Chapitre 3 : Fantôme du passé

Tout le monde peut commettre des erreurs, certains les assument, d'autres les oublies. D'autres encore ne peuvent ni les oublier, ni les assumés, et se laissent consumer par leurs passés, rongés de chaque extrémité de leurs consciences durant une vie entière, avant qu'il ne revienne lui-même à eux.

- Maître Bruce ? Maître Bruce réveillait vous.
- Alfred je...
- Me suis assoupis, j'imagine.
- C'est ça. Répondit Bruce en se levant de son fauteuil.
- Monsieur, quand vous m'aviez dit que vous reviendriez pour le petit déjeuner j'avais imaginé que vous le prendriez aussi, naturellement, pas que vous y arriviez pour y passer la journée à dormir.
- Et bien Alfred vous m'excuserez mais il est vingt heures déjà et j'ai rendez-vous dans moins de trente minutes avec une amie pour le dîner.
- En parlant de dîner j'ai jeter le vôtre de la veille Monsieur.
- Et bien habituez-vous-y car je risque d'être longtemps absent pour les nuits à venir. Fini Bruce en se dirigeant vers la pièce menant à la sortie.
- Maître Bruce ! Monsieur Fox à appeler trois fois aujourd'hui encore pendant votre sommeil, il serait grand temps de le recontacter, il se fait du souci pour vous.
- J'y penserais.

Bruce prit sa Lamborghini, le dernier modèle sur le marché, avant de se diriger vers le restaurant auquel Barbara Gordon l'avait invitée. Il profita du trajet pour envoyer un appel à Lucius Fox.

- Monsieur Wayne ?
- Oui Lucius, excusez-moi je n'ai pas pu répondre aujourd'hui j'étais... Occupé.
- Vous avez dormi toute la journée c'est surtout ce que m'a dit Alfred, mais vous ne m'avez pas recontacté depuis plus de quatre mois, vous comptiez battre le record de sommeil . Dit Lucius d'un ton amical.
- Pas tout a faits, je comptais vous rappeler au sujet de la nuit dernière.
- Que vous ayez repris le travail de justicier de la nuit . J'espère que ce n'est pas une mauvaise idée qui vous pousse à reprendre.
- Non j'en... j'en avais besoin.
- Vous êtes sûre que ça va Monsieur Wayne ?
- Oui ne vous en fait pas pour moi Lucius, et vous, comment se porte Wayne Enterprises ?
- À merveille, à vrai dire tout se passe parfaitement excepter votre absence depuis... quelques années.
- Je viendrais dès que j'en aurais l'occasion, pour l'instant mes journées serviront à me mettre à jour de la criminalité de Gotham City.
- Alors faites attention à vous Monsieur Wayne.
- Vous aussi Lucius. Dit il en coupant l'appel.

Bruce arriva à destination, devant lui se dressait un modeste restaurant méconnu à Gotham, ainsi qu'une immense vitrine laissant apparaître des tables. Parmi ces tables il y reconnut Barbara assis à l'une d'elles, sirotant un verre de vin. Il s'empressa de rentrer et de s'asseoir près d'elle.

- Bruce, te voilà. Dit elle.
- Je vois que nous sommes tous deux en avance.
- Te connaissant je me suis adaptée.
- Tu es sûre qu'on ne nous reconnaîtra pas ici ?
- Ne t'inquiète pas mon père ne passe jamais par ici et très peu de gens d'ailleurs.
- Alors nous pourrons discuter tranquillement. Répondit-il en s'asseyant.
- Eh bien ? Alors, après tant de temps, que tu'es il arrive pendant ces deux ans ? Personne n'a eu de nouvelle de toi, tu étais à la un des journaux : "un milliardaire hiberne en pleine été".
- Il me fallait du temps Barbara, j'ai est eut suffisamment et c'est tout ce qu'i savoir à mon sujet.
- Ce n'était tout de même pas dû à ce qui s'est passé avec moi ?
- En partit Barbara, mais pourquoi s'égarer aussi loin, toi qu'a tu donc fais durant ces deux ans ?
- Moi ? Je... oh et bien pas grand-chose étant donner l'état de mes jambes j'ai eu beaucoup de temps avant de m'adapter. Dit elle en montrant son fauteuil. Mais maintenant j'ai su reprendre une vie normale, sans pour autant lâcher mes activités nocturnes.
- Ton père n'a jamais remarqué ?
- Lui ? Continua elle en riant. Il n'est presque jamais à la maison et passe sa vie au GCPD ou en mission. Il travaille dur pour la protection de Gotham depuis que tu es partis.
- Je le sais-je...
- Bonsoir, vous désirez . Coupa un serveur du restaurant.
- Je prendrais un simple verre de vin blanc merci. Dit Bruce
- On va prendre notre temps pour choisir. Continua Barbara avec un sourire.
- Eh bien, il est nerveux celui-ci.
- Il doit être nouveau je ne l'ai jamais vu auparavant, d'ailleurs je... oh Bruce derrière toi, regarde à la télévision !

positionné depuis le mur face aux tables affichant la chaîne d'information de Gotham. Un journaliste semblait en panique près d'une scène de crime ayant un signe de chauve-souris en flamme dessiner sur un bâtiment.

