Slt

J'espère que vous allez aimer ce chapitre, parce qu'il n'a pas été facile à écrire

J'ai pensé à me contenter de faire une suite de pensées incohérentes et sanglantes, mais le chapitre m'aurait parut fade.

Enfin, ce n'est que mon avis! Ce sera à vous de me dire

Bonne lecture

Votre bien dévoué,


Pov Edward

La noirceur paraissait m'avoir totalement engloutie et je me fondais lentement dans ce qui me semblait être la plénitude sanglante dont j'avais besoin.

La haine, la violence et pour finir le sang. Voilà ce que je voulais.

- Edward! M'appela une voix paraissant me supplier. Edward fils, arrête, je t'en pris. Nous avons besoin de toi...

Je me tournais vers la voix en question, pas très sur d'être capable de reconnaître celui qui s'adressait à moi. Ses yeux de miel plaidait avec tant de véhémence, apparemment, il voulait me repousser, il voulait que je perde face à l'humanité et cela ne fit que me mettre d'avantage en colère.

C'était lui, lui qui m'avait forcé depuis ma naissance à rester caché derrière ce visage impassible. Lui qui voulait que l'humain me renie, comme s'il était réellement possible de faire disparaître ce que j'étais. Moi, la raison exacte pour laquelle ce corps que j'habitais été debout en ce moment même devant lui, la raison pour laquelle l'humain s'était mélangé avec moi, le conduisant à l'évolution de sa chaire, de son esprit et... de son régime alimentaire.

Il voyait ma force comme une faiblesse, il voyait ma colère comme un problème. Mais les choses ne me parurent jamais aussi clairs qu'à présent que j'avais enfin repris le contrôle, non pas de celui que j'étais, mais de celui que j'aurais dû être. Contrairement à ce qu'il pensait, j'avais le droit de vivre, de marcher sur ce monde et de me nourrir comme n'importe quel carnivore peuplant cette planète.

Sans doute par lâcheté, peut-être aussi par affection, je l'avais laissé me modeler à son bon vouloir. Ne me reléguant qu'à une place à laquelle je n'existais pas. Juste pour lui, pour sa femme, sa famille. Ils prenaient tous tant de plaisir et se sentaient si fiers d'être différents, à la vérité, tout cela n'était qu'une question d'orgueil, une manière de dire qu'ils valaient mieux que les autres

Les humains végétariens avaient-ils plus de valeurs que les carnivores? Et si le problème était réellement de voler une vie, ne peut-on pas considérer une plante comme étant parfaitement vivante?

Une plante tout comme l'embryon d'un humain, naissait d'une graine, avait besoin d'eau et de nourriture pour croitre, vivre, vieillir et mourir.

Pourquoi devrais-je me sentir aussi mal que lui de faire le nécessaire pour survivre? Pourquoi devrais-je cacher celui que je suis vraiment derrière cette humanité fragile qui avait jadis était mienne.

Plus de cent ans avait passé depuis que sa solitude l'avait poussé à décider par lui même de me transformer égoïstement. L'humain que j'étais alors n'avait rien demandé, comme la plupart d'entre nous. D'ailleurs cette stupide humaine dont ma faiblesse s'était entiché fut bien la première que j'avais croisé dans ma vie à demander sa transformation. La seule qui méritait réellement de s'étouffer avec la culpabilité face à ce qu'elle voulait devenir.

- Edward! Entendis-je à nouveau, tu ne peux pas faire ça, tu vas provoquer une guerre

Ces mots déclenchèrent une étrange sensation à l'endroit même ou j'avais enterré Edward Massen, un lieu bien particulier dans mon esprit. Celui là même où j'avais été emprisonné si longtemps car malgré toute la colère que mon humanité avait dû supporter, il s'était évertué à garder le contrôle. Mon contrôle.

