu as horreur des réceptions guindées. Je sais que tu as une bonne excuse, que tu es en convalescence mais j'ai vraiment besoin de toi ce soir. J'espère que tu sais que je ne viendrais pas te déranger avec Amaria si ce n'était pas important.

- Je... et bien... mais...

Hermione pataugeait lamentablement, perdant ses moyens devant le regard clair qui la détaillait sans s'en cacher. Trop loin de sa chemise, la brune ferma les yeux pour retrouver un semblant de contenance, chassant loin de ses pensées les envies qui prenaient vie en elle, quasi nue devant l'inaccessible objet de son désir.

- Ma reine, je ne vous ferai pas défaut, quel que soit le lieu de la bataille, réussit-elle à articuler tout en s'inclinant.

- Tu es un amour, fit Vivianne avec un clin d'oeil pour son général. Amaria, vous êtes la bienvenue au château. Voyez cela avec Hermione, je peux vous faire préparer une chambre. Ou Hermione peut vous faire un peu de place dans la sienne. Tenez-moi au courant que j'envoie des serviteurs prendre vos affaires.

Elle se leva et Amaria s'inclina profondément devant la souveraine.

- Ce fut un plaisir de vous voir. Hermione, profite du reste de ta journée, on se voit ce soir. Ton uniforme de cérémonie est au nettoyage, tu le trouveras dans ta chambre en fin d'après-midi.

- Elle va me tuer, soupira la brune une fois la souveraine hors de la chambre.

- Si tu continues à en avoir envie à ce point, c'est sûr... sauf si je m'occupe de faire baisser ta pression, lui murmura la galante en la tirant avec elle vers le lit.

Hermione se laissa faire et tomba sur le matelas. Elle emprisonna Amaria dans ses bras et l'embrassa langoureusement.

- Quand cette histoire avec la Source sera finie, je passerai une semaine complète avec toi. Et si on arrive à cohabiter toutes les deux, et que tu le souhaites, tu pourrais accepter la proposition de Vivianne...

- Laquelle ? demanda la belle.

- Celle de venir dans mes appartements ?

- Des années que j'attends que tu me le proposes...


Il ne restait plus beaucoup de temps avant d'atteindre l'horcruxe et Minerva regrettait que le trajet ne dure pas la journée. Deux heures plus tôt, Hermione s'était endormie contre elle, sa joue chaude sur son omoplate, sa poitrine pressée contre son dos. L'Ecossaise sourit en sentant le souffle régulier de la brune, traduisant le calme de son repos. Pour une fois, la Source semblait la laisser tranquille.

Cependant, quelque chose attirait l'attention de l'ancien professeur. Suivant le cheval de sa fille, les sourcils de McGonagall se haussaient alternativement à la vue et au bruit de la scène devant elle. Pansy semblait collée au Maitre des chimères, comme une siamoise liée depuis la naissance. Pire, elle soupirait régulièrement et consciencieusement, des petits baisers posés dans le cou ou sur les épaules de la Sage assurant la ponctuation de ses soupirs. Mais ce qui inquiétait Minerva, c'était les tons de pourpre par lesquels passait la Serpentard lorsque Rose se retournait vers elle, sans un mot.

- C'est quoi ce manège ? demanda une voix ensommeillée.

- Aucune idée, et je me demande si je dois être inquiète pour Pansy, elle n'a jamais réagi de la sorte à quoi que ce soit, répondit l'enchanteresse temporelle. Je n'ai pas entendu le son de sa voix depuis ce matin.

- On arrive à la caverne de l'horcruxe. Je vais l'ausculter avant que Rose fasse son show. Notre médicomage a peut-être attrapé froid, à tout le temps dormir nue, murmura Hermione en passant ses bras autour des hanches de l'Ecossaise.

Un quart d'heure plus tard, dans la fraicheur de la grotte, tandis que Rose sortait l'épée de Gryffondor de son sac, la Source était accroupie près de la Première Haute et prenait son pouls.

- Pansy... tout va bien ?

Un nouveau soupir se fit entendre et la brune commença à perdre patience. Elle posa sa main sur le front de la Serpentard et fronça les sourcils. Pas de fièvre, pouls fort et régulier, rien ne clochait à première vue.

- Le Docteur Parkinson est demandé à l'accueil de Sainte Mangouste. Une jeune et jolie jeune fille de 18 ans et dotée d'un 95C a besoin d'une consultation gynécologique, fit Hermione en imitant la voix d'une personne parlant dans un micro.

- Je ne peux pas, j'ai rencontré l'amour de ma vie... murmura béatement Pansy, des étoiles dans les yeux.

