Hey hey !

Comment va ? Quoi de neuf en cette belle journée ? ^^

Enfin le nouveau chapitre avec le retour du général, la grosse brute que vous aimez !

On vous souhaite une bonne lecture !


Chapitre 39 : La dernière bataille

Hermione réapparut sur les rives d'un étang entouré d'une végétation verdoyante. A la vue de la brune, les quelques animaux qui s'abreuvaient filèrent se cacher dans des bosquet. Le regard dur et froid de la générale se promenait les alentours.

- On devrait être tranquille ici... maugréa-t-elle avec un rictus satisfait.

Elle s'accroupit et ses doigts effleurèrent la surface de l'eau.

- Elle est froide, tu vas détester ça.

La brune se concentra, laissant sa magie sonder le continent à la recherche des derniers horcruxes, et ses mâchoires se crispèrent.

- Il en reste pas mal. On va avoir sacrément mal au cul !

Elle plongea sa main dans l'onde et un courant électrique se propagea progressivement à la surface du lac.

- Quand faut y aller... soupira la militaire en se relevant.

Elle se plaça en équilibre sur la rive, légèrement penchée en avant, et fit craquer ses doigts. Elle leva les mains au-dessus de sa tête, paumes vers le ciel, et souffla doucement.

- Après ça, ce sera à toi de jouer... murmura-t-elle avant de fermer les yeux. Pansy avait raison. Nous pouvons les tuer, nous en avons la puissance.

Une dizaine de boules d'énergie noire s'échappèrent de ses mains pour filer dans le ciel d'Avalon. Quelques instants plus tard, la terre se mit à trembler aux quatre coins du continent. Hermione se risqua à ouvrir un oeil et déglutit en voyant des ombres voler à toute vitesse dans sa direction.

- Prépare-toi, ça va secouer... grinça la Générale avant que les horcruxes ne la pénètrent.

Une fois les morceaux d'âme enfermés en elle, perdant l'équilibre sous les assauts de la Source, elle s'effondra dans l'eau. L'électricité la gagna, traversant son corps de part en part, des décharges empêchant son coeur de s'arrêter. Tandis que la Générale entraînait la Source dans les limbes de l'inconscience, l'ancienne préfète luttait pour reprendre possession de son corps.

- Dépêche-toi, je ne vais pas tenir encore longtemps ! feula la militaire en se débattant contre la noirceur qui les empoisonnait.

Hermione vit une faible lueur et s'y précipita. Elle sentit quelque chose qui cherchait à l'attraper et l'esquiva, manquant de tomber. Tandis qu'elle plongeait dans la clarté, elle sentit l'âme de la générale disparaître définitivement.


Minerva faisait les cents pas dans la salle de réception du château de Perguérie, les mains croisées derrière le dos. Pansy, assise sur les genoux de Rose, frottait l'arrière de son crâne en maugréant.

- Elle ne t'a pas raté, chuchota le Maître des Chimères en posant un baiser dans les cheveux de la médicomage.

- Ne me parle pas de ta mère, tu ne veux pas savoir ce que j'en pense, lâcha la Haute.

La porte du fond s'ouvrit et Merlin apparut sur le seuil, son éternel sourire goguenard aux lèvres.

- Mes toutes grasses, je vous ai promis une surprise, là voilà, annonça-t-il en s'écartant avec un geste grandiloquent.

Le visage de Minerva se décomposa tandis que celui de Rose, une fois la surprise passée, rayonna.

- Aliénor ! s'exclama la jeune Sage, ravie, tandis que la quatrième sage pénétrait dans la salle.

- Aliénor... marmonna l'Ecossaise, l'air sombre.

- L'emmerdeuse en chef ! fit Pansy, se levant des genoux de son amante, amusée par la réaction de son ancien professeur. Je sens qu'il va y avoir de l'ambiance...

- Bon, j'vous laisse entre filles, j'vais voir si les autres sont prêts à la castagne, fit Merlin avant de quitter la pièce.

- Que s'est-il passé ? Comment es-tu là ? questionna frénétiquement la jeune sage en rejoignant la Française pour l'étreindre fortement.

- Hermione était persuadée de vous avoir tuée... J'espère qu'elle ne jouait pas... encore, compléta l'animagus, l'inquiétude se lisant sur son visage.

- Avec Granger tout est possible, c'est une question d'opportunité... et elle sait les saisir, conclut Parkinson en tirant une cigarette de son paquet. La question est : cela va-t-il foutre la merde ?