Une légère pression sur le bras me fit gronder et je me tournais vers celle qui se prenait naïvement pour ma sœur. J'étirais un sourire et je lus dans son esprit à quel point elle interprétait celui-ci comme le témoignage ou la preuve d'une stupide amélioration de mon état. Bien sur, le souverain de la guerre qu'était son cher mari s'empressa de la placer derrière lui. Je souris plus largement en constatant qu'il prévoyait déjà toutes les possibilités dans son esprit, tous les gestes qu'il pourrait être amené à faire en cas d'attaque de ma part. Le monstre que j'étais ne pouvais que se délecter de son esprit tactique. Son erreur cependant était d'être certain que tout lui venait instinctivement et que par la même, je n'étais pas capable de lire réellement ce qu'il pensait faire. Peu importe le fait que son expérience lui permette de se fier à ses instincts pour combattre, qu'il le veuille ou non, tout apparaissait dans son esprit avant même qu'il ne bouge. La plupart du temps, les gens ne se rendait pas compte que même les mouvements leurs paraissant impulsifs étaient parfaitement calculés par leur cerveau, suffisamment à l'avance pour que je sache ce qu'ils allaient faire avant même qu'eux n'en prennent conscience. Edward Massen n'était peut-être pas capable de voir cela lorsqu'il était en contrôle, mais moi qui était né le jour de sa mort, je parvenais parfaitement à percevoir ce genre de détail.

- Je t'en supplie, Edward, reprit-elle après ce qui me parut une éternité

Je souriais toujours, les yeux plantés dans ses iris suppliantes. Elle pensait naïvement que j'allais me laisser attendrir, mais son comportement ne me donnait envi que de sourire plus largement. Cette petite chose devant moi semblait tellement ridicule. Comment était-il possible que l'humain en moi ne s'en soit pas rendu compte? Il ne méritait décidément pas d'avoir le contrôle de notre corps.

- C'était un accident, plaida à nouveau celui qui se prétendait mon père. Jacob regrette profondément son comportement.

Entendre le nom de celui qui avait blessé celle qui m'appartenait remplaça la distraction qu'avait provoqué la petite brune par la rage, celle qui n'avait pas disparut, celle qui n'avait fait qu'attendre.

Je ne vis pas mon propre mouvement, mais lorsque je me tournais vers lui, ce fut pour le coller contre le mur blanc provoquant une longue fissure le long de celui-ci.

- Je t'en pris, fils. Nous somme à l'hôpital. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous faire remarquer.

Je me penchais sur lui pour humer son odeur et mon sourire se redessina presque aussitôt

- Fils? Répétais-je en projetant son corps au sol. Tu n'as pas l'odeur d'un père

Je me tournais en faisant fi des protestations autour de moi et marchais jusqu'à la fenêtre au bout du couloir. J'ouvrais celle-ci et je sautais pour atterrir à l'arrière du bâtiment, après un dernier regard vers la fenêtre, je me mis à marcher tranquillement dans la direction me conduisant à la libération de ma colère. Je n'avais aucune envie de me mettre à courir, non, je voulais me délecter du moment à sa juste valeur. La haine suinté de tous les pores de ma peau, si bien que je fus sur qu'en étant humain, j'aurais été sacrément trempé.

Edward Massen me faisait parvenir de légers signaux pour marquer sa présence. Je le sentais parfaitement en phase avec l'idée de me laisser prendre le contrôle, il voulait cependant que je sache qu'il était là, tout comme je lui avais à de nombreuses reprises rappelé ma présence avec l'aide de sa colère. Tout comme lui, je n'avais aucune envie de lui rendre ma nouvelle place, cependant, je ne le repousserais pas. Je savais qu'il voulait également s'exprimer à travers l'animal que j'étais, je lui laissais donc un peu plus de place dans mes réflexions tout en gardant un complet contrôle de notre corps.

Je vais partager avec toi, Edward, songeais-je entre deux pensées sanglantes

J'avais beau parvenir à réfléchir, la bête que j'étais dominait à présent ce corps et s'en était jouissif. Je me sentais libre, je me sentais bien.

Mort, tuer, sang, déchirer, détruire, anéantir

Ces mots se répétaient encore et encore dans mon esprit marquant avec une précision plaisante le but que je voulais atteindre, ma libération, mais surtout ma vengeance.

Enfin, je n'étais plus obligé de me contenir, de garder en moi le constant nuage de colère qui résidait dans mon esprit, bien caché derrière l'hypocrisie qu'avait prit soin de m'enseigner Carlisle.