- Le QUOI ? demanda la brune, ses sourcils froncés formant une ligne inquiétante.

- Elle est divine, j'ai tout à apprendre d'elle. Et l'ananas, c'était un pur bonheur...

- L'ananas ? répéta Hermione, ce fruit associé à Pansy faisant tilt dans son esprit.

L'air idiot avec lequel la Serpentard la regardait balaya immédiatement le plus petit doute sur la référence.

- ROSE ! hurla la brune en se levant brusquement pour regarder vers sa fille. Il vaut mieux que j'hallucine et Pansy aussi ou je vais creuser moi-même des tombes dans ce putain de sable, grogna-t-elle à mi-voix pendant que la Sage et Minerva s'approchaient, alarmées par le ton.

- Un problème ? s'enquit Minerva, se demandant quel troll avait piqué Hermione de sa lance.

- Je peux savoir ce que tu as fait à Pansy hier ? Ou plus précisément, ce que tu as fait avec Pansy hier ?

- J'ai 20 ans, m'man, répondit la jeune Sage en fourrant ses mains dans ses poches. En fait, grâce à toi, j'ai vingt ans. L'âge des hormones en ébullition. Et j'ai montré à Pansy l'étendu des talents d'un Conseiller auprès de la Source.

- Je doute que la Source, c'est à dire moi, t'aie appris ça. Qui ? feula la brune.

- Aliénor et Marylin, qui d'autres ? répondit Rose en haussant les épaules.

Hermione sembla sur le point d'exploser, ce qui fit vraiment peur à Minerva.

- M'man, on n'a rien fait de répréhensible tout de même, dis-lui Pansy.

- Je suis sûre qu'elle n'a même aucune idée de ce qu'on a fait, soupira la Serpentard avec un sourire de contentement béat.

- Est-ce que j'ai peur de comprendre ? s'enquit l'animagus.

Hermione hocha la tête pour éviter de parler, serrant fortement ses poings, tandis que les oreilles de Minerva viraient au rouge.

- On parle bien de ... cours de ...

- Oui Minerva ! On parle bien de ça ! aboya la brune.

Elle passa une main sur son visage et essaya de se calmer.

- On détruit l'horcruxe et on verra ça après, fit-elle d'un ton qu'elle espérait posé.

- Après le repas ? proposa Minerva. J'aime déjeuner dans le calme. Les hurlements et les disputes me donnent des aigreurs d'estomac.

Hermione s'allongea sur la couverture que l'animagus avait dépliée et ferma les yeux. Elle se força à respirer posément, l'énervement ne ferait qu'empirer les effets de l'absorption d'un morceau d'âme de la Source.

"Ma grosse ?" fit la voix de Merlin dans son esprit. "Y'a du mouvement au château d'Avalon.

"Du genre ?" demanda Hermione.

"Les traitres ont rameutés pas mal de créatures magiques pour protéger Vivianne. A vu de nez, doit y avoir dix milles fantassins."

"Et de votre côté ?"

"Juste nous..." soupira le premier Sage. "Mais Willy a bien progressé, il va t'étonner. Quant à sa rouquine, elle fait des merveilles sur un sombral."

Hermione eut un sourire en imaginant Ginny à l'oeuvre.

"Bien. Tiens-moi au courant si une attaque se profile en Perguérie, on viendra vous aider."

"Que nenni, ma grosse, j'm'ennuie un peu, donc si les larbins de la morue du Lac se pointe, j'vais les dérouiller correctement ! Histoire de ne pas perdre la main. Allez, je file, Willy m'attend pour faire une farce à ce gros nigaud de Ron."

- Pansy, t'es prête ? lança Rose.

- Toujours, ma toute belle.

- M'man, je peux y aller ?

- Pulvérise cette saleté, répondit la brune.

Le Maîtres des Chimères leva l'épée de Gryffondor et, au moment ou la lame allait frapper le cristal, la voix de la Source s'éleva dans l'esprit d'Hermione.

"Fais leur tes adieux, car c'est enfin mon heure..." annonça l'Origine de toutes magies.

L'ancienne préfète ouvrit brusquement les yeux et s'apprêtait à crier à sa fille d'arrêter son geste, mais c'était trop tard. L'horcruxe, libéré de sa prison, fila en direction de la brune après avoir traversé la dixième sage. Quand le morceau d'âme entra dans le corps d'Hermione, une ombre passa dans son regard et son coeur arrêta de battre.


Severus fronçait les sourcils, la fiole de potion vide encore à la main. Pourquoi ne se réveillait-elle pas ? Sa formule était parfaite, le dosage calculé au millilitre près. Une fois de plus, les doubles chromosomes X foutaient en l'air toute logique scientifique.