Aliénor rendit son étreinte à la jeune Sage et, par-dessus l'épaule de cette dernière, dévisagea froidement l'Ecossaise.

- Au vue de votre réflexion déplacée, je constate que vous êtes plus que jamais un Primate des Hautes-Terres... commença l'ancienne reine. Evidemment qu'Hermione était persuadée de m'avoir tuée, puisqu'elle m'a tuée, avec toute la délicatesse qui la caractérise. Je n'ai rien senti.

- Je suppose que tu as dit la même chose après avoir... se moqua Parkinson qui ne finit par sa phrase, un regard noir de Minerva l'empêchant de poursuivre.

- Ce cher Severus s'est fait un devoir de déjouer la mort et il a réussi, continua la quatrième sage. Et si je voulais "foutre la merde", Première Haute, je m'y prendrais autrement. Par exemple, je pourrais partager certains souvenirs avec Miss McGonagall.

- Oh oui, oh oui, scanda la Serpentard en tapant dans les mains comme une gamine, se foutant ouvertement de l'ancienne reine.

- Mais nous avons mieux à faire. Calmez-vous, Miss Parkinson, gardez votre énergie pour plus tard. Résumons la situation : le repaire de Vivianne est protégé par des milliers de créatures magiques et par les Conseillers fêlons encore vivants. Connaissant la Dame du Lac, un puissant sort d'antitransplanage fait que nous devrons nous frayer un chemin par voie de terre. Nous sommes assez nombreux, nous ne devrions pas rencontrer de difficultés.

Elle se tut quelques instants, le temps de jeter un regard mauvais à Pansy qui écrasait son mégot sur un tapis.

- Quant à Hermione, elle vient de détruire les horcruxes restants. Rose, une idée d'où elle est ?

- Malheureusement aucune, j'étais dans les vapes quand elle est partie.

- Et j'ajouterais qu'elle filait un mauvais coton, grommela Pansy en passant sa main sur sa gorge.

- En fait, elle n'était plus elle-même, intervint Minerva, comme si une autre personnalité avait pris son contrôle, mais ce n'était pas la Source. Par contre, êtes-vous sûre qu'elle va bien, parce que son dernier arrêt cardiaque a bien failli lui être fatal.

- Vous ne la sentez pas ? demanda Aliénor, moqueuse.

Minerva passa par toute une gamme d'émotions entre la colère et le soulagement.

- Je ressens quelque chose de confus qui revient par intermittence, comme les soubresauts de son coeur, et pourtant ce n'est pas de ça dont il s'agit. Aussi, je vous serais fort aise de nous donner quelques informations, s'il vous plait.

- Min, t'es pas obligée de t'abaisser devant la reine des garces, tu sais. S'il y a un point où elle est aussi forte que Granger, c'est pour faire chier le petit peuple que nous sommes à leurs yeux.

- Hermione n'est pas comme ça, grommela l'animagus, et en plus elle est ...

- Elle est quoi ? demanda innocemment Rose.

Le sourire de Pansy se fit éclatant.

- Elle te l'a dit ? Elle te l'a dit !

- Dit quoi ? insista la jeune Sage.

L'Ecossaise roula des yeux en direction de la médicomage avant de prendre sa fille par les épaules.

- Tu vas avoir des sœurs.

- DES ?

Même la Présidente des Conseils resta quelques secondes sans voix avant de blêmir.

- Désolée Aliénor, c'est moi qui ai ... gagné, ne put s'empêcher de dire Minerva.

La rousse la fusilla du regard.

- Aucunement, et elle va vraiment en entendre parler quand je vais lui mettre la main dessus, siffla-t-elle.

La Présidente des Conseils ferma les yeux quelques instants avant de retrouver son sourire.

- Elle est toujours en vie.

Puis, le sourire se mua en rictus.

" Etes- vous sûre que les deux enfants sont de vous ?" dit-elle dans l'esprit de l'animagus.

Minerva resta interloquée avant de se décomposer en donnant à la possibilité pointée par l'ancienne reine le visage de Vivianne.

" Oui, répondit-elle pourtant, elle ne me mentirait pas, pas maintenant."

"Vous a-t-elle expressément dit que vous êtes la mère des deux ?"

McGonagall serra les mâchoires et leva le menton en signe de défi, tandis qu'au fond d'elle-même ses certitudes vacillaient.

"Vous a-t-elle dit qu'elle vous aimait dans cette vie ?" interrogea l'Ecossaise en retour.

