Hey hey !
Bonjour à toutes et à tous ! Ca va bien ? Vous profitez des vacances ? ^^
Voici un chapitre un peu mouvementé, j'espère que vous apprécierez !
Bonne lecture !
Chapitre 44 : Une nuit aux urgences
Les ambulanciers poussèrent la porte des urgences, courant presque en emmenant le brancard. Une femme y était allongée, évanouie, un masque à oxygène plaqué sur son visage ensanglanté.
- Qu'avons-nous ? demanda un médecin en les dirigeant vers une salle.
- Elle a été tabassée à coup de barre à mine et laissée pour morte devant le commissariat, une balle dans le buffet. Ses collègues arrivent et ils voudront des réponses.
- Les flics... soupira le médecin. Appelez le chir, on va avoir besoin d'aide !
- Déjà fait ! répondit une infirmière.
La porte de la salle d'urgence s'ouvrit largement sur une blouse blanche qui fonçait tête baissée en passant une paire de gants.
- On a quoi ?
- Flic, blessée par balle c'est le foie qui a écopé, et si consciencieusement battue que je perds le compte des fractures, Dr Parkinson.
- Bien laissez-moi voir, fit Pansy en écartant l'interne.
Elle jeta un coup d'oeil vers la tête pour avoir confirmation que l'oxygène était en place tout en s'approchant.
- C'est vraiment moche, fit-elle en regardant les jambes à travers le pantalon découpé, identifiant mentalement les différents os brisés qui déchiraient les chairs.
- Et l'abdomen est tellement dur à la palpation que c'est à coup sûr une hémorragie massive, compléta l'interne en posant une perfusion. A ce rythme-là, je pense pas qu'elle en réchappe.
La chirurgienne commença à palper à son tour de ventre de la jeune femme étendue sur sa table, avant de laisser ses mains en l'air.
- Qu'est-ce que... fit-elle en se baissant au-dessus d'une tache de naissance, avant de se relever, blême.
Elle bouscula l'infirmière et arracha le masque à oxygène qui dissimulait le visage tuméfié.
- Rose...
Son monde s'écroula. Un froid intense s'empara d'elle, ses oreilles bourdonnèrent et sa vision se troubla. Rose... Ce n'était tout bonnement pas possible. Elles s'étaient quittées le matin même en mauvais terme. La brune ne pouvait pas mourir avant qu'elles se réconcilient.
- Rose, non...
L'interne la poussa avant de remettre le masque.
- Vous la connaissez ? demanda-t-il.
- C'est ma... femme... répondit Pansy, livide, incapable de détacher son regard de son amante.
- Sally, allez me chercher l'autre chirurgien de garde. Docteur Parkinson, veuillez sortir de la salle, s'il vous plait, ordonna-t-il gentiment tout en aidant les infirmières à découper le reste des vêtements.
- Non, je...
- Sortez !
Pansy déglutit avant d'acquiescer. Elle fit un pas vers la sortie quand les bip de contrôle s'affolèrent.
- On la perd, fit une voix, plus de respiration.
La chirurgienne se précipita et l'interne ne l'en empêcha pas, l'autre médecin de garde n'était toujours pas là. Parkinson fit voler le masque à oxygène, réclamant une sonde d'intubation. Elle prit place derrière la tête de Rose et la bascula avec précaution dans la minerve qui enserrait son cou. Ses gestes étaient précis et sa main ne tremblait pas. Mais la sonde refusait de passer.
- On a une obstruction, siffla-t-elle.
- Je prépare le kit de trachéo, fit l'interne en écho.
- Pas encore, gronda Pansy. Donnez-moi une sonde enfant.
Le temps de le dire et le tube salvateur était en place, relié au système de respiration qui poussait l'air dans les poumons de l'ancienne sage.
- Je prends le relais Pansy, fit doucement le Dr Mongomery mis au courant de la situation, qui retira le laryngoscope de ses mains.
L'ancienne médicomage hocha la tête et recula, ses yeux incapables de se détourner de sa compagne entre la vie et la mort.
