Hi,

Comme promis, voici donc la "suite" de la saga qui va nous mener vers l'apothéose ^^

On prend donc les grands moyens et on fait un petit bond dans le temps, histoire d'aller à l'essentiel, vous nous connaissez ...

Une bonne lecture, c'est tout ce qu'on vous souhaite aujourd'hui !


Trois ans plus tard

Rose était assise à la table de la cuisine de ses mères et son regard se perdait dans les brumes de son café. Hermione lui tenait gentiment la main, attendant que sa fille parle, et Minerva l'observait sans un mot de l'autre côté de la table.

- Pansy et moi... c'est... fini, murmura Rose avant d'éclater en sanglots.

Hermione se leva pour passer ses bras autour de la jeune femme qui enfouit son visage sur son épaule.

- Que s'est-il passé ? demanda Minerva, sentant la colère poindre. Si elle a encore vacciné la totalité de son personnel je...

Les pleurs de Rose redoublèrent et Hermione la serra plus fortement contre elle, jetant un regard noir à sa compagne.

- Ne t'inquiète pas, ma chérie, tout va s'arranger. Tu veux me raconter ? dit la brune d'une voix douce et apaisante.

- Je... Je l'ai trompée... C'était un accident...

- Un accident ? demanda Minerva, perplexe. Ca me rappelle quelqu'un... articula-t-elle silencieusement en direction de son amante.

- Tu ne vas pas remettre ça sur le tapis, fit la sorcière sur le même ton pour que Rose ne les entende pas.

- Elle m'a dit que... j'étais une garce comme ma mère... hoqueta la jeune femme. Et après, elle m'a foutue dehors avec... mes affaires...

- Elle va se calmer, affirma Minerva.

- En attendant, tu peux dormir ici, ajouta Hermione. Comment s'est arrivé ?

- J'étais en planque depuis deux jours avec une collègue. On s'entend bien depuis que j'ai intégré le service... On était dans la fourgonnette quand le commandant m'appelle pour me dire que je quitte les stups pour la criminelle à la fin du mois. Mon rêve se réalise enfin ! Et là, la joie, la fatigue, le stress... j'ai pas tout suivi mais l'instant d'après, on s'embrassait... Et une chose en amenant une autre...

Minerva fronçait encore les sourcils vers Hermione en allant s'asseoir à côté de sa fille.

- Es-tu... attirée par ta collègue ? demanda l'ancien animagus.

- Non, même pas. Je sais pas ce qui m'a pris.

- Comment Pansy l'a-t-elle découvert ? demanda Hermione.

- C'est ça qui t'inquiète ? gronda Minerva.

- La fille s'est pointée chez nous... murmura Rose la voix brisée. Et elle a fait un esclandre.

- Un esclandre ? Pourquoi ? Tu lui as laissé croire que ça pouvait être sérieux entre vous ?

- Non ! s'écria Rose.

- Minerva, ce n'est pas la question, coupa Hermione. Tu vas aller voir Pansy, et je vais m'occuper de cette jeune personne indélicate.

- Je vais voir Pansy ? répéta sèchement l'ancien l'animagus. Pourquoi ? Entre cocues, on se comprend ?

Rose se leva brusquement et quitta la pièce en pleurant.

- Magnifique. Pourrais-tu laisser tomber momentanément ton ressentiment envers moi ? Notre fille n'a pas besoin de ça, fit Hermione avec humeur.

Minerva afficha un sourire pincé.

- C'est un don que tu as de toujours t'en sortir. Mais soit, les cocues vont discuter entre elles. Avec un peu de chance, j'arriverai à la calmer. Je pense pouvoir trouver les bons arguments, pour avoir vécu la même situation.

- Oui, je sais. N'oublie pas de passer prendre Mary et Cassandre, répliqua sèchement la brune. Elles attendriront Parkinson.

Hermione passa son manteau et prit son sac à main.

- Si je ne t'ai pas demandée en mariage, c'est pour que tu puisses économiser un divorce. Alors, si tu m'en veux toujours et que tu n'es pas heureuse, tu n'as qu'à me le dire franchement et je partirai. Pas besoin de me lancer des piques dès que l'occasion se présente.

- Es-tu en train de dire que pour toi, c'est une évidence que je ne resterais pas ? Je n'attends jamais beaucoup de ta part mais là..., fit Minerva sur un ton blessé.

- Parce que ça, ce n'est pas vexant, peut-être ? soupira Hermione.

