Disclamer : Harry Potter appartient à JKR , mais cette histoire est à moi.

Un grand merci à berkano pour la correction


Chapitre 1

Tom Riddle Junior était dans une merde noire. Et pour la première fois de sa vie il n'avait personne à qui faire porter le chapeau à sa place. Enfant, à l'école maternelle quand il avait découpé en petits morceaux le livre préféré de sa maîtresse parce qu'elle avait refusé de le lui donner quand il en avait fait la demande, il avait fait croire à toute la classe que c'était son camarade de classe et ami, Lucius Malefoy, qui en était responsable. Malgré les protestations de ce dernier, personne n'avait cru à son innocence.

Il avait été puni de récréation pendant deux mois, car il avait refusé d'avouer sa faute. Ses camarades de classe l'avaient rejeté parce qu'ils ne voulaient pas jouer avec un méchant petit garçon doublé d'un menteur. Son amitié avec le fils Malefoy n'avait pas survécu à cette histoire et une haine profonde en était ressortie. L'héritier Malefoy était une personne très rancunière qui avait dés lors, commencé une vendetta envers le descendant des Riddle.

Il avait fait en sorte de toujours se mettre sur son chemin : que cela soit en amour ou au travail. C'était à cause de cette haine que Lucius Malefoy avait volé la fiancée de Tom. Cela s'était produit un jour avant que celui-ci ne fasse sa demande en mariage. Lucius avait fait pression sur son père pour que celui-ci contracte un contrat de mariage avec Narcissa Black, l'amour de jeunesse de Riddle Junior.

Durant un stage en entreprise, il avait malencontreusement fait échouer la signature d'un gros contrat en insultant au téléphone le PDG de la compagnie aérienne en affaire avec l'entreprise où il avait effectué son stage. Il était parvenu à mettre sa bourde sur le dos du chef du projet avec lequel il avait été placé. Celui-ci avait été licencié le jour même et des excuses avaient été faites à Tom par le directeur de l'entreprise. Celui-ci, qui était un des partenaires en affaires de son père, avait eu honte que son ex-employé ait rejeté la faute de son incompétence sur Tom.

L'ex employé avait crié qu'il n'avait jamais été en contact avec le PDG ce jour-là, mais personne ne l'avait cru. De petits incidents de ce genre étaient arrivés un nombre incalculable de fois et il était toujours parvenu à s'en sortir grâce à des mensonges et un sourire charmeur. Mais aujourd'hui, pour la première fois de sa vie il n'y avait personne sur qui mettre son mensonge sur le dos. En résumé : Tom était foutu. Il avait tendu le pieu à son père et à sa mère pour qu'ils puissent bien lui enfoncer dans le cœur avec cette histoire d'être gay.

Le Casanova des temps modernes était à cet instant en train de faire les cent pas dans son immense appartement. Il ne lui restait plus que quatre jours avant qu'il ne doive présenter son fictif compagnon à ses parents et pour tout vous dire, il n'avait pas encore trouvé de solution à son problème. Depuis son retour du manoir Riddle il faisait des cauchemars où une lapine en robe de mariée rouge le poursuivait en courant les bras ouverts. Il se réveillait alors, en sueur et le cœur battant la chamade. En cherchant une solution à son problème il était devenu insomniaque et irritable, enfin, encore plus irritable qu'avant.

Il avait tout d'abord pensé à faire appel à une agence d'escortes, mais il avait renoncé à l'idée en se rendant compte que son fourbe de père allait se renseigner auprès de toutes les agences de ce genre se situant à Londres, pour s'assurer que son fils ne lui présenterait pas un gigolo. Il avait pensé faire appel à un ami, mais il avait mis l'idée de côté aussi car aucun de ses amis ne serait prêt à lui venir en aide de cette façon. Ces profiteurs allaient à coup sûr lui demander un lourde tribu pour le service et il n'était pas garanti qu'ils ne le vendraient pas à ses parents ensuite.

Ses amis n'étaient que des exploiteurs avides et qui n'hésiteraient pas une seconde à le poignarder dans le dos. Ils ne les blâmaient pas car il était pareil à eux. Il avait pensé se rendre dans un club gay pour draguer un homme, mais la seule idée de se trouver dans un tel endroit lui avait donné des sueurs froides. Il se trouvait maintenant à court d'idées. Il ne lui restait plus que quatre jours avant son enchaînement à la lapine en robe rouge. Il était foutu, foutu, foutu…et c'était entièrement de sa faute. Mais, pourquoi, pourquoi, pourquoi, avait-il dit ça ?!