- Venez avec moi, je vais vous servir un café, fit doucement Sally en escortant sans heurt la chirurgienne hors de la salle.
- Ca ira... répondit Pansy, lointaine. Je... je vais appeler sa mère...
Elle sortit son téléphone de sa poche et s'éloigna tout en choisissant le contact dans son répertoire. Hermione décrocha à la cinquième sonnerie.
- Salut Pansy... Quelle heure est-il ? fit la voix endormie de la brune.
- Rose...
Une boule se coinça dans la gorge de la médicomage et des larmes silencieuses coulèrent sur ses joues.
- Rose est aux urgences... Il faut que tu viennes la soigner. Je suis pas sûre... qu'elle passe la prochaine heure.
Sans attendre de réponse, elle raccrocha et se laissa glisser le long du mur.
Millicent conduisait habillement dans la circulation dense de Shanghai. L'autoradio crachait un flot d'informations continu en mandarin. La Serpentard hochait de temps à autre la tête, ou tendait la main pour noter quelques phrases sur son ipad. A ses côtés, Aliénor voyait sans regarder les voitures qui défilaient sur la file de droite, s'insérant plus ou moins habilement dans le trafic.
- Tu pourrais sourire, on vient de signer un contrat de cent soixante dix mille dollars. Pour une semaine de boulot, c'est royal.
L'ancienne reine soupira et coupa l'autoradio. Millicent roula des yeux et tapota gentiment le genou de son amie.
- Appelle-la, ça te fera du bien.
- Pour lui dire quoi ? soupira à nouveau la Française.
- Que tu l'aimes et qu'elle te manque.
- Mauvaise idée, répliqua Aliénor, mettant fin à la conversation.
Bulstrode haussa les épaules et monta le son de la radio.
Il ne fallut que quelques minutes pour qu'Hermione passe les portes des urgences avec fracas. L'infirmière en chef la salua en la reconnaissant, haussant néanmoins un sourcils, surprise de voir la patronne de la morgue à cette heure alors qu'elle était plutôt une habituée des cours en matinée.
La brune repéra sans peine Parkinson et alla s'agenouiller à côté d'elle.
- Pansy...
- Tu as transplané ?
- Oui
- Et Minerva ?
- Elle veille sur les filles. Raconte-moi. Qu'est-ce qui s'est passé ? Comment va-t-elle ?
- Elle... c'est vraiment... et en plus elle a dû terriblement souffrir, hoqueta-t-elle en éclatant en sanglots.
Hermione serra les dents pour ne pas perdre son sang-froid. Elle aida la chirurgienne à se relever et l'installa sur une chaise.
- Quel bloc ?
Pansy montra une salle du menton, incapable d'articuler un mot.
- Ne bouge pas, je reviens, fit la brune en serrant son épaule en signe de soutien.
La légiste poussa rapidement les portes d'une première salle, attrapant blouse et gants avant de pénétrer dans le bloc.
- Dr Granger ! Vous êtes en avance cette fois-ci, elle n'est pas encore froide, fit caustiquement Mongomery. Mais promis, dès que j'ai fini de me faire la main, je vous l'envoie. Ca ne devrait pas tarder.
La brune ne dit mot et prit le masque que lui tendait une infirmière avant de s'approcher. Elle regarda attentivement le corps torturé de sa fille, notant mentalement toutes les atteintes. Elle s'approcha de son visage et son regard vacilla. Lentement, elle caressa les cheveux de l'ancienne sage.
- C'est ma fille, Dr Mongomery. Alors j'apprécierais assez que vous limitiez vos expériences à la pratique de la médecine.
Le chirurgien resta sans bouger, regardant par-dessus ses lunettes les autres membres du personnel tout aussi figés dans leurs gestes.
- Merde ! On ne savait pas. Je vous promets qu'on fait tout ce qui est en notre pouvoir pour la sauver, mais je ne voudrais pas que vous ayez de faux espoirs, elle est vraiment salement amochée.