Elle posa son sac sur la table et alla s'asseoir à côté de l'Écossaise.

- Depuis trois ans, c'est en dents de scie entre nous. J'ai peur que tu ne me pardonnes jamais et qu'un matin, tu sois définitivement partie.

Minerva regarda longuement sa compagne dans les yeux, avant de se pencher pour l'embrasser.

- Je sais que j'ai un sale caractère, et quelquefois cette douleur qui revient en moi. Pourtant pour rien au monde je te laisserais.

Hermione sourit et glissa ses mains sous la chemise de l'Ecossaise pour caresser sa peau. Minerva ferma les yeux de contentement et laissa s'échapper un gémissement.

- La suite ce soir... En attendant, on va aider Rose... murmura la brune tandis que ses doigts allèrent énerver les tétons de son amante.

- Jouons les mères exemplaires...


Aliénor était accoudée sur le balcon, un verre de vin à la main, et son regard se promenait sur l'horizon. La ville s'étendait à perte de vue et, malgré l'heure avancée de la nuit, l'agitation régnait dans les rues de Shanghai.

Elle porta le verre à ses lèvres et but une courte gorgée. Elle ne sursauta pas quand un corps vint se presser contre le sien, que des bras enserrèrent sa taille et qu'un baiser était délicatement posé dans ses cheveux.

- Le monde devient fou, n'est-ce pas ? murmura Millicent.

- Ca en prend le chemin, répondit Aliénor.

Bulstrode resserra son étreinte et la rousse laissa aller sa tête contre celle de son amie.

- L'homme qui partage ton lit n'est pas à la hauteur de tes attentes ? demanda gentiment l'ancienne Serpentard.

- Malheureusement non... soupira la sorcière.

Elle devina qu'un rictus se dessinait sur les lèvres de la vert et argent au petit frisson qui lui parcourait l'échine.

- Tu veux que Chaka refasse le numéro du mari jaloux ? proposa Millicent.

- Laisse-le dormir.

- Bien, je m'en chargerai. Mais avant cela...

Une main quitta le ventre d'Aliénor et, quelques instants après, une cigarette allumée apparut dans son champ de vision.

La rousse hésita mais finit par la prendre pour tirer une longue bouffée.

- Pousse au crime.

- Je sais que tu adores ça, susurra Millicent.

Elles se turent un long moment, profitant du calme et de la fraicheur de la nuit. Elles finirent par écraser leur cigarette mais restèrent blotties l'une contre l'autre.

- Regrettes-tu parfois de... ne plus avoir ta magie ? demanda Aliénor.

- Non. Depuis que j'ai quitté Poudlard, je vis comme une moldue. J'avais ma baguette sur moi en cas de besoin, mais je ne m'en suis jamais servie. Je n'étais pas... la meilleure sorcière que la terre ait porté, aussi j'ai compensé par mon brillant intellect, mon esprit aiguisé et mes facilités d'apprentissage.

Elle posa un baiser dans le cou de la rousse et sourit.

- En plus, je me fais vachement plus de blé en un mois chez les moldus qu'en une vie à Gringotts...

Millicent relâcha son étreinte et alla à côté d'Aliénor. Elle s'adossa à la rambarde pour pouvoir regarder son amie dans les yeux.

- En revanche, je te remercie de m'avoir rendue mes souvenirs, ma reine, ajouta Bulstrode avec un clin d'oeil.

Aliénor acquiesça légèrement et reporta son attention sur le ciel étoilé.

- Est-ce que tu penses à... ta conjoncture ? reprit la Serpentard.

La rousse ne put s'empêcher de sourire. C'était le surnom d'Hermione, surnom qui datait de leur vie sur Avalon.

- Oui.

Millicent ne jugea pas utile d'en demander plus. En un mot, elle avait senti la tristesse de la rousse.

- Allons nous coucher. Demain, une longue journée nous attend. Il est de quelle nationalité, ton connard ?

- Grecque, je crois. Pourquoi ?

- Histoire que je l'insulte dans la bonne langue...


Lorsque la porte s'ouvrit, Minerva vit que Pansy était d'une humeur massacrante.

- La réponse est non, fit-elle d'un ton sans appel en repartant dans l'appartement, sans toutefois lui fermer la porte au nez.

- Allez faire un câlin à Tata Pansy, dit-elle aux des gamines en les poussant dans l'entrée.

Deux bouts de choux, une fillette aux cheveux blond comme les blés, l'autre à la chevelure noire, se précipitèrent dans les jambes de la chirurgienne.