Rose et Pansy regardaient alternativement les deux femmes qui se faisaient face et pouvaient dessiner les vagues de magie qui matérialisaient l'affrontement silencieux.

"Elle n'a pas du besoin de me dire. Elle m'a donné la plus belle preuve d'amour qui soit." répondit la Française.

- Que voulez-vous, Aliénor ? Me détruire ? Vous êtes sur la bonne voie. Pourtant je pensais que l'ennemie était Vivianne.

- Si je peux vous détruire avec si peu, c'est que vous êtes encore plus pathétique que je le pensais. Sachez que je vous rends personnellement responsable de la situation précaire qui est la notre. Vous n'avez pas été capable de contrer les idées stupides que peut avoir Hermione.

- Aliénor ! s'exclama Rose.

- La vache, t'es en forme ! La mort t'a ressourcée si je peux me permettre, s'esclaffa de son côté Pansy.

Minerva sourit crânement et s'approcha de l'ancienne reine pour la défier du regard.

- Et vous êtes toujours aussi incompétente ! A vous écouter, je suis responsable depuis toujours de chacun des hoquets de la Source ou des faux pas d'Hermione tandis que vous n'y êtes pour rien. J'en conclus donc que vous êtes totalement inutile puisque vous n'avez aucune influence sur les événements. Merci pour la démonstration.

- Si j'avais été à ses côtés, l'histoire aurait été bien différente.

- Mais vous avez été à ses côtés, bien avant moi, et voyez où vous l'avez menée, laissa tomber l'animagus.

- Mamaidh, soupira Rose. Est-ce que vous allez arrêter de vous faire du mal inutilement ? M'man est une grande fille qui fait ses conneries toute seule, même moi je peux en témoigner. Donc... si vous n'y voyez pas d'inconvénients, on oublie tous ces griefs stériles et on avance.

- Rosie chérie, tu parles d'or, mais tu viens de casser mon fun, soupira Pansy l'air faussement abattu.

La jeune Sage laissa sa tête tomber en avant, désespérée.

- Et après c'est moi qu'on traite de gamine, soupira-t-elle avant de poser ses lèvres sur celles de la médicomage pour lui éviter de trop parler.

- Oui, alors, quand dans ma malédiction, je parlais de la Première et de la Dernière, ce n'était évidemment pas dans ce sens... souffla Aliénor.

Rose regarda l'ancienne reine en secouant la tête.

- Tu comptes toi aussi me faire la morale ?

- Non, Rose, répondit la Présidente des Conseils avec un doux sourire. Si tu es heureuse, alors je le suis et...

La quatrième sage ne finit pas sa phrase. Merlin revenait dans la salle, l'air sérieux, son bâton de Sage à la main.

- Hermione vient d'arriver au château d'Avalon... dit-elle au vieil enchanteur.

- Ouais, j'ai senti ça, fit Merlin avant de grimacer. On fait une seconde de silence pour César qui s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment ?

- Elle est vraiment incorrigible, soupira Aliénor.

- Tiens, ce n'est plus de ma faute ? fit Minerva narquoise qui reçut pour toute réponse un regard noir de l'ancienne reine.

- J'm'occupe d'emmener les autres à la porte Sud. On s'y retrouve dans quelques minutes, lança Merlin avant de sortir à nouveau.

La Française fit une longue arabesque du poignet et, quelques secondes plus tard, tous avaient disparu.


Hermione ouvrit les yeux brusquement. Elle regarda rapidement autour d'elle puis, battant des pieds, elle regagna la surface du lac. Elle nagea jusqu'à la rive et resta quelques instants allongée sur l'herbe, pour retrouver une respiration normale.

Sa main se crispa sur sa poitrine et une grimace tordit son visage. Son coeur battait de manière irrégulière. La Source s'était enfin reconstituée et elle cherchait à s'échapper de son hôtesse. Et pour se faire, la tuer semblait l'option choisie par l'Origine de toutes magies.

Elle se remit péniblement debout et tourna les talons pour transplaner. Elle se retrouva dans un couloir, à quelques mètres d'une porte qu'elle connaissait. Cependant, un hoquet de surprise attira son attention et elle fronça les sourcils en remarquant que César s'avançait vers elle, son épée à la main.

- Vivianne sera ravie que je lui apporte ta tête ! s'exclama le Haut en se jetant sur la brune.

Le temps d'un battement de cil, Hermione avait immobilisé le romain et, l'ayant saisi par l'arrière du crâne, elle lui enfonça la tête dans un mur.