- Alors faites plus que ce qui est en votre pouvoir, docteur.
Puis Hermione recula lentement avant de changer de pièce. Elle regarda un instant par la vitre l'équipe s'affairer autour de sa fille. Débarrassée de ses gants, elle frotta ses mains l'une contre l'autre avant de les étendre devant elle, paume dirigée vers Rose de l'autre coté du carreau. L'onde de magie atteignit la jeune femme, sans que personne ne le sache jamais.
Aliénor se redressa dans son siège, la mine grave. Millicent lui jeta un rapide coup d'oeil avant de se reconcentrer sur la route.
- Que se passe-t-il ?
- Hermione a lancé un sort.
- Ca veut dire que Vivianne est de retour ?
- C'est l'hypothèse la plus probable.
Millicent mit son clignotant et fit faire un demi-tour à la BMW.
- Et merde, j'vais devoir annuler le contrat, maugréa-t-elle en pianotant sur son ordinateur de bord.
Une sonnerie se fit entendre, puis la voix de Chaka résonna dans l'habitacle.
- Ouais ?
- Prépare les valises, chéri, on rentre en Angleterre.
- Pourquoi ?
- Vivianne.
- Je serai prêt dans 10 minutes.
Satisfaite de son sort, Hermione se retourna pour sursauter de surprise. Pansy était devant elle, les poings serrés le long de son corps.
- Rends-moi mes pouvoirs, articula froidement la chirurgienne.
- Pansy, calme-toi. Elle va s'en sortir, je te le promets, fit doucement la brune.
Parkinson s'approcha vivement de la légiste et l'attrapa par le col.
- RENDS MOI MA MAGIE ! hurla-t-elle.
- Tu sais que je ne peux pas faire ça.
Le poing de la chirurgienne s'écrasa sur la joue de son amie qui grimaça de douleur.
- Tu ne veux pas ! Mais je vais te convaincre ! Pourquoi tu nous as privé de notre magie ? commença-t-elle en la frappant à nouveau. Tu as vaincu la Source c'est tout ce qu'il te fallait faire ! Mais non tu es exactement comme elle, un dictateur en puissance ! Posséder le pouvoir et régner sans partage voilà ce que tu cherches ! Et tu es même prête à sacrifier ta fille pour ça.
Hermione esquivait les coups, les parait de ses avant-bras, mais ne frappait pas la chirurgienne. Elle réussit à lui attraper les poignets et la serra dans ses bras.
- Tu es en colère et je le comprends, mais je serai toujours là pour vous aider.
La porte de la pièce s'ouvrit et une policière en civil entra, sa main posée sur la crosse de son arme, sa plaque bien en vue.
- Un problème, mesdames ? demanda la flic.
Pansy vit rouge et se dégagea de l'étreinte d'Hermione.
- Toi ! siffla-t-elle en remontant ses hanches. Dégage d'ici !
- C'est ma collègue et petite amie qui est en salle d'opération, Docteur, répliqua la moldue.
Pansy allait se jeter sur la femme quand Hermione la tira en arrière pour se mettre entre les deux Némésis.
- Je vois que mon petit sermon n'a pas eu grand effet, Helen, soupira la brune.
- Docteur Granger, un plaisir de vous revoir si tôt.
- Pousse toi Hermione, je vais te donner une cliente pour demain... fit froidement Parkinson.
Deux agents de la sécurité arrivèrent et saluèrent les deux médecins.
- On peut vous aider, docs ? demandèrent-ils.
- Oui, escortez donc cette traînée sur le trottoir et laissez-la la gueule dans l'asphalte ! rugit Pansy.
Hermione se retourna pour faire face à son amie qui fit un pas sur le côté pour foudroyer du regard la jeune moldue.
- Calme-toi, dit doucement Hermione en tendant la main pour attraper une boite de mouchoirs. L'insulter n'arrangera pas la situa...