Mon créateur, mon père. Un homme bon, un vampire exceptionnel et un hypocrite hors pair. Mais cette fois, j'avais laissé ma hargne prendre son ampleur au lieu de tenter de le faire disparaître, aux yeux des autres du moins.

Le fumet des humains gravitant autour de moi me chatouillait agréablement les narines et je dû faire un effort pour me retenir. Pas maintenant, j'avais plus urgent à faire. En revanche, je laissais toutes les pensées avoisinantes pénétrer mon esprit, la plupart étant agressives à mon encontre, je poussais les faibles corps que je croisais sur mon chemin, me récoltant quelques insultes des plus courageux en plus de leurs pathétiques pensées.

Cela ne faisait que me mettre d'avantage en condition.

Oui, insultez-moi, haïssez-moi et bientôt je prierais ces clébards immondes de s'attaquer à moi. Je voulais leurs hargnes, j'avais besoin de me nourrir de leur colère, plus, encore plus. Je voulais plus.

J'avais la sensation que mon émotion principale paraissait s'étirer à l'infini et qu'elle ne prendrait fin qu'une fois leurs corps déchirés à mes pieds. Je voulais le sang, je voulais l'horreur.

Je marchais donc lentement, poussant les obstacles sur mon chemin comme s'il s'agissait de vulgaires morceaux de merdes, ils étaient humains, ils ne pouvaient être que ça. Enfin, j'observais la ligne de traité à l'horizon.

Ils étaient là. Ils attendaient.

Je portais rapidement le dos de ma main à ma bouche afin de me débarrasser de l'excédent de venin s'échappant de mes lèvres. Je vivais ma transe libératrice, me fondant dans le rôle que je venais de me confier, ou plutôt en me débarrassant du personnage que j'avais construit au fil des années.

Au diable Edward Cullen! Sa culpabilité, sa triste solitude, son romantisme écœurant, sa personnalité dégoulinant de bonnes manières et sa pathétique compassion pour des êtres qui ne devraient exister que pour le plaisir de s'essuyer les pieds.

Les loups étaient ça. Des êtres immondes se permettant de faire la leçon sur un sujet que leur ridicules capacités cérébrales ne leur permettait pas de comprendre. Lorsque j'avais vu pour la première fois la crise de colère de ce connard d'alpha qui avait causé la scarification du visage de celle qui était censé être son monde, j'en aurais vomi de dégout. Ils étaient si sur que nous étions incapable d'émotions. Pourtant, malgré les monstres que nous étions, les nôtres étaient tellement plus intenses.

Protecteurs! En ce qui les concerne, seule la colère les caractériser. Ils n'étaient rien d'autre que des bêtes enragés jugeant nos instincts alors qu'ils n'étaient pas capable de gérer les leurs.

J'avais beau me délecter de la prise de contrôle de mes propres instincts, j'étais encore capable de distinguer leurs infériorités. Cette meute n'était qu'un ramassis de bêtes stupides capable de tuer leurs proches à cause d'une simple poussé d'adrénaline. Et je devrais accepter d'être jugé par ces choses?

Cet enfoiré de Jacob Black avait attaqué ce qui était mien, je n'allais pas me gêner pour en faire autant. Je ne pouvais qu'espérer sincèrement que Bella serait avec lui, elle et son ridicule besoin de faire face à un danger qu'elle était incapable d'assumer, j'étais pratiquement sur qu'elle serait là. Je voulais lui faire ressentir la terreur que Johanne avait vécu en voyant cet animal sauter sur elle. J'en avais besoin.

Je poussais un brusque grognement en entendant les pensées de quelques parasites venus me gâcher la soirée.

Edward! Edward, ne fais pas ça!

On est là pour t'aider, mon frère, tu dois te calmer

Mon dieu, j'espère qu'il ne va pas briser le traité!

Dommage que personne n'est d'accord avec lui, je l'aurais bien aidé

J'étirais un sourire en réponse aux pensées d'Emmet et stoppais net devant la petite chose brune qui venait de bondir devant moi.

- Alice, reste à l'écart! Grogna son compagnon qui se tenait juste derrière elle

- Mais!

- Alice! Rugit celui-ci baignant visiblement dans ma propre hargne. Il n'est pas lui même

Je sifflais à ses paroles, ce garçon prétentieux ne comprenait décidément pas grand chose, pourtant il aurait justement dû savoir ce qui se passait dans mon esprit.