Après avoir relu ses notes une dernière fois, il se planta devant la femme endormie et la gifla de toutes ses forces.

- Vas-tu ouvrir les yeux, femme perfide ? grogna-t-il. JE suis le meilleur maître des potions que la terre, que dis-je, que l'univers ait porté, alors lève-toi et marche !

Le visage serein dans l'oubli l'exaspéra au plus au point. Il jeta des regards autour de lui, sa paranoïa exigeant une vérification, puis après avoir consciencieusement exprimer son mécontentement, il se pencha et embrassa du bout des lèvres celles de la femme endormie.

- Et si ça, ça ne marche pas, je te balance du haut de la falaise, siffla-t-il en se redressant, une main sur le bas de son dos.

Rogue passa les secondes suivantes à détailler les traits de la femme et, remarquant un changement dans l'expression, il ne put masquer un sourire satisfait. Une fois de plus, il avait réussi l'impossible. Restait à savoir si c'était la potion, la gifle, ou ses merveilleux baisers qui en faisaient se pâmer plus d'une.

- Si avec ça, je n'ai pas une promotion dans la hiérarchie des Conseillers, ce sera à désespérer d'elle, murmura-t-il en attrapant des vêtements propres qu'il avait posé sur une chaise.

La femme se redressa, son regard perdu découvrant l'endroit, puis s'assit sur la table

- Félicitations mon cher, tu m'as ressuscitée, bailla Aliénor en s'étirant gracieusement. Combien de temps ai-je dormi ?

- Quelques semaines, répondit Severus en lui donnant de quoi s'habiller. Il y a une douche dans l'autre pièce.

- Tu aurais du dentifrice ? J'ai un affreux goût... je ne sais si c'est dans la bouche ou sur les lèvres... Comme si j'avais embrassé un poisson mort.

La Présidente des Conseils se leva et regarda autour d'elle. Puis, elle fronça les sourcils et ferma les yeux un long moment.

- Je vais la tuer... siffla-t-elle entre ses dents. Je mets au point une superbe malédiction et elle s'essuie les pieds dessus ? Severus, peux-tu m'expliquer notre présence sur Avalon et surtout, pourquoi Rose est passée de 11 à 20 ans !

- Hermione a voulu faire cesser le conflit entre moldus et sorciers en exilant ces derniers sur Avalon, répondit le neuvième sage. Si nous en doutions, elle vient de nous prouver qu'elle est vraiment l'Origine de toutes magies, dit-il avec un rictus. Bis repetitae... Pour Rose, je n'en ai aucune idée. Pour finir, est-ce le fait de revoir sa fille, ou le don de son horcruxe à Hermione qui a adouci Vivianne, je ne pourrais le dire.

- Adoucir ? répéta Aliénor, les sourcils froncés. Comment ça ?

- A son retour du Pays des Merveilles - elle s'y était rendue avec Hermione pour tuer la Reine de Coeur - elle était d'excellente humeur. Elle chantait.

- La Dame du Lac ? Chanter ? s'étonna la rousse.

Rogue s'éclaircit la voix et, de sa voix grave, entonna doucement la chanson.

- Mon amour, je t'ai vu au beau milieu d'un rêve...

Les informations s'imbriquèrent pour créer une histoire qui, du point de vue de la Française, était incohérente et ne lui plaisait guère. Mais connaissant Hermione, l'incohérence était son maître mot.

- Je vais la tuer... siffla la quatrième sage.

Elle s'arrêta en sentant des vibrations menaçantes dans l'air. Les deux Conseillers échangèrent un rapide regard et Aliénor pâlit légèrement.

- Je t'ai ressuscité à temps, on dirait, fit remarquer le maître des potions

- Severus, va en Perguérie et dis à Merlin et aux autres de se préparer.

- Nous t'y attendons ?

- Non, je vous rejoindrai à la porte sud du château d'Avalon. Avant de mettre un point final à ce conflit, il y a quelqu'un que je dois voir.

La rousse, ses vêtements toujours à la main, disparut dans un craquement sonore. Rogue retourna à sa paillasse, récupéra la recette de la potion, la fourra dans sa poche et transplana à son tour.


Au moment même où le coeur d'Hermione s'arrêtait, Pansy était déjà à l'heure. Elle nota mentalement la détresse qui traversa le regard de la brune l'instant d'avant, mais n'eut pas le temps de s'appesantir sur le sujet. Du coin de l'oeil, elle surveillait Minerva auprès de Rose, prostrée au pied du cristal, tout en opérant consciencieusement son massage cardiaque associé à la ventilation artificielle.