La brune ne finit pas sa phrase. Elle vit une lueur de stupéfaction dans le regard de la chirurgienne, puis la confusion. Un bruit sourd résonna dans la pièce et Hermione sentit une gêne pour respirer ainsi qu'un élancement aigu dans la poitrine. La vitrine de produits pharmaceutiques en face d'elle explosa sans qu'elle ne comprenne pourquoi. Elle porta la main à sa blouse de bloc et fronça les sourcils en remarquant un liquide rouge sur ses doigts.
Elle leva les yeux pour planter son regard dans celui effaré de Parkinson, n'entendant pas les cris de la policière qui avait été plaquée au sol par les agents de sécurité.
- Je me... me sens... un peu patraque... fit Hermione avant de s'écrouler, inconsciente, dans les bras de Pansy.
Un bruit strident répétitif tira Minerva de son sommeil. Sa main chercha le combiné, renversant au passage le vase posé sur la table basse.
- Merde... maugréa-t-elle en décrochant. Hermione ? Quelles sont les nouvelles ?
- C'est moi, fit la voix de Pansy. Je file au bloc. Hermione a été touchée.
Minerva se redressa brusquement dans le canapé, un frisson glacial lui parcourant l'échine.
- Tu peux répéter ? demanda-t-elle, parfaitement réveillée.
- Une balle près du coeur. Je dois y aller mais... appelle Aliénor.
Paniquée, Minerva raccrocha rapidement et chercha fébrilement dans le répertoire de l'appareil le numéro en question.
- Décroche, décroche... supplia-t-elle. Aliénor ? C'est Minerva. On a besoin de vous.
Aliénor descendit de la voiture avec appréhension. Si Hermione avait lancé un sort, c'est que la situation était grave. Elle donna son sac à Chaka qui partit devant avec Millicent. La rousse les suivait, quelques pas en arrière, quand elle s'arrêta pour s'appuyer contre un mur, une main sur sa poitrine.
"Tu ne peux pas me faire ça, Hermione. Tu m'as promis..."
Millicent s'était retournée pour la dévisager. Aliénor prit une grande inspiration et alla rejoindre son amie.
- C'est plus grave que je ne le pensais, chuchota-t-elle en prenant le chemin de la passerelle menant à leur jet privé.
- Chaka fait les dernières vérifications et après, on décolle.
Elles étaient presque arrivées à la porte de l'appareil quand une hôtesse vint à leur rencontre, tenant dans ses mains un téléphone qu'elle tendit à la Française.
- Un appel de Londres pour vous, Madame.
Aliénor la remercia et prit l'appareil pour le coller à son oreille.
- Oui, fit-elle en entrant dans l'avion.
Elle écouta quelques instants, prenant note de toutes les informations qui lui étaient données et sentit son coeur se serrer.
- J'arrive.
Elle raccrocha et fourra le téléphone dans sa poche.
- On se retrouve chez toi, lança-t-elle à Millicent avant de transplaner.
- Ouais... A dans 15 heures ! répondit la Serpentard dans le vide.
L'ambiance était électrique dans le bloc. Pansy était penchée au-dessus d'Hermione dont le thorax était grand ouvert.
- Et bien, finalement, elle en a un... murmura-t-elle en observant le coeur battre. Oxygène ?
- Tout est bon, Docteur.
- Bien... fit Pansy en bougeant la tête pour avoir un autre angle de vue. Merde !
Elle fronça les sourcils en remarquant une déchirure qui semblait s'agrandir à chaque battement.
- Je vais adorer ça... fit Pansy en se redressant.
Elle fit quelques mouvements pour détendre sa nuque, ses poignets, ses doigts et eut un rictus caché par son masque.
- Aujourd'hui, je vais repousser les limites de la chirurgie et suturer un coeur qui bat ! Qui est avec moi pour cet exploit qui nous fera rentrer dans la postérité ?
- Hmm, Docteur, vous êtes sûre de ne pas vouloir arrêter le coeur ? fit un interne.
- Mettre en place une pompe artificielle prendrait trop de temps, Johnson. Et puis... où est passé votre fun ?