!MPJSG!

Harry Potter venait de prendre un nouveau travail dans un club à la mode à Mayfair, un quartier chic de Londres, comme voiturier. Il avait réussi à avoir cette place par le biais de son ami Blaise Zabini. Il était de service de vingt et une heures à trois heures du matin. Ce soir-là, il était un peu endormi car cela faisait une semaine qu'il ne dormait que deux heures à quatre heures par jour, et cela uniquement quand il en avait le temps En jonglant entre ses quatre petits boulots il n'avait plus une minute à lui. C'était sans aucun doute le manque de sommeil qui avait changé de façon aussi radicale la vie du jeune homme.

C'était par un vendredi soir tout ce qu'il y avait de plus banal que le cours de la vie du jeune Potter avait dévié de sa trajectoire. Tout avait commencé avec l'arrivée d'un groupe d'hommes d'affaires qui souhaitaient se détendre après une journée ardue. Harry avait garé les voitures du groupe d'amis et était reparti attendre les prochains clients. L'incident était survenu avec les premiers coups de minuit, comme dans le conte de cendrillon. Seulement les coups de cloche de cette nuit-là, au contraire de ceux du conte, n'annonçaient pas la fin de la magie, mais le début des malheurs de ce pauvre petit ange de Potter, avec lequel le destin avait apparemment décidé de jouer.

Quand la première cloche d'une lointaine église avait retenti, le bruit fracassant de deux voitures entrant en collision ensemble, des freins sous pression, et le son de deux klaxons avaient résonné devant l'entrée du parking auparavant silencieux du club où travaillait Harry. Une paix religieuse avait suivi le fracas soudain. Puis, le son d'une portière de voiture qu'on ouvrait avec colère avait brisé la vague de sérénité. Des pas rageurs avaient retenti. Le grincement d'une portière qu'on étirait avec violence s'était fait entendre.

_ Non mais, vous êtes complètement débile ou quoi ?! Si vous tenez autant à mourir, allez le faire ailleurs ! Et de préférence sans m'entraîner avec vous car, contrairement à vous, moi, je tiens à la vie, même si elle est pourrie et difficile ! Elle est à moi et je suis le seul à décider quoi en faire. Saloperie de fils à papa ! Comment je vais expliquer ça, moi, maintenant, hein !? Le claquement d'une portière qu'on ferme avec rage avait retenti et avait été suivi de près par des bruits de pas coléreux qui s'éloignaient.

!MPJSG!

Tom Riddle Junior était dans une merde noire, cela nous l'avions compris je pense. Il ne lui restait plus qu'une nuit avant de devoir répondre à l'invitation de ses parents. Une malheureuse nuit avant de devoir aller passer le début du week-end, c'est-à-dire le lendemain midi, au manoir avec son présumé compagnon. Une seule et unique nuit pour qu'il trouve une solution, ou il allait devoir indiscutablement épouser la lapine en robe de mariée rouge. Il avait des frissons rien qu'en y pensant. Il ne voulait pas se marier !

Il était trop jeune et il y avait trop de belles femmes dans ce monde pour aller s'enchaîner à une seule. Il était sur le point de perdre la tête tant il était angoissé. Des cernes aussi grosses que des limaces étaient apparues sous ses beaux yeux noirs aux reflets rouges, lui ôtant sa légendaire belle apparence qu'il affectionnait tant. Ses amis, ayant remarqués l'état dépressif de Tom, avaient décidé de le traîner avec eux dans un club pour lui changer les idées. Vous ne devinerez jamais où se situait ce club ! Il était exactement au même endroit que celui où travaillait Harry.

Tom avait bu plus que de raison et avait commencé à parler à ses amis des invités à son futur mariage avec une lapine en robe de mariée rouge. Ses copains de beuveries s'étaient demandés s'il ne perdait pas la tête en l'écoutant détailler les apparences des connaissances qui allaient être conviées à la cérémonie : il avait parlé de belettes et de fouines. Son ami Regulus Black, le cousin de son amour de jeunesse, lui avait proposé de le ramener chez lui, mais il avait refusé catégoriquement son offre et était parti en titubant.