- Aucun rapport, maugréa Parkinson en prenant les gamines chacune son tour pour les embrasser. Et c'est toujours non, continua-t-elle en leur ôtant manteau et chaussures.

- Sauf que je n'ai encore rien dit, répliqua Minerva qui regardait Parkinson s'occuper de ses filles, les installant à table.

- Mais je sais très bien ce que tu es venue faire. Et pour ton information, je ne suis pas toi. On ne se fout pas de ma gueule sans en payer les conséquences, martela-t-elle en posant un verre de lait et un cookie devant chaque gamine.

- Crois bien que Rose est en train de le payer très cher.

- Oh, pauvre petite chérie à sa maman qui est allée pleurer dans les jupes de la trainée qui lui a enseigné les bonnes manières.

- Je ne suis pas une trainée, Pansy.

- Tu sais très bien de qui je veux parler, souffla la Serpentard adossée contre l'évier, surveillant Cassandra et Mary.

- Peut-être, mais Rose est aussi ma fille. Pansy, je sais que ça n'excuse rien, mais elle sait qu'elle a commis une énorme erreur.

- Si c'est le seul argument que tu as à me proposer, je vais prévoir ton prochain contrôle médical en gériatrie.

Minerva sourit.

- Là, je te retrouve.

Pansy la foudroya du regard.

- Ca va mes chéries ? C'est bon ?

- Oui Tata, tu fais les meilleurs cookies du monde entier, lui répondit la petite blonde d'un air très sérieux avec une moustache de lait tandis que sa sœur hochait la tête, le visage barbouillé de chocolat.

- Viens ici, fit Minerva une fois que la vert et argent eut fait un bisou aux gamines, l'entrainant dans le salon pour s'asseoir sur le canapé.

- N'essaie pas la passe du psy, ça marche pas avec moi.

- S'il te plait Pansy, regarde-moi.

Parkinson fit face à l'ancien animagus avec défi. L'Ecossaise ne dit rien, se contentant de la regarder dans les yeux jusqu'à ce qu'elle y voit ce qu'elle cherchait.

- Est-ce que tu aimes Rose ?

L'armure de protection de la chirurgienne se fissura avant de craquer totalement.

- Oui, commença-t-elle avant de laisser ses larmes couler sur ses joues. Pourquoi a-t-elle fait ça, Minerva ? Elle n'est pas heureuse avec moi ? Je ne l'aime pas comme il faut ?

-Bien sûr que si.

- Alors quoi ? C'est une Granger, elle peut pas s'en empêcher ? Ou c'est juste par méchanceté ?

Minerva prit la main de la Serpentard.

- Est-ce qu'elle a déjà été méchante ?

- Jamais, renifla Parkinson.

- Elle est comment alors ?

- Ambitieuse, acharnée, protectrice, bornée, aimante, attentionnée, économe, murmura la médecin.

- Alors elle mérite peut-être une seconde chance, sourit l'Ecossaise, en essuyant du pouce les larmes qui coulaient encore. Regarde…

Pansy tourna la tête et s'aperçut que les deux gamines étaient arrivées silencieusement dans le salon.

- Tata, pourquoi tu pleures ? demanda sérieusement la brune, les sourcils froncés en une barre inquiétante, faisant sourire les deux femmes.

- C'est Rose qui t'a fait de la peine ? interrogea la petite blonde. Ze vais lui dire que c'est pas bien.

- Ne t'embête pas ma puce, je vais m'en occuper. Je vais lui faire une putain de remontrance, elle va la sentir passer !

- Pansy ! Pas le mot en P ! gronda Minerva.

- C'est quoi une remontrance ? demandèrent en chœur les deux fillettes.

Parkinson fronça les sourcils.

- Vous ne demandez pas ce qu'est une putain ?

- Non, fit Mary. Maman H nous l'a appris le week-end dernier.

- C'est Mamaidh qui a dit ce mot après s'être tapée sur le doigt avec un marteau, ajouta Cassandra.

Pansy eut un sourire attendri pour les deux gamines et se retourna vers l'ancien animagus.

- Je suppose qu'elle crèche chez vous. Je pense que vous allez la garder encore un long moment, j'suis pas prête de la voir de suite. J'ai besoin de digérer.

- Je comprends.

Pansy sortit une enveloppe d'un tiroir et la lança à Minerva.

- Je comptais lui dire ce matin mais sa poufiasse a débarqué ici, marmonna la médecin.