- Je n'ai jamais été plus moi-même qu'à cet instant, dis-je en détachant soigneusement chacun de mes mots. Toi plus qu'un autre devrais le comprendre, major. Mon grondement s'atténua et je plongeais dans ses iris noircies par ma propre colère. Si j'arrachais la tête de ta femme, ne voudrais-tu pas m'attaquer? De toutes les batailles que tu as livrés, venger celle qui t'appartient n'est-ce pas le sujet ayant le plus de raisons de provoquer la mort d'un ennemie? Toi et moi nous savons que tu as bien souvent tué sans raison valable en laissant ta bête prendre le dessus pour te faciliter la tâche. Quelle est la différence avec ma situation actuelle si ce n'est que la raison de ma présence ici, dans ce corps, à cet instant est plus légitime que toutes les tiennes réunis

Son esprit fusait de toutes sortes de pensées, de questions, de souvenirs et bien sur, de mon visage lui faisant face. Il avait comprit que ce n'était pas Edward qui s'était adressé à lui, il avait comprit ce que j'avais tenté de lui expliquer et il avait comprit qu'il devait me laisser passer.

Et c'est pour cette raison que l'instant d'après, il tirait sa femme sur la droite, sortant du même coup de mon chemin.

- Jazz? Qu'est-ce que tu fais, Jasper? S'épouvanta la petite chose dans ses bras. Qu'est-ce que tu fais? Il faut l'arrêter!

- Non, répondit-il dans un murmure à peine audible. Sa compagne à été blessé, la bête à reprit le contrôle et si nous tentons quoi que ce soit contre lui, nous provoquerons quelque chose qui ne s'arrêtera que par sa mort ou par la nôtre

Jasper avait parlé rapidement, mais efficacement. Sa femme se statufia, la bouche entre-ouverte et les yeux tout aussi fixes.

- Qu'est... qu'est-ce que tu raconte, Jasper? Bégaya-t-elle décontenancé par les paroles de son compagnon. Nous ne pouvons pas le laisser, nous ne pouvons pas!

Elle grogna la dernière phrase si désespérément que je le vis resserrer sa prise sur elle. D'après ce que je pouvais voir dans son esprit, elle était toute disposé à me sauter dessus pour m'arrêter, mais moi j'étais tout aussi disposé à la détruire sans hésitation aucune et son cher compagnon ne le savait que trop bien.

- Eddie, mec! Faut que tu te calme, plaida à son tour Emmet

Je fis un mouvement vers lui si rapide qu'il sursauta. Je n'avais pas souvenir d'avoir déjà vu un vampire sursauter. Je souris en me penchant sur lui.

- Tu as le choix. Tu peux me laisser passer ou tu peux mourir, que préfères-tu?

Jamais je n'avais vu une telle expression sur le visage d'Emmet. Dans son esprit il ne cessait de répéter la même chose

Il n'a pas dit ça? Il n'a pas dit ça? Il n'a pas dit ça?

Je me contentais de sourire sombrement. Oui, je l'avais bel et bien menacé et je m'attendais de lui à ce qu'il est l'intelligence de sortir de mon chemin avant que je le laisse vérifier la véracité de mes mots.

Je le vis regarder furtivement au dessus de mon épaule pour demander silencieusement à Jasper si j'étais réellement sérieux et d'après l'expression grave qu'il afficha après la confirmation du spécialiste de la perte de contrôle, il avait enfin prit la réelle mesure des conséquences de ses actes à mon encontre.

Tout comme Jasper, celui-ci se décala légèrement pour me laisser libre de passer, je poursuivis donc mon chemin.

- Nous ne tenterons pas de t'arrêter, mais nous venons avec toi, m'informa Emmet

Je haussais les épaules, s'ils voulaient être spectateurs, je n'avais aucune objection.

- Edward, je t'en pris, me supplia à nouveau Alice. C'est un accident, Jacob à perdu le contrôle, tu ne peux pas tous les détruire pour l'erreur d'un...

Me retournant brusquement vers elle, je la vis avoir un mouvement de recul se collant au torse de son mari comme un chaton effrayé. Je grognais, il n'était plus temps pour moi d'écouter ces plaidoiries inutiles et elle commençait sérieusement à m'ennuyer.