En ne trouvant pas le voiturier il s'était dirigé vers le parking en cherchant dans la poche intérieure de sa veste le double de sa clé de berline qu'il avait pris l'habitude de garder là. L'idée lui était venue après qu'il ait perdu son dixième jeu de clés. En marchant et au contact de l'air un peu froid du parking, il avait légèrement commencé à dessoûler, mais vraiment très, très, très légèrement! Il était finalement monté dans sa voiture après avoir mis un quart d'heure à la chercher dans le grand stationnement.

Il s'était endormi une demi-heure sur le volant. Le son de la sonnerie de son portable l'avait sorti de sa petite sieste. Il avait machinalement sorti le téléphone de la poche de sa veste et avait répondu d'une voix pâteuse et colérique.

_Quoi ?!

_Tom, voyons ! C'est de cette façon que vous répondez à votre mère !

_Oh, c'est vous mère ! Je ne vous avais pas reconnu. Que me voulez-vous ?

_C'est une manière absolument inqualifiable de répondre au téléphone, que vous connaissiez ou non votre interlocuteur. Enfin, ce n'est pas ce dont je voulais m'entretenir avec vous.

_De quoi s'agit-il dans ce cas ?

_Je voulais vous demander si vous étiez revenu à la raison et aviez cessé de prétendre être gay. Votre père et moi-même sommes prêts à vous pardonner votre petit mensonge, à la seule condition que vous nous l'avouiez.

_Je vous ai déjà dit un nombre incalculable de fois que je ne joue pas et que ce n'est pas une mascarade. JE SUIS GAY ! Il va falloir l'accepter un jour ou l'autre mère ! Je. Suis. Gay. Et comme convenu, je vais venir avec mon compagnon pour vous le présenter. Je suis fatigué de me répéter, je raccroche. Bonne nuit mère, et à demain.

_Tom, ne vous avisez pas d…biiiip

Tom avait laissé sa tête choir sur le volant en frappant le tableau de bord avec désespoir.

_Stupide, stupide, stupide… Je suis stupide et mort ! Pourquoi je n'ai pas saisit la chance qu'elle m'offrait ! Ah ! Je suis foutu, foutu, foutu, foutu…

Quand il avait eu fini de se plaindre, il s'était décidé à se rendre dans un club gay pour se chercher un compagnon fictif. Il avait des frissons de dégoût et d'horreur rien qu'en imaginant la scène, mais il était hors de question pour lui de perdre la face devant ses parents. Ces traîtres avaient osé le qualifier de menteur. Il était leur fils et c'était leur devoir de le croire quand il affirmait être gay. Il avait mis le contact et, sans prendre le temps de regarder derrière lui, avait commencé à sortir de sa place de parking. C'était à cet instant que le premier coup de minuit avait sonné. Au même moment, une voiture avait émergé de nul part et était entrée en collision avec la berline de Tom.

Quelques secondes après l'impact, un jeune homme de taille moyenne, portant d'affreuses lunettes rondes, les cheveux partant dans tous les sens et le regard le plus vert et le plus brillant de colère que Tom n'avait jamais vu, avait arraché sa portière. Il lui avait hurlé dessus comme jamais personne dans sa vie, ses parents inclus, ne l'avait fait. Tom avait été stupéfié par l'effronterie dont faisait preuve ce simple employé, vu l'uniforme violet que portait le jeune impertinent. Avant qu'il ne puisse lui faire une remarque, l'insolent avait claqué sa portière et était parti.

Riddle Junior, avait mis deux minutes avant de réellement se dire que non il ne rêvait pas, on venait bel et bien de lui crier dessus, et que c'était bien un vulgaire voiturier qui en était le responsable. Cette information intégrée, il était sorti de sa voiture rouge de colère. Personne, personne, n'avait le droit de s'adresser à lui de cette façon. Il allait faire regretter à cette saleté de vermine les mots qui étaient sortis de sa bouche. Il n'avait pas eu à aller bien loin pour le trouver car le jeune homme était accroupi devant le feu avant fracassé d'une décapotable grise. Il marmonnait dans sa barbe inexistante des mots que je ne préfère pas vous dire. Tom s'approcha du petit impudent.

_Hé, Hé, vous, là-bas ! Rien. Le jeune homme faisait comme s'il n'était pas là et continuait de pester contre les fils à papa trop gâtés et pourris qui n'avaient aucun sens des responsabilités et qui ne respectaient pas la vie des autres. Tom, furieux qu'on l'ignore de la sorte, s'était approché un peu plus du voiturier et avait tendu la main vers l'épaule du jeune homme en se baissant. De son côté, l'employé avait amorcé un mouvement pour se relever.