- ...ène comporte des images qui peuvent heurter la sensibilité de certains. Il semblerait qu'une explosion est eut lieu il y a quelques minutes laissant apparaître une chauve-souris sur le mur du bâtiment. Il semblerait que ce soit un signe envers le justicier qui rappelons-nous à fais son grand retour à Gotham hier soir. Il semblerait aussi que des otages soient retenus prisonniers à l'intérieur du bâtiment même, la police fait so...
- Bruce où vas-tu ? Demanda Barbara le voyant se lever vers la sortie.
- Mets la note à mon nom. Répondit-il avant de franchir la porte de sortie.
- J'y crois pas. Lâcha Barbara avec un soupir.

Bruce ne mit qu'une dizaine de minutes avant d'enfiler son costume et de monter dans sa Bat-Wing en direction de la prise d'otages. Il sauta du véhicule volant avant d'atterrir près du bâtiment en question. Il s'introduit à l'intérieur de celui-ci par une fenêtre brisée au second étage, le building semblait encore être en construction, personne ne s'amuserait à le faire exploser sans raison. Il entendit un cri provenant de l'étage au-dessus et, à l'aide de son grappin, s'éleva par ce qui semblait être la future position d'un ascenseur. Ce n'est qu'une fois à l'étage au-dessus qu'il comprit tout de suite.
Devant lui se tenait Firefly tenant un otage près de lui, son lance-flamme à la main.

- Firefly.
- Tu en as mis du temps Batman. Répondit-il. J'avais hâte de te revoir j'avais peur que fusses mort avant que je ne puisse le faire moi-même.
- Rends-toi et cette fois-ci tu n'auras aucune dent en moins!
- Laisse-moi rire. Répondit-il en s'envolant à travers la fenêtre.

Batman le poursuivis à l'aide de son grappin en se propulsant en l'air de façon à ce qu'il puisse attraper l'otage et le mettre en lieu sûr. Ce qu'il réussit avec succès le dérobant des mains de Firefly, avant de le mettre en lieu sûre près des pompiers les plus roches à l'aide de son grappin. Il se retourna et vit Firefly sur plan de la fuite et décidèrent de viser avec son grappin sur son torse avant de le tirer de toutes ses forces vers lui. Le fou furieux lâcha prise et tomba raide comme une mouche au sol, hors d'état de nuire. Une capture n'avait jamais été aussi facile, quelque chose semblait louche.

- Batman ! Merci de nous avoir aidé on va pouvoir le ramener derrière les barreaux une bonne fois pour toute grâce à vous. Dit un policier en s'approchant.
- Non je vais l'emmener de préférence à Arkham directement, j'ai peur qu'il n'arrive quelque chose. Répondit Batman avant de charger le malfrat dans sa Batmobile fraîchement arrivée.

La chauve-souris prit la direction de l'asile d'Arkham à pleine vitesse tout en restant sur ses gardes...

Ce n'est qu'arrivée à destination que Firefly prit enfin parole de son long silence durant le trajet.

- Tu pense vraiment m'avoir coffré si facilement ?
- Non, et j'attends toujours tes motivations. On t'a payé combien pour que tu te laisse faires ?
- Un beau paquet, il ne fait pas les choses qu'à moitié.
- Qui "il" ?
- Tu sais très bien, il a appris ton retour il veut te voir. Répondit Firefly

Batman ne décrocha pas un mot et se contenta d'accompagner le malfrat jusqu'à l'entrée. La capture de Firefly n'était qu'un simple et vulgaire message de la part d'un ennemi bien plus dangereux. Batman se senti faible dans tout son corps le temps de quelques secondes, avant de reprendre ses esprits.

- Merci Batman, on va s'occuper du reste. Lui dit un garde.
- Non je vais l'accompagner jusqu'à sa cellule d'attente. Répondit le justicier.

Batman traversa les sombres couloirs d'Arkham avant d'arriver au bout du chemin et de tomber sur une vieille connaissance à lui.

- Batman ! Quel choc de vous voir ici.
- Cash. Content de vous revoir après tout ce temps, vous n'avez pas pris une ride à ce que je vois.
- Et vous ne vous avez pas perdu la main apparemment. Je ne vous ai pas revu depuis que... Que vous l'avez amené ici... répondit Cash plus sérieusement.
- D'ailleurs il faut que je le vois, je pense que c'est important, je vous expliquerais plus tard Cash.
- Vous... Vous êtes sûre ? Aucun membre du personnel ne lui a adressé la parole pendant ces années, aucun contact humain, il doit être fou à l'heure qu'il est.
- Il l'était déjà bien avant. Répondit la chauve-souris.
- Alors suivez-moi... Et vous autres mettez donc cette crapule dans sa cellule en attendant qu'on lui en trouve une bien adaptée pour qu'il y séjourne !

Batman continua sa route vers les recoins les plus sécurisés et les moins fréquentes d'Arkham, avec en sa plus profonde partie, une cellule spécialisé dans laquelle on aurait dit que le temps s'était presque arrêté. Batman s'arrêta devant la grande porte et la visionna de bas en haut, n'échappant pas à l'inscription écrite en son milieu.

"Cellule 001 : Joker"