- Granger, rends-toi bien compte que je ne suis pas en train de t'embrasser, hein ? Viens pas te plaindre, souffla-t-elle en se redressant pour repositionner ses mains sur le sternum de l'ancienne Gryffondor.

- Pansy, cesse de parler et ranime-là.

- Pas de panique, elle est entre de bonnes mains, et Rosie chérie sait de quoi je parle.

- Je ne veux entendre aucune allusion, gronda l'animagus.

- Pourquoi ? Des regrets ?

- Tu crois vraiment que c'est le bon moment pour tes grivoiseries ?

- Il vaut mieux que je les fasse tant que les deux Granger sont au pays des songes si je ne veux pas finir soit décapitée, soit estropiée.

Le regard noir de Minerva qui avait recueilli sa fille contre elle dissuada Parkinson de continuer sur cette voie. Elle reporta son attention vers le corps inanimé de son ancienne collègue.

- Allez Granger, on fait un petit effort pour le bon docteur, dit-elle en posant ses doigts sur la carotide de la brune, fronçant les sourcils. Pas de pouls, pas de gasp, tu m'énerves, grommela-t-elle en reprenant le massage.

Des gouttes de sueur glissèrent sur les temps de l'enchanteresse de soin. Cela faisait déjà quarante cinq secondes. Ce qui était très court mais en même temps très long.

"Pourquoi ça ne marche pas ?" songea nerveusement Pansy.

- Alors ? demanda McGonagall.

- Ca prend plus de temps que d'habitude, mais je vais y arriver, répondit Parkinson, qui commençait à angoisser.


Hermione se sentait repoussée par la Source. Le passager noir qu'elle hébergeait depuis des années tentait de la reléguer au second plan et de prendre possession de son corps. La brune luttait pour rester à la surface de sa conscience mais les ténèbres la submergeaient.

- Laisse-moi t'aider ! J'ai un compte à régler avec cette putain de boule de magie à la con ! tonna une voix semblable à la sienne, mais légèrement plus rauque et plus grave. J'ai réussi à la contrer une fois déjà, je te promets de la mater !

Hermione hésita et l'Origine de toutes magies en profita pour la pousser plus loin dans les limbes.

- Promis, je ne tuerai pas cette garce de Pansy. Et je te rendrais le contrôle après avoir détruit les horcruxes. Je connais ton plan et l'appliquerai à la lettre.

La rouge et or sentit la sincérité dans la voix du général des armées d'Avalon et aida cette personnalité à combattre l'emprise de la Source.

"C'est un de ses bordels dans ma tête..."


Rogue apparut dans la salle de réception et y trouva Marylin. Les deux Conseillers échangèrent un regard surpris avant de courir l'un vers l'autre. L'ancienne actrice se jeta dans les bras du neuvième Sage et l'embrassa langoureusement. Severus resserra l'étreinte et s'abandonna dans la chaleur de sa compagne.

- Ce que tu m'as manqué... murmura Marylin sur les lèvres de son amant.

- Toi aussi, avoua Rogue. Désolé de devoir couper court nos retrouvailles, mais Hermione va donner l'assaut final contre Vivianne. Nous devons nous rendre à la porte Sud d'Avalon.

- Tu es sûr ?

- C'est ce que pense Aliénor. Elle nous rejoindra sur place.

- Tu... tu as réussi ? balbutia-t-elle.

Devant le rictus satisfait de son amant, elle passa sa main sur la nuque du Sage et l'embrassa langoureusement.

- Allons prévenir Merlin et les autres, fit-elle avec un sourire éblouissant.

Glissant sa main dans celle du Conseiller, elle posa une dernière fois ses lèvres sur les siennes avant de l'entraîner en courant dans les couloirs du château de Perguérie.


"Je vais te terrasser, foutue garce magique !" gronda la générale en attrapant un bout de l'ombre pour tirer fortement dessus.

La Source recula et la chef des armées eut un rictus satisfait avant d'envoyer métaphysiquement son pied dans les ténèbres qui vibrèrent.

"Jamais tu prendras le contrôle de notre corps ! Je suis l'épine dans ton pied qui va s'infecter pour choper la gangrène ! Et je découperai moi-même chaque partie de ton être !"

"Je t'ai défait une fois, stupide mortelle !" rétorqua la Source

"Tes larbins, à dix contre une, tu veux dire. Et encore, je n'étais pas en forme ce jour là. "

L'ombre se déploya pour l'entourer mais la générale ne fut pas impressionnée. Elle contracta ses muscles et ses poings s'illuminèrent.