Le cri de douleur qu'avait poussé Riddle quand le sommet de la tête de l'agent du club était entré en contact avec son menton ressemblait à s'y méprendre à celui d'une femme qui accouchait. Il s'était tenu la mâchoire des deux mains et avait commencé à sautiller sur place, poussant des gémissements de douleur.

_ Encore vous ! Non mais, c'est quoi votre problème mec ! Ça vous arrive des fois de réfléchir avant d'agir ! Vous êtes stupide ou quoi de vous approcher comme ça des gens sans vous annoncer ! S'était exclamé le jeune voiturier. Vous avez de la chance que je ne vous cogne pas après ce que vous venez de faire ! Par votre faute je vais sûrement me faire virer !

_Petit insolent ! Je vais vous faire payer pour ça ! S'était exclamé Tom avec colère en crachant du sang.

_Pardon ?! Je rêve ou merde ?! C'est à moi de payer alors que c'est vous qui m'êtes rentré dedans ! Vous tenez vraiment à ce que je vous refasse le portrait ! Déjà que vous n'êtes pas beau à voir au naturel, ce serait vous rendre service que d'arranger votre gueule pourrie de fils à papa.

Tom, avait failli s'étouffer avec sa salive suite à la réplique du jeune homme. Il s'était élancé vers lui le poing prêt à l'action. Alors, qu'il balançait une droite vers le voiturier, celui-ci s'était baissé et lui avait envoyé un superbe crochet gauche à son menton, déjà éprouvé par le coup de tête précédent. La force de l'impact avait envoyé l'homme d'affaires à une certaine distance de son agresseur.

_Vous voulez mourir, hein ?!

Tom s'était relevé avec difficulté et, comme un taureau devant un drapeau rouge, il avait chargé le jeune homme. Mais, comme la première fois, il avait fait un vol plané et était tombé sur le sol du parking en se cognant la tête. Il était resté allongé à terre et n'avait plus fait aucun mouvement. Le jeune homme l'avait insulté en ricanant mais, ne voyant aucune réaction de la part de l'homme, il s'était approché doucement de la grande forme allongée au sol. Il l'avait appelé puis il avait tendu son pied pour le secouer, mais Tom n'avait montré aucun signe de vie. Il s'était accroupi au-dessus de lui et lui avait pris le pouls. Un soupir de soulagement lui avait alors échappé.

_Hé, hé, vous ! Réveillez-vous ! Vous ne pouvez pas dormir ici. Il l'avait secoué comme un prunier sans parvenir à le sortir de l'inconscience.

_Harry, mon pote, je crois que tu as été un peu trop fort avec lui. S'était dit à lui-même le jeune Potter.

_Mais il l'a bien mérité, cette espèce de connard de mes deux. Je fais quoi, moi, maintenant ?! Je ne peux pas le laisser là. Et pourquoi pas ?! Je ne le connais pas ce mec et en plus c'est de sa faute s'il se trouve dans cet état. Ce n'est pas mon problème ! Par sa faute je vais certainement me faire virer et je vais devoir me trouver un nouvel emploi.

_Et si je me souviens bien, comme stipulé dans le contrat d'embauche, je vais devoir payer les réparations de la voiture qu'il vient de percuter… Attend voir, pourquoi cela serait à moi de payer les dégâts qu'il a causé ! C'est lui le fautif dans cette histoire, pas moi ! Sans vraiment pouvoir s'en empêcher, il avait balancé son pied dans les côtes de Tom qui avait lâché un gémissement de douleur, sans pour autant se réveiller.

Harry avait fait les cent pas dans le parking en jetant de temps à autre des regards assassins et méfiants vers Tom. Et puis, il s'était soudainement arrêté dans ses allées et venues en étirant ses lèvres pleines en un sourire calculateur et malicieux. Il était revenu vers Tom et il l'avait soulevé avec peine, car l'homme était plus grand et plus musclé que lui ; il pesait donc son poids. Il l'avait installé dans la berline et avait appelé Blaise pour le prévenir du problème avec la voiture. Il lui avait dit qu'il devait partie pour une urgence. Il avait pris place au volant de la voiture de Tom et était sorti du parking. Il avait jeté un regard mauvais à Riddle Jr et avait marmonné :

_Il est hors de question que je paye pour vos conneries. Foi de Potter vous allez cracher le prix des réparations. Il était parti dans un rire de grand méchant comme dans les films.