BIENVENUE?
Pov Edward
Retour à Forks, putain de merde! Je ne pensais pas être de retour de si tôt et me revoilà dans cette ville ennuyeuse, je ne savais pas combien de temps j'allais pouvoir supporter la famille, ni même combien de temps pourraient-ils me supporter. J'avais tout fait pour faire disparaître ma colère, ma douleur, mais malgré mes efforts et ma capacité à la garder pour moi la majeur partie du temps, elle était encore bien là, pire, mes envies de meurtres étaient encore bien là.
J'avais pris soin de recontacter Carlisle durant le voyage afin de m'assurer qu'il avait bien compris qu'aucun d'entre eux ne devaient s'attendre à retrouver celui qu'ils avaient connu, tout comme je n'étais pas sur de pouvoir chasser de nouveau les animaux, j'avais toutefois promit à Carlisle de choisir mes proies, chose que je pouvais me permettre grâce à mon précieux don.
Il m'avait également informé sur ce qui s'était passé durant mon absence, sans que je l'ait voulu il en était même arrivé à me parler de Bella et de son comportement détestable, j'espérai secrètement ne pas la croiser, la pauvre ne serais pas en sécurité auprès de moi, elle était toujours ma chanteuse et la colère n'avait fait que tuer ma résistance.
Je soupirai en sortant de l'aéroport, pendant tout le trajet je tentais de me préparer à la confrontation, je grinçais des dents rien qu'en imaginant entendre les remarques stupides d'Emmet, autant j'aimais mon frère autant il paraissait parfois vraiment simplet, d'ailleurs, pour aimer une femme avec si peu de profondeur que Rosalie, il ne fallait pas être très intelligent, franchement, qui peut vivre cent ans avec si peu de matière cérébral à disposition? Enfin... il était heureux.
Je pensais aussi à Alice, je l'aimais aussi énormément, mais j'appréhendais déjà son approche, ça me rendais presque malade, j'avais bien précisé à Carlisle que si l'un d'entre eux me faisaient le moindre reproche sur mon récent nouveau régime, il risquerait d'y avoir de la violence et autant je n'aimai pas l'admettre, j'avais peur de faire mal à l'un d'entre eux.
Comme convenu, personne n'était venu me chercher, je ne voulais pas, mais lorsque je garai la voiture devant la maison, tous me firent le déplaisir de se présenter sur le perron, comme si j'étais simplement parti en vacances.
- Eddie, alors mon vieux, tu t'es marré en Italie? S'emboua Emmet
Je grognai légèrement et ne pris pas la peine de lui répondre, il arqua un sourcil, je levai les yeux sur Esmée, la seule que je voulais bien regarder pour le moment.
- Je suis revenu, grommelai-je en la fixant, je vais vous aider à trouver les vampires qui ont passés les frontières, mais je ne penses pas rester très longtemps
- Fils...
- Par pitié, pas de ça, crachai-je sans regarder Carlisle, je ne suis pas d'humeur, je ne veux pas être désagréable avec vous, alors évitez moi, c'est pour le mieux
J'attrapai mon sac sur la plage arrière et je passai devant eux sans un mot de plus, j'entendis Rosalie grommeler dans sa barbe, mais je préférai l'ignorai, pour sa sécurité, par ce que l'entrainement à Voltera avait vraiment était excellent et je savais que si je m'énervai, sa tête tomberait si vite qu'aucun d'entre eux n'aurait le temps de m'arrêter.
Je balançai mon sac sur le lit, rien n'avait changé, rien n'avait bougé, cependant, Emée avait prit soin de faire régulièrement la poussière, je fus écœuré d'avoir une pensée pour Bella, je me rappelai la première fois ou je l'avais amené ici, je craignais d'être jugé, je craignais d'être repoussé, rejeté...
Aro m'avait recontacté durant mon trajet, il voulait avoir une explication, je m'étais contenté de répondre qu'Esmée était mal, qu'elle ne supportait pas mon absence, ce qui était vrai, au fond, quelque chose en moi, quelque chose que je m'étais efforcé de tué pendant mon séjour en Italie me disait que si je restai plus longtemps là bas, je ne pourrais jamais plus faire demi-tour, jamais je ne redeviendrais le même si je me laissais ronger par la haine, paradoxalement, il était si bon de s'y noyer ne serait-ce que pour avoir le plaisir de se nourrir correctement.
Je grondai en entendant quelqu'un frapper à ma porte, je savais que c'était Alice, malgré moi, je me levai pour ouvrir la porte en prenant soin d'occuper mon esprit en récitant un poème pour ne pas entendre le sien.
- Qu'est-ce que tu veux? Crachai-je en évitant ses yeux
- Je... je voulais savoir comment tu vas Edward
- Bien, c'est tout?
- Edward, soupira t-elle en poussant la porte pour entrer, tu ne peux pas...