- Un mot de plus et je t'arrache la langue! Fulminais-je en laissant l'afflux de venin atteindre mon menton

Les hurlements des loups attirèrent brusquement notre attention à tous. Je me tournais pour voir trois d'entre eux à la lisière du bois, à près d'un kilomètre de nous. Satisfait, je me remis à avancer, les jointures de mes doigts s'enfonçant presque douloureusement dans les paumes de mes mains, j'étais prêt.

Je relâchais peu à peu toute l'étendue de ma haine, provoquant du même coup un rugissement derrière moi de ce pauvre empathe.

D'autres loups apparurent à l'orée du bois, grondant en suivant ma marche lente jusqu'à eux. Je pouvais lire toutes leurs pathétiques pensées, connectés avec celles de leur alpha plus pathétique encore. Ce pauvre garçon avait beau être fier de la place qu'il tenait dans la meute, il était incapable de les faire obéir sans cette étrange magie, cette double voix forçant la meute à suivre ses ordres. La plupart de ses sous fifres ne le respectaient même pas, c'est sans doute pour ça qu'il se sentait obligé d'user encore et encore de cette lâcheté lui apportant l'autorité dont il avait besoin.

Il l'utilisa d'ailleurs pour empêcher deux d'entre eux de me sauter dessus. Dommage.

Je vis le seigneur alpha aller se cacher derrière un arbre pour apparaître sur deux jambes quelques secondes plus tard. Il s'avança lentement dans ma direction, mais prit soin de ne pas dépasser la ligne de traité, pendant ce temps, je scannais rapidement l'horizon et je fus déçu de constater que ma deuxième cible n'était pas présente.

- Edward, nous sommes conscient de l'erreur qu'à commit Jacob. Nous nous excusons pour son manque de contrôle...

Il s'arrêta net lorsque certains loups, en particulier Leah et Paul se mirent à beugler leurs mécontentement face aux excuses de leurs alpha. Ne causant que plus de colère en moi. Sam leur intima de se taire, ce qu'ils firent aussitôt.

- Pour qui vous prenez-vous? Grognais-je en plissant les yeux sur chacun d'entre eux. Vous passez votre temps à vivre en étant si persuadé que vous valez mieux que nous, que vous êtes là pour préserver les humains de nous. Mais j'aimerais savoir. Qui protège les humains de vous?

Le visage de Sam mua en une expression perplexe. Son esprit me disait qu'il s'attendait à tout sauf à avoir ce type de conversation avec moi.

- Et bien... c'est un accident et...

- La ferme! Sifflais-je en continuant à avancer. Vous n'êtes que des monstres hors de contrôle. D'ailleurs, ton comportement récent à l'encontre de Leah prouve que j'ai raison, tout autant que les cicatrices que l'on peut trouver sur le visage de ton imprégné. J'éludais ses grognements en étirant un sourire vicieux. Dis-moi, Sam. Aurais-tu réellement été jusqu'au viol si Paul n'était pas brusquement apparut devant toi?

J'entendis des grondements derrière lui, certains pour moi, mais d'autres pour lui.

- Bien sur, repris-je. Pour cacher ta monstruosité, la commande alpha est bien pratique, n'est-ce pas? Parce qu'en plus d'être un monstre et un violeur, tu es aussi un lâche

Sam tremblait tellement fort que je me demandais comment il faisait pour ne pas muter. Au fond, il voulait ordonner à la meute (en particulier à ce pauvre Seth) de se taire. Mais il ne voulait pas non plus me donner raison.

- Je ne l'aie pas violé! Gronda-t-il. C'était une erreur, une perte de contrôle!

- Tu allais la violer, si Paul n'était pas intervenu, tu l'aurais fait, contrais-je satisfait de constater la confusion de la meute. Alors dis-moi, ô puissant alpha. Comment peux-tu te permettre de juger notre perte de contrôle alors que tu n'es pas capable de contrôler un simple désir sexuel pour ton ex petite amie? Allant jusqu'à l'immobiliser de force et la faire taire, ne lui laissant aucune chance de se défendre, la reléguant à une fragilité que même les humains n'ont pas à supporter. Tout cela pour prendre ce que tu veux

Il était assez amusant de lire leurs esprit à cet instant. La chienne était très en colère comme toujours, contre son alpha bien sur, mais aussi contre moi pour avoir révélé une vérité que sa fierté ne lui aurait pas permit d'avouer, commande ou pas. Seth voulais purement et simplement assassiner Sam, ses pensées étaient criantes et incroyablement agréables et nourrissantes pour mon esprit. Jacob était également hors de lui et je savais que je tenais à présent ma chance.