- Je... passe... une... foutue... journée... dit-elle en ponctuant chaque mots d'un coup violent, sa voix couvrant le bruit des os qui se brisaient.

Elle finit par lâcher le corps qui tomba lourdement au sol. Le visage de César n'était qu'une bouillie de chair sanguinolente méconnaissable. Une porte s'ouvrit et la brune leva les yeux pour les poser sur Vivianne qui lui souriait.

- Bonjour Hermione. Viens te rafraichir dans ma salle de bain, tu en as bien besoin, dit doucement la souveraine en désignant les mains couvertes de sang de son ancien chef des armées.

La brune acquiesça et suivit la souveraine dans les appartements qu'elles traversèrent pour gagner la salle de bain. Elle se planta devant le lavabo et, tandis qu'elle s'efforçait d'ôter le sang de ses doigts, la blonde lui apporta des vêtements de rechange et une serviette moelleuse.

- Je t'attends à côté, à moins que tu aies besoin de mon aide, susurra la reine d'Avalon, son regard glissant de la rouge et or à la baignoire qui se trouvait au fond de la pièce.

Une douleur aiguë naquit dans la poitrine d'Hermione qui se plia sous le coup.

- Désolée, Vivianne, pas le temps pour ça, haleta-t-elle. As-tu trouvé la solution à notre problème ?

Le regard bleu se voila et la souveraine posa sa main sur l'épaule de son ancienne générale.

- Non, je suis désolée, murmura-t-elle.

Le brune se redressa et tira son katana de son fourreau.

- C'est moi qui suis désolée. Je n'ai pas le choix, on va devoir passer à la dernière partie de la malédiction d'Aliénor.

- "Les chaînes se briseront, l'esclave de votre querelle se lèvera et vous anéantira.", récita Vivianne en adoptant une position de défense, son sabre apparaissant dan sa main droite.

La lame du katana s'illumina et Hermione porta le premier coup, une attaque haute. Vivianne fléchit les jambes pour poser un genou à terre et para. Les deux lames s'entrechoquèrent, créant des vibrations magiques qui firent exploser les fenêtres des appartements de la reine.

La Dame du Lac poussa sur ses jambes pour se relever et repousser violemment la brune qui perdit l'équilibre et tomba en arrière dans la baignoire.

- C'est comme ça que tu traites la mère de ton enfant ? lança Hermione qui tentait de trouver une position plus digne que la tête contre la faïence et les pieds en l'air.

Vivianne fit disparaître la boule de feu qu'elle avait dans la main et dévisagea l'ancienne Gryffondor.

- Quel enfant ? demanda-t-elle, abasourdie.


Aliénor observait la masse grouillante de fantassins qui occupait les rues de la cité.

- Une stratégie ? s'enquit Minerva en s'approchant de la Française. Ils sont des milliers et nous somme... Rose, Chaka, Marylin, Merlin, William, Severus, vous et moi. Je ne compte pas Ginny et Pansy, l'une est mage, l'autre n'est pas une guerrière.

- Quand je disais que vous nommer chef de guerre était une vaste blague, rétorqua l'ancienne reine sans quitter l'horizon du regard.

- Vous vous trouvez plus utile peut-être ? tança l'animagus, vexée.

- Oui, et je vais vous le montrer. Conseillers, approchez-vous ! ajouta-t-elle d'une voix forte.

Les cinq sages rejoignirent la Présidente des Conseils et posèrent leur main sur l'épaule d'Aliénor.

- Miss Parkinson, nous n'attentons que vous, s'impatienta la Française.

- Excusez-moi, j'oublie toujours que je fais partie de cette prestigieuse assemblée, plaisanta la médicomage en se mettant à côté de Rose. Y'a plus de place sur les épaules, j'mets ma main où ?

- Fais attention à ce que tu vas faire ou dire... siffla le Maître des Chimères.

- Continuez de nous divertir, Miss Parkinson, nous avons du temps devant nous, se moqua Rogue.

Pansy leur offrit son plus beau sourire et glissa sa main sur la hanche de la quatrième sage.

- Tu apprécies, Aliénor ? s'enquit-elle, tentant de garder son sérieux. Et maintenant, on fait quoi ? On se désape tout en se roulant des pelles ?

Elle grimaça de douleur quand Rose lui écrasa fortement le pied.

- Prêtez-moi votre magie, murmura Aliénor en levant ses deux mains.