" Mais aujourd'hui, je pète le feu " fit-elle alors que la vive lumière se propageait, faisant reculer l'aura de la Source.


Aliénor poussa les lourdes portes du château de Jollyroger et eut une moue dégoûtée en voyant la décoration criarde et surchargée.

"J'ai toujours su que Rufus était un plouc..." pensa-t-elle en se dirigeant vers la salle de réception.

Cependant, au détour d'un couloir, son regard s'illumina. Une femme s'avançait dans sa direction, une cigarette coincée entre les lèvres.

- Aliénor, je présume, fit Bulstrode en inspirant une large bouffée.

- Millicent, fit l'ancienne reine, émue.

Elle voulait se jeter dans les bras de son amie mais se contrôla. Ce n'était pas digne d'une reine.

- Je suppose qu'Hermione t'a raconté, dit-elle d'une voix légèrement rauque.

- En effet... Si j'avais des souvenirs, je pourrais dire que je suis heureuse de vous voir. Ce qui serait certainement le cas.

Aliénor sourit et s'approcha de son ancien bras-droit.

- Utiliser tes talents ici est un réel gâchis, fit la Sage.

- Ce n'est que temporaire, répondit Millicent. Il y a de grandes chances que Granger fasse disparaître toute magie d'ici peu.

- On le saura aujourd'hui, soupira la Française. Ecoute-moi bien. Si nous devons rester sur Avalon, rejoins-moi quand tu peux en Perguérie. Si nous devons retourner sur terre, donnons-nous rendez-vous devant l'entrée principale du Louvre dans une semaine. Maintenant que je t'ai retrouvée, nous allons reformer le formidable duo que nous étions autrefois.

Millicent réfléchit quelques instants puis acquiesça.

- Essaie de rester en vie. Quelque chose me dit qu'une association entre nous serait très lucrative.


Pansy commençait à paniquer.

- Herm, tu peux pas me faire ça, grondait-elle entre ses dents. Ta fille va me tuer et pas de la façon dont je l'espérais.

Minerva, penchée au-dessus des lèvres de la brune pour insuffler de l'air entre les séquences de massage ne releva pas.

- Tu vas y arriver, encouragea-t-elle la médicomage, tu es la meilleure.

- Moi je le sais, mais elle semble l'avoir oubliée... Tête de mule, grommela-t-elle d'une voix rauque en s'activant une nouvelle fois.

A bout de force, elle finit par s'asseoir sur ses talons.

- Je ... commença-t-elle avec des larmes dans la voix.

- Il y a certainement une façon, répondit l'Ecossaise en posant sa main sur celle de l'ancienne Serpentard qui trainait encore sur le torse de la brune.

Pansy serra les dents, regardant autour d'elle avec désespoir.

- Il n'y a rien ici, je ne peux rien faire avec du sable, dit-elle en laissant les larmes finalement couler. TU FAIS CHIER ! cria-t-elle sur Hermione en tapant violement du poing sur le sternum rougi par les compressions. JUSQU'AU BOUT TU NOUS EMMERDES ! hurla-t-elle en recommençant.

Au second coup de poing sternal, le corps de la brune tressauta. Pansy se pencha sur elle et posa ses doigts sur le cou.

- Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais y'a un pouls... murmura-t-elle. Ca m'échappe complètement.

Les yeux d'Hermione s'ouvrirent brusquement. L'instant d'après, la médicomage manquait d'air, la main de la brune enserrant son cou.

- Y'a un paquet de trucs qui t'échappent... J'ai promis à mon moi cultivé de ne pas te tuer... Mais vu ce que tu m'as fait chier pendant des décennies, te faire mal sera une douce vengeance.

Elle se releva, entraînant la Serpentard à sa suite, et l'expédia violemment contre une des parois de la grotte. Satisfaite, elle bougea sa nuque et les craquements qui découlèrent du mouvement lui arrachèrent une grimace.

- Font chier, les intellectuels... ce corps est faible, maugréa la générale en agitant la main.

Son katana vola jusqu'à elle et elle l'attrapa pour le fixer à sa ceinture. Puis, son regard froid et déterminé se posa sur Minerva. Elle sembla vouloir dire quelque chose, mais se contenta de secouer la tête.

- Embarquez les deux évanouies et emmenez les en Perguérie. La bataille va bientôt commencer.

Sans attendre de réponse, elle transplanna, laissant Minerva interdite.

- On devait avoir un mois devant nous... murmura l'Ecossaise, une larme roulant sur sa joue.


Et voilà, on approche du final !

Bon week-end et à la semaine prochain,

Bises,

Sygui et Link9