- C'est quoi une poufiasse ? demanda Mary.

- Pas de mot en P ! répéta Minerva en ouvrant l'enveloppe.

Elle lut rapidement la feuille d'analyse et la surprise passa dans ses yeux.

- Ouais, le petit coup de pouce de Granger a marché...

- Je suis vraiment heureuse pour vous deux, sourit largement Minerva.

- Moi je le suis moins depuis …

- Pansy… je sais que c'est difficile, je suis passée par là, et plus souvent qu'à mon tour, mais tu aimes Rose et Rose t'aime, sois-en assurée.

- Je ne vois pas comment, grommela la Serpentard tandis que Mary et Cassy décidaient de monter à l'assaut de ses genoux.

- Parlez-vous. Criez, pleurez, promettez, mais ne restez pas chacune dans votre coin, ça fait plus de mal que de bien quand la rancœur s'installe.

- Z'aime bien Rose, c'est ma sœur, zamais elle est messante avec moi, zozota Cassandra en levant un regard plein de confiance vers Parkinson. Tu vas encore être amoureuse avec elle hein ?

- Je sais pas, on verra plus tard, répondit Parkinson, l'air absent.

Mary fronça les sourcils et Minerva fut fière que sa fille lui ressemble, jusque dans ses expressions. La fillette prit le temps de construire sa phrase dans sa tête pour livrer de façon la plus précise sa pensée.

- Tu sais, Rose est... perdue, dit-elle doucement. Et toi, tu peux la trouver.

Pansy reporta son attention sur la fillette, se perdant dans ses yeux noisette. Elle finit par hocher la tête.

- Promis Mary, je vais faire ça.

- Tu vas avoir un bébé avec Rose ? demanda Cassandra.

- Qu'est-ce que... comment tu sais ça toi ? fit la chirurgienne en levant un sourcil interrogateur avec un coup d'oeil à McGonagall.

- Ze sais pas, ze sens. Tu veux lui faire une surprize ?

- On va voir... soupira la médecine. Bon, j'veux pas vous mettre dehors, les filles, mais je dois me préparer pour aller bosser.

Les deux fillettes se dépêchèrent de prendre un dernier cookie pour la route et Minerva les rhabilla.

- Dis à Rose de passer demain matin, après ma garde, fit Pansy en roulant des yeux. Mais qu'elle ne s'imagine pas que je vais lui tomber dans les bras.

- Juste une discussion, ce sera déjà bien pour elle.


Il était près de onze heures du soir et Rose se demandait pourquoi elle n'était pas restée tranquillement chez ses mères. Elle était allongée sur le toit d'un entrepôt et tentait de jeter des coups d'oeil à l'intérieur sans se faire voir.

- Jack, j'suis en position. Ils sont six... murmura-t-elle dans sa radio. Y'a la dope et les armes...

- Reçu. Prends les photos et après, on se rentre. Essaie d'avoir les plaques.

- Ok.

Elle coupa la communication et posa le talkie-walkie pour ouvrir sa sacoche et prendre le reflex fourni par le service.

- Allez, faites un beau sourire à maman... marmonna-t-elle en mitraillant l'endroit et ses occupants.

Elle vérifia rapidement les clichés et, satisfaite, rangea son barda pour se redresser précautionneusement.

- C'est bon, on se casse... dit-elle dans sa radio en tournant les talons.

Elle avança le plus rapidement possible sur la tôle rouillée, faisant attention de ne pas faire de bruit. Elle était presque arrivée à l'échelle de service quand une plaque grinça. Elle entendit des cris en dessous d'elle et son coeur se mit à battre rapidement.

- Jack, je suis repérée, fit-elle en se laissant glisser le long de l'échelle. Approche la bagnole, vite !

Elle porta la sacoche en bandoulière et se mit à courir quand un coup de feu retentit. La balle frappa le bitume à quelques centimètres de ses pieds et Rose sortit son arme de service. Elle plongea derrière la carcasse d'une voiture alors qu'elle était prise sous un feu nourri.

- Putain, Jack, t'es où ? hurla-t-elle dans la radio en s'adossant contre une portière, des étincelles crépitant au-dessus d'elle.

Le talkie walkie émit un bruit de crachotement avant qu'une voix grave se fasse entendre.

- Il est mort, chica.

- Merde, merde... lâcha Rose en récupérant un chargeur dans sa sacoche.

Elle avait douze balles. Et ceux d'en face étaient armés jusqu'aux dents.