Puisant dans les ressources des Sages et de la Haute, l'ancienne reine envoya une vague de pouvoir sur le quartier Sud de la ville. Les maisons furent balayées sous la violence de la puissance qui se déversait, emportant les créatures magiques qui occupaient les rues.

Une fois la poussière dissipée, il ne restait plus rien du quartier, plus aucun obstacle pour arriver au palais.

- Alors ? demanda l'ancienne reine en se tournant vers Minerva.

- Vous avez pensé à vous recycler comme femme de ménage ? Parce que vous avez de l'avenir à n'en pas douter.

- Puisque vous êtes si maligne, occupez-vous d'organiser votre armée pour reconquérir la ville pendant que je vais aider Hermione.

La quatrième sage tourna les talons et s'élança en direction du château. Entre deux foulées, elle se métamorphosa en chat noir et fila de plus belle.

- Elle a toujours été comme ça ou elle fait un spécial pour moi ? demanda Minerva à Merlin.

- Je pense qu'elle vous a pris en grippe, sourit le vieil enchanteur. Quels sont vos ordres ?

- Je me moque de la ville. Si Hermione décide d'annihiler toute la magie, nos assaillants disparaîtront dans le processus. Aussi, je préconise qu'on aille tous au château, qu'on élimine les conseillers fêlons et qu'on aide Hermione à se débarrasser de Vivianne. Est-ce que ça vous paraît jouable ?

- J'adore l'idée ma chère, sourit Merlin.

- Enfin quelqu'un qui pense comme nous, ajouta Chaka en faisant craquer sa nuque.

- Bien. Rose et Ginny, vous allez couvrir les airs et donc les accès au château. Personne ne doit pouvoir nous prendre à revers. Merlin, Chaka et William, vous allez nous débarrasser de tous les occupants de la bâtisse, Rogue devrait pouvoir vous renseigner sur leurs positions. Marilyn, Pansy, nous allons nous concentrer sur Hermione et voir à la rejoindre au plus vite. Aliénor a tendance à se croire au-dessus des contingences de la vie depuis que Rogue l'a ressuscité, mais elle ne fera rien seule. C'est clair ?

- Clair, répondirent les sorciers d'une seule voix.

- Dans ce cas, allons-y.

Merlin conjura un balai pour Ginny qui décolla aussitôt. Rose appela Arkhan et, après avoir jeté un dernier regard inquiet à Minerva, grimpa dessus. L'oiseau fabuleux s'envola dans les airs et la dixième sage demanda à la chimère de se positionner à basse altitude.

- La voix est libre ! cria-t-elle.

Sa mère leva le pouce et la troupe se mit en route.


Vivianne et Hermione se battaient avec rage dans le salon des appartements privés de la reine d'Avalon. Les meubles étaient en miette, les tapis ravagés par la violence de la magie déployée, les rideaux brûlaient, les flammes léchant les murs. Une fumée âcre emplissait l'air, remplaçant l'oxygène.

- Tu mens ! feula la Dame du Lac. Tu ne peux pas attendre un enfant de moi.

- J'aimerais bien, mais la Source s'est jouée une dernière fois de nous, répliqua la brune entre ses dents. Le pire des châtiments qu'elle pouvait nous infliger.

Vivianne bondit sur Hermione et la plaqua au sol. L'ancien chef des armées tenta de se dégager mais la souveraine la cloua sous elle.

- Tu vas pas recommencer ! rugit Hermione en sentant une main qui s'aventurait sous son tee-shirt pour se poser sur son ventre.

- Tais-toi ! gronda Vivianne en envoyant sa magie sonder le corps de la brune.

Quelques instants plus tard, elle roula sur le côté pour s'allonger aux côtés de la rouge et or.

- Tu dis vrai, murmura-t-elle, la voix brisée.

Elle tapa du poing sur le sol et le mur extérieur s'écroula sur le balcon.

- J'ai déjà perdu Morgane et Rose. Si j'ai la possibilité d'avoir une seconde chance avec toi, je serais folle de l'ignorer, poursuivit la reine, une boule coincée dans la gorge.

Hermione se prit la tête entre les mains et gémit douloureusement.

- La Source ne prévoit pas de seconde chance. Ni pour toi, ni pour moi...

La Dame du Lac se redressa et se pencha sur la brune.

- Que puis-je faire pour qu'elle nous laisse tranquille ? Je suis prête à abandonner mon trône pour le confier à la personne de son choix. Je peux partir en exil, si tu acceptes de venir avec moi. Je peux même renoncer à mon immortalité.