Elle attrapa le fil et l'aiguille qu'on lui tendait et se pencha à l'oreille d'Hermione.
- Je t'avais bien dit de me rendre mes pouvoirs... Mais pour toi, je vais les dépasser...
Elle sentit un regard posé sur sa nuque et leva les yeux vers la salle d'observation. Elle sentit une confiance nouvelle la gagner en reconnaissant Aliénor. Si la reine des emmerdeuses était là, Granger ne risquait rien.
- Allez, c'est parti... Sally, mettez la caméra ici. Je vous interdis d'en perdre une miette...
Une infirmière les avait conduites dans une petite salle de repos, loin de la folie de l'accueil des urgences. Minerva serrait contre elle Cassandra qui s'était endormie sur ses genoux. Mary mordillait la paille de son jus d'orange et semblait visiblement anxieuse.
- Elles vont mourir ? demanda la fillette, les yeux plein de larmes.
McGonagall inspira profondément et se força à afficher un sourire réconfortant.
- Non ma chérie, tout ira bien. Pansy s'occupe d'Hermione et de Rose et puis... Aliénor est là. Tu te souviens, je t'ai parlé d'elle.
- Ah oui, la sorcière... murmura Mary, l'air peu convaincu.
L'Ecossaise sourit à sa fille. Définitivement, cette gamine était son portrait craché. On frappa à la porte et Minerva se leva doucement pour asseoir délicatement Cassandra qui commençait à se réveiller.
- Vous restez là toutes les deux, je suis juste dans le couloir, chuchota l'ancien animagus avant de quitter la pièce pour rejoindre Pansy.
La chirurgienne avait l'air épuisé et ses vêtements étaient tachés de sang. Néanmoins, le soulagement se lisait dans son regard et McGonagall se sentit rassurée.
- La nuit a été longue, souffla Pansy en touillant son café. Hermione va bien. Elle va rester quelques heures sous surveillance puis on la mettra dans une chambre.
- Et Rose ?
- Mongomery s'en occupe. C'est un bon. Et puis... Hermione a aidé. Je ne te cache pas que sans son sort, on la perdait.
- Que s'est-il passé ? demanda Minerva.
- Rose a passé un très mauvais moment entre les mains d'un cartel de la drogue et Hermione s'est fait tirer dessus par la pouffiasse qui est à l'origine de notre séparation. D'ailleurs, je vais me changer et aller au commissariat pour étriper cette pute !
La fin de la phrase avait été criée et les infirmières se retournèrent pour dévisager la chirurgienne.
- Quoi ? J'ai mes règles et je vous emmerde ! pesta Pansy.
Mongomery arriva avec un air supérieur qui, du point de vue de Parkinson, ne lui allait pas du tout.
- Votre femme est tirée d'affaire. En revanche, je pense qu'elle va rester un long moment en ortho.
- Est-ce qu'on peut la voir ? demandèrent en même temps Minerva et Pansy.
- Oui, je l'ai installée dans une chambre double, en attendant que le Docteur Granger la rejoigne. Suivez-moi.
McGonagall emmena ses filles à la suite de Parkinson et toutes pénétrèrent dans un silence presque religieux dans la chambre qu'occupait Rose. L'ancien animagus retint un cri en voyant sa première fille couverte de bandages.
- Elle s'est déguisée en momie pour Halloween ? demanda Cassandra, effrayée.
- Oui, tu connais Rose, elle aime se préparer à l'avance, mentit Mary en sentant la peur de sa jumelle. Où est maman H ?
- Elle arrive bientôt, répondit doucement Minerva en désignant deux sièges aux fillettes. Installez-vous là et soyez sage, votre soeur a besoin de calme.
Pansy s'était rendue au chevet de sa compagne et lui caressa doucement la joue.
- Je suis là ma chérie... murmura-t-elle. Tu m'as fait une de ses peurs. Tu sais, pour me reconquérir, tu n'étais pas obligée d'en arriver à de telles extrémités. Des excuses, un bouquet de fleurs et une bonne bouteille auraient suffi.