- Putain... C'est dans ces moments-là qu'Hirfitt me manque... siffla-t-elle en ôtant la sécurité.

Elle s'accroupit et se risqua à jeter un coup d'oeil. Deux hommes s'approchaient. Rose visa rapidement et tira deux balles qui touchèrent leur cible.

Elle se remit à couvert et tenta de calmer sa respiration. Comment faire pour se sortir de ce guêpier ?

Elle ajusta la lanière de sa sacoche pour ne pas gêner ses tirs et, se baissant le plus possible, se faufila entre les épaves de voiture.

- ELLE EST LA ! hurla un des trafiquants.

Rose accéléra sa course, sentant le sifflement des balles qui la frôlaient.

- Oh putain, oh putain, oh putain ! souffla-t-elle en dérapant sur une flaque d'huile de vidange.

Elle se retrouva au sol et se dépêcha de se glisser sous une épave. Elle retint sa respiration en remarquant des chaussures qui passaient près d'elle. Elle attendit quelques instants puis sortit de son abri.

- Ok, magie ou pas, le boulot reste le même.

Une détonation retentit un instant avant que la vitre au dessus de sa tête n'explose en une myriade de débris qui rentrèrent dans son col.

- Fais chier, maugréa-t-elle, j'vais jamais arriver à soigner toutes ces coupures. Toute seule en plus.

Un autre coup de feu claqua avant de venir percuter la tôle du véhicule. Rose regardait autour d'elle fébrilement, à la recherche d'une échappatoire. Elle entendait les pas se rapprocher, raccourcissant d'autant son espérance de vie. Avisant un autre véhicule plus loin, elle bondit de sa cachette pour se réfugier derrière une vieille camionnette. Sa sortie fut accompagnée par une fusillade continue qui l'amena à plonger pour déraper dans le gravier dans un mouvement qui l'amena jusque sous le plancher du véhicule.

- Par Merlin, je promets tout ce que vous voulez, mais une idée, par pitié une idée… murmura-t-elle en se mettant à plat ventre dans son abri.

Elle avisa alors une plaque d'égout et un mince sourire se dessina sur ses lèvres.

- Gagner du temps pour rentrer là-dedans, se dit-elle en scrutant les alentours avant de reposer les yeux sur la voiture qui lui avait servi d'abri quelques instants auparavant.

- Idéalement disposée entre eux et moi, sourit-elle en serrant son arme d'une main avant de la caler dans la paume de son autre main.

Elle prit le temps de viser et tira, juste avant de mettre précipitamment les bras au-dessus de sa tête. Le réservoir touché explosa, projetant la voiture en l'air avant qu'elle ne retombe dans un grondement de tôle froissée. Sans attendre la chute, Rose était déjà en train de soulever le lourd opercule de fonte. Mais elle n'eut pas la possibilité de mettre en oeuvre son plan. Elle frissonna en sentant le froid d'un canon posé sur sa nuque.

- Perdu, chica. Maintenant, on va t'apprendre à mettre ton nez dans ce qui te regarde pas.

Rose se redressa lentement, les mains levées au-dessus de sa tête.

- Vous avez déjà tué un flic ce soir, croyez-moi, vous voulez pas en ajouter un deuxième à votre tableau, dit-elle d'une voix qu'elle espérait assurée.

Deux hommes arrivèrent et coincèrent la jeune femme sur le capot d'une citadine.

- Ecarte les jambes ! aboya un des malfrats en donnant des coups de pied dans les talons de l'ancienne Sage.

Rose roula des yeux alors que le trafiquant la fouillait scrupuleusement. Il prit la plaque qu'elle avait coincée à sa ceinture et fronça les sourcils.

- Elle dit vrai, chef, elle est lieutenant.

- Ok... On va se servir d'elle pour faire passer un message à ses petits copains.

Rose déglutit en voyant qu'un des truands ramassait une barre en fer. Elle tenta de se débattre mais les deux autres raffermirent leur prise.

- Ca risque de faire un peu mal, se moqua le chef en donnant un grand coup dans l'estomac de la rouge et or.

Elle voulut tomber à genoux, le souffle court, mais les deux autres l'empêchèrent de tomber.

- Résiste un peu, ma belle, ça ne fait que commencer...


Alors... pas trop déçus ? pas trop d'émotions ?

Évidemment, on ne pouvait pas faire les choses simplement !

Aller, bonne fin de semaine, allez profiter du soleil maintenant ;-)

Sygui et Link