- Jacob, appelais-je pour attirer son attention. Je te laisse le choix. Je sais que Carlisle à fait en sorte de protéger les membres de vos familles et qu'il n'y a pratiquement personne à la réserve en ce moment. Soit tu prends ta place en tant qu'alpha et tu ordonne à tous de rentrer bien gentiment et je ne tuerais que toi, soit je vous tue tous et je reviendrais pour vos familles. A vrai dire, j'espère que tu choisiras la deuxième option. Je suis très désireux de gouter le nectar de vos chères imprégnés

Au moment même ou Jacob allait me répondre, je vis Sam s'élancer vers moi une seconde après l'avoir lu dans son esprit. Jacob prit rapidement la décision qui s'imposait à lui et tenta de le retenir en prenant sa place parmi la meute, mais beaucoup trop tard pour m'empêcher de me déplacer furtivement sur la droite avant ma collision avec Sam et d'agripper l'une de ses pattes arrières. Je serrais si fort, que je fus sur de le lui avoir briser, d'ailleurs le hurlement qu'il poussa ne fit qu'illustrer sa douleur. Je pris alors suffisamment d'élan pour claquer son corps contre le tronc d'un arbre, et ce, sans jamais le lâcher. D'autres loups s'élancèrent vers moi, mais Jacob parvint enfin à utiliser sa voix d'alpha pour les arrêter.

Ne soyez pas trop pressé vous autres, pensais-je en reportant mon attention sur eux, votre tour viendra

Jacob s'avança pour se placer devant eux et leur ordonna de rentrer. Tous poussèrent de forts grognements contre cet ordre, mais ils reculèrent tout de même lentement pour disparaître derrière les fourrés.

Je lâchais enfin la patte de Sam, l'incroyable alpha était totalement assommé. Il est vrai que j'y avais mis toute ma force.

Laisse-le partir, sangsue! M'ordonna le nouvel alpha

Pour toute réponse, je me mis à rire.

- Où est la garce? M'enquis-je brusquement hargneux de la savoir ailleurs

Il grogna au nouveau surnom de celle qui avait été la fiancé de mon humanité, parce que moi, je n'avais jamais voulu de cette faible petite chose. Si inutile, fragile, maladroite, hypocrite...

Ciel, lorsque je pensais à elle, j'avais juste envi de m'imaginer faire gicler le sang de sa gorge. J'avais pourtant à plusieurs reprises tenté d'amener l'humain en moi à la tuer, essayant de lui faire comprendre que la seule chose qui la rendait importante était l'odeur de son sang, le goût qu'elle pourrait avoir, mais ce faible personnage en moi, ce résidu d'humanité perdu s'était battu comme un lion pour rester dans les bonnes grâces de sa conscience castratrice.

Ne l'appel pas comme ça!

- Salope, tu préfère? Le provoquais-je

Il gronda encore plus fort tout en creusant ses pattes dans le sol

- Je suis prêt, Jacob, l'invitais-je en souriant. Je ne suis pas une faible humaine, tu n'auras pas tant de facilité avec moi qui tu en as eu avec ma compagne!

Je rugissais la dernière phrase laissant toute ma hargne reprendre totalement le contrôle. Ce chien puant allait payer pour ce qu'il avait fait. Cependant, pas question de le tuer maintenant. Non, je voulais le faire devant sa garce de petite amie.

- Tu sais, je me suis toujours demandé ce qui se passerait si je t'arrachais les membres. Est-ce que ça repousserait comme les lézards, est-ce qu'ils se rattacheraient au tronc tout comme pour nous? Ou est-ce que tu te retrouverais simplement cul-de-jatte et manchot?

A l'instant ou j'avais terminé cette phrase, je bondissais vers lui.