- Menteuse...
Les lèvres s'étaient à peine entrouvertes et la voix, brisée par les cris de douleur, paraissait sortir d'outre-tombe. Minerva vint à son tour et posa sa main sur celle de l'ancienne Sage.
- Rose, on est là, tu es en sécurité, fit l'Ecossaise en retenant les larmes qui menaçaient de s'écouler.
- N'essaie pas de bouger, chuchota Pansy. Tu as des broches partout dans le corps... Peut-être que maintenant, vous allez me soutenir dans ma quête de récupération de ma magie...
- M'man... H ? balbutia Rose.
- Elle arrive, répondit McGonagall. Elle a eu un petit souci, mais elle arrive...
On frappa à la porte et Minerva se rendit dans le couloir, fermant la pièce derrière elle. Une vingtaine de policiers, en civil ou en uniforme, attendaient visiblement des nouvelles de leur lieutenant. Certains avaient amené des ballons, d'autres des fleurs, et ceux qui connaissaient le mieux Rose avait ramené du whisky.
- M'dame, je vous jure qu'on va retrouver les pourris qu'on fait ça, affirma un flic. Et j'vous garantis qu'ils vont en chier.
Aliénor se planta devant l'accueil du commissariat et posa brusquement sa plaque sous le nez de la femme qui gérait l'accueil.
- J'suis du syndicat, et j'viens voir Helen Parson.
- Ouais, ben, j'vous souhaite bien du courage. Elle vient de tirer sur la légiste et y'a pas mal de monde qui rêve de descendre au trou pour lui mettre une droite.
- J'veux juste m'assurer qu'on n'la poursuit pas pour son boulot de flic, vous comprenez ?
- Ouais, bien sûr... Allez-y, j'préviens le mec de garde. Vous descendez les escaliers jusqu'en bas et vous frappez à la porte.
Aliénor acquiesça et, quelques instants plus tard, elle était devant la cellule d'Helen Parson. La jeune femme ouvrit les yeux et la dévisagea.
- Vous êtes qui ?
La rousse agita brièvement la main afin d'insonoriser le couloir, neutralisant les micros des caméras.
- Syndicat de la police. On vous accuse d'avoir tiré sur le médecin légiste en chef et j'voulais entendre votre version des faits.
- Je sors avec Rose Granger, lieutenant aux stups. Son ex a dû mal à lâcher prise... Bref, apprenant qu'elle a été passée à tabac, j'me suis rendue à l'hôpital pour prendre de ses nouvelles. L'autre était là, elle me menaçait, elle avait un scalpel à la main. Elle allait se jeter sur moi et j'ai tiré. Mais les mecs de la sécurité ont dévié mon tir et la balle a touché le Docteur Granger.
Aliénor fronça les sourcils. Soit la femme était une excellente menteuse, soit elle racontait la vérité.
"A moins qu'elle raconte ce qu'elle croit être la vérité..."
La Française se pencha et observa avec plus d'attention les yeux de la policière. Les pupilles étaient trop dilatées pour la luminosité ambiante.
"Imperius..."
- Vous allez m'aider ?
- J'vais essayer. Mais pour ça, restez éloignée du lieutenant Granger, répondit Aliénor avant de tourner les talons.
- Mais... Je l'aime ! Vous entendez ? Je l'aime !
La voix désespérée poursuivit Aliénor pendant son ascension des marches et elle frissonna.
"Vivianne est vraiment de retour..."
Une fois dans la rue, la rousse sortit son téléphone portable et composa de tête un numéro.
- Millicent, c'est moi. Rappelle-moi quand tu auras atterri. On va devoir procéder à deux exfiltrations.
Aliénor ! Aliénor ! Aliénor !
Et oui, on entend le fan club de notre reine préférée (non, pas Regina Mills, en tout cas, pas ici ! ^^) d'ici !
En vous souhaitant un bon week-end,
Gros bisous,
Sygui et Link9