- Putain de merde Alice! Hurlai-je, qui es-tu pour me dire ou non ce que je dois faire? Je crois t'avoir écouté beaucoup trop dans le passé pour mon plus grand malheur! Maintenant dégage et ne me dérange pas à nouveau
Elle se mit à sangloter espérant sans doute faire fondre la glace dans laquelle je m'étais évertué à enterrer mon cœur, mais au lieu de cela, je roulais des yeux et lui claqua la porte au nez. Que croyait-elle? Que j'allais la prendre dans mes bras comme le brave connard pathétique que j'avais été? Merde! C'était elle qui m'avait poussé dans cette relation en me répétant encore et encore que je serais heureux avec la chienne putain Swan, me jurant qu'elle l'avait vu, j'avais été si stupide de l'écouter, j'avais eu tellement confiance en son don qui lui avait soit disant montré que cette humaine été ma compagne...
Je n'eus pas à attendre cinq minutes que quelqu'un d'autre frappa à ma porte et lorsque je l'ouvris, j'avais bien faillit l'arracher.
- Quoi? Aboyais-je au visage d'Esmée
Je me radoucis aussitôt, cette bonne femme avait réellement prit la place de ma mère, j'étais tellement pitoyable face à elle que ça me rendais malade. Voyant qu'elle paraissait perdu et choqué, me regardant comme si une deuxième tête venait de pousser sur l'une de mes épaules, je lui fit signe d'entrer et je refermai la porte derrière elle.
- Qu'est-ce que tu veux Esmée?
- Edward, s'il te plait, ne nous repousse pas...
Et bien sur, il fallait qu'elle se mette à mendier
- Esmée, j'ai vraiment pas envi de parler, je n'ai pas la patience... je veux juste qu'on me foute la paix, est-ce trop demander?
- Edward, soupira t-elle en s'installant sur mon lit, je sais que tu es en colère, je peux le comprendre...
Je vis dans son esprit qu'elle rejouait une scène, elle était une humaine pleurant seule dans son lit, se demandant où était son mari et lorsqu'il revint enfin à la maison au petit matin et qu'elle eut la mauvaise idée de lui demander où il avait été, il l'avait battu... c'est ce jour là qu'elle avait perdu son enfant...
- Esmée, murmurai-je en soupirant, je ne veux pas voir ça
- Désolé, c'est juste... depuis ce qui s'est passé, j'y pense souvent. Elle se leva et me prit la main me forçant à la regarder. Edward, reprit-elle en souriant tristement, il y a quelqu'un pour toi quelque part, quelqu'un qui t'aimeras comme tu le mérite...
- Tu sais très bien qu'il est probable que je ne la rencontre jamais, rétorquai-je
- Ne perds pas espoir, s'il te plait, ne te laisse pas ronger par la colère, tu mérite mieux que ça. J'aimerais que tu m'accompagne demain...
Je levai un sourcil essayant de comprendre son changement de sujet soudain et je vis l'image d'un hôpital dans son esprit
- Je ne comprends pas
- En fait, tu sais que je fais du bénévolat à l'hôpital tous les mercredis
- Je ne comprends toujours pas ce que j'ai à faire là bas, m'énervai-je à l'idée de m'approcher des humains
- Je... il y a une jeune fille là bas et bien... elle ne parle pas et...
- Non
- Edward, s'il te plait, je penses que ça te ferais du bien et j'ai vraiment besoin de savoir pourquoi elle refuse de parler, elle est très malade et...
- Je peux abréger ses souffrances si tu veux, proposais-je en étirant un sourire mauvais, mais je ne vais pas faire ami ami avec elle!
- Ne dis pas ça, tu n'auras même pas à lui parler, juste... juste écouter lorsque je vais lui poser des questions, s'il te plait Edward, pour moi?
Elle pressait doucement mes mains dans les siennes en utilisant ce regard à laquelle j'étais incapable de résister, j'étais en colère, je n'étais pas venu pour ça, mais dire non à Esmée, surtout lorsqu'elle avait une telle expression semblait tout à fait impossible
- Bien! Sifflai-je, mais si je la tue, tu ne pourras t'en prendre qu'à toi!
- Je suis sur que tout ira bien, m'assura t-elle
- Qu'en est-il des vampires qui vous ont forcés à revenir ici?
- Pour le moment, rien à signaler, répondit-elle en haussant les épaules, deux odeurs bien distinctes, ils sont allés sur le territoire Quilleute, ils ont intensifié les patrouilles, ils nous préviendront dès qu'ils en sauront plus
Je hochai la tête me demandant qui pouvait être ces nomades et pourquoi ils ne s'étaient pas présentés, ils avaient certainement être conscient de la présente d'autres vampires dans le périmètre, ils ne partaient pas, ne se présentaient pas... vraiment étrange.
Esmée interrompit mes pensées en embrassant ma joue avant de quitter la pièce et je me maudissais pas avance de lui avoir dit oui.