Grimaçante sous les assauts de son hôte, la brune regardait la Dame du Lac.

- Sérieusement ?

- Très sérieusement, Hermione. Je ne plaisante jamais au sujet de ma... famille.

- Qui te dit que j'en ai envie ? Tu oublies Minerva, fit la brune, la douleur empirant.

- Je n'oublie rien. Toi et moi avons la responsabilité de l'humanité, sorcière et moldue, entre les mains, et les décisions s'imposent parfois à nous. Nos envies ne comptent pas dans ces moments. Je suis prête à renoncer à tout, mais ça a un prix. J'abdique sur tout pour ma famille, qu'en dit la Source ?

- La Source prend le temps de réfléchir à ta proposition, fit Hermione, tordue de douleur. Elle me tient au courant. En attendant, es- tu sûre ? Admettons que j'accepte, ce qui n'est pas encore décidé. Cette boule de magie nous privera de notre pouvoir. On sera à sa merci et je la sais capable de changer d'avis dans quelques années.

Viviane posa doucement sa main sur le ventre de son ancien chef des armées.

- Je suis sûre que c'est la solution à notre avenir, lui répondit-elle avec un léger sourire dans le bleu de ses yeux.

- Vous ne pouvez vous tromper plus lourdement, fit une voix sèche dans leur dos.


Rose observait l'agitation en contrebas, tout en lançant quelques sorts pour aider la troupe qui avançait. Les combattants des autres quartiers avaient bifurqué pour se rejoindre à la porte Sud. Merlin eut un sourire réjoui en voyant les centaines de créatures magiques.

- Ils sont pour moi ! Ils sont pour moi ! s'exclama l'enchanteur en s'élançant, son bâton de Sage prêt à l'emploi.

Une main le saisit par le col pour le tirer en arrière.

- Partage, gronda Chaka avec un regard noir. William, c'est le moment.

L'Ecossais leva les mains et souffla doucement. Il bougea les doigts comme s'il pianotait sur un clavier et des mains décharnées sortirent de terre.

Rogue eut un regard appréciateur en voyant les zombis se lever, attendant les ordres de leur maître.

- Ah Puch n'aurait pas fait mieux, complimenta le neuvième sage en sortant quelques fioles de sa poche.

D'une main experte, il les décapuchonna et les projeta sur les acromentulas qui formaient la première ligne. Les chairs se mirent à brûler et des cris d'agonie résonnèrent dans l'avenue.

"Mamaidh, va avec Pansy et Marylin à la porte Est, elle est dégagée. Je vous couvre." conseilla Rose dans l'esprit de sa mère.

Cette dernière leva les yeux et acquiesça avant de désigner une petite ruelle aux deux Conseillères.

- Ginny, c'est le moment d'envoyer la sauce, conclut le Maître des Chimères avant de suivre le petit groupe qui s'éclipsait.

Elle volait à basse altitude, les plumes de l'oiseau effleurant le toit des maisons. Une silhouette attira son attention et elle roula des yeux.

- Je savais bien qu'il me faudrait mettre la main à la pâte... soupira-t-elle en atterrissant.

"Mamaidh, on a un comité d'accueil. Je détourne son attention et vous vous faufilez par une fenêtre..." dit-elle en s'approchant de Yuki qui l'attendait patiemment, sa masse à la main.

La Dixième Haute avait profité elle aussi d'un vieillissement accéléré. Et au vue du sourire fou qu'elle affichait, cela avait dû affecter ses capacités mentales.

- Bienvenue, Maître des Chimères ! lança la Conseillère en faisant tournoyer sa masse au-dessus d'elle.

- Salut Haute. Tu sais que j'ai fait une intoxication alimentaire après t'avoir bouffé deux doigts ? J'ai toujours su que tu étais avariée.

La masse fusa et Rose fit deux pas de côtés pour l'éviter. L'arme se ficha dans le sol, laissant un trou béant quand la Haute tira sur la chaîne.

La Sage se métamorphosa en panthère et passa sa langue sur ses canines.

- Voyons si tu es plus tendre à l'intérieur... feula l'animagus.


Alors ? Des pronostiques ? Qui de Yuki ou de Rose va remporter le combat ? ^^

Bon week-end et bonne gay pride !

Et une grossée pensée à Sygui qui se fait passer la corde au cou ce week-end !

Bisous et à mardi,

Sygui et Link9